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Plateforme d'informations pour les acteurs du médicament en Afrique

Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


MCAZ au-delà de l'émergence avec un niveau de maturité 4 : implications pour l'avenir de la sécurité des médicaments - 09/01/2026 - Medicines for Africa - Panafricain

Alors que l'Afrique s'efforce d'atteindre la souveraineté pharmaceutique et une sécurité sanitaire renforcée, la question n'est plus de savoir si des normes réglementaires élevées sont réalisables. Il s'agit plutôt de déterminer si elles peuvent être maintenues et étendues au service de la sécurité des patients.

L'Afrique aborde l'année 2026 confrontée à un ensemble de réalités familières mais de plus en plus intolérables. Des chaînes d'approvisionnement fragiles mises à mal par des urgences sanitaires successives, des pénuries persistantes de médicaments essentiels, une qualité inégale sur les marchés et une forte prévalence de médicaments de qualité inférieure et contrefaits, et surtout, une prise de conscience croissante que la souveraineté pharmaceutique est indissociable de la sécurité des patients. Dans ce contexte, la maturité réglementaire n'est plus une aspiration institutionnelle abstraite. Elle est devenue un facteur déterminant de premier plan pour que les patients africains reçoivent des médicaments sûrs, efficaces et disponibles lorsqu'ils en ont besoin. Dans ce contexte, la déclaration de l'Autorité de contrôle des médicaments du Zimbabwe selon laquelle elle a atteint le niveau de maturité 4 de l'Organisation mondiale de la santé n'est pas une étape symbolique, mais le signe d'un changement plus profond en cours sur le continent.

La maturité réglementaire n'est plus une aspiration institutionnelle abstraite, mais un facteur déterminant de premier plan pour que les patients africains puissent bénéficier de médicaments sûrs et efficaces.

L'évaluation de la MCAZ ne repose pas sur des discours, mais sur la pratique réglementaire quotidienne. Sur la base d'auto-évaluations internes alignées sur son objectif stratégique pour 2025, l'Autorité a déterminé qu'elle opère désormais au niveau de maturité 4, et une évaluation prochaine de l'OMS devrait confirmer ce statut. Le niveau de maturité réglementaire 4 de l'OMS signifie qu'une autorité de réglementation des médicaments opère à un niveau avancé, comparable au niveau international, et protège de manière cohérente la sécurité des patients grâce à des systèmes réglementaires solides, scientifiquement fondés et fiables. Il est essentiel de noter que cette affirmation repose sur des preuves issues de la prise de décision, de la surveillance et de l'application quotidiennes, plutôt que sur des réformes isolées ou des performances ponctuelles. L'accent mis sur la pratique durable plutôt que sur la conformité performative reflète ce que la maturité réglementaire doit signifier pour l'Afrique à l'heure actuelle. Des systèmes qui fonctionnent de manière fiable sous pression et protègent les patients de manière cohérente, et pas seulement lorsque la surveillance est la plus stricte... - Lire cet article


iYara: Quand l’intelligence artificielle réinvente l’accès aux soins en Afrique - 08/01/2026 - Matin libre - Bénin

Dans un contexte où l’accès équitable aux soins de santé demeure l’un des défis structurels majeurs en Afrique, iYara s’impose comme une réponse technologique ambitieuse, concrète et structurante. Conçue par Kamari Martial Pascal Batcho, ingénieur en génie électrique et entrepreneur visionnaire, la plateforme e-santé, basée au Bénin, en Afrique de l’Ouest, ambitionne de transformer durablement le parcours de soins. Alliant téléconsultation médicale, e-prescription sécurisée, livraison pharmaceutique et intelligence artificielle, iYara fluidifie l’accès aux services de santé, réduit les délais de prise en charge et rapproche les patients des professionnels de santé, y compris dans les zones les plus éloignées. Présentée à la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) 2025 à Paris, iYara a retenu l’attention des acteurs institutionnels, des professionnels de la santé et des investisseurs, illustrant avec force le potentiel des innovations africaines à fort impact social et technologique, capables de répondre à des enjeux globaux à partir de solutions locales. Dans un entretien exclusif qu’il a bien voulu accorder à notre média, Kamari Martial Pascal Batcho revient sur la genèse de iYara, les défis qu’elle adresse, sa vision d’une e-santé inclusive et intelligente, ainsi que les perspectives de déploiement régional et international de cette solution conçue en Afrique, pour l’Afrique et au-delà.

