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L’annonce d’une prochaine rupture de stock du médicament Ritalin suscite une vive inquiétude chez de nombreux parents à travers le pays. Utilisé principalement dans le traitement du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), ce stimulant du système nerveux central est également prescrit dans certains cas de dépression ou de narcolepsie. À Maurice, il est administré dans les structures publiques, dont l’hôpital Brown-Séquard, en particulier aux enfants nécessitant un suivi spécialisé.
«On a appris que le médicament sera en rupture de stock et cela nous inquiète. On ne sait pas trop quoi faire», confie un parent, visiblement désemparé. Comme lui, plusieurs familles redoutent les conséquences d’une interruption ou d’un changement de traitement, souvent délicat à gérer pour les enfants concernés. Du côté du ministère de la Santé, la pénurie est confirmée. Les autorités assurent toutefois être pleinement mobilisées pour trouver des solutions dans les plus brefs délais.
En attendant un nouvel approvisionnement, des traitements de substitution seront proposés aux patients, notamment dans les hôpitaux publics. Une mesure transitoire, jugée nécessaire pour éviter toute rupture de prise en charge. Dans le secteur privé, les pharmaciens confirment que ce médicament n’est pas disponible en vente libre. «C’est un produit contrôlé, accessible uniquement sous encadrement strict, principalement dans les établissements hospitaliers», explique l’un d’eux. Le méthylphénidate, principe actif du Ritalin, est en effet soumis à une réglementation stricte en raison de ses effets et de son potentiel d’abus, ce qui limite donc sa distribution... - Lire cet article
Selon Alphonse Ayissi Abena, président de la Fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO), « le droit à l’information n’est pas un luxe, c’est une composante vitale de la sécurité sanitaire. Un silence administratif en période de crise est une mise en danger délibérée d’autrui ».
Sa déclaration fait suite à la gestion, par les autorités sanitaires africaines, de l’affaire liée aux rappels et retraits massifs de lots de lait infantile depuis la fin de l’année 2025 dans plus de 60 pays à travers le monde et impliquant des agro-industries telles que Nestlé, Danone et Lactalis dont les produits sont distribués partout sur le continent. Il dénonce « une réaction à deux vitesses et un manque de proactivité ».
Bien que ces firmes agroalimentaires aient dévoilé les pays concernés par ce scandale, très peu de pays africains ont pris l’initiative de communiquer pour rassurer leur population face à l’ampleur des rappels.
C’est le 16 février que la filiale sénégalaise de Nestlé a précisé dans un communiqué que « les laits infantiles des marques Nan et Guigoz, dûment enregistrés auprès des autorités nationales compétentes, sont sûrs et peuvent être consommés en toute confiance ».
Deux semaines plus tôt, le ministre camerounais de la Santé, Malachie Manaouda, avait révélé que des investigations approfondies avaient été menées par les services compétents, en collaboration avec les représentants locaux du fabricant (Nestlé, NDLR) sur certains lots de lait infantile Guigoz et Nan... - Lire cet article
Lors d’une rencontre organisée sur l’initiative de Speak Up Africa, vendredi 27 mars 2026 à Abidjan Plateau sur le thème « Dialogues croisés : Avos et médias en interaction », Dr Cédric Jaurès Adompo Yapi, médecin-microbiologiste à l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), a tiré la sonnette d’alarme face à l’augmentation rapide de la résistance antimicrobienne dans le monde, en particulier dans les pays en voie de développement, tels que la Côte d’Ivoire.
Selon le spécialiste, la résistance aux antibiotiques est devenue une menace majeure pour la santé mondiale, car il y a un nombre grandissant de personnes qui résiste aux traitements courants, compromettant l’efficacité des soins et mettant en péril les progrès médicaux récents. Les infections les plus récurrentes sont entre autres, les urinaires, respiratoires, gastro-intestinales, sanguines ou sexuellement transmissibles…
« Les maladies sont une combinaison de l’environnement, de la santé, mais aussi, de la qualité de ce que nous consommons comme aliment. Tous ces facteurs peuvent entrainer l’émergence en effet de nouvelles épidémies, puisqu’il y a transformation/mutation des microbes. Ce qui explique la résistance aux antimicrobiens, et menace la santé des familles dans le monde entier », a averti l’expert.
Cela peut s’expliquer notamment par la faiblesse des systèmes de santé et le manque d’accès à des outils de diagnostic fiables dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Aussi, de plus en plus d’antibiotiques essentiels et basiques tels que la pénicilline, les carbapénèmes et les fluoroquinolones perdent de leur efficacité, poussant les praticiens à recourir à des médicaments de dernier recours, souvent coûteux et difficiles d’accès dans ces pays.
