À l’occasion de l’édition 2026 du salon Officine Expo à Marrakech, rendez-vous incontournable des acteurs du secteur pharmaceutique, Sothema et Naali ont officialisé la signature d’un protocole d’accord stratégique portant sur la commercialisation des produits Naali par le groupe Sothema.
Ce partenariat marque une étape importante dans la diversification de l’offre thérapeutique de Sothema. En s’appuyant sur son savoir-faire industriel, sa force de distribution et sa présence régionale au Maroc, en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient, Sothema accompagnera le déploiement des solutions innovantes développées par Naali, spécialisées dans les compléments alimentaires à base de safran.
Fondée en 2020, Naali s’est rapidement imposée comme une marque de référence grâce à des formulations naturelles et scientifiquement maîtrisées, dédiées notamment à la santé mentale et au bien-être féminin. Son approche repose sur une extraction unique du safran, permettant de préserver et de valoriser ses actifs essentiels tels que le safranal et la crocine, afin de proposer des solutions ciblées, efficaces et transparentes.
À travers cette collaboration, Sothema confirme sa volonté de soutenir une croissance durable, fondée sur l’innovation scientifique, la diversification continue de ses domaines d’activité et l’élargissement de ses aires thérapeutiques, tout en rendant accessibles des solutions de santé à forte valeur ajoutée... - Lire cet article
Une étude scientifique récente, publiée sur la plateforme ScienceDirect, révèle que le Maroc dispose désormais de solides atouts scientifiques, juridiques et industriels pour s’imposer comme un acteur régional de premier plan dans le domaine du médicament fondé sur le cannabis médical.
Intitulée «Le cannabis médical, une opportunité émergente pour l’industrie pharmaceutique marocaine», cette étude, menée par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs marocains et internationaux, identifie l’année 2025 comme un tournant décisif. Elle correspond à l’entrée sur le marché du tout premier médicament marocain à base de cannabis médical, marquant le passage du cadre réglementaire à une application industrielle concrète.
Le produit concerné est un médicament générique à base de cannabidiol (CBD), destiné au traitement des formes de l’épilepsie résistantes aux thérapies classiques, notamment chez l’enfant. Pour les auteurs, cette avancée illustre l’intégration effective du cannabis médical dans une chaîne pharmaceutique complète, allant de la culture à la fabrication du médicament.
L’étude souligne que cette dynamique s’inscrit dans la mise en œuvre du cadre légal instauré par la loi 13-21, qui autorise l’usage du cannabis à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles. Elle met également en avant la portée stratégique du partenariat entre l’Université Mohammed VI Polytechnique et l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis, conçu pour renforcer la recherche et l’innovation dans ce secteur émergent.
Sur le plan thérapeutique, les chercheurs rappellent que les cannabinoïdes offrent des perspectives prometteuses dans le traitement de la douleur, des troubles neurologiques et psychiatriques, de certaines pathologies cancéreuses ou encore des maladies ophtalmologiques. Cette diversité s’accompagne d’un large éventail de formes pharmaceutiques possibles, des solutions buvables aux capsules, en passant par les sprays, patchs cutanés ou dispositifs d’inhalation... - Lire cet article
Merck et Cooper Pharma au Maroc, en collaboration avec la Fondation Lalla Salma, s’associent pour renforcer l’accès aux thérapies innovantes contre le cancer colorectal et le cancer de la tête et du cou. L’objectif étant de renforcer le diagnostic génétique des patients et mobiliser les acteurs clés en menant des actions de sensibilisation, assurer l’accès aux thérapies anti-EGFR pour les patients éligibles dans les hôpitaux publics et fournir une formation médicale continue aux professionnels de santé concernés pour une prise en charge optimale des patients.
