À l’heure où les systèmes de santé à travers l’Afrique sont confrontés à des menaces complexes et en constante évolution, une crise continue de sévir dans l’ombre, mettant discrètement des vies en danger et sapant la confiance dans les soins. Les médicaments dangereux. Des antipaludiques contrefaits aux antibiotiques de qualité inférieure en passant par les traitements oncologiques non homologués, l’ampleur et les conséquences de ce défi exigent bien plus qu’une simple prise de conscience. Elles nécessitent une action décisive sur le terrain et la mobilisation des communautés.
C'est dans ce contexte que Medicines For Africa | mfa lance sa série de webinaires « Frontline Defences Against Unsafe Medicines » (Défenses de première ligne contre les médicaments dangereux), en commençant par une voix qui incarne à la fois l'urgence et l'expérience, celle du Dr Martins Iluyomade, Dr FSI, qui dirige le département des enquêtes et de l'application de la loi de l'Agence nationale pour l'administration et le contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC).
En tant que directeur des enquêtes et de l’application de la loi à la NAFDAC et président du groupe de travail fédéral sur les médicaments contrefaits et falsifiés et les aliments transformés de mauvaise qualité, le Dr Iluyomade a passé plus de deux décennies en première ligne de l’application de la réglementation. Son travail ne se limite pas aux salles de réunion ou aux cadres politiques. Il se déroule sur les marchés, dans les entrepôts, les ports et aux postes-frontières, là où la lutte contre les médicaments dangereux est la plus immédiate et la plus cruciale... - Lire cet article
Le Zimbabwe continue de faire preuve d’une forte dynamique dans l’amélioration des performances et de la crédibilité de son système de réglementation des médicaments, alors que l’Autorité de contrôle des médicaments du Zimbabwe (MCAZ) franchit une étape cruciale vers l’obtention du niveau de maturité 4 (ML4) de l’outil mondial d’évaluation comparative (GBT) de l’OMS. Le ML4 désigne un système de réglementation fonctionnant à un niveau de performance avancé, caractérisé par une stabilité bien établie, des mécanismes d’amélioration continue et la capacité d’être reconnu et considéré comme fiable au niveau international. La MCAZ a accueilli des experts de l'Organisation mondiale de la santé pour un audit d'observation de l'inspection des bonnes pratiques de fabrication (BPF) du 7 au 10 avril 2026. Il s'agit d'une étape préalable importante à la prochaine évaluation ML4 du pays par l'OMS, prévue du 27 avril au 1er mai 2026.
Cet audit observé représente une étape stratégique importante dans le processus de renforcement réglementaire du Zimbabwe. Cet exercice fournit une évaluation objective de la capacité de l’Autorité à mener des inspections BPF conformément aux normes internationalement reconnues, en évaluant directement les performances, la compétence et la cohérence des inspecteurs de la MCAZ.
Ces inspections sont fondamentales pour garantir que les fabricants de produits pharmaceutiques se conforment à des pratiques rigoureuses d’assurance qualité, préservant ainsi la santé publique et la sécurité des patients. Outre le fait qu'elles constituent un indicateur de la maturité institutionnelle, elles renforcent directement les systèmes de sécurité des patients au Zimbabwe. En améliorant la rigueur, la cohérence et la fiabilité de la surveillance réglementaire, l'Autorité veille à ce que chaque étape du cycle de vie des médicaments soit ancrée dans la protection des patients. Ces progrès renforcent la confiance du public dans le fait que seuls des médicaments dont la qualité est garantie, sûrs et efficaces parviennent sur le marché... - Lire cet article
L'exactitude des informations médicales constitue le fondement sur lequel reposent la sécurité des patients, la confiance et l'efficacité clinique. En Tanzanie, et plus largement sur le continent africain où les professionnels de santé exercent souvent dans des environnements soumis à une forte pression et disposant de ressources limitées, l'accès à des informations médicales claires, fiables et à jour peut faire la différence entre une issue favorable et un préjudice qui aurait pu être évité. C'est dans ce contexte que la publication de la nouvelle édition de l'Index des médicaments de Tanzanie représente une avancée significative.