« Or, les pays les plus touchés par la résistance antimicrobienne sont souvent ceux qui disposent du moins de moyens pour la surveiller et y faire face », a déploré le médecin-microbiologiste, qui estime que pour contrôler et réduire les fardeaux de ces épidémies, il faut renforcer les systèmes de prévention, de diagnostic (précoce) et de traitement... - Lire cet article
Lors de l’Africa Press Day 2026 à Nairobi, plusieurs intervenants ont insisté sur l’idée que la santé ne doit plus être considérée uniquement comme une dépense publique mais comme un véritable investissement économique pour les États africains. Concrètement, Comment cette vision peut-elle se traduire dans un pays comme la Tunisie, où les budgets de santé restent contraints ?
La discussion qui a eu lieu lors de l’Africa Press Day à Nairobi traduit une évolution importante dans la manière d’aborder les politiques publiques de santé. Pendant longtemps, la santé a été considérée principalement comme un poste de dépense budgétaire. Or les données économiques montrent clairement qu’elle constitue aussi un levier de croissance, de productivité, de stabilité sociale et de souveraineté.
Le cancer du sein en est une illustration très concrète. En Tunisie, plus de 31 000 années de vie en bonne santé ont été perdues entre 2017 et 2023, ce qui représente près de 200 millions de dollars de pertes de productivité pour l’économie nationale, soit plus de 586 millions de Dinars Tunisiens. (Source : étude WifOR, Tunisie)
Les analyses économiques montrent également que chaque dollar investi dans la prévention, le diagnostic précoce et l’accès aux traitements innovants peut générer jusqu’à 12 dollars de retour économique. Ces gains proviennent notamment du maintien des patients dans la vie active et de la réduction des complications liées aux diagnostics tardifs.
Cette approche se traduit concrètement en Tunisie par des initiatives que nous menons en partenariat avec les autorités de santé pour renforcer le dépistage, améliorer le diagnostic précoce et optimiser les parcours de soins, notamment en oncologie.
Dans un contexte budgétaire contraint, la question n’est donc pas uniquement d’augmenter les dépenses de santé. L’enjeu est surtout d’investir de manière plus stratégique, en renforçant la prévention, le dépistage et l’accès à l’innovation. Ce sont ces investissements qui améliorent durablement les résultats de santé tout en soutenant la performance économique des pays.
Ces données montrent que la santé n’est pas seulement une dépense publique : c’est aussi un investissement stratégique pour la croissance et la résilience économique des pays... - Lire cet article
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé une audience, le lundi 30 mars 2026 à Ouagadougou, à une délégation conjointe de la Société africaine francophone d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SAFHEC) et de la Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC).
La délégation, conduite par le ministre conseiller spécial du président du Faso, Alfred Rakissida Ouédraogo, est venue présenter ces deux structures savantes ainsi que le projet d’organisation de leur congrès scientifique conjoint à Ouagadougou. Membre de la Société africaine francophone d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SAFHEC), la Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC) s’inscrit dans une dynamique de promotion et de valorisation des disciplines biomédicales au Burkina Faso. Ce congrès conjoint qui réunira des spécialistes venus de plusieurs pays se veut un cadre d’échanges scientifiques, de partage d’expériences et de renforcement des capacités dans les domaines de l’histologie, de l’embryologie et de la cytogénétique.
La SAFHEC est une société savante qui regroupe des experts intervenant dans ces trois domaines clés, essentiels au développement des systèmes de santé, à la formation des professionnels et à l’amélioration de la recherche biomédicale en Afrique. Pour le Pr Ouédraogo, l’histologie constitue un levier important pour valoriser la médecine traditionnelle, notamment à travers l’expérimentation sur des modèles non humains, tels que les cultures cellulaires et tissulaires en vue de tester l’efficacité thérapeutique des produits issus de la pharmacopée africaine. Abordant la question de l’embryologie, il a mis en lumière son rôle dans la prise en charge de l’infertilité. « De plus en plus, les problèmes de procréation touchent environ 20 % de la population, notamment les jeunes. Cette société travaillera à accompagner les familles afin de contribuer à la résolution de cette problématique », a-t-il indiqué.
Quant à la cytogénétique, elle intervient dans le diagnostic des maladies génétiques ainsi que dans le diagnostic moléculaire de précision, notamment dans la lutte contre le cancer. A ce titre, la structure ambitionne d’accompagner la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en matière d’amélioration du diagnostic et de la prise en charge du cancer, en particulier du cancer du sein... - Lire cet article
Les fournitures destinées à des pays tels que le Tchad et le Soudan du Sud sont bloquées à Dubaï, prises au piège d’un goulet d’étranglement qui ne cesse de s’aggraver, causé par la perturbation des voies commerciales et la flambée des coûts de transport liée à la guerre en Iran. Des organismes tels que l’Organisation mondiale de la santé et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge s’efforcent de trouver des solutions de rechange, mais les options sont limitées. Il s’agit soit de payer des frais de transport aérien exorbitants, soit de tenter de trouver des produits de substitution sur un marché mondial déjà sous pression.
