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Revue de presse


Matthieu Galais, DG de Roche Tunisie & Libye : “La santé doit être perçue comme une valeur, pas comme un coût” - 04/03/2026 - La Presse - Tunisie

Pour Roche, la santé ne doit plus être perçue comme une simple dépense, mais comme un véritable levier de développement économique et social.
En marge de l’Africa Press Day 2026 à Nairobi, Matthieu Galais, directeur général de Roche Tunisie & Libye, a détaillé cette vision dans un entretien accordé à la Presse de Tunisie.
Il revient notamment sur les défis de l’accès aux soins en Afrique, le rôle de l’innovation et de l’intelligence artificielle, la place que peut occuper la Tunisie dans la transformation des systèmes de santé en Afrique ainsi que sur les perspectives de coopération pour renforcer les systèmes de santé sur le continent.


Tout d’abord, parlez-nous de cette édition de l’Africa Press Day et de ce qui la distingue des précédentes

C’est un grand plaisir d’être présent ici à Nairobi à l’occasion de l’Africa Press Day, organisé cette année autour du thème “La santé : quelle est sa valeur ?”. Ce forum est avant tout un moment d’échange et de dialogue. Nous avons souhaité réunir des experts scientifiques, des professionnels de santé, des acteurs institutionnels et des journalistes, parce que nous pensons que les médias jouent un rôle essentiel dans la diffusion de l’information et dans la manière dont la santé est perçue par le grand public et par les décideurs.
L’objectif principal de cette rencontre est de faire évoluer les mentalités. Trop souvent, la santé est encore considérée comme un centre de coût. Nous souhaitons montrer qu’elle représente en réalité une source de valeur, à la fois pour les patients et pour les pays. Investir dans la santé, c’est aussi investir dans l’avenir, dans la croissance et dans la stabilité sociale.
Et une population en bonne santé est une population qui travaille, qui participe à la vie économique et qui contribue au développement de son pays. C’est ce message que nous voulons faire passer aujourd’hui.

Lorsqu’on parle de santé en Afrique, peut-on parler d’inégalité entre les pays du continent ?

C’est une question centrale et malheureusement, la réponse est oui. Les inégalités en matière de santé restent très importantes entre les pays africains, mais aussi entre l’Afrique et les pays du Nord.
Prenons l’exemple du cancer du sein. Dans les pays développés, neuf femmes sur dix sont encore en vie cinq ans après le diagnostic. En Afrique, ce chiffre tombe à environ cinq femmes sur dix. Cette différence est considérable et illustre les inégalités d’accès aux soins.
La principale raison est que, dans de nombreux pays africains, entre 70 et 80 % des femmes consultent un spécialiste à un stade tardif de la maladie. Or, plus un cancer est détecté tardivement, plus les chances de survie diminuent. Le traitement devient également plus complexe et plus coûteux.
C’est une situation que nous ne pouvons pas accepter. L’enjeu est donc d’améliorer la détection précoce et le dépistage, notamment en Tunisie et en Libye.
Et donc, la détection précoce est essentielle pour deux raisons. D’abord, elle permet de sauver des vies. Ensuite, elle permet de réduire les coûts pour les systèmes de santé. Une maladie détectée tôt coûte beaucoup moins cher à traiter qu’une maladie diagnostiquée à un stade avancé... - Lire cet article


Oluranti Doherty, directrice du développement à l’export chez Afreximbank : “Chaque décès évité avant 45 ans équivaut à des décennies de production” - 04/03/2026 - La Presse - Tunisie

À l’occasion du forum organisé par Roche sur l’avenir de la santé en Afrique “Africa Press Day 2026”, organisé cette année au Kenya sous le thème “La santé : quelle valeur ?”, Oluranti Doherty, directrice du développement à l’export chez Afreximbank, a dressé un constat clair : la santé n’est plus un simple enjeu social, mais un véritable levier de prospérité économique pour le continent. Intervenant en ligne devant un parterre de décideurs, d’experts et de représentants gouvernementaux, Doherty a exposé les stratégies de sa banque pour transformer la santé en infrastructure stratégique pour le développement africain.