Quel problème fondamental iYara cherche-t-elle à résoudre ?

iYara s’attaque à la difficulté persistante d’accès aux soins de santé fiables et rapides, notamment pour les populations éloignées des centres médicaux, confrontées aux longues files d’attente, au manque de médecins et aux coûts élevés.

Quelles sont les causes profondes de cette situation ?

Le problème résulte d’une combinaison de facteurs : sous-équipement des infrastructures, faible densité médicale, absence de coordination numérique entre acteurs de santé et retard dans l’adoption des solutions digitales adaptées aux réalités locales.

Quelle solution concrète propose iYara ?

iYara offre une plateforme e-santé tout-en-un qui permet aux patients d’accéder à des consultations médicales à distance, d’obtenir des ordonnances numériques sécurisées et de recevoir leurs médicaments sans déplacement inutile.

Comment fonctionne iYara sur le plan technologique ?

La plateforme intègre des algorithmes d’intelligence artificielle capables d’assister le pré-diagnostic, d’orienter les patients vers les professionnels adaptés et d’optimiser le suivi médical, tout en respectant la confidentialité des données.

Comment un utilisateur peut-il concrètement utiliser iYara ?

Après une inscription sécurisée, l’utilisateur décrit ses symptômes, accède à une téléconsultation avec un professionnel de santé, reçoit une e-prescription et peut choisir la livraison pharmaceutique à domicile ou en point relais.

En quoi iYara se distingue-t-elle des autres solutions e-santé ?

... - Lire cet article


Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS) : Publication du projet du répertoire marocain des médicaments génériques - 07/01/2026 - Aujourd'hui le Maroc - Maroc

L’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS) publiera lundi 12 janvier 2026 sur son site officiel, le projet du répertoire marocain des médicaments génériques.

L’Agence précise dans une note d’information que dans le cadre du renforcement du système national de régulation pharmaceutique et en application du droit à l’information relatif au médicament, l’Agence partagera, à titre de version de projet, ce répertoire en vue de recueillir toute observation ou remarque utile relative à son contenu ou à sa présentation , de la part des parties concernées. L’AMMPS fait savoir que la rubrique relative aux excipients à effet notoire est actuellement en cours de finalisation. Elle sera intégrée dans une prochaine version du répertoire, qui fera l’objet d’une mise à disposition pour consultation.

A noter que ce répertoire recense exclusivement les médicaments génériques effectivement commercialisés sur le marché national. Ce répertoire sera régulièrement actualisé afin de tenir compte de toute nouvelle introduction ou suspension de médicaments génériques, conformément aux données validées par l’Agence. Celle-ci signale que cette démarche s’inscrit dans une logique de transparence, de bonne gouvernance et de renforcement de l’information sanitaire, au service des professionnels de santé, des opérateurs du secteur pharmaceutique et du public. Ainsi, le répertoire des médicaments génériques facilitera la pratique des médecins et des pharmaciens.

L’inscription d’un médicament générique au sein de ce répertoire garantit le fait qu’il peut se substituer au médicament princeps du groupe. Les excipients à effet notoire utilisés sont toujours mentionnés afin de permettre au pharmacien d’en tenir compte lors de la substitution, aussi bien pour le médicament princeps que le médicament générique. - Lire cet article


Dialyse au Cameroun : de 600 000 à 15 000 FCFA, une révolution sanitaire en marche - 06/01/2026 - Actu Cameroun - Cameroun

Si certains coûts connexes subsistent, cette avancée constitue néanmoins un levier majeur d’équité sanitaire, en limitant les abandons de traitement liés aux contraintes financières accessoires.

