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Plateforme d'informations pour les acteurs du médicament en Afrique

Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


Trafic de produits psychotropes à Bantaco : un mécanicien arrêté avec plus de 6 000 comprimés de Tramadol - 19/02/2026 - Seneweb - Sénégal

Les éléments de la Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) de Kédougou ont procédé, dans la nuit du mercredi 17 février 2026 aux environs de 22 heures, à l’interpellation d’un individu impliqué dans un réseau présumé de trafic de produits psychotropes à Bantaco.

L’opération fait suite à un renseignement opérationnel signalant l’existence d’un circuit de distribution clandestine de comprimés de Tramadol dans cette localité. Les enquêteurs ont ainsi arrêté Boubacar Barry, âgé de 32 ans, de nationalité sénégalaise, mécanicien de motos et propriétaire d’un magasin de vente de pièces détachées.

Un système de vente bien organisé

Selon les investigations menées par les agents, le suspect utilisait son commerce comme point de contact avec les clients. Après réception des commandes, il se rendait dans un autre local situé à environ 100 mètres du magasin, servant de dépôt, pour récupérer les quantités demandées avant d’effectuer la livraison.

Afin de confirmer les renseignements reçus, les éléments de la BRS ont mis en place un dispositif d’infiltration consistant en un achat contrôlé. Des agents se sont fait passer pour des clients et ont commandé un demi-carton, soit 50 comprimés de Tramadol.

Au moment où le suspect se rendait à son dépôt pour récupérer la marchandise, il a été discrètement suivi par les enquêteurs, permettant ainsi de localiser le stock.

Plus de 6 400 comprimés saisis

L’intervention a conduit à l’arrestation du mis en cause en possession de 64 cartons contenant chacun 100 comprimés de Tramadol, soit un total de 6 400 comprimés... - Lire cet article


Le portefeuille de l’UE pour le Sénégal à plus de 852 milliards de FCFA - 18/02/2026 - Agence de Presse Sénégalaise - Sénégal

Dakar, 18 fév (APS) – Le portefeuille Global Gateway, soutenu par différents acteurs financiers et banques d’investissement, des agences bilatérales des États membres de l’Union européenne et même la Banque africaine de développement, s’élève à 852,7 milliards de FCFA (1,3 milliard d’euros) au Sénégal, a déclaré le directeur Afrique de l’UE pour les partenariats internationaux, Stefano Signore.

Global Gateway désigne la stratégie européenne visant à développer des liens intelligents, propres et sûrs en soutien aux intérêts stratégiques des pays partenaires de l’UE, via des investissements durables et de haute qualité.

“Avec ce portefeuille nous sommes très actifs dans les secteurs du transport et de la mobilité urbaine, par exemple, sur la route du sud, la trans-gambienne, mais aussi sur le pont de Rosso et sur d’autres infrastructures importantes”, a-t-il souligné lors d’un entretien avec l’APS.

Dans les secteurs de la mobilité urbaine, a-t-il dit, l’UE, à travers ce portefeuille, est engagé dans le projet de Bus à haut niveau de service (BRT) à Dakar, en finançant des matériaux roulants, dont 121 bus, pour un investissement de 85 milliards 274 millions 410 mille FCFA (130 millions d’euros).

“On est aussi actif sur les bus à gaz dont l’appel d’offres est en cours, et on regarde de près le Train Express Régional (TER), dont nous avons participé à financer les première et deuxième phases et participerons pour la troisième phase”, a fait savoir M. Signore.

Il a indiqué que l’UE est également active sans “la modernisation du réseau, l’électrification rurale et d’autres activités”.

De même, le secteur pharmaceutique, à travers la coopération avec l’Institut Pasteur de Dakar, est aussi dans le viseur de l’UE, pour faire en sorte que le Sénégal puisse renforcer son rôle dans le cadre de l’activité pharmaceutique, a souligné M. Signore.

