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Plateforme d'informations pour les acteurs du médicament en Afrique

Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


Subvention sur les médicaments : Le dispositif entre en vigueur aujourd’hui - 01/02/2026 - lexpress.mu - Maurice

Dans de nombreuses familles, une part importante du budget est consacrée aux médicaments, dont les prix ne cessent d’augmenter. Face à cette situation, le Price Stabilisation Fund (PSF) prend effet aujourd’hui, 1ᵉʳ février, après avoir été reporté du 15 janvier pour permettre aux pharmacies d’adapter leurs systèmes informatiques.

Cette mesure intervient dans un contexte préoccupant. Selon les données nationales, les maladies non transmissibles (MNT) représentent près de 85 % des décès prématurés à Maurice et touchent une large partie de la population : le diabète affecte près d’un adulte sur cinq, l’hypertension 27,2 %, le surpoids 36 % et l’obésité 36,2 %. De 2010 à 2020, la mortalité liée aux principales MNT – maladies cardiaques, AVC, diabète, cancers et maladies respiratoires chroniques – a tendance à augmenter.

Le PSF prévoit une aide de Rs 50 par boîte sur certains médicaments vendus à Rs 100 ou plus. Sont concernés : les traitements pour le diabète, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires, ainsi que huit autres catégories, portant le total à onze, incluant antiacides, analgésiques, anticancéreux, produits biologiques, inhalateurs, vaccins, anthelminthiques et antifongiques.

Au total, 22 importateurs et près de 400 pharmacies participent au dispositif, couvrant environ 900 médicaments. L’objectif du gouvernement est d’alléger la charge financière des consommateurs tout en garantissant la sécurité des produits... - Lire cet article


Les hôpitaux publics interdits aux représentants de lait infantile - Les pédiatres sont choqués par les directives du ministère de la Santé - 31/01/2026 - lexpress.mu - Maurice

L’allaitement maternel est en nette stagnation : moins de 20 % des nourrissons en bénéficient exclusivement pendant les six premiers mois de leur vie aujourd’hui. Le 16 septembre dernier, le ministère de la Santé a envoyé, sans consultation avec les parties prenantes – la Société de Pédiatrie et les distributeurs de lait infantile –, une circulaire à tous les administrateurs d’hôpitaux pour qu’ils interdisent, entre autres, l’accès de leur établissement aux représentants de lait infantile et empêchent les médecins et le personnel infirmier d’assister aux formations soutenues par les compagnies de lait infantile. Des interdictions qui se font au détriment des bébés, selon des professionnels de santé.

Pour la Dre Radhika Jagatsingh Beehuspoteea, il ne fait pas de doute que le lait maternel soit meilleur pour les bébés. «Il est extraordinaire. Il évolue dans l’organisme de la femme en fonction du bébé. Par exemple, le lait maternel d’un bébé prématuré n’est pas le même que celui d’un bébé né à terme. Il contient tous les nutriments nécessaires à l’enfant. Mais malheureusement, pour différentes raisons et circonstances variées, toutes les femmes ne peuvent allaiter exclusivement pendant six mois.»

Elle souligne qu’une étude sur l’allaitement maternel a été menée par Motee et Coll. et deux études par le Mauritius Institute of Health (MIH), dont la dernière date de 2025. Les trois études parviennent à la même conclusion: les Mauriciennes connaissent l’importance et les bienfaits de l’allaitement maternel mais ne pouvant allaiter leurs bébés exclusivement pendant six mois, elles font du mixed feeding, c’est-à-dire qu’elles allaitent mais donnent aussi du lait infantile.

