Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, préside l’ouverture des travaux de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments.
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, préside jeudi au Centre international de conférences « Abdelatif-Rahal » (Alger), l’ouverture des travaux de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de la santé, organisée sous le haut patronage du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de membres du gouvernement, de hauts responsables de l’Etat, de représentants de plusieurs institutions et organismes nationaux et internationaux, ainsi que de membres du corps diplomatique africain accrédité en Algérie, en plus de ministres et représentants des secteurs de l’industrie pharmaceutique et de la santé du continent.
Renforcer la coopération africaine pour l’accès aux médicaments
Cette conférence, organisée du 27 au 29 novembre courant par le ministère de l’Industrie pharmaceutique et le ministère de la Santé, en collaboration avec l‘Organisation mondiale de la santé (OMS), se tient sous le slogan : « Une industrie pharmaceutique locale pour une Afrique intégrée et forte ». Cet événement économique vise à renforcer la coopération africaine dans le domaine de la production locale de médicaments et de dispositifs médicaux, à travers des partenariats solides garantissant aux peuples du continent l’accès au médicament, à la santé et au développement.
En parallèle des réunions ministérielles, l’événement prévoit plusieurs sessions de travail, animées par des experts et acteurs du secteur, autour de divers thèmes liés, ainsi qu’une exposition de l’industrie pharmaceutique qui sera ouverte cet après-midi... - Lire cet article
Le président Abdelmadjid Tebboune a souligné ce jeudi l’immense essor pris par l’industrie pharmaceutique en Algérie.
Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a dévoilé un chiffre qui traduit l’incroyable bond réalisé par l’Algérie ces dernières années en matière de production pharmaceutique.
Selon le chef de l’État, une usine africaine de médicaments sur trois se trouve en Algérie. Le président s’exprimait dans une allocution lue en son nom par le Premier ministre Sifi Ghrieb à l’ouverture de la première édition de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et autres technologies de santé, ce jeudi 27 novembre au Centre international des conférences (CIC), à Alger.
L’Algérie dédie depuis 2020 un ministère à part entière à la production pharmaceutique, et les résultats sont déjà là. Le pays est devenu, et de loin, le leader africain de la production du médicament, couvrant 80 % de ses besoins et s’orientant de plus en plus vers l’export.
« Un secteur stratégique et prioritaire »
“L’Algérie a fait le choix de faire de l’industrie pharmaceutique un secteur stratégique et prioritaire dans le processus de la réalisation de la sécurité sanitaire”, a rappelé Abdelmadjid Tebboune, soulignant le travail accompli par le ministère de la Production pharmaceutique en termes d’exécution de réformes structurelles et profondes, de gestion des investissements et d’encouragement des partenariats.
Le choix par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’Algérie pour abriter cette première conférence n’est pas fortuit...
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ALGER - Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a appelé, jeudi à Alger, à la nécessité d'une coordination entre les pays africains pour faire du continent un pôle pharmaceutique mondial, d'autant qu'il dispose des moyens à même de concrétiser cet objectif, réitérant l'engagement de l'Algérie à contribuer efficacement à la dynamique africaine dans le domaine de l'industrie pharmaceutique.
Le ministre s'exprimait à l'ouverture de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et autres technologies de santé (27-29 novembre), organisée sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et dont l'ouverture a été présidée par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, en présence de membres du gouvernement, de hauts responsables de l'Etat, de ministres, de représentants des secteurs de l'industrie pharmaceutique et de la santé de plus de 15 pays, outre des représentants du corps diplomatique africain accrédité en Algérie.
Pour le ministre, la souveraineté pharmaceutique africaine n'est pas un rêve lointain, compte tenu de la richesse humaine et des capacités scientifiques et économiques dont dispose le continent pour devenir un pôle pharmaceutique mondial, précisant que la réalisation de cet objectif exige "une coordination étroite" entre les Etats, la dynamisation des mécanismes régionaux de coopération, en sus de la création de centres de production pharmaceutique à dimension continentale.
Après avoir mis en avant le rôle des institutions régionales et des partenaires techniques et financiers dans le soutien de ce processus, le ministre a souligné que le développement de l'industrie pharmaceutique et le renforcement de la souveraineté sanitaire en Afrique sont "une priorité commune qui exige une volonté politique collective et une large coopération régionale".
La conférence intervient à un moment crucial pour le continent confronté à des défis majeurs, notamment après la crise sanitaire mondiale qui a démontré la fragilité des systèmes d'approvisionnement et la forte dépendance des pays vis-à-vis des importations, a fait remarquer M. Ait Messaoudene, ajoutant que la conjoncture actuelle exige des réformes profondes pour ancrer le concept de souveraineté sanitaire, basée sur l'indépendance pharmaceutique, l'innovation et la solidarité régionale.
