Face à la progression des pathologies cancéreuses, l’Algérie se trouve aujourd’hui à un tournant stratégique en matière de santé publique. L’accès à des traitements innovants et référents en oncologie devient une priorité nationale, tant pour améliorer la prise en charge des patients que pour réduire la dépendance aux importations coûteuses. C’est dans ce contexte qu’une rencontre scientifique s’est tenue, ce 03 avril à Alger, réunissant d’éminents professeurs oncologues, spécialistes hospitalo-universitaires et praticiens engagés dans la lutte contre le cancer.
Leur présence témoigne de l’importance accordée à la diffusion du savoir médical et à l’intégration des dernières avancées thérapeutiques. Les cancers différenciés de la thyroïde, de l’endomètre ou encore le cancer hépatocellulaire bénéficient désormais de traitements ciblés issus de progrès scientifiques majeurs. Ces thérapies offrent des perspectives encourageantes en termes d’efficacité et de qualité de vie pour les patients.
Au-delà de l’innovation médicale, la question de la disponibilité de ces traitements sur le territoire national demeure centrale. Les patients expriment, de plus en plus, leurs préoccupations quant à l’accès rapide et équitable aux soins les plus performants. Répondre à ces attentes implique, non seulement une mise à niveau continue des compétences médicales, mais aussi une stratégie industrielle ambitieuse. Le développement de la production pharmaceutique locale apparaît, ainsi, comme une solution durable... - Lire cet article
Dans cet entretien, l’ancien ministre délégué, chargé de la production pharmaceutique, salue, entre autres, l’avancée historique réalisée par la production nationale qui arrive à répondre à plus de 80% à la demande nationale. C’est, selon lui, le «fruit d’une vision stratégique claire et d’un engagement constant de l’État». Toutefois, nuancera-t-il, il est primordial, conformément au programme présidentiel, de «passer d’une industrie d’assemblage à une industrie intégrée, maîtrisant toute la chaîne de valeur, y compris les intrants, la recherche et l’innovation».
L’Expression : Le dispositif de veille et de suivi de la disponibilité des produits pharmaceutiques vient de constater une pénurie ou une rupture de 52 médicaments à Dénomination commune internationale (DCI) sur le marché national. Quelles sont selon vous les raisons à l’origine de cette rupture ?
Dr Fouad Hadji : Cette situation, bien que préoccupante, doit être analysée avec lucidité et responsabilité. Les ruptures de médicaments à DCI résultent de plusieurs facteurs structurels. D’abord, notre dépendance persistante aux matières premières importées, notamment les principes actifs pharmaceutiques, nous expose directement aux tensions internationales sur les chaînes d’approvisionnement. Ensuite, il existe encore des lenteurs administratives dans certains segments de la chaîne, notamment en matière d’enregistrement, d’importation d’intrants ou de libération des lots.
À cela, s’ajoutent des comportements spéculatifs ou des défauts d’anticipation de certains opérateurs. Mais je tiens à souligner que cette situation s’inscrit précisément dans le diagnostic posé par les plus hautes autorités de l’État. Sous l’impulsion du président de la République Abdelmadjid Tebboune, la souveraineté sanitaire est devenue un axe stratégique. Cela signifie que ces ruptures ne sont pas une fatalité, mais un signal fort pour accélérer les réformes, notamment la production locale de matières premières et la modernisation des mécanismes de régulation... - Lire cet article
Le médicament, ce «princeps» de la souveraineté sanitaire
L’OMS a salué les résultats qualitatifs réalisés, dans ce domaine vital, par notre pays qu’elle considère comme «un pôle régional qualifié pour l’approvisionnement du continent africain en médicaments et dispositifs médicaux répondant aux normes internationales de qualité et de sécurité».
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît les efforts consentis par l'Algérie pour le développement de son industrie pharmaceutique. L'OMS a salué, en effet, les résultats qualitatifs réalisés, dans ce domaine vital, par notre pays qu'elle considère comme «un pôle régional qualifié pour l'approvisionnement du continent africain en médicaments et dispositifs médicaux répondant aux normes internationales de qualité et de sécurité».
