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Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


Sanofi en Tunisie : grève, rumeurs et réalités d’un retrait annoncé - 17/02/2026 - Le courrier de l'Atlas - Tunisie

Une grève syndicale du secteur pharmaceutique, annoncée pour le 23 février est au cœur de la polémique. Depuis le début du mois, une information circule massivement sur les réseaux sociaux : le célèbre laboratoire pharmaceutique, le géant français Sanofi, envisagerait de quitter le marché tunisien, suscitant une vive inquiétude parmi les citoyens, les professionnels de santé et les observateurs économiques. Vérification faite, la réalité de ce retrait est plus complexe.

Cette rumeur a été renforcée par l’intervention de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui a confirmé dans un communiqué que la filiale locale du groupe envisageait effectivement l’arrêt de ses activités sur le sol tunisien après des tensions sociales prolongées.

Selon le syndicat, des actions de protestation pacifiques des employés, dont notamment le port du brassard rouge, n’auraient pas permis de trouver un terrain d’entente avec la direction, poussant cette dernière à envisager une fermeture partielle ou totale.

Face à ce qu’elle qualifie de décision unilatérale, la structure régionale de l’UGTT a déposé un préavis de grève, appelant à un arrêt général des activités sur le site de l’entreprise le 23 février 2026. Le syndicat dénonce « une politique de désengagement opaque », réclame des clarifications sur l’avenir juridique et financier des salariés, et demande des garanties sur la pérennité de l’activité ou des conditions d’un éventuel transfert.

Retrait total ou reconversion locale : des nuances de taille

Cette situation s’inscrit dans un contexte social tunisien déjà tendu, marqué par d’âpres conflits entre l’UGTT et divers employeurs ou autorités. La puissante centrale syndicale avait en effet récemment appelé à une grève générale nationale en janvier 2026 pour défendre les droits des travailleurs et la liberté syndicale, reflétant un climat de méfiance envers les pouvoirs publics et les décideurs économiques, avant de revenir sur cette décision... - Lire cet article


Sanofi s’allie au groupe Kilani pour redéfinir son modèle en Tunisie - 16/02/2026 - Tunisie numérique - Tunisie

Sanofi ouvre un nouveau chapitre en Tunisie en officialisant un partenariat stratégique avec le Groupe Kilani, l’un des acteurs majeurs de la santé dans le pays. Derrière cet accord, une évolution notable du modèle opérationnel de la multinationale française : l’objectif affiché est de pérenniser l’accès aux soins, de sécuriser la disponibilité des traitements et de renforcer l’ancrage industriel local, dans un contexte régional où de plus en plus de “Big Pharma” privilégient des alliances nationales plutôt qu’une présence directe.

Concrètement, le partenariat repose sur une organisation “dual” au sein du Groupe Kilani, mobilisant deux filiales complémentaires pour couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur des activités de Sanofi sur le marché local. D’un côté, Teriak prendra en charge la production en Tunisie d’une partie importante du portefeuille de médicaments de Sanofi. De l’autre, MEDICIS S.A.R.L héritera du volet à forte dimension stratégique : information médicale, relations avec les autorités sanitaires et promotion scientifique auprès des professionnels de santé.

Cette répartition des rôles vise un enjeu prioritaire : éviter toute rupture de la chaîne d’approvisionnement et garantir la continuité de l’accès aux traitements, notamment ceux considérés comme essentiels. La logique est double. Pour Sanofi, il s’agit de gagner en agilité et de mieux s’aligner sur les priorités nationales de santé. Pour le Groupe Kilani, c’est la reconnaissance d’une capacité industrielle, logistique et scientifique permettant de porter des portefeuilles complexes et d’opérer aux standards internationaux.

Dans les déclarations associées à l’annonce, Sara Masmoudi met en avant une “reconnaissance” de l’expertise du groupe et un engagement envers la santé publique tunisienne. Sanofi, de son côté, à travers Rami Mroueh, décrit ce partenariat comme un “nouveau chapitre” : l’alliance avec un acteur local de référence doit permettre de répondre plus rapidement aux besoins du marché et d’accompagner l’introduction d’innovations thérapeutiques, en cohérence avec les orientations des autorités de santé... - Lire cet article


Pénuries de médicaments : « La crise budgétaire tunisienne met en danger l’accès aux soins » - 15/02/2026 - African manager - Tunisie

La pénurie de médicaments n’est plus un accident conjoncturel en Tunisie. Elle est devenue un phénomène récurrent, révélateur de fragilités économiques et institutionnelles profondes. Ceci est écrit dans une analyse sectorielle récente de Fitch Solutions (BMI), qui alerte sur une dégradation durable de l’approvisionnement pharmaceutique, directement liée à la mauvaise gestion fiscale et aux défaillances structurelles du système de santé.