Une vision africaine à l’horizon 2063

Dans son intervention, Oluranti Doherty a rappelé que dans quarante ans, l’Union africaine célébrera son centenaire et que l’objectif fixé pour 2063 est que chaque État membre devienne un pays à revenu intermédiaire, débarrassé de la pauvreté. Elle a cité le rapport 2026 du McKinsey Health Institute, The Health of Nations: Stronger Health, Stronger Economies, pour souligner que jusqu’à la moitié de l’écart de prospérité entre nations peut s’expliquer par la santé de leurs populations.v Selon Doherty, une route efficace ne peut fonctionner si la main-d’œuvre est malade. Les maladies mal détectées ou non traitées réduisent la productivité, fragilisent les revenus des ménages et mettent en péril les entreprises. Pour elle, il est essentiel de considérer les systèmes de santé comme l’infrastructure du capital humain, véritable moteur de la croissance économique et de l’industrialisation sur le continent.

Afreximbank : de la finance d’infrastructure à la santé

Afreximbank, institution financière panafricaine multilatérale, soutient depuis plus de trente ans le commerce intra-africain par des solutions financières innovantes. Face à la montée des maladies non transmissibles, dont le cancer, la banque a élargi son champ d’action pour inclure la santé, convaincue que l’amélioration de l’accès aux soins est à la fois un devoir social et une nécessité économique... - Lire cet article


Sanofi ne quittera pas. Les Kilani l’assurent et y veilleront - 24/02/2026 - African manager - Tunisie

Il y a quelques temps, le groupe Kilani qui exerce notamment dans le secteur pharmaceutique, avait annoncé un partenariat stratégique, autant pour lui que pour tout le pays dont le président ne cesse de marteler l’objectif de la souveraineté et du compter sur soi.

Le 12 février courant en effet, Le Groupe Kilani et Sanofi annoncent la conclusion d’un partenariat stratégique visant à assurer la continuité et le développement des activités de Sanofi en Tunisie à travers une évolution de son modèle opérationnel.

Pourquoi faire ce partenariat Kilani-Sanofi ?

Cette nouvelle organisation permettra de garantir durablement l’accès des patients tunisiens aux solutions thérapeutiques de Sanofi, tout en renforçant l’ancrage local des activités industrielles et commerciales et en favorisant l’introduction d’innovations thérapeutiques adaptées aux priorités nationales de santé.

Dans le cadre de cet accord, les activités de Sanofi en Tunisie seront désormais portées par deux entités du Groupe Kilani :

Teriak, qui assurera la production locale d’un portefeuille de médicaments Sanofi. Teriak dispose de sites de production modernes et fabrique une large gamme de formes pharmaceutiques. Teriak fabrique et distribue sa propre gamme de produits génériques et fabrique sous licence les produits de plusieurs laboratoires pharmaceutiques internationaux de premier plan.

Medicis, qui aura en charge l’information médicale et scientifique, les interactions avec les autorités de santé, ainsi que la promotion des solutions thérapeutiques de Sanofi auprès de la communauté médicale tunisienne.

Ce dispositif assurera une continuité complète des opérations, une chaîne d’approvisionnement sécurisée et une proximité renforcée avec les professionnels de santé. Ce, est assuré par les deux parties, être au service du système de santé tunisien, maintenir la disponibilité des médicaments essentiels, garantir un haut niveau de qualité et contribuer activement au renforcement du système de santé tunisien.

« Nous nous félicitons de la confiance accordée par Sanofi au Groupe Kilani pour accompagner cette nouvelle étape stratégique en Tunisie. Grâce à nos capacités industrielles, logistiques et scientifiques, ainsi qu’à notre connaissance approfondie du marché tunisien, nous sommes pleinement engagés à assurer la continuité de l’accès aux traitements pour les patients. Ce partenariat illustre notre engagement de long terme au service de la santé publique en Tunisie », a déclaré Sara Masmoudi, CEO du Groupe Kilani.

Or, sitôt le partenariat signé, des voix s’élèvent en Haro sur le départ d’un opérateur médical français de Tunisie, et qui tentent de diffuser un sentiment de phobie, lié à un improbable arrêt de production. Africanmanager a pris la peine de s’enquérir de la véracité de ce qui se dit.

Qu’en sera-t-il réellement ? Sanofi était-il réellement en Tunisie pour partir ?