Au fond, la sécurité des patients dépend des décisions prises. Chaque ordonnance rédigée, chaque dose délivrée et chaque instruction donnée à un patient dépendent de la qualité des informations dont dispose le professionnel de santé. Lorsque ces informations sont incomplètes, obsolètes ou incohérentes, le risque d’erreur augmente considérablement, ce qui met les patients en danger. Ces erreurs peuvent prendre de nombreuses formes, allant d’un dosage incorrect à des interactions médicamenteuses nocives, et leurs conséquences sont souvent ressenties de manière particulièrement aiguë par les patients les plus vulnérables.
L'Index des médicaments de Tanzanie relève ce défi en fournissant une référence structurée et adaptée au contexte local, conforme aux normes réglementaires nationales et aux réalités cliniques. Cela est particulièrement important dans un environnement de soins de santé où les références mondiales ne reflètent pas toujours la disponibilité locale, les indications approuvées ou les directives thérapeutiques. En garantissant aux praticiens l'accès à des informations adaptées au contexte tanzanien, l'Index renforce la confiance et la précision avec lesquelles les soins sont dispensés.
Il s'agit d'un investissement significatif et direct dans la sécurité des patients. Lorsque les médecins et les pharmaciens peuvent s'appuyer sur une source fiable, ils sont mieux armés pour prendre des décisions éclairées rapidement et avec précision. Cela réduit l'incertitude, minimise la variabilité des soins et contribue à normaliser les meilleures pratiques dans l'ensemble des établissements. À long terme, cette cohérence se traduit par une diminution des erreurs, de meilleurs résultats et une confiance renforcée entre les patients et le système de santé... - Lire cet article
Advancing medicine safety in Africa requires more than stronger systems. It requires broader participation. Our Frontline Defenders Youth meeting last night made this clear. When engaged effectively, Africa’s youth are not only willing to contribute. They are ready to lead. By empowering them to move from awareness to action, we can unlock a powerful force capable of protecting patients, reducing harm, and strengthening health systems from the ground up. African youth are the future of pharmacovigilance in Africa.
Across the continent, access to medicines has expanded, improving health outcomes and saving lives. Yet this progress is increasingly threatened by the persistent circulation of unsafe medicines including substandard, and falsified medicines. These risks are compounded by fragile pharmacovigilance systems, where underreporting, limited awareness, and capacity constraints prevent timely detection and response to medicine-related harm.
Addressing this challenge demands a shift in how we think about participation in public health systems—particularly who is included, and who is empowered to act.
Youth as a Strategic Force in Public Health
Africa’s demographic landscape presents a unique and underutilized advantage. With the youngest population globally, the continent possesses a vast network of individuals who are deeply connected to their communities. They are highly adaptable, and increasingly engaged in social impact.
Youth-focused initiatives are showing us an oft overlooked fact. That young people are not passive observers of public health challenges. When given the space and tools to engage, they demonstrate high levels of collaboration, curiosity, and commitment. At the Medicines for Africa meeting convened last night, they turned up in their numbers curious, highly engaged and collaborative. They were especially drawn to the fact that the initiative offered practical, real-world application. Solutions that directly improve patient safety and strengthen medicine regulation and directly impacts people in their communities... - Lire cet article
Le blocage du détroit d'Ormuz depuis mars 2026 a bloqué de nombreuses cargaisons, y compris celles de médicaments destinés à l'Afrique. Cette réalité valide davantage les décisions industrielles prises dès 2022 par certains investisseurs et pourrait accélérer le développement de l’écosystème africain du médicament en construction.
Depuis fin février 2026, l’Afrique — où les pays dépendent de 70% à 100 % des importations pour leurs médicaments — fait face à une grave crise d’approvisionnement pharmaceutique. Cette situation s’inscrit dans une fragilité structurelle révélée par la crise du Covid-19. Les grandes entreprises pharmaceutiques mondiales avaient anticipé cette nouvelle crise dans leurs décisions stratégiques entre 2022 et 2024, sans être aujourd’hui en mesure d’en atténuer efficacement les effets.