Le Cameroun poursuit ses efforts dans l’amélioration de la santé de sa population. Les malades souffrants d’insuffisance rénale peuvent toucher du doigt cette amélioration, tant le coût de leur traitement a connu un baisse drastique. Selon le ministère de la Santé publique, la dialyse se pratique désormais à 15 000 FCFA par an, au lieu de 600 000 FCFA il y a quelques années.

En effet, pouvant évoluer longtemps sans symptômes apparents, l’insuffisance rénale chronique constitue aujourd’hui une urgence silencieuse de santé publique au Cameroun. Selon les estimations, près de 10 à 13 % de la population adulte serait touchée par une forme de maladie rénale, souvent diagnostiquée tardivement, lorsque le recours à la dialyse devient vital.

Cette pathologie est étroitement liée à la progression des maladies non transmissibles, notamment l’hypertension artérielle et le diabète, dont la prévalence ne cesse d’augmenter. À l’échelle nationale, plus d’un millier de patients vivent sous dialyse, soit un taux de couverture de 10%, dépendant de séances régulières pour survivre... - Lire cet article


Pourquoi les médicaments contrefaits constituent autant un défi social que réglementaire - 06/01/2026 - Medicines for Africa - Panafricain

Les médicaments contrefaits révèlent une fracture sociale que la réglementation seule ne peut combler. Ces derniers mois, des mesures coercitives radicales prises au Nigeria et au Kenya ont mis la question des médicaments contrefaits sous les feux de l'actualité, révélant des tensions bien plus profondes que la simple violation de la loi. Les autorités de réglementation des deux pays ont pris des mesures énergiques pour confisquer les produits nocifs et fermer les commerces illégaux au nom de la sécurité publique, mais les commerçants ont riposté, affirmant que les produits qu'ils vendent ne sont pas contrefaits, mais simplement périmés, non enregistrés ou provenant de sources informelles.

Ce conflit a révélé un fossé profond entre les définitions officielles et les réalités vécues sur les marchés ouverts, où les médicaments font partie du commerce quotidien, des moyens de subsistance et des croyances en matière de santé et de survie. Loin d'opérer uniquement dans l'ombre, les médicaments contrefaits persistent au grand jour, soutenus par des malentendus, des pressions économiques et des notions controversées de nocivité. C'est cet écart de perception, tout autant que la faiblesse des mesures coercitives, qui explique pourquoi les médicaments contrefaits continuent de circuler malgré des années de répression et d'avertissements publics.

Sur de nombreux marchés ouverts, le commerce des médicaments contrefaits n'est pas simplement une activité criminelle opérant dans l'ombre ; il est intimement lié au commerce quotidien, aux moyens de subsistance et aux croyances en matière de santé et de survie. Lorsque les autorités réglementaires interviennent pour saisir des produits, les réactions du public révèlent souvent un fossé frappant entre les définitions officielles de la contrefaçon et la façon dont les commerçants et les consommateurs eux-mêmes appréhendent la question. Cet écart de perception est au cœur de la raison pour laquelle les médicaments contrefaits continuent de circuler malgré des années de mesures coercitives et d'avertissements publics.

Pour de nombreux commerçants, la vente de médicaments n'est pas considérée comme une tromperie, mais comme une réponse à la demande dans des environnements où l'accès aux pharmacies agréées est limité, les prix sont élevés et la confiance dans les systèmes officiels est fragile. Les commerçants peuvent insister sur le fait que ce qu'ils vendent est « la même chose », mais à un prix inférieur, ou affirmer que les produits périmés ou mal conservés ne sont pas vraiment contrefaits s'ils proviennent d'une source légitime. Certains croient sincèrement que les effets visibles, tels que le soulagement des symptômes, prouvent l'authenticité du produit. D'autres reconnaissent les différences de qualité, mais les considèrent comme un compromis acceptable dans un contexte où les clients privilégient l'accessibilité financière et l'immédiateté plutôt que des garanties qui leur semblent abstraites ou lointaines.