Sur les 600 usines pharmaceutiques en Afrique, 218 sont implantées en Algérie, soit 30% de l'industrie pharmaceutique africaine, a précisé le ministre de l'Industrie pharmaceutique, Ouassim Kouidri, lors de l'une de ses sorties médiatiques. L'Algérie est le seul pays en Afrique et dans le monde arabe à produire des stylos à insuline à 100% algériens, rappelle-t-il. Sur 200 anticancéreux enregistrés dans la nomenclature dédiée à la lutte contre cette maladie, 54 sont fabriqués localement.
Ceci a suscité un grand soulagement au sein des malades de cancer. L'objectif stratégique reste toutefois l'obtention du Niveau de Maturité 3 (ML3) de l'OMS. Après une évaluation approfondie par des experts de l'Organisation onusienne, plus de 78% des recommandations ont déjà été mises en oeuvre. En tout cas, l'Algérie est sur le point de décrocher ce label qui permettra aux médicaments d'occuper des places de choix sur les marchés internationaux... - Lire cet article
ALGER - Le ministre de l'Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a reçu jeudi à Alger le ministre mozambicain de la Santé, Ussene Hilario Isse, avec lequel il a évoqué les perspectives de coopération bilatérale, a indiqué un communiqué du ministère.
Cette rencontre, qui s'est déroulée au siège du ministère, en présence de l'ambassadeur du Mozambique en Algérie, Antonio Namburetie, a été l'occasion d'évoquer le renforcement de la coopération entre les deux pays dans le domaine de l'Industrie pharmaceutique, notamment à travers l'expertise apportée par l'Algérie à la production de médicaments et de fournitures médicales sous toutes ses formes.
A cette occasion, M. Kouidri a proposé d'ouvrir la possibilité de produire une partie des commandes pharmaceutiques du Mozambique dans des unités industrielles nationales, permettant ainsi de répondre rapidement aux commandes et d'offrir aux professionnels de l'Industrie pharmaceutique au Mozambique la possibilité d'acquérir le savoir-faire algérien en matière de fabrication, a précisé la même source.
Le ministre a souligné que "l'Algérie compte actuellement plus de 230 unités industrielles appartenant aux secteurs public et privé, garantissant la production de plus de 83% des besoins du marché national", ajoute le communiqué... - Lire cet article
Dans un contexte marqué par l’augmentation de l’incidence des cancers, Orion Lab a organisé une conférence scientifique à Alger afin de mettre en lumière les avancées récentes en matière de thérapies ciblées. Cet événement a réuni des experts nationaux et internationaux pour débattre des innovations thérapeutiques et des perspectives d’amélioration de la prise en charge des patients.
La lutte contre le cancer constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique en Algérie. Face à cette réalité, l’innovation thérapeutique, notamment à travers les thérapies ciblées, représente un levier essentiel pour améliorer le pronostic des patients.
C’est dans cette dynamique qu’Orion Lab a organisé cet évènement scientifique dédiée aux nouvelles stratégies thérapeutiques.
Une rencontre scientifique de haut niveau
Placée sous le thème : ‘’Nouvelles stratégies thérapeutiques ciblées dans les cancers différenciés de la thyroïde, de l’endomètre et du carcinome hépatocellulaire’’, ce rendez-vous a rassemblé de nombreux professionnels de santé, incluant oncologues, spécialistes hospitalo-universitaires et praticiens impliqués dans la prise en charge du cancer.
Cet événement a constitué un véritable espace d’échange scientifique, animé par des professeurs et experts de référence, permettant de partager les dernières avancées en oncologie et d’explorer les tendances thérapeutiques actuelles... - Lire cet article
Le marché des compléments alimentaires en Algérie s’impose progressivement dans le quotidien des consommateurs, porté par une demande croissante et des circuits de distribution en pleine mutation.
Mais derrière cette expansion rapide, un constat s’impose. L’absence d’un encadrement clair expose à des dérives, tant sur la qualité des produits que sur leur usage.
Face à cette situation, les pouvoirs publics enclenchent un tournant réglementaire avec un projet de décret destiné à structurer un secteur longtemps resté dans une zone grise.
Compléments alimentaires en Algérie : un projet de décret pour combler un vide juridique persistant
Réuni sous la présidence de Sifi Ghrieb, le gouvernement a examiné un projet de décret exécutif visant à définir les caractéristiques techniques des compléments alimentaires destinés à la consommation humaine. Ce texte s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire.
