Le récent audit néo-zélandais ne concernait pas uniquement la Nouvelle-Zélande. Il s'agissait d'un environnement contrôlé, doté de ressources importantes et intégré numériquement, qui a révélé plus d'un millier de problèmes de prescription en une seule semaine. Il a permis de mettre en lumière les lacunes d'un système pourtant mieux doté en personnel, plus stable dans ses flux de travail et plus strict dans sa gouvernance numérique que la plupart des systèmes de santé actuellement en place sur le continent africain. Lorsque 1 257 erreurs sont détectées en sept jours dans soixante-huit pharmacies d'un pays où la pression exercée par les patients est bien moindre, les implications pour l'Afrique sont préoccupantes.
L'audit en question a révélé des tendances qui trouvent un écho particulier dans les environnements de santé africains. Parmi celles-ci figuraient des charges de travail incessantes, des outils numériques incohérents, une communication fragmentée entre les cliniciens et une dépendance excessive à l'égard du pharmacien, considéré comme le dernier rempart entre une erreur et la protection des patients. Chaque intervention a nécessité près de vingt minutes de temps professionnel. Plus d'un quart des erreurs comportaient un risque réel de préjudice pour les patients. Ces conclusions proviennent d'un système où les infrastructures sont plus solides, la documentation clinique plus claire et la culture numérique plus répandue. Si un tel environnement génère des risques d'une telle ampleur, les charges opérationnelles bien plus lourdes en Afrique ne peuvent que les amplifier.
À travers le continent, les pharmacies gèrent un volume écrasant de patients, en raison d'une charge élevée de soins chroniques et d'un accès limité aux cliniciens de premier recours. Les prescripteurs travaillent sous une pression temporelle intense, souvent dans des établissements où l'équipement est obsolète, les logiciels mal intégrés, la connectivité instable et les antécédents cliniques dispersés entre des dossiers papier, des archives numériques partielles et la mémoire. Cette fragmentation crée des conditions dans lesquelles les erreurs se multiplient, non pas parce que les cliniciens manquent de compétences, mais parce que le système ne cesse d'accumuler des distractions, des retards et des contradictions dans leur flux de travail. Les pharmaciens africains connaissent bien cette réalité. Ils doivent constamment corriger des instructions incomplètes, des dosages inadaptés, des quantités qui n'ont aucun sens sur le plan thérapeutique et les suppositions des prescripteurs qui pensent que le pharmacien « arrangera les choses » sur place... - Lire cet article
L'asymétrie significative inhérente à la nouvelle architecture de la diplomatie sanitaire « America First » en Afrique est préoccupante. Washington offre des chèques de plusieurs centaines de millions de dollars, à peine suffisants pour financer les budgets annuels de la santé, et demande en échange un accès pendant plusieurs décennies à des minéraux essentiels à la transition énergétique mondiale, à du matériel génétique indispensable à l'innovation pharmaceutique et à des données épidémiologiques qui façonneront la prochaine génération de vaccins et la stratégie de biosécurité. Pour les pays où le fardeau des maladies est si lourd, les budgets nationaux nécessaires coûtent beaucoup plus cher que ce que Washington offre en échange d'actifs qui valent plusieurs fois plus. Le « partenariat » proposé par Washington ressemble beaucoup moins à un partenariat qu'à une acquisition à prix réduit.
Au Zimbabwe, le président Emmerson Mnangagwa a rejeté un accord de financement de la santé d'un montant de 367 millions de dollars américains sur cinq ans. Cette offre, qui représente en moyenne environ 70 millions de dollars américains par an, est à peine suffisante pour couvrir une fraction des besoins annuels du ministère de la Santé. La controverse ne porte pas ici sur la nécessité d'un soutien en matière de santé, mais sur les conditions qui y sont attachées. Selon certaines informations, l'accord visait à obtenir l'accès à des échantillons biologiques sensibles et à des données nationales sur la santé, avec des garanties limitées que le Zimbabwe bénéficierait d'une part proportionnelle de la propriété intellectuelle ou des gains commerciaux découlant des futures avancées médicales.