Cette situation constitue une urgence sanitaire imminente. Dans les régions vulnérables d’Afrique, le moment de ces livraisons est crucial. À l’approche de la saison des pluies, les conditions sont idéales pour la propagation du choléra, une maladie à propagation rapide et potentiellement mortelle qui se développe là où les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement sont sous pression. Les fournitures actuellement bloquées ne constituent pas des réserves facultatives. Elles sont la clé de voûte de l’intervention précoce, destinée à prévenir les épidémies avant qu’elles ne deviennent incontrôlables.
Dans de nombreuses régions du continent, la préparation est devenue un processus finement rodé, façonné par des années d’expérience. Les professionnels de santé savent qu’une fois les pluies commencées, la fenêtre de prévention se rétrécit rapidement. Des communautés qui, autrement, resteraient à l’abri peuvent devenir des foyers d’épidémie en quelques jours si les systèmes d’eau potable sont compromis et que les installations de traitement ne sont pas prêtes. Les kits qui attendent dans les entrepôts étaient destinés à combler ce vide, afin de garantir que les intervenants de première ligne soient équipés non seulement pour soigner les malades, mais aussi pour stopper la transmission à la source.
Leur absence révèle une fragilité plus profonde. Les systèmes de santé africains, bien que de plus en plus résilients en termes d’expertise et de capacité de réponse, restent fortement dépendants des chaînes d’approvisionnement externes pour les matériaux essentiels. Des articles aussi basiques que les solutions de réhydratation et les agents de traitement de l’eau sont souvent importés, acheminés via des couloirs commerciaux mondiaux vulnérables aux perturbations géopolitiques. Lorsque ces couloirs sont bloqués ou ralentis, les conséquences se font sentir le plus vivement dans les endroits déjà confrontés à des défis multiples — allant des déplacements de population aux infrastructures limitées... - Lire cet article
Le ministère de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS) et l’Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS) ont lancé, ce 31 mars à Rabat, la plateforme numérique « TARKHISS ». La cérémonie s’est tenue sous la présidence du ministre de la santé, Amine Tehraoui, en présence d’acteurs institutionnels et de professionnels du secteur pharmaceutique.
Cette plateforme s’inscrit dans la transformation du système de santé, avec une digitalisation progressive des procédures administratives. Elle intervient dans un contexte où les exigences de transparence et de traçabilité se renforcent dans la régulation des produits de santé.
Les opérateurs du secteur évoquent régulièrement des délais longs et des circuits complexes. Le traitement des dossiers manque parfois de visibilité, notamment sur les étapes et les délais. TARKHISS vise à centraliser ces démarches dans une interface unique, accessible en ligne.
La plateforme permet de déposer les dossiers, suivre leur avancement et accéder aux autorisations. Elle couvre la déclaration d’activité, l’enregistrement des produits, le renouvellement des certificats et les autorisations d’importation. Les échanges entre l’administration et les opérateurs passent désormais par un canal digital structuré.
Dans son intervention, le ministre a mis l’accent sur l’évolution attendue du système. « Nous savons que notre système doit évoluer dans ses délais, dans sa lisibilité et dans ses pratiques », a déclaré Amine Tehraoui. Il a également insisté sur la nécessité d’un cadre plus transparent, avec des règles explicites pour l’ensemble des acteurs... - Lire cet article
L’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS) a publié une nouvelle ligne directrice visant à encadrer la publicité des médicaments à usage humain, dans un souci de transparence, de sécurité sanitaire et de régulation des pratiques promotionnelles.
Le Maroc franchit une nouvelle étape dans la régulation du secteur pharmaceutique. À travers une ligne directrice publiée début mars, l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS) fixe un cadre plus précis pour la publicité des médicaments, avec pour objectif de garantir une information fiable, encadrée et conforme aux exigences de santé publique.
