Le secteur pharmaceutique marocain traverse une période de tension sans précédent. Ces dernières semaines, une série de réunions entre le Conseil de la concurrence et les représentants des pharmaciens a ravivé les inquiétudes autour d’un projet d’avis de l’autorité de la concurrence. Celui-ci recommande notamment l’ouverture du capital des pharmacies d’officine, la dérégulation des horaires et l’assouplissement du chaînage officinal. Cet avis, déjà transmis au gouvernement, devrait être rendu public début mars, a appris Le360 de source sûre.
Se dirige-t-on vers la fin du monopole des pharmaciens au Maroc? C’est en tout cas l’impression qui se dégage des échanges récents entre le Conseil de la concurrence et les représentants de la profession. Parmi les recommandations les plus controversées figure l’autorisation pour des investisseurs non pharmaciens de prendre des participations dans les officines, ce qui rappelle l’ouverture du capital des cliniques privées à des investisseurs non praticiens.
Dans son analyse présentée aux professionnels, dont Le360 détient une copie, le Conseil de la concurrence met en avant plusieurs arguments en faveur d’une telle évolution, tout en soulignant les risques potentiels et les garde-fous nécessaires pour préserver l’équilibre du système officinal. Selon le Conseil, l’ouverture du capital pourrait améliorer le service pharmaceutique à travers une meilleure continuité des services, une gestion plus rationnelle des horaires et une rotation planifiée des effectifs. Elle permettrait également de renforcer la disponibilité des médicaments grâce à la mutualisation des achats et des stocks, à l’utilisation d’outils de prévision de la demande et à une meilleure accessibilité des spécialités coûteuses, souvent difficiles à maintenir dans de petites officines. Cette réforme pourrait aussi réduire les inégalités territoriales d’accès aux médicaments en garantissant un service continu dans les zones fragiles et en instaurant des mécanismes de péréquation territoriale. Le Conseil cite en exemple le Royaume-Uni, où des réseaux structurés tels que Boots, Lloyds Pharmacy ou Well Pharmacy assurent un service continu grâce à une organisation efficace des équipes et des horaires étendus.
Le Conseil de la concurrence reconnaît toutefois que l’ouverture du capital comporte des risques économiques et structurels. Elle pourrait entraîner une concentration excessive, avec l’émergence de chaînes dominantes, des phénomènes d’intégration verticale et des conflits d’intérêts susceptibles de fragiliser les pharmacies indépendantes. Des déséquilibres territoriaux pourraient également apparaître, avec une surconcentration dans les zones urbaines et une désertification des zones rurales... - Lire cet article
Le Royaume du Maroc a réitéré, samedi 14 février à Addis-Abeba, son plein soutien au processus d’opérationnalisation de l’Agence Africaine du MédicameNt (AMA).
Le Royaume du Maroc fait part de sa détermination à accompagner activement l’AMA dans cette phase décisive, afin qu’elle devienne un pilier central de la régulation pharmaceutique et de la sécurité sanitaire en Afrique. Intervenant lors d’une réunion présidentielle de haut niveau sur l’opérationnalisation de l’Agence Africaine du Médicament AMA, organisée en marge du 39e sommet des chefs d’ État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), le ministre marocain de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a mis en avant les avancées réalisées dans le processus d’opérationnalisation de l’Agence africaine, notant que le Maroc avait apporté son appui au processus de nomination de la directrice générale, soutenant cette candidature jusqu’à son aboutissement.
Au cours de cette rencontre tenue sous le thème « Accélérer l’opérationnalisation et la ratification universelle de l’Agence africaine des médicaments pour des produits médicaux de qualité et la sécurité sanitaire en Afrique », le ministre marocain a réitéré le plein soutien du Royaume à cette phase stratégique de montée en puissance de l’Agence, appelant à poursuivre les efforts engagés dans ce cadre.
Il a fait savoir que l’AMA constitue un outil stratégique majeur pour le continent africain, notamment pour l’harmonisation des cadres réglementaires relatifs aux médicaments et dispositifs médicaux, le renforcement de la qualité et de la sécurité des produits médicaux et l’amélioration de l’approvisionnement en médicaments et dispositifs médicaux ainsi que pour le soutien à la souveraineté sanitaire des États membres... - Lire cet article
Entre souveraineté sanitaire, prévention vaccinale et soutenabilité du système de santé, le Maroc fait face à des choix structurants à long terme. Dans un contexte marqué par l’après-Covid, la réforme du financement et la pression sur les ressources humaines, les enjeux se multiplient. Jaâfar Heikal, expert en économie de la santé, livre son analyse sur la confiance vaccinale, la production locale, la digitalisation et les partenariats public-privé. Il plaide pour une approche globale, anticipative et coordonnée afin de renforcer l’efficacité et l’attractivité du système de santé national.