Selon une source du Groupe Kilani, Sanofi a engagé une évolution stratégique à l’échelle mondiale, visant à se recentrer sur la recherche, le développement et l’innovation, tout en adaptant son empreinte industrielle. Cette orientation se traduit en Tunisie par la mise en place d’un nouveau dispositif fondé sur des partenariats locaux... - Lire cet article


Sanofi en Tunisie : grève, rumeurs et réalités d’un retrait annoncé - 17/02/2026 - Le courrier de l'Atlas - Tunisie

Une grève syndicale du secteur pharmaceutique, annoncée pour le 23 février est au cœur de la polémique. Depuis le début du mois, une information circule massivement sur les réseaux sociaux : le célèbre laboratoire pharmaceutique, le géant français Sanofi, envisagerait de quitter le marché tunisien, suscitant une vive inquiétude parmi les citoyens, les professionnels de santé et les observateurs économiques. Vérification faite, la réalité de ce retrait est plus complexe.

Cette rumeur a été renforcée par l’intervention de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui a confirmé dans un communiqué que la filiale locale du groupe envisageait effectivement l’arrêt de ses activités sur le sol tunisien après des tensions sociales prolongées.

Selon le syndicat, des actions de protestation pacifiques des employés, dont notamment le port du brassard rouge, n’auraient pas permis de trouver un terrain d’entente avec la direction, poussant cette dernière à envisager une fermeture partielle ou totale.

Face à ce qu’elle qualifie de décision unilatérale, la structure régionale de l’UGTT a déposé un préavis de grève, appelant à un arrêt général des activités sur le site de l’entreprise le 23 février 2026. Le syndicat dénonce « une politique de désengagement opaque », réclame des clarifications sur l’avenir juridique et financier des salariés, et demande des garanties sur la pérennité de l’activité ou des conditions d’un éventuel transfert.

Retrait total ou reconversion locale : des nuances de taille

Cette situation s’inscrit dans un contexte social tunisien déjà tendu, marqué par d’âpres conflits entre l’UGTT et divers employeurs ou autorités. La puissante centrale syndicale avait en effet récemment appelé à une grève générale nationale en janvier 2026 pour défendre les droits des travailleurs et la liberté syndicale, reflétant un climat de méfiance envers les pouvoirs publics et les décideurs économiques, avant de revenir sur cette décision... - Lire cet article


Sanofi s’allie au groupe Kilani pour redéfinir son modèle en Tunisie - 16/02/2026 - Tunisie numérique - Tunisie

Sanofi ouvre un nouveau chapitre en Tunisie en officialisant un partenariat stratégique avec le Groupe Kilani, l’un des acteurs majeurs de la santé dans le pays. Derrière cet accord, une évolution notable du modèle opérationnel de la multinationale française : l’objectif affiché est de pérenniser l’accès aux soins, de sécuriser la disponibilité des traitements et de renforcer l’ancrage industriel local, dans un contexte régional où de plus en plus de “Big Pharma” privilégient des alliances nationales plutôt qu’une présence directe.

Concrètement, le partenariat repose sur une organisation “dual” au sein du Groupe Kilani, mobilisant deux filiales complémentaires pour couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur des activités de Sanofi sur le marché local. D’un côté, Teriak prendra en charge la production en Tunisie d’une partie importante du portefeuille de médicaments de Sanofi. De l’autre, MEDICIS S.A.R.L héritera du volet à forte dimension stratégique : information médicale, relations avec les autorités sanitaires et promotion scientifique auprès des professionnels de santé.

Cette répartition des rôles vise un enjeu prioritaire : éviter toute rupture de la chaîne d’approvisionnement et garantir la continuité de l’accès aux traitements, notamment ceux considérés comme essentiels. La logique est double. Pour Sanofi, il s’agit de gagner en agilité et de mieux s’aligner sur les priorités nationales de santé. Pour le Groupe Kilani, c’est la reconnaissance d’une capacité industrielle, logistique et scientifique permettant de porter des portefeuilles complexes et d’opérer aux standards internationaux.