Ce nouveau cadre s’inscrit dans l’application de la loi n°17-04 relative au code du médicament et de la pharmacie, ainsi que du décret n°2.24.346 sur le visa de publicité . Il vise à préciser les conditions et exigences applicables à la publicité des médicaments à usage humain, en encadrant les pratiques des établissements pharmaceutiques et des acteurs impliqués dans la conception et la diffusion des messages promotionnels. Le document rappelle que la publicité des médicaments constitue un domaine strictement encadré en raison de son impact sur la santé publique. À ce titre, tout message doit être conforme aux dispositions réglementaires en vigueur et respecter des principes fondamentaux, notamment garantir une information exacte, objective et non trompeuse . Dans cette logique, l’AMMPS insiste sur le respect strict des données validées dans l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) et le Résumé des caractéristiques du produit (RCP). Les messages publicitaires doivent ainsi rester alignés sur ces références et ne pas en dépasser le contenu, afin de promouvoir un usage rationnel du médicament et d’éviter toute interprétation erronée par le public ou les professionnels de santé... - Lire cet article
La présentation et l'avancement du projet de loi de 2025 sur l'Autorité nationale des médicaments et des produits de santé, mené par la ministre d'État à la Santé, Mme Anifa Kawooya, et examiné au Parlement sous la direction de la présidente Anita Among, marquent une avancée importante pour l'Ouganda. Ce projet de loi vise à remplacer la loi obsolète de 1993 par un cadre réglementaire moderne et complet qui reflète les réalités actuelles du secteur de la santé et s'aligne davantage sur les normes internationales, telles que celles établies par l'Organisation mondiale de la santé. Au cœur de ce projet se trouve la création d’une autorité renforcée, dotée de pouvoirs élargis pour superviser l’ensemble des produits de santé, des médicaments et vaccins aux dispositifs médicaux, en passant par les cosmétiques et les compléments alimentaires.
Depuis des années, l’Ouganda a réalisé des progrès constants dans l’élargissement de l’accès aux soins de santé. Pourtant, la fragmentation réglementaire et les contraintes de capacité ont limité sa capacité à garantir de manière cohérente la sécurité, la qualité et l’efficacité des médicaments et des produits de santé. Cette situation résulte en grande partie d’un cadre juridique obsolète datant de 1993. Une époque antérieure à l’émergence rapide des nouvelles technologies, des chaînes d’approvisionnement complexes et de l’évolution des normes mondiales. Des lacunes critiques ont persisté, notamment une surveillance limitée des pharmacies au sein des établissements de santé, des mécanismes insuffisants pour les rappels de produits et l’absence de réglementation pour des catégories entières telles que les dispositifs médicaux, les cosmétiques et les compléments alimentaires. Ces lacunes ont entravé la capacité du pays à répondre efficacement aux risques et à protéger pleinement la santé publique et la sécurité des patients. Le nouveau projet de loi change la donne.
Ce projet de loi est important car il transforme fondamentalement les capacités du système réglementaire ougandais. Pour la première fois, le pays dispose d’une structure unifiée capable de superviser l’ensemble du cycle de vie des produits de santé, y compris l’enregistrement, la fabrication, la distribution, les contrôles à l’importation et à l’exportation, ainsi que la surveillance post-commercialisation. Il instaure une autorité plus claire en matière d’essais cliniques, renforce la pharmacovigilance et permet un suivi systématique de la sécurité des produits une fois ceux-ci mis sur le marché. Surtout, il donne aux autorités de régulation les moyens de tester, de détecter et de rappeler les produits nocifs ou non conformes, comblant ainsi des lacunes de longue date qui exposaient auparavant les citoyens à des risques... - Lire cet article
La pandémie de Covid-19 a profondément marqué les systèmes de santé à travers le monde. En Afrique en particulier, elle a mis en lumière la fragilité de nos structures sanitaires et les limites d’une dépendance quasi exclusive aux importations de produits médicaux et pharmaceutiques. Les ruptures d’approvisionnement observées pendant la crise ont rappelé avec force que la souveraineté sanitaire n’est plus seulement une ambition politique, mais une nécessité stratégique.
Dans de nombreux pays africains, cette prise de conscience s’est traduite par une volonté renouvelée de développer des industries pharmaceutiques locales capables de répondre, au moins partiellement, aux besoins nationaux et régionaux. Le Sénégal s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Depuis le Plan Sénégal Émergent (PSE), lancé sous le gouvernement du président Macky Sall, jusqu’à l’Agenda national de transformation Sénégal 2050 porté par les autorités actuelles, plusieurs initiatives ont été engagées pour promouvoir l’industrialisation du secteur pharmaceutique et renforcer l’autonomie sanitaire du pays.
Toutefois, si la nécessité d’assurer une plus grande souveraineté sanitaire fait désormais consensus, la mise en œuvre concrète de cette ambition se heurte encore à plusieurs défis structurels.
Un défi majeur de coordination institutionnelle
L’un des principaux obstacles à la relance de l’industrie pharmaceutique nationale réside dans les difficultés de coordination entre les différents départements ministériels concernés. Le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, le ministère de l’Industrie et du Commerce, le ministère de l’Économie, le ministère des Finances, ainsi que d’autres institutions publiques, interviennent chacun dans la définition et l’exécution des politiques liées à la production locale des produits de santé.
En théorie, cette pluralité d’acteurs devrait favoriser une approche globale et cohérente. En pratique, elle conduit souvent à des chevauchements de compétences, à un manque de synchronisation des initiatives et parfois à une duplication des efforts. Il n’est pas rare que certains projets ou études soient relancés alors que des travaux similaires ont déjà été menés par d’autres structures... - Lire cet article
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