Cet état d'esprit reflète une réalité sociale plus large dans laquelle la contrefaçon est moins considérée comme une menace pour la santé que comme une solution économique. Les médicaments deviennent des marchandises comme les autres, appréciées principalement pour leur disponibilité et leur prix plutôt que pour leur qualité vérifiée. Dans un tel contexte, le concept de risque invisible, tel que la réduction de la puissance, la contamination ou la présence d'ingrédients incorrects, peine à rivaliser avec la pression visible de la survie quotidienne. Lorsque les régulateurs décrivent ces produits comme dangereux, les commerçants peuvent interpréter ce message comme une attaque contre leurs moyens de subsistance plutôt que comme un avertissement sur les dangers, ce qui renforce la méfiance et la résistance... - Lire cet article


Un traitement contre le paludisme pédiatrique suscite l’espoir en Afrique - 05/01/2026 - Scidevnet - Panafricain

La préqualification en novembre 2025 par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) d’une formulation de la primaquine destinée à traiter le paludisme chez les nouveau-nés pourrait apporter d’importants changements positifs dans la lutte contre cette maladie en Afrique subsaharienne.

Le colonel Aïssata Koné, présidente du Programme national de lutte contre le paludisme au Mali affirme par exemple que « la primaquine pour bébés va entrainer une véritable révolution dans l’arsenal thérapeutique pour les enfants dans les régions avec présence des plasmodiums vivax et ovale ».

Notamment « en assurant une prise en charge efficace des enfants dans l’atteinte des objectifs de réduction de la morbidité et de la mortalité néonatale et infantile », précise-t-elle dans un entretien qu’elle a accordé à SciDev.Net.

A l’en croire, « l’absence de primaquine adaptée aux bébés était une faille dans la prise en charge du paludisme chez les enfants qui constituent une cible très vulnérable au paludisme ».

Pour sa part, Romaric Nzoumbou-Boko, responsable du laboratoire de parasitologie à l’Institut Pasteur de Bangui en République centrafricaine, trouve que cette primaquine pour enfants « sera une approche de plus qui permettra de diminuer le gap de la transmission résiduelle ».

Le Rapport mondial sur le paludisme 2024 indique qu’en 2023, environ 263 millions de nouveaux cas de paludisme ont été signalés dans 83 pays à travers le monde, avec 597 000 décès au total, dont 246 millions de cas et 569 000 décès en Afrique.

Plus de 76 % de ces décès sur le continent concernant des enfants de moins de cinq ans. D’où la nécessité de disposer de formulations pédiatriques fiables de médicaments antipaludiques.

Selon un communiqué de presse de Medecines for Malria Venture (MMV), cette formulation de la Primaquine pour enfants a été développée en association avec la firme pharmaceutique indienne Fosun Pharma dans le cadre du Partenariat pour l’élimination du Vivax (PAVE) et grâce au financement d’Unitaid, une organisation internationale d’achat de médicaments.

Contacté par SciDev.Net, Fosun Pharma, à travers son service de presse, rappelle que la primaquine est depuis longtemps recommandée par l’OMS pour une utilisation chez les enfants, de sorte qu’aucun essai clinique supplémentaire n’a été nécessaire.

« Le problème, poursuit-il, était que, jusqu’à présent, il n’existait aucune formulation pédiatrique dont la qualité était garantie. Les professionnels de santé devaient donc souvent couper les comprimés pelliculés en deux, une pratique déconseillée, et composer avec le goût amer du médicament, ce qui rendait le traitement difficile à accepter pour de nombreux enfants »... - Lire cet article


Contre les lobbies de l’importation de l’insuline : l’Algérie remporte la victoire - 29/12/2025 - El Moudjahid - Algérie

En devenant le premier pays africain à produire de la matière première, l’Algérie sera en phase avec son ambition d’être la locomotive de la production pharmaceutique en Afrique.