Selon les analystes de BMI, « les pénuries actuelles ne relèvent pas d’un simple problème logistique, mais sont le résultat direct d’un système fragilisé par des déséquilibres budgétaires persistants et une gouvernance inefficace ». Autrement dit, la crise du médicament est avant tout une crise de finances publiques.

Des finances publiques qui asphyxient l’approvisionnement

Le cœur du problème se situe dans l’incapacité croissante de l’État à honorer ses engagements financiers envers les acteurs du secteur pharmaceutique. Les déficits budgétaires chroniques et l’endettement élevé obèrent la capacité de financement du système de santé, provoquant des retards de paiement massifs.

Fitch Solutions souligne que « l’insuffisance de liquidités au sein des institutions publiques empêche le règlement régulier des fournisseurs, ce qui fragilise directement la chaîne d’importation des médicaments essentiels ».

Ces retards, parfois supérieurs à plusieurs mois, conduisent certains laboratoires étrangers à suspendre leurs livraisons, jugées trop risquées financièrement. Dans un marché mondial où les fournisseurs privilégient les clients solvables et rapides à payer, la Tunisie se retrouve progressivement marginalisée... - Lire cet article


Vers un système pharmaceutique africain intégré : la Tunisie en première ligne - 14/02/2026 - La Presse - Tunisie

En marge du Sommet de l’Union africaine, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a multiplié les rencontres bilatérales avec ses homologues de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin et du Sénégal, en vue de consolider une coopération sanitaire pragmatique et orientée vers des résultats concrets au bénéfice des populations.

Ces échanges ont permis d’examiner plusieurs axes prioritaires, notamment le développement de partenariats stratégiques dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, le renforcement des mécanismes de régulation et de contrôle des médicaments, ainsi que la mise en place de programmes de formation destinés aux cadres médicaux et paramédicaux.

Le ministre a souligné que les rencontres bilatérales constituent un cadre privilégié pour coordonner les initiatives communes et faire face collectivement aux défis sanitaires.

Il a insisté sur la nécessité de bâtir un système pharmaceutique africain solide, capable de garantir l’accès sécurisé aux médicaments et de renforcer l’autonomie du continent dans ce secteur stratégique.

Dans cette perspective, les discussions ont également porté sur l’échange d’expertises et le développement des compétences liées au secteur du médicament.

Mustapha Ferjani a rappelé que la souveraineté pharmaceutique ne se limite pas à la production locale, mais repose aussi sur l’instauration d’un cadre réglementaire harmonisé, d’un contrôle rigoureux et d’un renforcement durable des capacités.

Par ailleurs, le ministre a présenté l’expérience tunisienne en matière de transformation numérique du système de santé, en mettant en avant le modèle de « l’hôpital numérique ».

Cette approche pourrait être adaptée aux spécificités et aux besoins propres à chaque pays, dans une logique de modernisation des services et d’amélioration de la qualité des soins.

Il a également plaidé pour l’adoption de l’approche « Une seule santé », visant à renforcer la préparation et la résilience des systèmes sanitaires africains face aux crises.

Dans le même contexte, Mustapha Ferjani a pris part à la réunion consacrée à la mise en place de l’Agence africaine du médicament (AMA)... - Lire cet article


Coopération sanitaire tuniso-éthiopienne axée sur l’industrie pharmaceutique et le numérique - 14/02/2026 - La Presse - Tunisie

La Tunisie renforce sa coopération stratégique dans le domaine de la santé avec la République fédérale démocratique d’Éthiopie, en mettant l’accent sur la fabrication pharmaceutique, la formation et la transformation numérique.

Le ministre tunisien de la Santé, le Dr Mustapha Ferjani, a tenu, hier vendredi 13 février 2026, une rencontre bilatérale avec son homologue éthiopienne. Les discussions ont permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre les deux pays et de convenir d’un renforcement de la coopération sanitaire à travers des projets opérationnels, notamment dans les industries pharmaceutiques, la fabrication locale de médicaments et l’exportation vers les marchés africains.

Les deux parties ont également souligné l’importance de développer le partenariat en matière de santé numérique, incluant le parcours de soins du patient, l’échange d’expertises autour de l’hôpital numérique ainsi que l’innovation technologique. À cet effet, il a été décidé de mettre en place une commission technique conjointe chargée d’élaborer une feuille de route claire reposant sur des priorités définies.