Merck et son partenaire au Maroc, Cooper Pharma, viennent d’annoncer un partenariat stratégique avec la Fondation Lalla Salma pour la prévention et la lutte contre le cancer colorectal et le cancer de la tête et du cou. Selon un communiqué de Merck, la collaboration portera sur plusieurs piliers, à savoir renforcer le diagnostic génétique (type RAS) chez les patients atteints de cancer colorectal, garantir un diagnostic rapide et un accès à des thérapies innovantes ; assurer la formation médicale continue des professionnels de santé et mener des campagnes de sensibilisation. «Ce partenariat marque une avancée significative dans la prise en charge du cancer au Maroc, renforçant l’engagement du pays à relever un défi majeur de santé publique. Notre engagement va au-delà de l’élargissement de l’accès aux thérapies innovantes ; nous visons à améliorer l’ensemble des infrastructures de santé... - Lire cet article
À l’occasion de la 23ème édition d’Officine Expo-Pharma Africa Meeting, qui se tient ces 30 et 31 janvier 2026 à Marrakech, Amina Tahiri, pharmacienne titulaire et membre du comité scientifique du salon, revient sur le rôle stratégique de ce rendez-vous dans les échanges pharmaceutiques africains.
Quelle place Officine Expo occupe-t-il aujourd’hui dans les échanges pharmaceutiques entre le Maroc et le reste du continent africain?
Officine Expo occupe aujourd’hui une place de véritable catalyseur de transformation pour la pharmacie au Maroc et en Afrique. L’événement favorise à la fois la mise en réseau et la coopération internationale, la valorisation des innovations technologiques, et surtout l’extension du rôle du pharmacien vers des missions élargies de prévention, d’éducation sanitaire, d’accompagnement du patient et d’intégration des outils technologiques dans les parcours de soins.
Cette année, vous mettez en avant la santé des femmes, la santé mentale et la substitution. Quelle priorité se dégage, et que peut réellement faire l’officine sur ces sujets?
À travers les thématiques de la santé des femmes, de la santé mentale et de la substitution, une priorité claire se dégage: replacer le patient au cœur du parcours de soins du quotidien, là où l’officine joue un rôle de proximité irremplaçable.
Concrètement, en matière de santé des femmes, le pharmacien peut intervenir à toutes les étapes de la vie: information sur la contraception, accompagnement de la grossesse, suivi de la ménopause, prévention des carences, mais aussi repérage de violences ou de troubles hormonaux souvent banalisés. L’officine s’impose ainsi comme un point d’entrée accessible, sans rendez-vous, pour une santé féminine encore trop fragmentée.
Sur la santé mentale, l’enjeu est majeur. Stress, anxiété, dépression ou burn-out touchent une part croissante de la population. Par sa présence quotidienne, le pharmacien est souvent le premier professionnel de santé à percevoir un mal-être. Son rôle consiste à identifier les signaux faibles, à sécuriser les traitements, à lutter contre l’automédication inappropriée et à orienter vers les professionnels compétents, dans une logique de prévention et de déstigmatisation.
Enfin, la substitution illustre l’évolution la plus concrète du métier. Qu’il s’agisse de traitements de substitution aux opiacés ou d’alternatives thérapeutiques mieux adaptées, l’officine est aujourd’hui un acteur clé de l’observance, de la continuité des soins et de la réduction des risques. C’est un rôle exigeant mais essentiel, qui suppose formation, coordination et confiance... - Lire cet article
Le laboratoire pharmaceutique indien Cipla a fait savoir qu’il s’associait à la société de biotechnologie ImmunoACT afin d’introduire sur plusieurs marchés africains une thérapie cellulaire innovante contre certains cancers du sang, le Maroc figurant parmi les trois premiers pays concernés par ce déploiement.
Selon le duo industriel, «l’accord prévoit la commercialisation de la thérapie talicabtagene autoleucel en Afrique du Sud, en Algérie et au Maroc, par l’intermédiaire de la filiale Medpro Pharmaceutica», marquant l’entrée du royaume dans le cercle restreint des États africains appelés à bénéficier de ce traitement de pointe.
Thérapie cellulaire et indications cliniques
Le traitement en question relève de la catégorie des thérapies CAR-T, fondées sur la modification génétique de lymphocytes T du patient afin de cibler spécifiquement des cellules cancéreuses. Cipla précise que « la thérapie vise des patients atteints de lymphome non hodgkinien à cellules B et de leucémie aiguë lymphoblastique à cellules B, dans des formes dites en rechute ou réfractaires ».