Suite aux récents débats sur les innovations vaccinales, comment comptez vous restaurer une confiance post-covid durable auprès du public ?
La confiance se construit dans la durée, par la cohérence du discours et la clarté des politiques publiques. Le Maroc a longtemps été un très bon élève en matière de vaccination, en particulier chez l’enfant. Mais cette culture s’est progressivement arrêtée à l’âge adulte.
Aujourd’hui, la vaccination de l’adulte reste mal intégrée, parfois mal comprise. Or, avec le vieillissement de la population et la montée des maladies chroniques, la prévention vaccinale devient un enjeu central. Il faut sortir d’une logique ponctuelle pour inscrire la vaccination dans un parcours de soins continu, lisible et assumé.
La production locale est souvent présentée comme un pilier de la souveraineté sanitaire. Où en est, à ce stade, le projet Marbio ?
Le Maroc dispose déjà d’une industrie pharmaceutique solide, capable de couvrir une large part des besoins nationaux. Le projet Marbio s’inscrit pleinement dans cette dynamique. L’enjeu ne se limite pas à produire des vaccins. Il s’agit aussi de développer la biotechnologie et la recherche, afin d’anticiper les besoins. La crise covid a montré que le Maroc pouvait répondre efficacement à une urgence sanitaire pour lui-même, mais aussi pour l’Afrique. Cette réactivité doit s’inscrire dans la durée.
Dans le débat public, la question du prix des médicaments revient souvent. Qu’en est-il de la prise en charge globale ?
Effectivement, le médicament, en tant que tel, ne représente qu’une part limitée du coût global de la prise en charge. Dans les maladies chroniques, il pèse au maximum 20 à 25%. Le véritable enjeu réside dans l’organisation des soins, le suivi des patients et la coordination entre les acteurs. Une mauvaise prise en charge coûte bien plus cher qu’un médicament jugé onéreux. C’est pour cela que la prévention et l’anticipation sont essentielles, y compris d’un point de vue économique.
La digitalisation est présentée comme un levier d’efficacité. Risque-t-elle de créer des inégalités d’accès aux soins ?
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Entre cadre juridique obsolète, méfiance persistante autour des psychotropes et stigmatisation des troubles mentaux, le parcours de soins des patients psychiatriques reste fragilisé. Face au risque de rupture de traitement, pharmaciens et psychiatres plaident pour une collaboration renforcée afin de garantir une prise en charge plus humaine, continue et sécurisée.
Pour un patient atteint de troubles psychiatriques, l’accès régulier au traitement ne devrait jamais être une épreuve supplémentaire. Pourtant, un patient stabilisé depuis des années, qui se présente à l’officine avec une ordonnance parfaitement conforme, peut aujourd’hui repartir sans son traitement. Non pas par manque de médicaments, mais par peur : peur du mésusage, peur du trafic, peur des poursuites.
En même temps, ce même patient porte déjà le poids de la maladie, du regard social et d’une stigmatisation persistante. Peut-il en plus supporter le soupçon permanent qui entoure ses traitements ?
C’est autour de cette question sensible, à la croisée du soin, du droit et de l’éthique, qu’a été organisée la table ronde «Psychotropes et parcours patient : quel rôle pour l’alliance pharmacien-psychiatre pour une meilleure prise en charge du malade», lors de l’Officine Expo 2026 (30 et 31 janvier dernier).
Un débat nourri par le terrain, qui a mis en lumière une réalité préoccupante : au Maroc, la prise en charge médicamenteuse des troubles psychiatriques reste fragilisée par un cadre juridique obsolète et une méfiance généralisée, aux conséquences parfois lourdes pour les patients comme pour les professionnels... - Lire cet article
Merck et Cooper Pharma au Maroc, en collaboration avec la Fondation Lalla Salma, s’associent pour renforcer l’accès aux thérapies innovantes contre le cancer colorectal et le cancer de la tête et du cou. L’objectif étant de renforcer le diagnostic génétique des patients et mobiliser les acteurs clés en menant des actions de sensibilisation, assurer l’accès aux thérapies anti-EGFR pour les patients éligibles dans les hôpitaux publics et fournir une formation médicale continue aux professionnels de santé concernés pour une prise en charge optimale des patients.