Dans le même contexte, le ministre de la Santé a rencontré la directrice générale de l’Agence africaine des médicaments. À cette occasion, il a présenté l’expérience tunisienne en matière de fabrication de médicaments, mettant en avant la qualité de la production nationale et le respect des normes internationales. Il a également exposé une initiative visant à créer un pôle africain de formation aux métiers de la pharmacie et des industries pharmaceutiques, au bénéfice des cadres africains, en particulier dans les domaines de la production et du contrôle... - Lire cet article


Industrie pharmaceutique : 40 usines et un marché dominé par les génériques - 09/02/2026 - La Presse - Tunisie

La Tunisie compte 40 usines de production de médicaments pour usage humain, capables de couvrir environ 80 % des besoins du marché en termes de quantités et 60 % en termes de valeur, a annoncé ce lundi 9 février 2026 Tarek Hammami, Président de la Chambre Nationale de l’Industrie Pharmaceutique (CNIP).

Lors de son intervention sur Express Fm, il a précisé que 63 % des médicaments circulant en Tunisie sont des génériques, et que ces derniers représentent 80 % des médicaments disponibles dans les hôpitaux publics. Cette forte proportion illustre le rôle central des génériques dans le système de santé tunisien, tout en contribuant à maîtriser les coûts pour les patients et l’État.

Vers la production de vaccins en Tunisie

Tarek Hammami a également évoqué la récente visite du ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, en Algérie, visant à renforcer la coopération sanitaire et pharmaceutique entre les deux pays. Selon lui, des rencontres bilatérales sont prévues après le mois de Ramadan en Tunisie pour consolider ces initiatives et transformer les échanges en projets concrets et stratégiques... - Lire cet article


Pénurie des médicaments contre le TDAH en Tunisie : l’équilibre des enfants compromis - 07/02/2026 - Business news - Tunisie

La présidente du Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie (Cnom), la professeure Rym Ghachem, est intervenue sur les ondes de Diwan FM, samedi 7 février 2026, pour alerter sur une situation jugée préoccupante : la disparition du marché tunisien d’un médicament essentiel dans la prise en charge des enfants atteints de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cette pénurie soulève des inquiétudes profondes quant à l’avenir médical, scolaire et social des enfants concernés.

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental reconnu, caractérisé par des difficultés persistantes d’attention, une hyperactivité et une impulsivité excessives, qui entravent significativement le fonctionnement quotidien de l’enfant, notamment dans le cadre scolaire. En Tunisie, les structures éducatives ne disposent pas de programmes pédagogiques spécifiquement adaptés à ces profils, ce qui rend la prise en charge thérapeutique d’autant plus déterminante.

Selon Pr Ghachem, l’introduction de traitements médicamenteux spécifiques contre le TDAH, il y a environ cinq ans, a marqué un tournant majeur dans la vie de nombreux enfants. Ces médicaments ont permis une amélioration notable des capacités de concentration, de régulation du comportement et d’intégration scolaire. Pour des enfants naturellement plus actifs et plus distraits que leurs pairs, ce traitement ne constitue pas un simple soutien ponctuel, mais un levier fondamental d’égalité des chances dans le parcours éducatif.

Elle a souligné, dans ce contexte, un point crucial d’ordre médical : le traitement du TDAH repose sur une administration régulière et durable. Il ne s’agit pas d’un médicament que l’on peut prescrire puis interrompre sans conséquences. L’alternance entre des phases de prise et des phases de privation du traitement peut induire des fluctuations comportementales importantes, générer une instabilité psychologique et compromettre les progrès acquis, tant sur le plan cognitif que relationnel... - Lire cet article


Lait pour nourrissons : les pharmacies, seul circuit contrôlé - 01/02/2026 - African manager - Tunisie

Le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) a souligné, dans un communiqué publié ce samedi, que le lait infantile commercialisé dans les pharmacies emprunte obligatoirement les circuits légaux et officiels soumis au contrôle, ce qui confirme sa sécurité et sa qualité.

« Suite aux informations relayées concernant le retrait de certains lots de lait pour nourrissons dans plusieurs pays, et après le communiqué publié par le distributeur officiel de l’une des marques en Tunisie, qui a démenti tout lien entre ces lots et les produits disponibles dans les pharmacies tunisiennes, le SPOT réaffirme que tous les produits pharmaceutiques sont placés sous le contrôle direct du ministère de la Santé », indique le communiqué.