Développée et produite par ImmunoACT en Inde, la molécule aurait, selon les données communiquées, démontré une efficacité élevée et des réponses durables, la société indiquant que « plus de 500 patients ont déjà été traités avec succès sur le territoire indien »... - Lire cet article
Rendez-vous incontournable des professionnels de la pharmacie, Officine expo-Pharma Africa meeting s’impose depuis plus de vingt ans comme une plateforme stratégique de rencontres, de réflexion et d’opportunités, au service du développement pharmaceutique en Afrique et dans le bassin sud-méditerranéen.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette 23ᵉ édition se tiendra les 30 et 31 janvier 2026 au Centre de conférence du palmeraie palace à Marrakech.
L’édition 2026 réunira 15 délégations internationales, dont 11 africaines en provenance de Mauritanie, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Togo, Bénin, Burkina Faso, RDC, Tunisie et Tchad. Elle accueillera également plus de 4 500 pharmaciens et professionnels de santé.
Au programme, 51 conférences, ateliers et tables rondes animés par des experts nationaux et internationaux.
Une exposition de grande envergure rassemblera les acteurs majeurs de l’industrie pharmaceutique, cosmétique et nutritionnelle, mettant en lumière le savoir-faire marocain, l’innovation et les avancées technologiques du secteur. Cette rencontre confirme le rôle du Maroc comme leader pharmaceutique sur le continent... - Lire cet article
Réunion : A l’issue de la réunion de la commission nationale consultative des dispositifs médicaux, il a été procédé à l’enregistrement de 317 dispositifs médicaux destinés au marché national.
L’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé (AMMPS) a récemment annoncé l’approbation de l’enregistrement de 317 dispositifs médicaux destinés au marché national. Cette mesure a été décidée à l’issue de la réunion de la commission nationale consultative des dispositifs médicaux. Par ailleurs, dans le cadre du traitement continu des dossiers relatifs aux dispositifs médicaux, 288 attestations ont été délivrées. Celles-ci concernent notamment les mises à jour des certificats d’enregistrement, les transferts de titularité, les renouvellements quinquennaux ainsi que les autorisations spécifiques, conformément à la réglementation en vigueur.
Ces actions s’inscrivent dans les efforts constants déployés par l’Agence visant à garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des dispositifs médicaux mis à disposition sur le marché national, tout en contribuant à la mise en œuvre des orientations stratégiques du Maroc, notamment la généralisation de la couverture sanitaire. L’Agence précise dans un communiqué que l’ensemble des dossiers a été examiné avec rigueur et transparence, conformément aux normes nationales et internationales applicables, contribuant au renforcement de l’offre de soins et d’assurer un accès sécurisé à des dispositifs médicaux répondant aux exigences de qualité et de performance... - Lire cet article
Premier recours pour des millions de Marocains, la pharmacie d’officine est aujourd’hui menacée par un modèle économique fragilisé, alors même que ses missions dans le parcours de soins ne cessent de s’élargir. À l’occasion de la 26ᵉ Journée pharmaceutique internationale de Casablanca, la profession a appelé à des réformes urgentes pour garantir sa pérennité.
À l’heure où le système de santé marocain est soumis à de profondes mutations, la pharmacie d’officine se retrouve à la croisée des chemins. Entre missions de santé publique élargies, contraintes économiques croissantes et débats sensibles sur l’avenir du modèle officinal, la 26ᵉ Journée pharmaceutique internationale de Casablanca (JPIC 2026) a sonné comme un moment de vérité. Organisée samedi 17 janvier par le Syndicat des Pharmaciens d’Officine de Casablanca, cette rencontre a réuni des professionnels nationaux et internationaux autour d’un thème sans détour : « La pharmacie d’officine entre service de santé et pression économique ».
Une profession essentielle, mais fragilisée
Ilham Lahlou Khaldi, présidente du Syndicat des pharmaciens d’officine de Casablanca, a posé le diagnostic avec lucidité. Si le rôle du pharmacien dans le parcours de soins est aujourd’hui incontestable, son exercice est de plus en plus fragilisé par des défis économiques et structurels lourds, menaçant l’équilibre même des officines.