La production nationale dans le domaine pharmaceutique n'est plus un simple choix industriel, mais constitue désormais un pilier pour la sécurité sanitaire, le développement économique et la stabilité sociale, a-t-il souligné, estimant que le renforcement des capacités locales garantit l'accès aux médicaments essentiels, réduit les perturbations dans l'approvisionnement et permet de lutter contre les produits contrefaits... - Lire cet article
Alger – L’Algérie accueille du 27 au 29 novembre 2025 la Conférence ministérielle sur la production locale de médicaments et autres technologies de santé en Afrique. Il s’agit d’un rendez-vous stratégique qui réunira des ministres de la santé, ceux de l’industrie et du Commerce, des experts, des industriels et des partenaires nationaux, régionaux et internationaux pour renforcer la souveraineté sanitaire du continent.
Cet événement continental, placé sous le haut patronage du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, est organisé par le ministère de l’Industrie pharmaceutique et le ministère de la Santé, avec la collaboration technique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il illustre l’engagement de l’Afrique à bâtir un continent fort et résilient, dans la protection de ses intérêts et intégré dans son développement.
Aujourd’hui, les pays de la région africaine de l’OMS importent entre 70 % et 90 % des produits pharmaceutiques finis, ainsi que 99 % des vaccins et la quasi-totalité des dispositifs médicaux. Cette dépendance expose le continent à des vulnérabilités majeures, comme l’a démontré la pandémie de COVID-19, qui a révélé les risques liés à la concentration de la production mondiale dans quelques pays.
Avec seulement 875 usines pharmaceutiques implantés sur le continent, contre Plus de 5000 en Chine et plus de 10000 en Inde, l’Afrique doit impérativement développer ses capacités locales pour garantir un accès équitable à des médicaments sûrs, efficaces et abordables. Cette démarche est également essentielle pour stimuler la croissance économique, créer des emplois et renforcer la résilience des systèmes de santé.
La conférence s’inscrit dans la continuité du cadre pour le renforcement de la production locale de médicaments, vaccins et autres technologies de santé dans la Région africaine de l’OMS (2025-2035), adopté par les ministre de la santé de la région africaine à le 74ème session du comité regional de l’OMS en 2024. Elle vise à transformer les engagements politiques en actions concrètes, en favorisant la collaboration entre gouvernements, secteur privé, les université et institutions de recherce, les institutions internationales et société civile.
La rencontre d’Alger vise quatre objectifs principaux.
Le premier objectif consiste à élaborer des stratégies afin de renforcer la production locale. Le second est relatif à la promotion de la coopération régionale et de l’harmonisation réglementaire. Encourager l’innovation, la numérisation et l’usage de l’intelligence artificielle dans la fabrication est le troisième objectif.
Enfin, la conférence va permettre de définir un plan d’action continental assorti de mécanismes de suivi.
La conférence ministérielle sur la production locale de médicaments et autres technologies de santé va se conclure par l’adoption de la Déclaration d’Alger, qui constituera une étape majeure pour l’intégration et la sécurité pharmaceutique africaine. Ce document visera à accroître la production locale, renforcer la coopération régionale et stimuler les échanges commerciaux entre les pays africains... - Lire cet article
Le secteur médical et pharmaceutique marocain connaît aujourd’hui une effervescence inédite, portée par une vague d’investissements, l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux et une accélération stratégique des groupes nationaux. Avec 18,2 milliards de dirhams de chiffre d’affaires et 31 entreprises classées parmi les 500 champions, l’écosystème s’impose comme l’un des moteurs clés de la souveraineté sanitaire du Royaume.
Selon les dernières analyses sectorielles, le marché marocain se transforme rapidement, stimulé par une demande locale en hausse, un marché international de plus en plus présent, et une capacité industrielle qui couvre désormais près de 80% des besoins nationaux en médicaments.
Cooper Pharma – Jemincare : un partenariat structurant
L’un des tournants majeurs de l’année est sans doute l’accord conclu entre Cooper Pharma et le groupe chinois Jemincare Pharmaceutical. Un partenariat décrit comme « un levier d’innovation et de montée en capacité, destiné à renforcer la compétitivité industrielle nationale », selon les responsables marocains du secteur.
Ce partenariat vise notamment l’installation de nouvelles lignes de production à Casablanca, afin de répondre aux besoins croissants des marchés marocain, africain et moyen-oriental.
« Ce projet contribuera à enrichir l’offre en traitements innovants et à renforcer la souveraineté sanitaire du Royaume », souligne un cadre du groupe.