Après les antidiabétiques oraux et les stylos d’insuline, place désormais aux cartouches d’insuline ! L’industrie des médicaments pour soigner le diabète amorce, depuis lundi, un virage très important avec l’entrée en service d’une ligne de production de cartouches d’insuline à l’unité de production du groupe Saidal à Boufarik, en partenariat avec Aldaph, filiale algérienne de Novo Nordisk, géant mondial de l’insuline. Il s’agit d’un pas important non seulement sur le chemin de la souveraineté sanitaire, mais aussi dans la perspective de conquérir les marchés extérieurs, en tête desquels le marché africain.

Enoncer cette nouvelle peut paraître naturel et évident, mais, au vu des péripéties qu’a connues le long processus de mise en place d’une industrie pharmaceutique en Algérie, notamment la production de l’insuline, c’est une prouesse au bout de plus d’un quart de siècle de combat pour la mise en service d’une usine locale. C’est que le projet de lancer une unité de production de produits pharmaceutiques contre le diabète remonte à la fin du siècle passé. Il était, alors, question d’une usine d’insuline lancée par Saidal en partenariat avec Novo Nordisk afin de satisfaire au moins une partie des besoins nationaux et, par là-même, réduire la facture d’importation de ce médicament très demandé, vu le nombre élevé de personnes atteintes de diabète... - Lire cet article


Niveau de maturité réglementaire des médicaments et vaccins: La réponse de l'agence marocaine des médicaments - 24/12/2025 - Hespress - Maroc

L’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé a affirmé que le processus d’évaluation du niveau de maturité du système national de réglementation des médicaments et des vaccins, n’a pas encore atteint la phase de décision et de validation finale.

Dans un communiqué, l’agence a indiqué que le processus qui se fait selon l’outil mondial d’évaluation Global Benchmarking Tool (GBT) et adopté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), n’a pas encore abouti à une annonce officielle.

Selon elle, à ce jour, aucun rapport final ni aucune annonce officielle n’a été émis attribuant au Royaume une quelconque classification sur l’échelle de maturité des systèmes réglementaires. Elle souligne qu’aucun rapport final n’a été émis ni validé attribuant au Maroc le niveau de maturité 3 (ML3).

Elle rappelle que l’outil GBT constitue un cadre méthodologique reconnu à l’échelle internationale pour l’évaluation des performances des autorités réglementaires dans le domaine des médicaments et des vaccins.

Ce processus processus technique est strictement suivi et fait l’objet d’une procédure internationale stricte. Il se fait dans le cadre d’une auto-évaluation, suivie d’une analyse documentaire, des consultations techniques et des missions de terrain menées par des experts internationaux, avant cette dernière étape qui consiste à l’approbation par l’OMS.

A ce stade, des experts de l’organisation a effectué une mission de terrain au Maroc du 8 au 12 décembre. Lors se cette mission, les inspecteurs ont pu constater les avancées du système national de réglementation pharmaceutique, indique l’agence.

L’Agence conclut son communiqué qu’elle annoncera les résultats finaux dès l’achèvement du processus d’évaluation et leur validation officielle par l’organisation onusienne. Elle a réaffirmé son engagement à poursuivre le renforcement du système de réglementation des médicaments et des produits de santé conformément aux normes internationales en vigueur et à adopter une communication institutionnelle responsable, fondée exclusivement sur des données officielles validées. - Lire cet article


Pénurie de médicaments essentiels : les malades chroniques confrontés à une silencieuse crise sanitaire - 23/12/2025 - Le360 - Maroc

La persistance de la pénurie de plusieurs médicaments essentiels destinés au traitement des maladies chroniques continue de susciter une inquiétude croissante chez les patients et leurs familles. Cette situation, loin d’être ponctuelle, s’installe dans la durée et fait planer le risque de graves conséquences sanitaires, pouvant aller jusqu’à mettre des vies en danger, en l’absence de solutions concrètes et durables capables d’enrayer cette crise récurrente, écrit le quotidien Al Akhbar dans son édition de ce mercredi 24 décembre.