À l'heure actuelle, de telles dispositions constituent des concessions stratégiques d'une grande valeur économique. La diversité génétique est la matière première de l'innovation biomédicale. Les données épidémiologiques provenant de populations variées améliorent le développement de médicaments, les essais de vaccins et la modélisation prédictive des maladies. Dans un monde encore hanté par la vulnérabilité aux pandémies, ces données confèrent à la fois un avantage scientifique et un levier géopolitique. Les dirigeants du Zimbabwe semblent avoir conclu que la valeur à long terme de ces actifs dépassait de loin la liquidité à court terme offerte, qui ne représente que quelques centimes par rapport à ce qui est donné... - Lire cet article
L’Algérie connaît une transformation accélérée de son secteur pharmaceutique. En quelques années, le pays est passé d’une dépendance accrue aux importations à...
Les indicateurs officiels confirment que l’Algérie a franchi des étapes cruciales : le taux de couverture des besoins du marché national par la production locale atteint environ 83 %. Ce chiffre devrait croître avec l’entrée en service de dizaines de nouveaux projets dans les années à venir.
Un arsenal réglementaire et industriel en pleine expansion
Ce bond qualitatif traduit les orientations des hautes autorités de l’État. Il s’est concrétisé par la création du ministère de l’Industrie Pharmaceutique en 2020 et le lancement de l’Agence Nationale des Produits Pharmaceutiques (ANPP). Ce cadre institutionnel a permis d’instaurer un système de régulation rigoureux, garantissant le contrôle qualité et le développement de la production.
À ce jour, l’Algérie compte 233 unités et usines de production, auxquelles s’ajoutent près de 100 nouveaux projets sous licence en cours de réalisation. Avec plus de 780 lignes de production incluant des médicaments classiques et complexes, le pays s’impose comme un acteur pharmaceutique majeur sur le continent africain.
Insuline et Oncologie : Le saut qualitatif
La fabrication locale intégrale des stylos d’insuline constitue l’un des fleurons de cette mutation. Produite à 100 % localement, l’insuline algérienne place le pays dans une position de leader en Afrique et dans le monde arabe. Par ailleurs, 54 types de médicaments anticancéreux sont désormais produits localement sur les quelque 200 répertoriés dans la nomenclature nationale... - Lire cet article
Dans la mise en œuvre opérationnelle du Plan de relance de l’industrie pharmaceutique locale, Ugp/pharma tient depuis hier, lundi 23 février 2026, un atelier de restitution des missions de benchmark réalisées en Indonésie, en Inde et au Burkina Faso, afin de mieux structurer la recherche scientifique des phyto-médicaments au Sénégal. Des missions soutenues par Enabel.
La filière phyto-médicament au Sénégal n’est plus au stade informel ou expérimental. Selon le conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique en Pharmacie, le dynamique scientifique structurée est déjà engagée et des pathologies prioritaires à forte morbidité nationale ont été identifiées dont dix-sept (17) projets de recherche validés, des équipes mixtes associant chercheurs universitaires, cliniciens et industriels ont été constituées, et des enquêtes ethnobotaniques encadrées ont été lancées.
Dans ce cadre, Mor Diagne estime que la collaboration avec les tradipraticiens ne relève plus d’une simple reconnaissance symbolique ; elle s’inscrit désormais dans une démarche méthodologique rigoureuse fondée sur la traçabilité des espèces, l’identification botanique certifiée, la caractérisation phytochimique des extraits, la standardisation des principes actifs et, à terme, la validation préclinique et clinique des formulations.
«Les missions de benchmark menées en Indonésie, en Inde et au Burkina Faso ont confirmé que le succès d’une industrie phytopharmaceutique repose sur une structuration cohérente et intégrée. Dans ces pays, la pharmacopée nationale a été sécurisée, les procédures d’enregistrement adaptées ont été clairement définies, des plateformes technologiques de standardisation ont été mises en place et la collaboration avec les praticiens traditionnels a été institutionnalisée. Ces expériences montrent que la réussite ne tient pas uniquement à la richesse de la biodiversité, mais à la capacité de transformer cette richesse en stratégie scientifique, réglementaire et industrielle», a déclaré M. Diagne.