Les champions du secteur en 2025
Le classement des leaders confirme la montée en puissance des acteurs locaux.
En tête, Sothema affiche une progression remarquable de 13%, suivie par Maphar (+26,4%), L’Oréal Maroc, Sanofi-Aventis Maroc ou encore Promopharm, qui consolident leur position.
D’autres entreprises poursuivent leur expansion : ... - Lire cet article
Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a annoncé vendredi la signature de trois nouveaux accords entre la Tunisie et la Chine dans le domaine de la santé, visant à renforcer le partenariat concret entre hôpitaux, universités et experts, lors de l’ouverture du premier Forum tunisien pour le développement de la médecine sino-africaine, dont les travaux se poursuivent jusqu’à samedi.
Le premier accord établit un partenariat entre l’hôpital Al-Rabita et l’hôpital régional de la province de Jiangxi en Chine, portant sur la formation médicale et la création d’un centre conjoint pour les maladies cardiovasculaires, notamment dans le domaine des techniques modernes de cathétérisme.
Le deuxième accord a été signé entre la faculté de médecine de Tunis et l’Alliance sino-africaine de médecine, et se concentre sur l’introduction de nouvelles techniques en chirurgie urologique, la formation des médecins tunisiens et africains, ainsi que le soutien à la technologie médicale avancée. Une équipe de médecins chinois a d’ailleurs réalisé vendredi trois interventions chirurgicales à l’hôpital Habib Thameur, utilisant des techniques de pointe.
Le troisième accord concerne le développement des unités chirurgicales mobiles, avec la livraison prochaine à la Tunisie d’un bus chirurgical entièrement équipé par la Chine, comprenant une salle d’opération, des équipements pour la réanimation, la surveillance et les premiers secours, destiné à renforcer les services de santé dans les régions intérieures.
Selon le ministre, le forum vise à construire un partenariat sanitaire avancé, équitable et humain, combinant médecine traditionnelle, médecine moderne, médecine de précision et intelligence artificielle, et favorisant l’échange d’expériences et de compétences.
Il a souligné que ce forum intervient dans un contexte de rapides transformations sanitaires mondiales et de défis transfrontaliers, rendant le renforcement de la coopération en innovation et science indispensable.
Le ministre a également rappelé que la Tunisie œuvre à reconstruire son système de santé, à travers l’amélioration de la gouvernance, de la formation et des infrastructures, l’intégration de la numérisation et de l’intelligence artificielle pour le diagnostic, la gestion des établissements, la surveillance des épidémies et le dossier médical électronique, ainsi que le développement de l’industrie pharmaceutique et des équipements médicaux pour renforcer la souveraineté sanitaire... - Lire cet article
Au Sénégal comme dans le reste du monde, la résistance aux antimicrobiens (RAM) s’impose comme une crise sanitaire majeure. Elle met en péril des décennies de progrès médicaux. Entre abus d’antibiotiques, diagnostics insuffisants et vulnérabilité des systèmes de santé, les experts tirent la sonnette d’alarme.
Médecin commandant et microbiologiste à l’Hôpital Principal de Dakar, docteur Maguette Ndoye rappelle que l’antibiorésistance n’est pas nouvelle. Les micro-organismes, en compétition permanent pour survivre, développent naturellement des mécanismes de résistance qu’ils peuvent partager entre eux. Mais dit-elle : « ce phénomène s’est considérablement aggravé avec l’usage massif et parfois inapproprié des antibiotiques. « Les antibiotiques ont réduit la mortalité liée aux infections bactériennes. Mais leur succès même a favorisé l’émergence de résistances », explique-t-elle. Elle insiste : « prendre un antibiotique pour une infection virale comme la grippe peut être dangereux, car cela élimine les bactéries protectrices et prépare le terrain à des infections plus sévères. Ceci fait que « des bactéries autrefois faciles à traiter deviennent de véritables menaces ».
Un danger mondial : jusqu’à 10 millions de morts par an d’ici 2050
Selon le Pr Khadidiatou Ba Fall, infectiologue, la RAM est déjà responsable de 1,2 million de décès en 2019, un chiffre supérieur à ceux du VIH/Sida et du paludisme. Sans action urgente, elle pourrait causer 10 millions de morts par an d’ici 2050, soit un décès toutes les trois secondes. Les causes sont multiples. Il s’agit entre autres des prescriptions inutiles en médecine humaine, usage massif d’antibiotiques en élevage, contamination environnementale, absence de tests diagnostiques rapides et circulation de faux médicaments. « La médecine moderne est en danger : greffes, chimiothérapie, soins néonataux, traitements de la tuberculose ou de la pneumonie deviendront extrêmement risqués sans antimicrobiens efficaces », avertit Pr Ba.