La Dre Jagatsingh Beehuspoteea précise que la dernière étude incrimine d’abord les accouchements par césarienne dans les services de santé. «Si l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dit qu’il faut allaiter le bébé une heure après sa naissance, la majorité des naissances dans le pays (Ndlr: 61,4%) sont par césariennes. Les femmes qui sortent d’une césarienne souffrent de la procédure, sont fatiguées, sédatées et dans le secteur public, aucun membre du personnel hospitalier ne leur amènera leur bébé afin qu’elles l’allaitent. Et aucun membre de leur famille ne sera autorisé à rester pour le faire. Il n’y a pas suffisamment de conseiller formé en lactation dans les hôpitaux. De ce fait, pour cette majorité de femmes, leur bébé doit boire le lait infantile.» Donc, le lait infantile est nécessaire dans le secteur public, d’où le fait que le ministère de la Santé lance des appels d’offres annuels pour s’en procurer... - Lire cet article


Produits subventionnés - Des difficultés techniques repoussent la remise sur les médicaments au 1ᵉʳ février - 15/01/2026 - lexpress.mu - Maurice

Alors que la deuxième liste de produits subventionnés, dans le cadre du Price Stabilisation Fund – doté de Rs 2 milliards pour l’exercice 2025/26 – ayant pour but de soutenir le pouvoir d’achat des ménages face à la hausse continue des prix – devait entrer en vigueur ce jeudi 15 janvier, le ministère du Commerce et de la protection des consommateurs annonce quelques ajustements.

Pour revenir à cette deuxième liste finalisée en décembre dernier, elle inclut le poisson en conserve – maquereaux et pilchards – les couches pour adultes ainsi que certains médicaments destinés au traitement du diabète, de l’hypertension et des maladies cardiovasculaires, utilisés sur le long terme. Les subventions s’élèvent à Rs 10 par boîte de poisson en conserve et à Rs 50 par paquet de dix couches. Elle cible également certains médicaments, notamment les antidiabétiques, les antihypertenseurs et les traitements cardiovasculaires, largement utilisés pour le suivi à long terme des maladies chroniques, dont le prix de vente est de Rs 100 ou plus. La subvention a été fixée à Rs 50 par boîte de médicaments ciblés. Ces mesures, annoncées également pour Rodrigues, ont été accueillies favorablement par les acteurs du secteur qui se sont engagés à répercuter les réductions de prix sur les consommateurs, selon le ministère de tutelle.

Cependant, après des discussions récentes avec les importateurs, indique un communiqué du ministère du 13 janvier, les opérateurs du secteur pharmaceutique rencontre des difficultés techniques et pratiques pour adapter leurs systèmes dans le délai initial. Ces difficultés, liées notamment à la fermeture de leurs opérations et de celles de leurs prestataires informatiques pendant la période festive, auraient été évitées en temps normal. «Les opérateurs ont en outre indiqué que si la mesure devait être mise en œuvre à compter du 15 janvier 2026, il y aurait un risque élevé de perturbation temporaire de la disponibilité des médicaments, car un délai supplémentaire est nécessaire pour apporter les modifications à leurs logiciels de distribution des médicaments dans le cadre de la nouvelle mesure», explique le ministère... - Lire cet article


Sadeck Vawda : « Les ruptures de stock de médicaments ne sont pas la photographie d’un moment en temps réel » - 23/06/2025 - lexpress.mu - Maurice

Depuis plusieurs mois, de nombreux médicaments manquent à l’appel dans les pharmacies privées. Et lorsqu’ils refont surface sur les étagères d’officines, leur prix a été majoré et le public a du mal à s’y retrouver. Sadeck Vawda, directeur général de la société pharmaceutique Unicorn (MSJ Ltd), une référence dans le milieu pharmaceutique local, en donne les raisons et fait le point sur l’industrie pharmaceutique en général pour aider le public à définir les rôles de tout un chacun et à y voir plus clair.

Avant d’arriver sur les étagères des pharmacies à Maurice, quel est le parcours d’un médicament ?