Et d’ajouter : «cet atelier doit marquer une étape décisive. Il ne s’agit pas uniquement de partager les enseignements des missions de benchmark, mais d’aligner les institutions, de consolider les priorités d’investissement, de préciser la feuille de route opérationnelle 2026–2028 et de structurer la mobilisation des partenaires techniques et financiers autour d’objectifs mesurables»... - Lire cet article
À l’occasion des 20 ans de l’usine de Bayer de Casablanca, Ahmed Mellal, directeur dudit site, est revenu sur les enjeux relatifs à l’activité industrielle de Bayer au Maroc. Plan d’investissement de grande ampleur et impact significatif sur l’emploi sont notamment au menu de cet entretien.
L’usine Bayer de Casablanca fête ses 20 ans. Pourquoi Casablanca a été choisie comme site de production ?
Casablanca s’est imposée comme un choix naturel pour Bayer grâce à sa position stratégique entre l’Afrique et l’Europe, qui permet d’accompagner efficacement nos besoins régionaux et de soutenir notre rôle de hub pour la région EMEA. Au‑delà de la géographie, le Maroc offre un environnement compétitif, infrastructures solides, talents qualifiés et coûts maîtrisés, qui a été déterminant dans la décision d’y développer une plateforme industrielle durable.
L’usine a ouvert ses portes aux professionnels de santé le mercredi 21 janvier. Que représente cette initiative pour vous, notamment en matière de transparence et de collaboration ?
C’est avant tout un signal fort de transparence et de confiance. Ouvrir nos portes, c’est permettre aux médecins et pharmaciens de voir concrètement comment nous fabriquons, et avec quels standards, des produits connus comme Supradyn, Berocca ou Laroscorbine, une démarche encore peu courante dans l’industrie pharmaceutique.
Cette journée a également permis un dialogue direct et constructif : nous avons pu écouter leurs retours, répondre à leurs questions, et partager les pratiques et technologies que Bayer met en œuvre pour renforcer la collaboration au quotidien.
Plus largement, cette initiative s’inscrit dans une logique de partenariat avec les acteurs de santé : en ouvrant nos portes, nous affirmons notre savoir‑faire industriel au Maroc et notre volonté de coconstruire l’avenir de la santé en plaçant le dialogue et la transparence au cœur de notre démarche...
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Il y a quelques temps, le groupe Kilani qui exerce notamment dans le secteur pharmaceutique, avait annoncé un partenariat stratégique, autant pour lui que pour tout le pays dont le président ne cesse de marteler l’objectif de la souveraineté et du compter sur soi.
Le 12 février courant en effet, Le Groupe Kilani et Sanofi annoncent la conclusion d’un partenariat stratégique visant à assurer la continuité et le développement des activités de Sanofi en Tunisie à travers une évolution de son modèle opérationnel.
Pourquoi faire ce partenariat Kilani-Sanofi ?
Cette nouvelle organisation permettra de garantir durablement l’accès des patients tunisiens aux solutions thérapeutiques de Sanofi, tout en renforçant l’ancrage local des activités industrielles et commerciales et en favorisant l’introduction d’innovations thérapeutiques adaptées aux priorités nationales de santé.
Dans le cadre de cet accord, les activités de Sanofi en Tunisie seront désormais portées par deux entités du Groupe Kilani :
Teriak, qui assurera la production locale d’un portefeuille de médicaments Sanofi. Teriak dispose de sites de production modernes et fabrique une large gamme de formes pharmaceutiques. Teriak fabrique et distribue sa propre gamme de produits génériques et fabrique sous licence les produits de plusieurs laboratoires pharmaceutiques internationaux de premier plan.
Medicis, qui aura en charge l’information médicale et scientifique, les interactions avec les autorités de santé, ainsi que la promotion des solutions thérapeutiques de Sanofi auprès de la communauté médicale tunisienne.
Ce dispositif assurera une continuité complète des opérations, une chaîne d’approvisionnement sécurisée et une proximité renforcée avec les professionnels de santé. Ce, est assuré par les deux parties, être au service du système de santé tunisien, maintenir la disponibilité des médicaments essentiels, garantir un haut niveau de qualité et contribuer activement au renforcement du système de santé tunisien.