Pas seulement une question de coûts
La limitation du trafic dans les hubs aériens du Golfe Persique et le blocage du détroit d'Ormuz ont fait chuter la capacité mondiale de fret pharmaceutique de 22% entre le 28 février et le 3 mars 2026, selon les données publiées par Think Global Health, laboratoire d'analyse du Council on Foreign Relations, basé à Washington. Au Nigeria, le prix des principes actifs du paracétamol a progressé de 28% dès la deuxième semaine du conflit, selon Patrick Ajah, directeur général de May & Baker Nigeria, cité par le quotidien Vanguard le 5 avril 2026.
Les délais de livraison via le cap de Bonne-Espérance se sont allongés de dix à quatorze jours, selon le même rapport. « Si la disruption se prolonge, ce ne sera pas seulement une question de coûts. Même si vous avez l'argent, les médicaments peuvent ne pas être disponibles. » a déclaré Patrick Ajah qui dirige May & Baker Nigeria, l'un des principaux fabricants pharmaceutiques d'Afrique de l'Ouest, dont plus de 80% des intrants proviennent encore d'Inde et de Chine... - Lire cet article
La publication par la SAHPRA de l'étude de faisabilité sur l'enregistrement des dispositifs médicaux et des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (IVD) marque une étape importante dans l'évolution des systèmes de réglementation des technologies de santé en Afrique.
En proposant un cadre fondé sur les risques pour l'enregistrement des dispositifs médicaux destinés à l'usage humain, qu'il s'agisse de produits fabriqués localement ou importés, l'Afrique du Sud s'aligne sur des principes réglementaires internationaux largement reconnus. La question centrale n'est toutefois pas de savoir si ce cadre reflète les meilleures pratiques, mais s'il peut être mis en œuvre de manière à garantir une application cohérente, une surveillance post-commercialisation efficace et des résultats équitables en matière de sécurité des patients dans une région caractérisée par des capacités réglementaires inégales.
Une approche fondée sur les risques suppose l'existence d'institutions capables de classer les dispositifs avec précision, d'évaluer la documentation technique et de faire respecter la conformité de manière proportionnée au risque. Dans la pratique, ces fonctions nécessitent un développement continu de l'expertise technique, des systèmes administratifs et des ressources financières qui ne sont pas disponibles de manière uniforme sur l'ensemble du continent. Même dans des environnements réglementaires relativement plus développés, le passage de la conception des politiques à la réalité opérationnelle peut mettre en évidence des lacunes dans la coordination, des retards dans le traitement des dossiers et des incohérences dans la prise de décision. Sans un investissement délibéré dans les capacités institutionnelles, le cadre risque de fonctionner de manière inégale, ce qui limiterait sa capacité à atteindre les objectifs de santé publique visés.
La question de l'application de la réglementation est étroitement liée à la crédibilité. Les systèmes réglementaires dépendent non seulement de règles claires, mais aussi de la capacité à garantir le respect de ces règles par les fabricants, les importateurs et les distributeurs. Lorsque les systèmes d’inspection sont faibles ou que les sanctions sont appliquées de manière incohérente, des produits non conformes peuvent rester en circulation, compromettant à la fois la sécurité des patients et la confiance dans l’autorité de régulation. Dans de nombreux contextes africains, les marchés informels et la fragmentation des chaînes d’approvisionnement compliquent encore davantage la surveillance, rendant difficile le suivi des dispositifs une fois qu’ils ont intégré le système de santé. Un modèle fondé sur les risques n’élimine pas ces défis. Il nécessite un niveau de coordination plus élevé pour garantir que les ressources limitées en matière d’application de la réglementation soient orientées là où elles sont le plus nécessaires... - Lire cet article
Selon Alphonse Ayissi Abena, président de la Fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO), « le droit à l’information n’est pas un luxe, c’est une composante vitale de la sécurité sanitaire. Un silence administratif en période de crise est une mise en danger délibérée d’autrui ».