Pour bien comprendre les tenants et les aboutissants de l’industrie, définissons tout d’abord ce qu’est un médicament. Il s’agit de toute substance, autre qu’un aliment, utilisée pour prévenir, diagnostiquer, traiter ou soulager les symptômes d’une maladie ou d’un état anormal. Il y a deux types de médicaments: ceux innovateurs et les génériques. Le médicament innovateur ou original est issu de la recherche. Le générique est le terme donné au médicament commercialisé après la chute du brevet de l’original. Le générique doit avoir la même composition, la même forme pharmaceutique, soit gélules, comprimés ou sirops comme l’était le médicament original, et la même bioéquivalence que celui-ci, c’est-à-dire la même biodisponibilité qui est la vitesse et quantité de principe actif libéré dans l’organisme. Les trois piliers pour un médicament sont sa qualité, ce qui signifie que le produit doit être fabriqué dans des conditions garantissant sa qualité et sa pureté, son efficacité, soit qu’il doit remplir son rôle de traiter et de prévenir la maladie pour laquelle il est destiné et sa sécurité ou innocuité, c’est-à-dire qu’il ne doit pas provoquer des effets indésirables graves ou inacceptables.

Le parcours du médicament original de sa découverte jusqu’à sa mise sur le marché prend du temps. Il y a la recherche d’abord et le développement du prototype, les essais précliniques sur les animaux, les essais cliniques sur l’humain, en trois phases, l’autorisation de mise sur le marché, la commercialisation et la surveillance post-commercialisation. C’est un processus longet coûteux. Entre la découverte d’un médicament et sa mise sur le marché, il peut s’écouler dix à 12 ans pour un taux de succès de 5 %. Un brevet est déposé pour une durée de 20 ans à partir de la découverte. Ce qui fait que le laboratoire a en moyenne huit à dix ans pour récupérer son investissement avant que les génériques n’arrivent sur le marché... - Lire cet article


Achat de médicaments à bas prix : Une initiative pour aider les PEID - 11/06/2025 - lexpress.mu - Maurice

Une nouvelle initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme de passation de marchés groupés des petits États insulaires en développement (PEID), a été présentée au ministère de la Santé, à Ébène, le 5 juin. Cette initiative a pour but d’aider les petits pays à acheter des médicaments et du matériel médical à un prix plus abordable. Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, la représentante de l’OMS à Maurice, la Dr Anne-Marie Ancia, et d’autres responsables étaient présents pour cette première présentation des médicaments achetés dans le cadre de ce programme.

Le programme a été signé en 2020 par Maurice et d’autres PEID comme le CapVert, les Comores, la Guinée-Bissau, Sao Tomé-et-Principe et les Seychelles. Il permet à ces pays d’acheter ensemble certains médicaments, de mieux organiser la gestion des stocks, d’améliorer la qualité des services et de gagner du temps. Le ministre Bachoo a expliqué que les pays comme Maurice, avec une population de seulement 1,2 million, paient souvent les médicaments plus chers à cause de leur petite taille. En achetant ensemble, notamment avec des pays africains de plus grande taille, ils ont l’opportunité de payer moins cher. Il a aussi annoncé que 17 médicaments ont déjà été reçus et seront bientôt disponibles dans les hôpitaux locaux. Il a encouragé d’autres pays à rejoindre ce projet, tel que le Botswana qui a déjà manifesté de l’intérêt... - Lire cet article


Ruptures de stock de médicaments : une situation persistante - 18/01/2025 - lexpress.mu - Maurice

Alors que la nouvelle année commence, plusieurs médicaments sont en rupture de stock dans des pharmacies privées. Les grossistes, censés approvisionner ces produits, ne livrent pas. Ce problème persiste depuis décembre, indique Chetan Dookun, président de la Pharmaceutical Association of Mauritius.

Un grossiste nous explique que ce problème touche tous les acteurs du marché. Indiquant qu’il échappe à leur contrôle, se trouvant probablement à la source. Le manque de matières premières pour la production est en grande partie responsable de cette situation, un problème qui perdure depuis la pandémie de Covid-19.« Lorsque nous passons nos commandes, nous recevons à peine la moitié, voire un quart, des quantités demandées. » Pour limiter les impacts, « en priorité, nous distribuons les médicaments dans toutes les pharmacies afin que chacune puisse servir ses patients. Sans cette répartition, les grandes chaînes risqueraient de tout prendre. S’il en reste et si d’autres pharmacies en font la demande, nous leur en fournissons également. » ... - Lire cet article




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