Un tournant critique pour l’Afrique
La Pr Ndèye Marie Dia Badiane, souligne que l’Afrique fait face à une double menace : Les maladies infectieuses persistent tandis que les maladies non transmissibles progressent. Dans ce contexte, la RAM complique encore davantage la prise en charge et multiplie les décès évitables. Elle rappelle que le congrès offre une occasion cruciale de mobiliser chercheurs, cliniciens et décideurs autour de la recherche, de la formation et de l’amélioration des soins. A noter qu’au Sénégal, 40 % des prescriptions médicales contiennent un antibiotique. « Au Sénégal, la situation est particulièrement préoccupante » selon l’infectiologue Dr Sadikh Badiane, quatre prescriptions médicales sur dix incluent un antibiotique, souvent de manière injustifiée. L’automédication, la vente libre, la prolifération de faux médicaments et l’usage vétérinaire non contrôlé aggravent encore la résistance.
« Beaucoup de patients arrivent déjà à l’hôpital avec une résistance installée », déplore-t-il.Les conséquences sont lourdes ; infections difficiles à traiter, décès évitables, allongement des hospitalisations, augmentation des coûts, pression accrue sur un système de santé fragile... - Lire cet article
L’autorisation récente au Maroc d’Ozempic®, traitement innovant à base de sémaglutide pour le diabète de type 2, constitue une avancée majeure les patients. Mais pour ITPC-MENA, association spécialisée dans l’accès aux traitements et la défense des patients, cette mise sur le marché révèle un problème structurel dans la politique du médicament : l’exclusivité des données cliniques, appliquée de manière rigide, pourrait transformer Ozempic en « médicament de riches » et priver le pays de versions génériques plus abordables.
L’autorisation d’Ozempic® au Maroc, traitement injectable à base de sémaglutide pour le diabète de type 2, marque une étape importante sur le plan thérapeutique. Mais pour ITPC-MENA, association marocaine active dans l’accès aux traitements essentiels et les questions de propriété intellectuelle, cette arrivée s’accompagne d’un risque majeur : celui de voir ce médicament devenir, selon l’expression de l’organisation, un « médicament de riches », inaccessible pour la majorité des patients diabétiques.
Derrière l’innovation médicale, l’association pointe en effet un problème structurel : la clause d’exclusivité des données cliniques, appliquée « de manière rigide », pourrait bloquer l’arrivée de génériques plus abordables et créer une fracture dans l’accès aux soins au Maroc.
Une exclusivité des données jugée « mal conçue »
Selon le décret marocain relatif à l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), tout médicament innovant bénéficie de cinq ans d’exclusivité sur les données cliniques fournies par le laboratoire d’origine. Durant cette période, aucun fabricant de génériques ne peut s’appuyer sur ces données pour obtenir une AMM, même si le produit est déjà autorisé ailleurs.
Pour ITPC-MENA, cette disposition est « mal conçue » et va « au-delà des exigences internationales ». Elle réduit les marges de manœuvre prévues par les règles de l’OMC permettant aux pays de favoriser l’accès à des médicaments essentiels, notamment lorsqu’ils sont déjà commercialisés à l’étranger depuis plusieurs années. Selon l’association, cette exclusivité risque de devenir « un outil de verrouillage du marché » au bénéfice exclusif du laboratoire titulaire de l’AMM.
Des différences de prix qui interrogent
ITPC-MENA illustre cet enjeu à travers des écarts de prix frappants notamment en France où un stylo d’Ozempic 0,5 mg coûte environ 76,58 €, soit plus de 300 € par mois, ou encore au Bangladesh où un générique équivalent est vendu autour de 5 € par stylo, soit moins de 20 € par mois... - Lire cet article
Hikma Pharmaceuticals vient d’inaugurer sa troisième usine en Tunisie, avec une ambition claire : renforcer son positionnement en tant que plateforme d’exportation vers l’Afrique et le Moyen-Orient, tout en consolidant la qualité et la capacité locale. Entre investissement industriel, formation réglementée, R&D structurée et ouverture de nouveaux marchés, le groupe affirme un positionnement stratégique qui interroge autant qu’il inspire.
Entretien avec Mouin Zaafrane, DG de Hikma Tunisie :
Quels sont les montants exacts investis dans cette troisième usine en Tunisie, et comment se répartissent-ils entre infrastructures, équipements et formation du personnel ?