Sa déclaration fait suite à la gestion, par les autorités sanitaires africaines, de l’affaire liée aux rappels et retraits massifs de lots de lait infantile depuis la fin de l’année 2025 dans plus de 60 pays à travers le monde et impliquant des agro-industries telles que Nestlé, Danone et Lactalis dont les produits sont distribués partout sur le continent. Il dénonce « une réaction à deux vitesses et un manque de proactivité ».
Bien que ces firmes agroalimentaires aient dévoilé les pays concernés par ce scandale, très peu de pays africains ont pris l’initiative de communiquer pour rassurer leur population face à l’ampleur des rappels.
C’est le 16 février que la filiale sénégalaise de Nestlé a précisé dans un communiqué que « les laits infantiles des marques Nan et Guigoz, dûment enregistrés auprès des autorités nationales compétentes, sont sûrs et peuvent être consommés en toute confiance ».
Deux semaines plus tôt, le ministre camerounais de la Santé, Malachie Manaouda, avait révélé que des investigations approfondies avaient été menées par les services compétents, en collaboration avec les représentants locaux du fabricant (Nestlé, NDLR) sur certains lots de lait infantile Guigoz et Nan... - Lire cet article
La présentation et l'avancement du projet de loi de 2025 sur l'Autorité nationale des médicaments et des produits de santé, mené par la ministre d'État à la Santé, Mme Anifa Kawooya, et examiné au Parlement sous la direction de la présidente Anita Among, marquent une avancée importante pour l'Ouganda. Ce projet de loi vise à remplacer la loi obsolète de 1993 par un cadre réglementaire moderne et complet qui reflète les réalités actuelles du secteur de la santé et s'aligne davantage sur les normes internationales, telles que celles établies par l'Organisation mondiale de la santé. Au cœur de ce projet se trouve la création d’une autorité renforcée, dotée de pouvoirs élargis pour superviser l’ensemble des produits de santé, des médicaments et vaccins aux dispositifs médicaux, en passant par les cosmétiques et les compléments alimentaires.
Depuis des années, l’Ouganda a réalisé des progrès constants dans l’élargissement de l’accès aux soins de santé. Pourtant, la fragmentation réglementaire et les contraintes de capacité ont limité sa capacité à garantir de manière cohérente la sécurité, la qualité et l’efficacité des médicaments et des produits de santé. Cette situation résulte en grande partie d’un cadre juridique obsolète datant de 1993. Une époque antérieure à l’émergence rapide des nouvelles technologies, des chaînes d’approvisionnement complexes et de l’évolution des normes mondiales. Des lacunes critiques ont persisté, notamment une surveillance limitée des pharmacies au sein des établissements de santé, des mécanismes insuffisants pour les rappels de produits et l’absence de réglementation pour des catégories entières telles que les dispositifs médicaux, les cosmétiques et les compléments alimentaires. Ces lacunes ont entravé la capacité du pays à répondre efficacement aux risques et à protéger pleinement la santé publique et la sécurité des patients. Le nouveau projet de loi change la donne.
Ce projet de loi est important car il transforme fondamentalement les capacités du système réglementaire ougandais. Pour la première fois, le pays dispose d’une structure unifiée capable de superviser l’ensemble du cycle de vie des produits de santé, y compris l’enregistrement, la fabrication, la distribution, les contrôles à l’importation et à l’exportation, ainsi que la surveillance post-commercialisation. Il instaure une autorité plus claire en matière d’essais cliniques, renforce la pharmacovigilance et permet un suivi systématique de la sécurité des produits une fois ceux-ci mis sur le marché. Surtout, il donne aux autorités de régulation les moyens de tester, de détecter et de rappeler les produits nocifs ou non conformes, comblant ainsi des lacunes de longue date qui exposaient auparavant les citoyens à des risques... - Lire cet article
Le Burkina Faso a récemment signé un accord controversé dans le domaine de la santé, d'un montant de 147 millions de dollars, avec les États-Unis, alors même que d'autres pays africains rejettent cet accord.