Dans les déclarations associées à l’annonce, Sara Masmoudi met en avant une “reconnaissance” de l’expertise du groupe et un engagement envers la santé publique tunisienne. Sanofi, de son côté, à travers Rami Mroueh, décrit ce partenariat comme un “nouveau chapitre” : l’alliance avec un acteur local de référence doit permettre de répondre plus rapidement aux besoins du marché et d’accompagner l’introduction d’innovations thérapeutiques, en cohérence avec les orientations des autorités de santé... - Lire cet article


Pénuries de médicaments : « La crise budgétaire tunisienne met en danger l’accès aux soins » - 15/02/2026 - African manager - Tunisie

La pénurie de médicaments n’est plus un accident conjoncturel en Tunisie. Elle est devenue un phénomène récurrent, révélateur de fragilités économiques et institutionnelles profondes. Ceci est écrit dans une analyse sectorielle récente de Fitch Solutions (BMI), qui alerte sur une dégradation durable de l’approvisionnement pharmaceutique, directement liée à la mauvaise gestion fiscale et aux défaillances structurelles du système de santé.

Selon les analystes de BMI, « les pénuries actuelles ne relèvent pas d’un simple problème logistique, mais sont le résultat direct d’un système fragilisé par des déséquilibres budgétaires persistants et une gouvernance inefficace ». Autrement dit, la crise du médicament est avant tout une crise de finances publiques.

Des finances publiques qui asphyxient l’approvisionnement

Le cœur du problème se situe dans l’incapacité croissante de l’État à honorer ses engagements financiers envers les acteurs du secteur pharmaceutique. Les déficits budgétaires chroniques et l’endettement élevé obèrent la capacité de financement du système de santé, provoquant des retards de paiement massifs.

Fitch Solutions souligne que « l’insuffisance de liquidités au sein des institutions publiques empêche le règlement régulier des fournisseurs, ce qui fragilise directement la chaîne d’importation des médicaments essentiels ».

Ces retards, parfois supérieurs à plusieurs mois, conduisent certains laboratoires étrangers à suspendre leurs livraisons, jugées trop risquées financièrement. Dans un marché mondial où les fournisseurs privilégient les clients solvables et rapides à payer, la Tunisie se retrouve progressivement marginalisée... - Lire cet article


Coopération sanitaire tuniso-éthiopienne axée sur l’industrie pharmaceutique et le numérique - 14/02/2026 - La Presse - Tunisie

La Tunisie renforce sa coopération stratégique dans le domaine de la santé avec la République fédérale démocratique d’Éthiopie, en mettant l’accent sur la fabrication pharmaceutique, la formation et la transformation numérique.

Le ministre tunisien de la Santé, le Dr Mustapha Ferjani, a tenu, hier vendredi 13 février 2026, une rencontre bilatérale avec son homologue éthiopienne. Les discussions ont permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre les deux pays et de convenir d’un renforcement de la coopération sanitaire à travers des projets opérationnels, notamment dans les industries pharmaceutiques, la fabrication locale de médicaments et l’exportation vers les marchés africains.

Les deux parties ont également souligné l’importance de développer le partenariat en matière de santé numérique, incluant le parcours de soins du patient, l’échange d’expertises autour de l’hôpital numérique ainsi que l’innovation technologique. À cet effet, il a été décidé de mettre en place une commission technique conjointe chargée d’élaborer une feuille de route claire reposant sur des priorités définies.

Dans le même contexte, le ministre de la Santé a rencontré la directrice générale de l’Agence africaine des médicaments. À cette occasion, il a présenté l’expérience tunisienne en matière de fabrication de médicaments, mettant en avant la qualité de la production nationale et le respect des normes internationales. Il a également exposé une initiative visant à créer un pôle africain de formation aux métiers de la pharmacie et des industries pharmaceutiques, au bénéfice des cadres africains, en particulier dans les domaines de la production et du contrôle... - Lire cet article


Vers un système pharmaceutique africain intégré : la Tunisie en première ligne - 14/02/2026 - La Presse - Tunisie

En marge du Sommet de l’Union africaine, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a multiplié les rencontres bilatérales avec ses homologues de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin et du Sénégal, en vue de consolider une coopération sanitaire pragmatique et orientée vers des résultats concrets au bénéfice des populations.

Ces échanges ont permis d’examiner plusieurs axes prioritaires, notamment le développement de partenariats stratégiques dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, le renforcement des mécanismes de régulation et de contrôle des médicaments, ainsi que la mise en place de programmes de formation destinés aux cadres médicaux et paramédicaux.

Le ministre a souligné que les rencontres bilatérales constituent un cadre privilégié pour coordonner les initiatives communes et faire face collectivement aux défis sanitaires.