Merck et son partenaire au Maroc, Cooper Pharma, viennent d’annoncer un partenariat stratégique avec la Fondation Lalla Salma pour la prévention et la lutte contre le cancer colorectal et le cancer de la tête et du cou. Selon un communiqué de Merck, la collaboration portera sur plusieurs piliers, à savoir renforcer le diagnostic génétique (type RAS) chez les patients atteints de cancer colorectal, garantir un diagnostic rapide et un accès à des thérapies innovantes ; assurer la formation médicale continue des professionnels de santé et mener des campagnes de sensibilisation. «Ce partenariat marque une avancée significative dans la prise en charge du cancer au Maroc, renforçant l’engagement du pays à relever un défi majeur de santé publique. Notre engagement va au-delà de l’élargissement de l’accès aux thérapies innovantes ; nous visons à améliorer l’ensemble des infrastructures de santé... - Lire cet article
À l’occasion de l’édition 2026 du salon Officine Expo à Marrakech, rendez-vous incontournable des acteurs du secteur pharmaceutique, Sothema et Naali ont officialisé la signature d’un protocole d’accord stratégique portant sur la commercialisation des produits Naali par le groupe Sothema.
Ce partenariat marque une étape importante dans la diversification de l’offre thérapeutique de Sothema. En s’appuyant sur son savoir-faire industriel, sa force de distribution et sa présence régionale au Maroc, en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient, Sothema accompagnera le déploiement des solutions innovantes développées par Naali, spécialisées dans les compléments alimentaires à base de safran.
Fondée en 2020, Naali s’est rapidement imposée comme une marque de référence grâce à des formulations naturelles et scientifiquement maîtrisées, dédiées notamment à la santé mentale et au bien-être féminin. Son approche repose sur une extraction unique du safran, permettant de préserver et de valoriser ses actifs essentiels tels que le safranal et la crocine, afin de proposer des solutions ciblées, efficaces et transparentes.
À travers cette collaboration, Sothema confirme sa volonté de soutenir une croissance durable, fondée sur l’innovation scientifique, la diversification continue de ses domaines d’activité et l’élargissement de ses aires thérapeutiques, tout en rendant accessibles des solutions de santé à forte valeur ajoutée... - Lire cet article
Une étude scientifique récente, publiée sur la plateforme ScienceDirect, révèle que le Maroc dispose désormais de solides atouts scientifiques, juridiques et industriels pour s’imposer comme un acteur régional de premier plan dans le domaine du médicament fondé sur le cannabis médical.
Intitulée «Le cannabis médical, une opportunité émergente pour l’industrie pharmaceutique marocaine», cette étude, menée par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs marocains et internationaux, identifie l’année 2025 comme un tournant décisif. Elle correspond à l’entrée sur le marché du tout premier médicament marocain à base de cannabis médical, marquant le passage du cadre réglementaire à une application industrielle concrète.
Le produit concerné est un médicament générique à base de cannabidiol (CBD), destiné au traitement des formes de l’épilepsie résistantes aux thérapies classiques, notamment chez l’enfant. Pour les auteurs, cette avancée illustre l’intégration effective du cannabis médical dans une chaîne pharmaceutique complète, allant de la culture à la fabrication du médicament.
L’étude souligne que cette dynamique s’inscrit dans la mise en œuvre du cadre légal instauré par la loi 13-21, qui autorise l’usage du cannabis à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles. Elle met également en avant la portée stratégique du partenariat entre l’Université Mohammed VI Polytechnique et l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis, conçu pour renforcer la recherche et l’innovation dans ce secteur émergent.
Sur le plan thérapeutique, les chercheurs rappellent que les cannabinoïdes offrent des perspectives prometteuses dans le traitement de la douleur, des troubles neurologiques et psychiatriques, de certaines pathologies cancéreuses ou encore des maladies ophtalmologiques. Cette diversité s’accompagne d’un large éventail de formes pharmaceutiques possibles, des solutions buvables aux capsules, en passant par les sprays, patchs cutanés ou dispositifs d’inhalation... - Lire cet article
À l’occasion de la 23ème édition d’Officine Expo-Pharma Africa Meeting, qui se tient ces 30 et 31 janvier 2026 à Marrakech, Amina Tahiri, pharmacienne titulaire et membre du comité scientifique du salon, revient sur le rôle stratégique de ce rendez-vous dans les échanges pharmaceutiques africains.
Quelle place Officine Expo occupe-t-il aujourd’hui dans les échanges pharmaceutiques entre le Maroc et le reste du continent africain?