Les données de santé constituent également le fondement de la recherche biomédicale et de l'innovation pharmaceutique. Les vastes ensembles de données permettent la réalisation d'essais cliniques, l'élaboration de modèles épidémiologiques et l'identification de cibles thérapeutiques. Pour les pays africains qui aspirent à mettre en place des écosystèmes de recherche et des industries pharmaceutiques plus solides, il est essentiel de conserver un accès significatif à leurs données de santé ainsi que le contrôle de celles-ci. Si les données générées au sein des systèmes de santé africains sont systématiquement exportées sans supervision structurée ni renforcement des capacités, les institutions de recherche locales risquent de rester dépendantes de partenaires externes plutôt que de devenir des contributeurs et des collaborateurs à part entière dans le domaine de la découverte et du développement scientifiques mondiaux. Même si des fonds supplémentaires auraient pu être utilisés pour dynamiser le secteur pharmaceutique africain, les informations disponibles dans les notes d’information de la plupart des pays ayant signé l’accord suggèrent que le financement prévu par celui-ci est principalement axé sur la prestation de services de santé, les programmes de lutte contre les maladies et les systèmes de surveillance.
Bien que ces domaines correspondent aux intérêts stratégiques des États-Unis, il est important que les pays africains négocient soigneusement les conditions afin de garantir que le financement soutienne à la fois leurs besoins sanitaires immédiats et le développement à long terme d’écosystèmes autonomes, qui incluent également la recherche locale et le développement de la fabrication. Les améliorations en matière de surveillance numérique, d’infrastructures logistiques et de gestion de la chaîne d’approvisionnement pourraient indirectement bénéficier à la distribution pharmaceutique et à la surveillance réglementaire.
Des infrastructures de santé plus solides peuvent améliorer l'efficacité de l'approvisionnement en médicaments, garantir un meilleur contrôle de la qualité et créer des marchés plus fiables pour les produits pharmaceutiques. S'ils sont conçus avec prévoyance, ces investissements pourraient soutenir l'écosystème plus large nécessaire au développement pharmaceutique. Bien que peu de détails concrets aient été divulgués sur le secteur pharmaceutique au-delà de ce qui figure dans le document « America First Global Health Strategy » lui-même, ce cadre signale une intention de promouvoir l'achat de produits de santé fabriqués aux États-Unis sur les marchés émergents et de tirer parti des mécanismes d'achats groupés... - Lire cet article
Nairobi, 05 mars 2026 (AIP) – Le directeur régional pour l’Afrique de Roche, Maturin Tchoumi, a plaidé pour une accélération de la recherche et du développement (R&D) axée sur les spécificités génétiques des populations locales, afin de garantir un système de santé pérenne sur le continent.
S’exprimant lors de l’ouverture de l’édition de l’« Africa Press Day » mercredi 04 à Nairobi au Kenya, M. Tchoumi a souligné que l’avenir de la médecine en Afrique repose sur une meilleure compréhension de la science de la génétique africaine. Cette approche devrait permettre, à terme, de fabriquer localement des médicaments adaptés au génome africain.
« Pour nous, investir dans la recherche et le développement en Afrique est un axe principal pour rendre le système pérenne avec ce que nous savons », a-t-il affirmé, précisant que cette stratégie vise à sortir des modèles standards pour proposer des solutions thérapeutiques de précision.
Pour concrétiser cette vision, le groupe pharmaceutique Roche a entrepris de renforcer ses collaborations avec le monde académique.
L’objectif affiché est de doter les universités africaines des compétences et des ressources nécessaires pour mener des activités de R&D de pointe.
« Nous nous concentrons à travailler avec certaines universités africaines pour les rendre plus à même de faire de la recherche et du développement », a ajouté le patron de Roche Africa.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté globale de souveraineté sanitaire, permettant à l’Afrique de ne plus être une simple consommatrice de médicaments importés, mais une actrice majeure de l’innovation médicale mondiale.
La Journée de la presse africaine 2026 se tient du 4 au 5 mars à Nairobi et met l’accent sur la souveraineté sanitaire. Cette rencontre vise à débattre des principaux enjeux de santé publique et à mobiliser les médias africains autour de ces problématiques... - Lire cet article
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