Le SPOT précise que tout produit pharmaceutique, y compris le lait infantile, les compléments alimentaires et les dispositifs médicaux, est soumis aux procédures d’autorisation et à un contrôle préalable et à posteriori par l’Agence du médicament et des produits de santé et ce, conformément à la législation en vigueur.

En revanche, le syndicat a renouvelé sa mise en garde contre l’achat de lait infantile, de compléments alimentaires, de dispositifs médicaux ou de médicaments vétérinaires via les circuits parallèles ou à travers les réseaux sociaux non soumis au contrôle, en raison des risques graves que ces pratiques font peser sur la santé des nourrissons et des consommateurs, en l’absence de toute garantie quant à la qualité, la sécurité ou les conditions de stockage et de distribution.

Par ailleurs, le syndicat affirme que les pharmacies demeurent la seule structure entièrement soumise au contrôle à toutes les étapes de la distribution et opérant sous la supervision directe du ministère de la Santé, garantissant ainsi la sécurité et la qualité des produits de santé, dans un souci de protection de la santé publique et de préservation des droits des citoyens. - Lire cet article


Pénurie de médicaments : la Fédération de la Santé réclame une réforme du système pharmaceutique - 18/01/2026 - Business news - Tunisie

La crise récurrente des médicaments en Tunisie ne peut être résolue sans une réforme structurelle et courageuse de l’ensemble du système pharmaceutique. C’est le message central porté par Hichem Boughanmi, membre de la Fédération générale de la Santé, lors de son intervention, dimanche 18 janvier 2026, sur les ondes de Diwan FM.

Selon lui, la gestion actuelle du secteur repose sur des approches « non scientifiques et non planifiées », en l’absence d’une vision globale fondée sur des données fiables. « Avons-nous une étude précise des besoins du marché tunisien en matière de médicaments ? Avons-nous une cartographie des maladies par région et une estimation réelle des besoins des Tunisiens ? », s’est-il interrogé, déplorant l’absence de toute planification stratégique.

Absence de visibilité et échec de la digitalisation

Hichem Boughanmi a également pointé du doigt le manque de transparence dans l’utilisation des fonds publics injectés dans le secteur. « L’État continue d’injecter de l’argent, mais nous ne savons pas où vont nos médicaments », a-t-il affirmé, évoquant l’absence de traçabilité et de contrôle des circuits de distribution.

Dans ce contexte, il a regretté l’échec du projet de digitalisation, notamment celui de la carte électronique de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), qui devait permettre le passage à la prescription médicale électronique et une connexion directe entre la CNAM et les pharmacies privées. « Nous avons perdu de l’argent dans un projet qui aurait pu constituer une première étape vers une véritable digitalisation et nous aider à anticiper les crises », a-t-il souligné... - Lire cet article


Molka El Moudir : « Le médicament doit devenir un enjeu de sécurité nationale » - 16/01/2026 - La Presse - Tunisie

Le secteur pharmaceutique traverse l’une des crises les plus graves de son histoire. Molka El Moudir, vice-présidente du Syndicat des pharmaciens d’officine (SPOT), alerte sur un « effet domino » qui paralyse toute la chaîne de santé et appelle à des réformes structurelles immédiates pour éviter l’effondrement du système.

Chaque jour, près de 500 000 Tunisiens franchissent le seuil d’une pharmacie. Au comptoir, la scène est devenue familière : tension, incompréhension, parfois détresse. « Le comptoir est désormais un lieu de crispation permanente », confie-t-elle. En première ligne, les pharmaciens se transforment en « amortisseurs d’un système à bout de souffle ».

La loi de substitution, conçue pour pallier les ruptures, révèle aujourd’hui ses limites. « Elle autorise le remplacement par un générique, mais avec l’accord du patient ou du médecin », rappelle-t-elle. Or, faute de pédagogie publique, beaucoup ignorent ce qu’est un générique et refusent par crainte de bouleverser leur traitement. Les pharmaciens se replient alors sur des méthodes artisanales : appels entre confrères, recherches d’officine en officine. « Nous faisons un véritable travail social, avec fierté, mais dans un climat épuisant. »

Des pénuries qui touchent le vital

La rupture ne concerne plus des produits secondaires, mais des médicaments vitaux : traitements des maladies thyroïdiennes, troubles psychiatriques, hyperactivité chez l’enfant. Leur interruption, même brève, peut entraîner des risques immédiats... - Lire cet article




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