« Nous nous félicitons de la confiance accordée par Sanofi au Groupe Kilani pour accompagner cette nouvelle étape stratégique en Tunisie. Grâce à nos capacités industrielles, logistiques et scientifiques, ainsi qu’à notre connaissance approfondie du marché tunisien, nous sommes pleinement engagés à assurer la continuité de l’accès aux traitements pour les patients. Ce partenariat illustre notre engagement de long terme au service de la santé publique en Tunisie », a déclaré Sara Masmoudi, CEO du Groupe Kilani.
Or, sitôt le partenariat signé, des voix s’élèvent en Haro sur le départ d’un opérateur médical français de Tunisie, et qui tentent de diffuser un sentiment de phobie, lié à un improbable arrêt de production. Africanmanager a pris la peine de s’enquérir de la véracité de ce qui se dit.
Qu’en sera-t-il réellement ? Sanofi était-il réellement en Tunisie pour partir ?
Selon une source du Groupe Kilani, Sanofi a engagé une évolution stratégique à l’échelle mondiale, visant à se recentrer sur la recherche, le développement et l’innovation, tout en adaptant son empreinte industrielle. Cette orientation se traduit en Tunisie par la mise en place d’un nouveau dispositif fondé sur des partenariats locaux... - Lire cet article
La responsable de la gestion de la qualité à l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, Dr Khadidja Bouguerra, a affirmé que l’Algérie a réalisé des avancées notables dans le domaine de la production de médicaments au cours des dernières années. Le pays couvre désormais 83 % des besoins du marché national, avec des perspectives de hausse grâce aux projets en cours et à la politique de soutien à l’industrie pharmaceutique.
Invitée de la Radio nationale, Bouguerra a rappelé que cette progression s’inscrit dans la stratégie du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à atteindre la souveraineté pharmaceutique et à renforcer la sécurité sanitaire. Cette vision s’est concrétisée par la création du ministère de l’Industrie pharmaceutique en 2020 et la mise en service de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques la même année.
L’Algérie compte actuellement 233 unités de production de médicaments, tandis que le ministère de l’Industrie pharmaceutique a validé 100 nouveaux projets en cours de réalisation, représentant près d’un tiers des usines présentes sur le continent africain. Le pays dispose de plus de 780 lignes de production, couvrant divers types de médicaments, y compris des produits complexes. L’Algérie est par ailleurs la seule nation en Afrique et dans le monde arabe à produire intégralement des stylos à insuline, et fabrique environ 54 médicaments anticancéreux sur les 200 inscrits dans la nomenclature nationale.
Bouguerra a souligné que ces projets auront un impact positif sur l’emploi et l’innovation, citant notamment la mise en place d’un centre de recherche biologique et de production de vaccins, ainsi qu’un projet en partenariat avec le groupe Saidal dans le domaine de la thérapie cellulaire.
La responsable a également révélé que l’Algérie a accueilli une délégation d’experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour évaluer le système réglementaire national. L’objectif est d’obtenir le niveau de maturité 3 dans le modèle de capacités réglementaires, ce qui permettrait une reconnaissance internationale et ouvrirait la voie à l’exportation... - Lire cet article
Dakar, 23 fév (APS) – Le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (SPPS) a déclaré, lundi 23 février, avoir obtenu des autorités sénégalaises la levée de la taxe de 1 % sur les transactions en espèces effectuées pour l’acquisition de produits pharmaceutiques.
Selon un communiqué de son président, Serigne Bamba Ndour, des délégués du SPPS ont rencontré le directeur général des impôts et des domaines, Jean Koné, qui leur a annoncé que ‘’les produits pharmaceutiques sont totalement exonérés de la taxe de 1 % sur les transactions en espèces’’.
Le gouvernement a instauré une taxe de 1 % sur les paiements en espèces des produits pharmaceutiques, à la suite de l’adoption, en septembre dernier, d’une modification du Code général des impôts.
