Des chercheurs du Centre de recherche médicale de Lambaréné (CERMEL) ont mis au point un traitement antipaludique administré en une seule prise, ouvrant une nouvelle perspective dans la lutte contre la maladie.
Testé sur plus de 1 000 patients, ce protocole innovant affiche un taux d’efficacité de 93 %, supérieur aux traitements classiques sur trois jours.
Associant une artémisinine à trois molécules existantes, cette approche réduit les risques de résistance du parasite et améliore considérablement l’observance des patients.
Dans un pays qui a enregistré 154 000 cas de paludisme en 2024, cette innovation pourrait transformer durablement la prise en charge de la maladie et positionne la recherche gabonaise au cœur de l’innovation médicale en Afrique centrale. - Lire cet article
Au Gabon la prise en charge du VIH pédiatrique à ce jour constitue un véritable problème de santé publique. Pour preuve, le Fond des Nations Unis pour la protection de l’enfance (UNICEF) dans un article publié en 2016 révèle que dans le cadre de la prise en charge du VIH/Sida, le taux d’enfants séropositifs ayant accès au traitement antirétroviral est de 24,4%. Un chiffre alarmant qui démontre que ces derniers ne bénéficient pas d’un réel accompagnement.
Bien que le Gabon est résolument engagé dans la lutte contre le VIH/ Sida, au regard des nombreuses actions menées à savoir les campagnes de dépistage, de sensibilisation, la distribution des examens de CD4 et de la charge virale, une réalité persiste, notamment le haut taux de transmission de la mère à l’enfant qui est de 11% au lieu de 5% comme l’avait souligné la directrice du Programme national de lutte contre les infections sexuellement transmissible (PNLIST) , le Dr Raïssa Okouyi Ndong. Une situation qui favorise l’apparition de nouvelles infections rendant difficile la prise en charge chez les enfants de moins de 15 ans.
Le VIH pédiatrique un véritable fléau
Ainsi, l’UNICEF rappelle que le taux de prévalence au VIH chez les adolescents étant élevé, seulement 24,4% ont accès au traitement. Une situation qui nécessite le renforcement du programme de prévention de la transmission mère-enfant. De plus, il est primordial de sensibiliser les femmes enceintes à procéder aux dépistage volontaires mais également les encourager à fréquenter les centres de santé afin de bénéficier d’un bon suivi en cas d’infection.
D’ailleurs, les données présentées, lors atelier de restitution sur la supervision formative des prestataires de santé prenant en charge le couple mère-enfant dans le département sanitaire Libreville/ Owendo en octobre 2025, révèlent que, sur 36 000 femmes enceintes reçues en consultations prénatales en 2024, seulement 20 318 ont été dépistées, 1 465 ont été testées positives, et 1 209 mises sous traitement antirétroviral. Ces chiffres démontrent qu’il y a encore beaucoup d’efforts à fournir pour en venir à bout... - Lire cet article
L’Agence nationale du médicament et des autres produits de santé (ANMAPS) a officiellement reçu, mercredi à l’hôtel Radisson Blu, son certificat ISO 9001:2015, qui consacre son alignement sur les standards internationaux de management de la qualité. La cérémonie s’est déroulée en présence du Vice-président du gouvernement Hermane Immongault , du ministre d’État chargé de la défense nationale Brigitte onkanowa , du ministre de la Santé Pr Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou, ainsi que de plusieurs directeurs généraux et responsables d’institutions publiques.
Cette certification marque une étape importante pour l’État gabonais et pour le secteur de la santé. Elle atteste que l’ANMAPS fonctionne désormais selon un référentiel international axé sur la qualité des processus, la satisfaction des usagers et l’amélioration continue. Un signal fort dans un contexte où la sécurité sanitaire, la lutte contre les médicaments de qualité inférieure ou falsifiés et la confiance des populations sont devenues des enjeux majeurs.
« Aujourd’hui, parler de certification, c’est se mettre aux normes internationales et c’est aujourd’hui donner de la valeur à notre système de santé » a indiqué la Ministre de la Santé, Pr Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou.
Elle a rappelé que cette dynamique ne se limite pas aux médicaments mais devra s’étendre jusqu’à la qualité de soins tout en incitant l’ensemble des structures sanitaires à suivre l’exemple de l’ANMAPS.
Pour le Directeur général de l’Agence, le Dr Ange Mibindzou Mouelet, la certification ISO 9001:2015 constitue avant tout une garantie de conformité et de crédibilité. Une démarche qui place le patient au centre.