L’objectif affiché est clair : combler un vide juridique qui perdure dans un secteur en pleine expansion. Le projet prévoit notamment : ... - Lire cet article
Le ministère de l’Industrie pharmaceutique a pris une nouvelle mesure relative à l’importation des matières premières pour la fabrication des médicaments.
La gestion administrative des importations se poursuit en Algérie avec une nouvelle mesure qui concerne cette fois les produits pharmaceutiques.
Selon une note de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), le ministère de l’Industrie pharmaceutique a décidé d’alléger le dossier relatif à l’importation des matières premières pour la fabrication de médicaments en Algérie.
L’attestation de régulation pharmaceutique n’est plus exigée par les banques pour les opérations de domiciliation des importations de matières premières pour la fabrication locale de médicaments et autres dispositifs médicaux. Selon cette note datée du 1ᵉʳ avril, ce document a été supprimé par le ministère de l’Industrie pharmaceutique... - Lire cet article
Son PDG a reçu une délégation de haut niveau de l’U.A. Une attention particulière est portée vers les pays voisins, notamment le Niger.
Après avoir traversé une zone de « turbulences », le groupe pharmaceutique public Saidal et en voie de redorer son blason, malgré une certaine instabilité au sein de sa direction, marquée par des changements importants Saidal revient lentement, mais sûrement, sur la devant de la scène régionale et continentale.
Dans ce contexte, le PDG de Saidal, Mourad Belkhelfa, a reçu, jeudi, à Alger, une délégation de haut niveau de la Commission de l’Union africaine (UA).
Cette rencontre stratégique a permis de mettre en lumière les avancées de l’industrie pharmaceutique algérienne et de prospecter de nouvelles perspectives de coopération en faveur de l’autonomie sanitaire du continent.
Saidal, acteur clé de l’industrie pharmaceutique algérienne que pilote le DG du Groupe, le professeur Mourad Belkhelfa, a accueilli, au siège de l’unité de production d’El Harrach, le représentant de la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, le Dr Adamu Isah. Ce dernier était accompagné du Dr Diop Mohamed Yahya, chef du département santé de la Commission, ainsi que des cadres issus de plusieurs institutions nationales, notamment les ministères de l’Industrie pharmaceutique et des Affaires étrangères... - Lire cet article
Changement de dimension pour ThinkerCare Group. Le groupe algérien amorce un virage stratégique en annonçant le lancement imminent d’une nouvelle gamme dermo-pharmaceutique, avec l’ambition claire de s’imposer sur le terrain des soins à forte valeur médicale.
Jusqu’ici identifié dans l’univers de la dermo-cosmétique, notamment à travers ses marques Touché et Belnco, ThinkerCare Group franchit un cap. Le groupe investit désormais le segment dermo-pharmaceutique, un positionnement hybride où se rencontrent cosmétique avancée et exigences thérapeutiques.
Ce choix ne relève pas du hasard. Il traduit une volonté de monter en gamme et de répondre à une demande croissante pour des solutions plus ciblées, plus techniques et mieux encadrées sur le plan scientifique.
Des solutions ciblées pour des problématiques dermatologiques concrètes
La nouvelle gamme s’inscrit dans une logique de réponse directe aux besoins du terrain. Elle propose des formulations pensées pour traiter des affections cutanées spécifiques, avec une approche rigoureuse mêlant innovation et standards pharmaceutiques. Parmi les solutions annoncées, plusieurs axes se dégagent... - Lire cet article
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique algérienne, Wassim Kouidri, a tenu mardi une réunion de travail à distance avec le ministre de la Santé de la République du Niger, Gouera Hakimi. Cette rencontre a marqué un pas important dans le renforcement des liens entre les deux pays dans le domaine de la santé et de l’industrie pharmaceutique.
Selon un communiqué du ministère algérien, plusieurs hauts responsables ont participé à la réunion. Parmi eux, l’ambassadeur d’Algérie au Niger, le directeur général de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques et le directeur général du groupe public Saidal. Leur présence a permis de discuter concrètement des besoins et des opportunités de coopération entre Alger et Niamey.
Une demande claire du Niger
Lors de la réunion, le côté nigérien a formulé une demande précise : recevoir des médicaments et des vaccins fabriqués en Algérie. Le Niger souhaite également être accompagné dans la création d’une industrie pharmaceutique locale capable de produire certains médicaments sur place. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large visant à renforcer l’autonomie pharmaceutique des pays africains... - Lire cet article
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