L’assainissement, avec la dépollution de la baie de Hann, et l’agriculture et le numérique vont également bénéficier du portefeuille global Gateway au Sénégal, a-t-il indiqué, précisant que l’UE entend mobiliser l’investissement pour contribuer à atteindre les objectifs économiques du pays... - Lire cet article


Lutte contre les trafics illicites : d’importantes saisies de médicaments et de chanvre indien dans le Centre et le Sud-est - 16/02/2026 - Agence de Presse Sénégalaise - Sénégal

Ziguinchor, 16 fév (APS) –Les unités des Douanes sénégalaises déployées dans les régions du Centre et du Sud-est ont réalisé d’importantes saisies de médicaments frauduleux, de produits aphrodisiaques et de chanvre indien, dans le cadre de leurs missions de protection des populations contre les produits nuisibles à la santé et au bien-être, a appris l’APS de source officielle.

Selon un communiqué de la Division de la communication et des relations publiques de la Direction générale des Douanes, les agents du Poste des Douanes de Keur-Moussa, relevant de la subdivision de Kaolack, ont saisi un important lot de médicaments d’une contrevaleur estimée à près de 58 millions de francs CFA.

La saisie a été opérée dans la nuit du vendredi 13 février 2026, vers 1 heure du matin, à Colobane (Gossas), dans la région de Fatick, sur un véhicule faisant l’objet d’un signalement pour des déplacements suspects entre la frontière et certaines grandes villes du centre du pays.

Le dispositif d’observation et de filature mis en place par les agents a permis d’intercepter une cargaison composée essentiellement d’aphrodisiaques, d’antihistaminiques, d’antalgiques, d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires.

Des produits vétérinaires figuraient également dans le lot saisi.

Dans la même dynamique, les agents de la Brigade commerciale des Douanes de Keur-Ayib, toujours dans la subdivision de Kaolack, ont interpellé, le vendredi 6 février 2026 vers 21 heures, dans le village de Ndiba-Ndiayène (département de Nioro), deux individus de nationalité sénégalaise âgés respectivement de 60 et 62 ans, en possession de 15 kilogrammes de chanvre indien... - Lire cet article


Cancer et sécurité sanitaire : la Lisca alerte sur les ruptures de médicaments - 06/02/2026 - Sud Quotidien - Sénégal

La Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca) appelle l’État à engager une coopération plus étroite avec le secteur privé afin de faire face aux ruptures récurrentes de médicaments anticancéreux, qui compromettent la continuité des soins et fragilisent la prise en charge des patients. Une alerte lancée à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le cancer, commémorée mercredi dernier au Sénégal.

Dans un contexte marqué par près de 12 000 nouveaux cas de cancer et environ 8 000 décès par an, la Lisca, par la voix de son secrétaire général Mansour Niang, a pointé les dysfonctionnements persistants dans l’approvisionnement en molécules essentielles. « Nous rencontrons depuis un bon bout de temps des problèmes liés à des ruptures de médicaments anticancéreux. C’est surtout lié à la continuité des soins, que ce soit au niveau des médicaments ou la disponibilité de la radiothérapie », a-t-il déclaré, soulignant que ces défaillances affectent directement l’efficacité des traitements. « Je pense qu’il y a des efforts importants qui doivent être faits sur les ruptures de médicaments sur tous les anticancéreux, car ce n’est pas qu’une question de soin, mais d’accompagnement », a-t-il ajouté.

Selon lui, ces difficultés ne concernent pas uniquement les produits anticancéreux, mais s’inscrivent dans un problème plus large touchant plusieurs classes thérapeutiques. « Il y a globalement des ruptures de médicaments sur plusieurs types de pathologies », a-t-il indiqué, invitant l’État et la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) à revoir les mécanismes de prévision et de gestion des stocks. « Il faut qu’aujourd’hui, que ce soit l’État, la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), qu’ils puissent s’organiser et trouver des solutions. Certes, il y a des médicaments qui sont gratuits du fait de cette subvention de la chimiothérapie mais qui ne sont pas toujours disponible. Il faut pouvoir discuter avec les privés pour que lorsque ces médicaments sont à un seuil critique, qu’on puisse faire en sorte qu’ils soient disponibles dans le privé et qu’on puisse les acheter ».