L’État dit vouloir mobiliser davantage de ‘’ressources endogènes’’, par cette modification, en explorant de nouvelles niches fiscales, pour financer le Plan de redressement économique et social.
Ainsi, un droit de timbre de 1 % devait être ‘’répercuté’’ sur les transactions en espèces effectuées par les usagers des produits pharmaceutiques.
Le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal affirme avoir ‘’développé un argumentaire détaillé en faveur de l’exonération du médicament du champ d’application de cette taxe, en mettant en avant la spécificité du produit pharmaceutique, ainsi que les risques de déséquilibre et de déstructuration des prix au détriment des populations’’.
À la suite de deux correspondances reçues du SPPS, le directeur général des impôts et des domaines a informé la Primature et le ministère des Finances et du Budget des doléances des pharmaciens privés, selon Serigne Bamba Ndour... - Lire cet article
Le Conseil de la concurrence exprime ses réserves sur un projet de décret transmis par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, au Secrétariat général du gouvernement (SGG). Le texte porte sur les conditions et les modalités de fixation du prix de vente au public des médicaments fabriqués localement, ou importés. Au cœur de cette controverse, des dispositions jugées «discriminatoires» par plusieurs acteurs du secteur, indique Al Akhbar de ce mardi 24 février.
Selon le quotidien, le projet de décret prévoit l’octroi d’avantages supplémentaires aux entreprises étrangères exportant des médicaments vers le Maroc, en leur accordant une marge bénéficiaire additionnelle de 15%, contre 10% selon les dispositions réglementaires actuellement en vigueur. Cette évolution est perçue par les industriels marocains comme un signal défavorable envers la production nationale, en contradiction, de leur avis, avec les orientations stratégiques visant à encourager l’industrie locale et à renforcer la souveraineté pharmaceutique du pays.
Les professionnels de cette activité estiment que l’adoption d’un tel dispositif pourrait avoir des répercussions multiples: outre l’impact anticipé sur les finances publiques, en raison d’une sortie accrue de devises, ils redoutent un effet direct sur le pouvoir d’achat des consommateurs. L’argument avancé repose sur l’idée qu’un relèvement de la marge accordée aux importateurs se traduirait mécaniquement par une hausse des prix, alourdissant ainsi la facture supportée par les patients et les organismes d’assurance maladie. Ce projet s’inscrit dans le contexte de la révision d’un décret antérieur publié au Bulletin officiel du mois de décembre 2013, portant le n° 2-13-852, encadrant les modalités de fixation des prix des médicaments produits localement ou importés, précise Al Akhbar... - Lire cet article
Dakar, 23 fév (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a validé 17 projets de recherche en matière de phyto-médicaments, à l’issue de missions de benchmarking conduites en Indonésie, en Inde et au Burkina Faso, dans le cadre de la relance de l’industrie pharmaceutique, a-t-on appris lundi de l’équipe de pilotage desdites missions.
Des équipes mixtes associant chercheurs universitaires, cliniciens et industriels ont été constituées pour les besoins de ces missions, et des enquêtes ethnobotaniques encadrées ont été également lancées dans ce cadre.
“Des pathologies prioritaires à forte morbidité nationale ont été identifiées, 17 projets de recherche ont été validés, des équipes mixtes associant chercheurs universitaires, cliniciens et industriels ont été constituées, et des enquêtes ethnobotaniques encadrées ont été lancées”, a expliqué docteur Mor Diagne, conseiller technique en pharmacie du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique.
Il prenait part à l’atelier de restitution de ce benchmark effectué la Task Force RDIF (Recherche, développement, innovation et formation) au Burkina Faso, en Indonésie et en Inde.
Selon lui, le choix de ces pays s’explique par le fait que la pharmacopée traditionnelle y a été sécurisée, les procédures d’enregistrement adaptées clairement définies, des plateformes technologiques de standardisation mises en place et la collaboration avec les praticiens traditionnels institutionnalisée.
Soulignant que cette transformation est en marche au Sénégal, il indique que les 17 projets validés ciblent des pathologies prioritaires et mobilisent des équipes multidisciplinaires... - Lire cet article
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