L’enveloppe est d’environ 50 millions de dinars. Environ 30% vont au génie civil et aux infrastructures, le reste couvre les zones à atmosphère contrôlée*, les utilités pharmaceutiques et les équipements de production. La formation est traitée à part, mais elle est non négociable et encadrée par les bonnes pratiques de fabrication.
Comment est structurée la formation du personnel entre dispositifs internes et recours à des organismes externes ?
La formation est obligatoire (GMP) et continue : modules internes sur site et volets externes via bureaux spécialisés. Elle précède le démarrage opérationnel pour garantir la qualification et la conformité dès la mise en marche.
Comment cette implantation s’inscrit-elle dans votre stratégie au Maghreb et en Afrique ?
La Tunisie est choisie comme plateforme d’exportation vers l’Afrique et vers des pays de la région comme l’Irak et le Liban. Des produits autorisés sur d’autres sites Hikma sont désormais fabriqués et exportés depuis la Tunisie. Parallèlement, de nouveaux sites injectables ont été développés au Maroc et en Algérie (incluant oncologie, injectables, pénicillines, céphalosporines et formes générales).
Combien de postes sont créés et quelle est la part qualifiée ?
Le site démarre par étapes et les équipements continuent d’être intégrés. Environ 45 employés sont déjà recrutés en amont pour la formation et la montée en charge. Les emplois indirects sont significatifs (packaging et articles de conditionnement achetés localement ; sous-traitance pour maintenance et équipements). Près de 52% des employés sont diplômés.
Quels marchés sont servis par la Tunisie et quelle est l’ampleur de l’exportation ?
La Tunisie dessert 12 pays africains, ainsi que l’Irak et le Liban. Le site reprend des références autorisées sur d’autres unités pour les produire localement et les exporter ; la partie exacte de l’export évolue avec la montée en cadence... - Lire cet article
L'un des moments les plus marquants de la récente réunion du SCoMRA a été lorsque la directrice exécutive de l'Agence européenne des médicaments, Emer Cooke, a rappelé à l'auditoire que les véritables progrès réglementaires n'ont de sens que si personne n'est laissé pour compte. Une vérité simple, mais un message profond. Un système réglementaire ne peut réussir s'il ne sert que quelques-uns. Il doit fonctionner pour tous et profiter à tous en veillant à ce que même les autorités nationales les plus petites et les moins dotées en ressources ne soient pas oubliées dans la recherche d'une harmonisation continentale.
Ce principe d'inclusion, de solidarité et de progrès collectif est essentiel au succès de l'AMA. La directrice générale de l'Agence africaine des médicaments, le Dr Delese Mimi Darko, a insisté sur ce même message lorsqu'elle a présenté son programme pour la première année. La directrice générale s'est engagée à mettre en place un système continental qui rassemble toutes les nations, quelles que soient leurs capacités ou leurs ressources actuelles. Sa priorité reflète la philosophie exprimée par Emer Cooke. Les deux dirigeants ont souligné que l'unité ne va pas de soi. Elle doit être créée, entretenue et protégée de manière intentionnelle.
Cela est particulièrement important car le continent présente une grande diversité de réalités réglementaires. Certains pays bénéficient d'institutions solides. D'autres bénéficient d'investissements à long terme de la part de donateurs et ont accès à des infrastructures de classe mondiale. D'autres encore travaillent avec un personnel limité. Ils disposent de budgets de fonctionnement modestes et ne bénéficient pratiquement d'aucun soutien extérieur. Pourtant, le traité de l'AMA les lie tous ensemble. Son succès dépendra donc de sa capacité à combler ces inégalités plutôt qu'à les ignorer.
C'est précisément pour cette raison que le message « ne laisser personne de côté » revêt une telle importance. Un système continental harmonisé ne peut prospérer si seuls les plus forts en son sein prospèrent. Un seul État membre à la traîne l'affaiblit. En effet, les systèmes réglementaires sont interconnectés. Une lacune dans un pays devient une vulnérabilité pour toute la région. Un manque de surveillance dans une juridiction affecte la crédibilité de l'ensemble. L'inclusion n'est donc pas une question de charité. C'est l'architecture de la résilience.
Le Dr Darko a clairement indiqué que sa vision pour l'AMA repose sur ce même fondement. Elle a souligné que la force de l'AMA est indissociable de la force de chaque autorité réglementaire nationale. Certaines nations peuvent être célébrées pour leurs capacités avancées ou leurs infrastructures numériques robustes, mais l'AMA ne peut pas compter uniquement sur celles-ci. Elle doit cultiver une culture de collaboration dans laquelle l'expertise est partagée, les défis sont relevés collectivement et aucun État n'est laissé pour compte simplement parce qu'il ne dispose pas des ressources dont bénéficient les autres... - Lire cet article
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