Pour la Lisca, une ouverture structurée au secteur privé constitue une piste crédible. Mansour Niang estime qu’« il faut pouvoir discuter avec les privés pour que, lorsque ces médicaments sont à un seuil critique, on puisse faire en sorte qu’ils soient disponibles dans le privé et qu’on puisse les acheter ». Il relève toutefois que, dans le contexte actuel de gratuité ou de subvention, « un privé ne prendrait pas le risque d’en acheter sauf si l’État organise une plateforme »... - Lire cet article


Santé mentale et médicaments essentiels : Guy Marius Sagna alerte sur une série de ruptures critiques - 04/02/2026 - Seneweb - Sénégal

La question de la disponibilité des médicaments essentiels continue de susciter de vives inquiétudes au Sénégal. Dans une question écrite adressée au ministre de la Santé, le député Guy Marius Sagna alerte sur la rupture prolongée du Largactil, un neuroleptique clé dans la prise en charge des pathologies mentales. Selon le parlementaire, ce médicament est introuvable dans les officines depuis un certain temps, plongeant de nombreux patients et leurs familles dans le désarroi. Face à cette situation, il demande au ministre des éclaircissements précis sur les causes de cette indisponibilité, la date prévue pour un retour à la normale et, surtout, les mesures structurelles envisagées pour éviter que de telles pénuries ne se reproduisent.

Cette situation ne serait malheureusement pas un cas isolé. Le député souligne qu’il s’agit de sa troisième interpellation en moins d’un mois concernant des produits de santé vitaux. Avant le Largactil, des alertes avaient déjà été lancées sur le Ténofovir, un antirétroviral essentiel pour les patients vivant avec le VIH, ainsi que sur le vaccin Hexavalent, indispensable au programme de vaccination des nourrissons.

Face à la répétition de ces épisodes, Guy Marius Sagna exprime une inquiétude globale sur la fiabilité du circuit d’approvisionnement national. Il interpelle directement les autorités sanitaires sur la réalité des stocks à l'échelle du territoire et demande des explications transparentes pour les populations impactées. La récurrence de ces ruptures pose la question cruciale de la souveraineté pharmaceutique et de la gestion de la Pharmacie Nationale d'Approvisionnement (PNA), alors que l'accès aux soins de base demeure une priorité sociale majeure. - Lire cet article


Trafic de médicaments : une menace sanitaire et sécuritaire qui appelle une riposte politique - 03/02/2026 - Seneweb - Sénégal

Le trafic de produits médicamenteux et sanitaires falsifiés ou de qualité inférieure s’impose aujourd’hui comme l’une des menaces les plus graves pesant sur la santé publique et la sécurité en Afrique. Longtemps cantonné au rang de commerce illicite, il est désormais reconnu comme une forme de criminalité transnationale organisée aux conséquences humaines, économiques et institutionnelles majeures. Selon les Nations unies, près de 500 000 décès sont imputables chaque année en Afrique subsaharienne à l’utilisation de médicaments falsifiés, dont 267 000 liés aux antipaludéens contrefaits. Cette situation alarmante a été au cœur du webinaire international organisé le 2 février 2026 par le Campus UPEACE/Afrique-Dakar et le Centre africain d’intelligence stratégique pour la Paix (CIS-PAIX).

Une crise silencieuse aux effets meurtriers

Mballo Dia Thiam, secrétaire général national du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS), a déclaré lors de son intervention que le trafic de médicaments n’est pas un simple problème de santé publique, mais une crise systémique menaçant à la fois la vie des populations, la sécurité des États et la crédibilité des institutions. Les médicaments falsifiés, souvent inefficaces, sous-dosés ou contaminés, entraînent des échecs thérapeutiques et favorisent l’émergence de résistances médicamenteuses. Les enfants, les femmes et les personnes âgées demeurent les principales victimes de ce commerce illicite.

Un enjeu sécuritaire et de gouvernance

Estimé à près de 200 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale, ce trafic est alimenté par des réseaux criminels transnationaux, parfois liés aux trafics de drogues, d’armes ou d’êtres humains. En Afrique de l’Ouest, il prospère sur la porosité des frontières, les disparités réglementaires et la corruption. Mballo Dia Thiam avertit que laisser prospérer ces réseaux revient à accepter que des logiques criminelles remplacent l’autorité de l’État, affaiblissant ainsi durablement la gouvernance sanitaire et la confiance des citoyens.