Pour la présidente du syndicat, il est urgent de redonner de la clarté, de la reconnaissance et du sens à un métier qui constitue l’un des piliers du système de santé. «La reconnaissance de l’art pharmaceutique n’est plus une option, c’est une nécessité», a-t-elle martelé, rappelant que la pérennité du système de santé repose à la fois sur une économie officielle saine et sur un pharmacien respecté dans son rôle de soignant... - Lire cet article
L’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS) publiera lundi 12 janvier 2026 sur son site officiel, le projet du répertoire marocain des médicaments génériques.
L’Agence précise dans une note d’information que dans le cadre du renforcement du système national de régulation pharmaceutique et en application du droit à l’information relatif au médicament, l’Agence partagera, à titre de version de projet, ce répertoire en vue de recueillir toute observation ou remarque utile relative à son contenu ou à sa présentation , de la part des parties concernées. L’AMMPS fait savoir que la rubrique relative aux excipients à effet notoire est actuellement en cours de finalisation. Elle sera intégrée dans une prochaine version du répertoire, qui fera l’objet d’une mise à disposition pour consultation.
A noter que ce répertoire recense exclusivement les médicaments génériques effectivement commercialisés sur le marché national. Ce répertoire sera régulièrement actualisé afin de tenir compte de toute nouvelle introduction ou suspension de médicaments génériques, conformément aux données validées par l’Agence. Celle-ci signale que cette démarche s’inscrit dans une logique de transparence, de bonne gouvernance et de renforcement de l’information sanitaire, au service des professionnels de santé, des opérateurs du secteur pharmaceutique et du public. Ainsi, le répertoire des médicaments génériques facilitera la pratique des médecins et des pharmaciens.
L’inscription d’un médicament générique au sein de ce répertoire garantit le fait qu’il peut se substituer au médicament princeps du groupe. Les excipients à effet notoire utilisés sont toujours mentionnés afin de permettre au pharmacien d’en tenir compte lors de la substitution, aussi bien pour le médicament princeps que le médicament générique. - Lire cet article
L’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé a affirmé que le processus d’évaluation du niveau de maturité du système national de réglementation des médicaments et des vaccins, n’a pas encore atteint la phase de décision et de validation finale.
Dans un communiqué, l’agence a indiqué que le processus qui se fait selon l’outil mondial d’évaluation Global Benchmarking Tool (GBT) et adopté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), n’a pas encore abouti à une annonce officielle.
Selon elle, à ce jour, aucun rapport final ni aucune annonce officielle n’a été émis attribuant au Royaume une quelconque classification sur l’échelle de maturité des systèmes réglementaires. Elle souligne qu’aucun rapport final n’a été émis ni validé attribuant au Maroc le niveau de maturité 3 (ML3).
Elle rappelle que l’outil GBT constitue un cadre méthodologique reconnu à l’échelle internationale pour l’évaluation des performances des autorités réglementaires dans le domaine des médicaments et des vaccins.
Ce processus processus technique est strictement suivi et fait l’objet d’une procédure internationale stricte. Il se fait dans le cadre d’une auto-évaluation, suivie d’une analyse documentaire, des consultations techniques et des missions de terrain menées par des experts internationaux, avant cette dernière étape qui consiste à l’approbation par l’OMS.
A ce stade, des experts de l’organisation a effectué une mission de terrain au Maroc du 8 au 12 décembre. Lors se cette mission, les inspecteurs ont pu constater les avancées du système national de réglementation pharmaceutique, indique l’agence.
L’Agence conclut son communiqué qu’elle annoncera les résultats finaux dès l’achèvement du processus d’évaluation et leur validation officielle par l’organisation onusienne. Elle a réaffirmé son engagement à poursuivre le renforcement du système de réglementation des médicaments et des produits de santé conformément aux normes internationales en vigueur et à adopter une communication institutionnelle responsable, fondée exclusivement sur des données officielles validées. - Lire cet article
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