« Les procédures qui sont mises en œuvre visent à pouvoir satisfaire de manière efficiente tous les usagers » a t-il indiqué.
Saluant cette étape jugée majeur pour le système sanitaire qui épouse la vison du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a replacé cette certification dans la dynamique globale de refondation de l’État et à rappelé que cette reconnaissance « ne saurait être perçue comme un point d’aboutissement » mais comme « une responsabilité accrue », tout en appelant à maintenir durablement un haut niveau d’exigence... - Lire cet article
Mené au Centre de recherche médicale de Lambaréné (CERMEL) par le Dr Ghyslain Mombo-Ngoma, un essai clinique de phase 3 a démontré qu’un traitement antipaludique à dose unique est aussi efficace qu’un traitement standard de trois jours. Combinant quatre molécules existantes, cette innovation pourrait révolutionner la prise en charge du paludisme en Afrique en améliorant l’observance et en freinant la résistance aux médicaments, deux défis majeurs de santé publique sur le continent.
Le Gabon s’illustre une nouvelle fois sur la scène médicale internationale. Sous la direction du Dr Ghyslain Mombo-Ngoma, médecin et chercheur au CERMEL de Lambaréné, une équipe internationale a mené un essai clinique de phase 3 sur un traitement antipaludique à dose unique, combinant quatre principes actifs déjà utilisés en Afrique : sulfadoxine, pyriméthamine, artésunate et pyronaridine (SPAP).
Mené entre mai 2024 et octobre 2025, l’essai a impliqué plus de 1 000 patients, dont la moitié âgée de moins de 10 ans, atteints de paludisme simple. Les résultats, présentés lors de la réunion annuelle de la Société américaine de médecine tropicale et d’hygiène (ASTMH) du 9 au 13 novembre 2025, ont démontré une efficacité de 93 %, comparable à celle du traitement standard de trois jours à base d’artéméther-luméfantrine (AL). Aucun effet indésirable grave n’a été rapporté.
«Notre traitement à dose unique est aussi efficace que le traitement standard, avec l’avantage d’une administration simplifiée qui garantit une meilleure observance», a déclaré le Dr Mombo-Ngoma.
Un remède contre la résistance et le défaut d’observance
Ce résultat représente une double victoire dans la lutte contre le paludisme. D’une part, le traitement attaque le parasite sur quatre fronts différents, réduisant considérablement le risque d’apparition de résistances médicamenteuses... - Lire cet article
Face aux leçons de la pandémie, Dakar a accueilli du 28 au 31 octobre dernier, le 8ᵉ Forum Galien Afrique, consacré à la souveraineté sanitaire du continent. Chercheurs, responsables politiques, entrepreneurs et jeunes talents s’y sont donné rendez-vous pour transformer l’ambition d’autonomie en actions concrètes.
La capitale sénégalaise a abrité du 28 au 31 octobre, le 8ᵉ Forum Galien Afrique, placé sous le thème « Souveraineté sanitaire : un impératif pour l’Afrique ». Ce rendez-vous, qui réunissait décideurs, scientifiques et investisseurs, entendait inscrire durablement la santé au cœur des politiques publiques africaines.
Ouvrant la rencontre, le ministre sénégalais de la Santé, le Dr Ibrahima Sy, a rappelé que « la souveraineté sanitaire n’est pas un slogan, mais une nécessité vitale ». Il a insisté sur l’importance pour le continent de produire localement médicaments et vaccins, de définir ses priorités et de garantir à chaque citoyen un accès équitable aux soins. Pour lui, cette ambition ne sera possible que par une mobilisation collective et une coopération régionale renforcée.
La présidente du Forum, le Pr Awa Marie Coll Seck, a, pour sa part, décrit l’événement comme une « plateforme de transformation ». Mettant en avant le rôle central des femmes et des jeunes dans cette dynamique et soulignant l’importance des partenariats public-privé pour atteindre l’autosuffisance sanitaire. Le prix Galien Afrique, remis en clôture, a récompensé les chercheurs et innovateurs qui contribuent à l’excellence scientifique du continent.
Présidente du Comité scientifique, le Dr Magda Robalo a précisé que le Forum, « vise à passer du potentiel aux réalisations concrètes »... - Lire cet article
Sur les réseaux sociaux, notamment à travers des publications et vidéos, plusieurs malades du cancer dénoncent une situation alarmante. Selon leurs témoignages, il leur est désormais impossible d’obtenir leurs médicaments, les ordonnances des assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) étant systématiquement refusées dans les pharmacies. Une conséquence directe de la dette non réglée de la CNAMGS, récemment pointée du doigt par la présidente du Syndicat des pharmaciens du Gabon (Sypharga), le Dr. Itou-Y-Maganga.