Officine Expo occupe aujourd’hui une place de véritable catalyseur de transformation pour la pharmacie au Maroc et en Afrique. L’événement favorise à la fois la mise en réseau et la coopération internationale, la valorisation des innovations technologiques, et surtout l’extension du rôle du pharmacien vers des missions élargies de prévention, d’éducation sanitaire, d’accompagnement du patient et d’intégration des outils technologiques dans les parcours de soins.
Cette année, vous mettez en avant la santé des femmes, la santé mentale et la substitution. Quelle priorité se dégage, et que peut réellement faire l’officine sur ces sujets?
À travers les thématiques de la santé des femmes, de la santé mentale et de la substitution, une priorité claire se dégage: replacer le patient au cœur du parcours de soins du quotidien, là où l’officine joue un rôle de proximité irremplaçable.
Concrètement, en matière de santé des femmes, le pharmacien peut intervenir à toutes les étapes de la vie: information sur la contraception, accompagnement de la grossesse, suivi de la ménopause, prévention des carences, mais aussi repérage de violences ou de troubles hormonaux souvent banalisés. L’officine s’impose ainsi comme un point d’entrée accessible, sans rendez-vous, pour une santé féminine encore trop fragmentée.
Sur la santé mentale, l’enjeu est majeur. Stress, anxiété, dépression ou burn-out touchent une part croissante de la population. Par sa présence quotidienne, le pharmacien est souvent le premier professionnel de santé à percevoir un mal-être. Son rôle consiste à identifier les signaux faibles, à sécuriser les traitements, à lutter contre l’automédication inappropriée et à orienter vers les professionnels compétents, dans une logique de prévention et de déstigmatisation.
Enfin, la substitution illustre l’évolution la plus concrète du métier. Qu’il s’agisse de traitements de substitution aux opiacés ou d’alternatives thérapeutiques mieux adaptées, l’officine est aujourd’hui un acteur clé de l’observance, de la continuité des soins et de la réduction des risques. C’est un rôle exigeant mais essentiel, qui suppose formation, coordination et confiance... - Lire cet article
Le laboratoire pharmaceutique indien Cipla a fait savoir qu’il s’associait à la société de biotechnologie ImmunoACT afin d’introduire sur plusieurs marchés africains une thérapie cellulaire innovante contre certains cancers du sang, le Maroc figurant parmi les trois premiers pays concernés par ce déploiement.
Selon le duo industriel, «l’accord prévoit la commercialisation de la thérapie talicabtagene autoleucel en Afrique du Sud, en Algérie et au Maroc, par l’intermédiaire de la filiale Medpro Pharmaceutica», marquant l’entrée du royaume dans le cercle restreint des États africains appelés à bénéficier de ce traitement de pointe.
Thérapie cellulaire et indications cliniques
Le traitement en question relève de la catégorie des thérapies CAR-T, fondées sur la modification génétique de lymphocytes T du patient afin de cibler spécifiquement des cellules cancéreuses. Cipla précise que « la thérapie vise des patients atteints de lymphome non hodgkinien à cellules B et de leucémie aiguë lymphoblastique à cellules B, dans des formes dites en rechute ou réfractaires ».
Développée et produite par ImmunoACT en Inde, la molécule aurait, selon les données communiquées, démontré une efficacité élevée et des réponses durables, la société indiquant que « plus de 500 patients ont déjà été traités avec succès sur le territoire indien »... - Lire cet article
Rendez-vous incontournable des professionnels de la pharmacie, Officine expo-Pharma Africa meeting s’impose depuis plus de vingt ans comme une plateforme stratégique de rencontres, de réflexion et d’opportunités, au service du développement pharmaceutique en Afrique et dans le bassin sud-méditerranéen.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette 23ᵉ édition se tiendra les 30 et 31 janvier 2026 au Centre de conférence du palmeraie palace à Marrakech.
L’édition 2026 réunira 15 délégations internationales, dont 11 africaines en provenance de Mauritanie, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Togo, Bénin, Burkina Faso, RDC, Tunisie et Tchad. Elle accueillera également plus de 4 500 pharmaciens et professionnels de santé.
Au programme, 51 conférences, ateliers et tables rondes animés par des experts nationaux et internationaux.
Une exposition de grande envergure rassemblera les acteurs majeurs de l’industrie pharmaceutique, cosmétique et nutritionnelle, mettant en lumière le savoir-faire marocain, l’innovation et les avancées technologiques du secteur. Cette rencontre confirme le rôle du Maroc comme leader pharmaceutique sur le continent... - Lire cet article
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