Il a insisté sur la nécessité de bâtir un système pharmaceutique africain solide, capable de garantir l’accès sécurisé aux médicaments et de renforcer l’autonomie du continent dans ce secteur stratégique.

Dans cette perspective, les discussions ont également porté sur l’échange d’expertises et le développement des compétences liées au secteur du médicament.

Mustapha Ferjani a rappelé que la souveraineté pharmaceutique ne se limite pas à la production locale, mais repose aussi sur l’instauration d’un cadre réglementaire harmonisé, d’un contrôle rigoureux et d’un renforcement durable des capacités.

Par ailleurs, le ministre a présenté l’expérience tunisienne en matière de transformation numérique du système de santé, en mettant en avant le modèle de « l’hôpital numérique ».

Cette approche pourrait être adaptée aux spécificités et aux besoins propres à chaque pays, dans une logique de modernisation des services et d’amélioration de la qualité des soins.

Il a également plaidé pour l’adoption de l’approche « Une seule santé », visant à renforcer la préparation et la résilience des systèmes sanitaires africains face aux crises.

Dans le même contexte, Mustapha Ferjani a pris part à la réunion consacrée à la mise en place de l’Agence africaine du médicament (AMA)... - Lire cet article


Industrie pharmaceutique : 40 usines et un marché dominé par les génériques - 09/02/2026 - La Presse - Tunisie

La Tunisie compte 40 usines de production de médicaments pour usage humain, capables de couvrir environ 80 % des besoins du marché en termes de quantités et 60 % en termes de valeur, a annoncé ce lundi 9 février 2026 Tarek Hammami, Président de la Chambre Nationale de l’Industrie Pharmaceutique (CNIP).

Lors de son intervention sur Express Fm, il a précisé que 63 % des médicaments circulant en Tunisie sont des génériques, et que ces derniers représentent 80 % des médicaments disponibles dans les hôpitaux publics. Cette forte proportion illustre le rôle central des génériques dans le système de santé tunisien, tout en contribuant à maîtriser les coûts pour les patients et l’État.

Vers la production de vaccins en Tunisie

Tarek Hammami a également évoqué la récente visite du ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, en Algérie, visant à renforcer la coopération sanitaire et pharmaceutique entre les deux pays. Selon lui, des rencontres bilatérales sont prévues après le mois de Ramadan en Tunisie pour consolider ces initiatives et transformer les échanges en projets concrets et stratégiques... - Lire cet article


Pénurie des médicaments contre le TDAH en Tunisie : l’équilibre des enfants compromis - 07/02/2026 - Business news - Tunisie

La présidente du Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie (Cnom), la professeure Rym Ghachem, est intervenue sur les ondes de Diwan FM, samedi 7 février 2026, pour alerter sur une situation jugée préoccupante : la disparition du marché tunisien d’un médicament essentiel dans la prise en charge des enfants atteints de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cette pénurie soulève des inquiétudes profondes quant à l’avenir médical, scolaire et social des enfants concernés.

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental reconnu, caractérisé par des difficultés persistantes d’attention, une hyperactivité et une impulsivité excessives, qui entravent significativement le fonctionnement quotidien de l’enfant, notamment dans le cadre scolaire. En Tunisie, les structures éducatives ne disposent pas de programmes pédagogiques spécifiquement adaptés à ces profils, ce qui rend la prise en charge thérapeutique d’autant plus déterminante.

Selon Pr Ghachem, l’introduction de traitements médicamenteux spécifiques contre le TDAH, il y a environ cinq ans, a marqué un tournant majeur dans la vie de nombreux enfants. Ces médicaments ont permis une amélioration notable des capacités de concentration, de régulation du comportement et d’intégration scolaire. Pour des enfants naturellement plus actifs et plus distraits que leurs pairs, ce traitement ne constitue pas un simple soutien ponctuel, mais un levier fondamental d’égalité des chances dans le parcours éducatif.

Elle a souligné, dans ce contexte, un point crucial d’ordre médical : le traitement du TDAH repose sur une administration régulière et durable. Il ne s’agit pas d’un médicament que l’on peut prescrire puis interrompre sans conséquences. L’alternance entre des phases de prise et des phases de privation du traitement peut induire des fluctuations comportementales importantes, générer une instabilité psychologique et compromettre les progrès acquis, tant sur le plan cognitif que relationnel... - Lire cet article




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