Une publication datée du 28 octobre 2025, relayée par la page Les Anges gardiens du Gabon, indique que les ordonnances CNAMGS du service de cancérologie ne sont actuellement plus honorées dans plusieurs structures pharmaceutiques. Dans le même sens, une compatriote engagée dans la lutte contre le cancer a témoigné que sa sœur, décédée des suites de la maladie, avait été contrainte de dépenser des sommes colossales pour se soigner sans bénéficier de la couverture maladie. Ces interpellations ont conduit Gabon Media Time à s’enquérir de la situation.
La dette de la CNAMGS à l’origine du mal des pharmacies
Contacté par Gabon Media Time, le Dr. Itou-Y-Maganga a confirmé l’ampleur du problème, expliquant que la dette colossale de la CNAMGS a entraîné des conséquences dramatiques, notamment la privation de milliers de patients de leurs traitements essentiels. « Aujourd’hui, les encours des structures pharmaceutiques font que nos fournisseurs ne peuvent plus nous donner des médicaments à crédit. Donc si on ne paye pas on est pas livrer, c’est pour cela que nous sommes dans l’incapacité pour beaucoup à continuer à fournir un service. Les produits n’appartiennent pas aux officines, donc les fournisseurs demandent d’être payé pour être livré » a-t-elle confié... - Lire cet article
Dans la continuité du lancement de l'utilisation des tests de dépistage rapide du paludisme dans les officines de pharmacie en République Gabonaise, l’Agence Nationale du Médicament et des autres Produits de Santé (ANMAPS), sous l’impulsion du Ministère de la Santé, a organisé une mission de formation et de déploiement des TDR dans plusieurs provinces du pays... - Lire cet article
Le premier ministre de la transition, Raymond Ndong Sima, a dirigé lundi à son Cabinet, une séance de travail portant sur la restructuration du capital de la Santé Pharmaceutique, société de production des médicaments et autres produits de santé, située dans la Zone économique spéciale de Nkok, à 27 kilomètres de Libreville, sur la route nationale 1. Objectif de cette rencontre, à laquelle participaient certains membres du gouvernement concernés et différents acteurs du secteur santé, finaliser le rapport du Comité technique sur la restructuration de l’actionnariat de la Santé Pharmaceutique et envisager l’optimisation de sa production.
Il ressort de ce tour de table que l’Etat entend jouer un rôle plus accru dans la gestion et la fabrication des médicaments, en élargissant au maximum l’éventait des actionnaires et intervenants au sein de la gouvernance de la Santé Pharmaceutique... - Lire cet article
La Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) du Gabon a drastiquement réduit vendredi, le nombre de médicaments remboursables à l’issue de sa révision annuelle, débutée ce lundi à Libreville. Pour l’année 2025, la liste passe de 1 221 Dénominations communes internationales (DCI) en 2021 à seulement 883, soit une baisse de 27,7%, avec un virage affirmé en faveur des médicaments génériques, qui représentent désormais 90% des produits pris en charge.
Ce recentrage stratégique s’inscrit dans une logique de maîtrise des coûts. « Les principes actifs disposant de génériques sur le marché ont été retirés de la liste. L’approvisionnement en médicaments génériques DCI, moins coûteux, permettra à la CNAMGS de poursuivre sa mission de santé publique tout en optimisant ses dépenses », a expliqué Dr Lucie Mekemeza-M’Obiang, présidente de l’atelier de révision et consultante auprès de la CNAMGS... - Lire cet article
Libreville a abrité un atelier régional contre les produits cosmétiques contenant du mercure. L’événement qui a pris fin le 24 janvier a réuni environ 200 experts de la santé et de l’environnement issus de 15 pays pour explorer pour établir des stratégies afin de changer les comportements des populations.
Selon les spécialistes de la santé, la dépigmentation, encore appelée décoloration de la peau, est une pratique qui vise à éclaircir la peau à travers des produits tels que l’hydroquinone ou le mercure sous forme de savon ou crème. Ces préparations sont généralement en vente libre sur le marché africain. La rencontre de Libreville a rassemblé plusieurs profils d’intervenants décidés à éliminer la fabrication locale des produits cosmétiques ou en freiner l’importation... - Lire cet article
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