De nombreuses pharmacies connaissent depuis plusieurs mois des perturbations notables dans l’approvisionnement en médicaments vitaux. Sont particulièrement concernés les traitements liés au diabète, à l’hypertension artérielle, aux maladies cardiovasculaires, à l’asthme et à l’épilepsie, ainsi que certains médicaments anticancéreux. Cette pénurie oblige de nombreux malades à multiplier les déplacements d’une pharmacie à l’autre, souvent sans succès, ou à se rabattre sur des alternatives thérapeutiques qui ne sont pas toujours disponibles. Une situation qui alourdit considérablement leur charge psychologique et financière, déjà éprouvante au quotidien.

Face aux risques engendrés par ces ruptures répétées de traitement, les médecins sont inquiets, a-t-on lu dans le quotidien. Pour les patients atteints de maladies chroniques, la régularité de la prise médicamenteuse est une condition essentielle à la stabilité de leur état de santé. Toute interruption brutale ou modification du traitement sans suivi médical peut entraîner des complications sévères, telles qu’une dégradation rapide de la maladie ou la survenue de crises aiguës nécessitant une hospitalisation en urgence.

En ce qui concerne les distributeurs, Al Akhbar, qui les a interrogés, cite plusieurs facteurs qui expliquent cette situation préoccupante. Parmi eux, figurent les dysfonctionnements au niveau des chaînes d’approvisionnement, la hausse des coûts de production des médicaments et le retard dans le règlement des créances dues à certains laboratoires par les organismes concernés. À cela s’ajoutent un manque de planification anticipative pour garantir un stock national suffisant de médicaments essentiels, ainsi qu’une coordination jugée insuffisante entre les différents intervenants de la chaîne du médicament... - Lire cet article


Les risques psychosociaux en Afrique : Un défi économique et social majeur - 22/12/2025 - Le Faso - Panafricain

Une réalité silencieuse qui pèse lourd
Longtemps considérés comme un problème exclusif des pays occidentaux, les risques psychosociaux (RPS) s’imposent aujourd’hui comme une préoccupation majeure sur le continent africain. Derrière les chiffres de croissance économique se cache une réalité préoccupante : stress chronique, burn-out, violence au travail, harcèlement...


Ces maux touchent désormais massivement les travailleurs africains, avec des conséquences dramatiques tant sur le plan humain qu’économique.

L’ampleur du problème : des chiffres alarmants. L’ampleur du problème : des chiffres alarmants

La situation de la santé mentale en Afrique révèle une crise profonde. La dépression touche environ 26,9% de la population en Afrique subsaharienne, un taux significativement plus élevé que la moyenne mondiale de 10 à 20%.

L’Afrique du Sud offre un aperçu inquiétant de cette réalité : selon le rapport Mental State of the World 2022, le pays détient le triste record du taux le plus élevé de population en détresse psychologique au monde, avec 35,8% de ses habitants confrontés à des problèmes de santé mentale. Par ailleurs, 25,7% des Sud-Africains souffrent de dépression, avec un taux de suicide parmi les plus élevés mondialement (23,5 pour 100 000 habitants).

Un système de soins dramatiquement insuffisant

Les ressources dédiées à la santé mentale en Afrique sont dérisoires. Le continent ne dispose que de 1,4 professionnel de santé mentale pour 100 000 habitants, contre une moyenne mondiale de 9 pour 100 000. Dans certains pays, on ne compte que 0,1 psychiatre pour 100 000 personnes.
Le budget alloué est tout aussi révélateur : les gouvernements africains ne consacrent en moyenne que 0,90 dollar par personne à la santé mentale, quand les pays développés investissent plusieurs centaines de dollars par habitant. Cette sous-allocation budgétaire laisse 98,8% des personnes nécessitant des soins, sans accès au traitement... - Lire cet article




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