Le Sénégal : un exemple de réponse intégrée

Au Sénégal, les autorités ont engagé une réponse multisectorielle combinant régulation pharmaceutique, actions sécuritaires et poursuites judiciaires. Des missions conjointes menées par l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), la police, la gendarmerie et les douanes ont permis, au cours de l’année 2025, la saisie de quantités importantes de médicaments contrefaits et la fermeture de dépôts illégaux à Pikine, Diyabougou, Kaolack et Thiaroye... - Lire cet article


Santé : pourquoi ce médicament contre le cancer du sang n’est pas disponible dans les pharmacies au Sénégal - 16/01/2026 - Seneweb - Sénégal

Le Lenalidomide coûte cher. La boîte de 10 mg de ce médicament contre le cancer du sang revient à 61 000 francs CFA, et elle peut parfois grimper à 100 000. Ce niveau de prix élevé s’explique par la rareté du produit sur le marché. «Nous ne l’avons même pas dans nos bases de données», confesse un pharmacien interrogé par Wal fadjri, qui s’est intéressé au sujet dans son édition de ce jeudi.

Un gérant d’officine établie à Dakar-Plateau acquiesce : «Rares sont les pharmaciens qui le vendent. […] C’est un médicament qui est souvent commandé spécialement à l’extérieur. Parfois, ce sont les médecins qui le ramènent lors des voyages et le revendent même à leurs patients.»

Le problème principal est que le Lenalidomide « fait partie de cette classe de médicaments qui ne sont pas homologués au Sénégal », renseigne Dr Mamadou Sow, le chef du service chargé de l’homologation des médicaments, vaccins et autres produits de santé au niveau de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP), contacté par Wal fadjri.

Cet anticancéreux ne fait donc pas l’objet d’une Autorisation de mise sur le marché (AMM), préalable à sa commercialisation au Sénégal. Malgré tout, les médecins continuent de le prescrire. « Cela crée des difficultés dans certaines pharmacies, regrette Dr Sow. Nous avons une base de données et également la liste des médicaments essentiels. C’est aux prescripteurs de faire l’effort de consulter les produits qui sont homologués avant de les prescrire. » ... - Lire cet article


Dr Mouhamadou Sow, le Sénégalais qui fabrique un traitement local contre la drépanocytose - 16/01/2026 - Africa News Agency - Sénégal

Médecin, pharmacien et dirigeant de Teranga Pharma, le Dr Mouhamadou Sow est à l’origine de Drepaf, un médicament générique contre la drépanocytose produit localement à Dakar. Son ambition dépasse la seule innovation thérapeutique : il vise à renforcer la souveraineté pharmaceutique africaine et à rendre les traitements essentiels accessibles à tous.

Dans un entrepôt de Teranga Pharma, en périphérie de Dakar, des cartons de Drepaf s’empilent, prêts à être distribués dans les pharmacies sénégalaises. À côté, le Dr Mouhamadou Sow, directeur général de l’entreprise, raconte le chemin parcouru pour en arriver là : produire localement un médicament qui était jusqu’ici presque absent du continent africain.

Une vie consacrée à la santé publique

Pharmacien de formation, le Dr Sow a consacré sa carrière à la santé publique et à l’industrie pharmaceutique sénégalaise. Avant Teranga Pharma, il a suivi un parcours académique rigoureux qui l’a mené à se spécialiser dans la formulation de médicaments génériques adaptés aux besoins locaux. À la tête d’un laboratoire détenu majoritairement par des pharmaciens, médecins et investisseurs sénégalais, il défend une vision claire : une souveraineté pharmaceutique africaine qui passe par la production locale de médicaments essentiels.

La drépanocytose — une maladie génétique du sang qui provoque des douleurs sévères, des complications multiples et une mortalité élevée chez les enfants — est l’une des priorités de sa démarche. Sans traitement adapté, plus de la moitié des patients meurent avant l’âge de 10 ans, et 10 % de la population sénégalaise est porteuse du gène de la maladie.

« Le produit peut être utilisé à partir de neuf mois, ce qui permettra aux enfants de ne pas avoir de crise, de ne pas souffrir de douleurs et d’aller à l’école, leur donnant les mêmes chances de réussite que ceux qui n’ont pas la maladie », déclarait le Dr Sow à l’annonce du lancement de Drepaf, générique de l’hydroxyurée, en novembre 2025.

Cette formulation locale du médicament, homologuée en avril 2025 après un partenariat entre Teranga Pharma, l’ONG Drep.Afrique et un fabricant indien, marque une étape majeure pour l’Afrique. Sorti en version pédiatrique (100 mg) et adulte (500 mg), Drepaf se distingue par un prix accessible — environ 1 500 FCFA (environ  2,3 €) par mois pour les plus jeunes — soit deux fois moins cher que le traitement original importé... - Lire cet article


Le SIDA au Sénégal : état des lieux, populations à risque et urgences d’action face au VIH-1 et du VIH-2 (Par Mandjaye Diouf) - 15/12/2025 - Sene.news - Sénégal

Au Sénégal, l’épidémie du VIH/SIDA reste à prévalence globalement faible, mais elle demeure concentrée dans certaines régions et au sein de groupes de population particulièrement exposés, notamment les jeunes et les populations clés.

Les progrès enregistrés au Sénégal masquent encore des vulnérabilités importantes qui exigent un renforcement des stratégies de prévention, de dépistage précoce, de traitement et surtout de protection des nouvelles générations.

Pour rappel, le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) est un virus qui attaque progressivement le système immunitaire et affaiblit les défenses naturelles de l’organisme.

Le SIDA (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) représente le stade avancé de l’infection par le VIH, lorsque le système immunitaire est gravement affaibli et que surviennent des infections opportunistes ou certains cancers.

I. Contexte épidémiologique actuel

Les estimations les plus récentes indiquent qu’environ 43 000 à 46 000 personnes vivent avec le VIH au Sénégal, pour une prévalence nationale de l’ordre de 0,3 à 0,5 % chez l’adulte, en nette diminution par rapport aux décennies précédentes.

Cette baisse de la prévalence globale s’accompagne toutefois de plusieurs milliers de nouvelles infections chaque année et de près d’un millier de décès liés au SIDA, ce qui montre que la transmission se poursuit.

Le VIH-1 demeure le type viral largement prédominant au Sénégal, comme dans l’ensemble de la région Afrique de l’Ouest et du Centre, tandis que le VIH-2 reste présent mais minoritaire, avec une distribution plus marquée dans certaines zones sud et frontalières historiquement exposées aux flux migratoires et commerciaux.

Cette co-circulation des deux types viraux impose des capacités diagnostiques capables de distinguer VIH-1 et VIH-2, et des protocoles thérapeutiques adaptés, car la sensibilité aux antirétroviraux diffère partiellement entre ces deux types... - Lire cet article


Médicaments : l’ambition de couvrir 50% des besoins nationaux à l’horizon 2035 réaffirmée - 12/12/2025 - Agence de Presse Sénégalaise - Sénégal

Le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet de développement de l’industrie pharmaceutique (UGP Pharma), Yérim Mbagnick Diop, a réaffirmé, vendredi, à Dakar, l’ambition du Sénégal de couvrir 50% de ses besoins en médicaments à l’horizon 2035, pour réduire sa dépendance aux importations évaluées cette année à 300 milliards de francs CFA dans ce domaine.

“L’ambition est claire, c’est [de] couvrir 50% de nos besoins à l’horizon 2035 au moins et équilibrer la balance commerciale […] qui est plutôt déficitaire, parce qu’on importe plus de 95% de nos besoins en médicaments”, a-t-il dit.

Le Sénégal a importé cette année pour 300 milliards de médicaments, a signalé M. Diop lors d’un atelier d’information et d’orientation des journalistes portant sur “l’état de mise en œuvre de la relance de l’industrie pharmaceutique locale”.

Il a souligné qu’à travers l’UGP Pharma, le pays “a fait le choix d’accompagner, de façon structurée et coordonnée, l’ensemble des projets destinés à renforcer et moderniser l’industrie pharmaceutique nationale”.

L’Unité de gestion du projet de développement de l’industrie pharmaceutique a été mise en place en réponse à la dépendance du pays aux importations de médicaments, a-t-il expliqué.

Selon Yérim Mbagnick Diop, professeur en pharmacie, la réussite de ce programme “repose sur des facteurs clés, au premier rang desquels figurent la bonne gouvernance, la transparence, la coordination et l’intégration”.

Aussi de nombreuses initiatives ont-elles été prises par l’UGP Pharma pour mener à bien sa mission, de l’alignement réglementaire aux standards internationaux à la formation de ressources humaines qualifiées, matérialisée par le lancement de sept modules de formation liés à l’industrie pharmaceutique.

Il s’y ajoute des réformes engagées relativement à la gouvernance, la régulation du marché, la pharmacopée et la fiscalité... - Lire cet article




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