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Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


ThinkerCare Group se lance dans la dermo-pharmaceutique et consolide son positionnement - 19/03/2026 - Algérie 360° - Algérie

Changement de dimension pour ThinkerCare Group. Le groupe algérien amorce un virage stratégique en annonçant le lancement imminent d’une nouvelle gamme dermo-pharmaceutique, avec l’ambition claire de s’imposer sur le terrain des soins à forte valeur médicale.

Jusqu’ici identifié dans l’univers de la dermo-cosmétique, notamment à travers ses marques Touché et Belnco, ThinkerCare Group franchit un cap. Le groupe investit désormais le segment dermo-pharmaceutique, un positionnement hybride où se rencontrent cosmétique avancée et exigences thérapeutiques.

Ce choix ne relève pas du hasard. Il traduit une volonté de monter en gamme et de répondre à une demande croissante pour des solutions plus ciblées, plus techniques et mieux encadrées sur le plan scientifique.

Des solutions ciblées pour des problématiques dermatologiques concrètes

La nouvelle gamme s’inscrit dans une logique de réponse directe aux besoins du terrain. Elle propose des formulations pensées pour traiter des affections cutanées spécifiques, avec une approche rigoureuse mêlant innovation et standards pharmaceutiques. Parmi les solutions annoncées, plusieurs axes se dégagent... - Lire cet article


Aissatou Sougou remplace Alioune Ibnou Abou Talib Diouf à la tête de l’ARP - 18/03/2026 - Agence de Presse Sénégalaise - Sénégal

Dakar, 18 mars (APS) – La docteure en pharmacie Aissatou Sougou a été nommée, mercredi, directrice générale de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), en remplacement d’Alioune Ibnou Abou Talib Diouf, annonce le communiqué du Conseil des ministres.

Lors de cette rencontre hebdomadaire du gouvernement présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, plusieurs mesures individuelles ont été prises, concernant des établissements de santé.

La nomination de Mmme Sougou survient dans un contexte de polémique entre le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique et l’ARP, à propos de l’affaire dite Softcare, l’entreprise éponyme de fabrication de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques présumés fabriqués avec des produits périmés.

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Ibrahima Sy, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré qu’“aucun élément scientifique ne [permettait] d’établir un risque sanitaire pour les usagers” de ces produits.

À sa suite, la mission d’information parlementaire installée le 5 janvier dernier, dont le mandat a été prolongé jusqu’au 5 avril, a tenu à informer l’opinion publique de la poursuite de ses travaux, dans le cadre de ses prérogatives de contrôle attribuées par l’Assemblée nationale, son règlement intérieur et la Constitution, ”indépendamment des communications intervenues récemment dans l’espace public”.

ABB/MTN - Lire cet article


Maillon pharmaceutique en tension : comment la distribution des médicaments au Maroc met à l’épreuve accès et concurrence - 17/03/2026 - Le brief - Maroc

Le diagnostic est sans ambiguïté : la chaîne de distribution des médicaments au Maroc fonctionne, techniquement, mais montre des fragilités structurelles qui pèsent sur l’accès aux traitements, la viabilité financière des acteurs et l’efficience du marché. Le constat, dressé par le Conseil de la concurrence dans un avis détaillé, met en lumière un maillage territorial contrasté, une concentration notable à certains niveaux, une pression continue sur les marges et l’absence de mécanismes permettant d’absorber efficacement les ruptures d’approvisionnement.

La distribution en gros, assurée par les établissements pharmaceutiques grossistes-répartiteurs (EPGR), a vu son parc s’accroître modestement ces dernières années, passant de 56 à 66 opérateurs entre 2015 et 2024, avant de se stabiliser, signe d’un marché entrant dans une phase de maturité. Cette évolution masque toutefois une forte concentration géographique ; les EPGR demeurent massivement implantés le long des grands axes urbains, laissant des zones faiblement couvertes.

Cette structure crée deux effets pervers. D’un côté, la concentration confère aux principaux distributeurs un pouvoir de négociation face aux industriels et aux officines ; de l’autre, les EPGR supportent une charge financière lourde (stocks immobilisés, délais de paiement étendus) qui pèse sur leurs marges et fragilise leur rentabilité. Le Conseil note une baisse continue des niveaux de rentabilité des EPGR, phénomène inquiétant pour la résilience du maillon de la distribution en gros.

Autre point saillant : face à la frilosité du financement bancaire et aux exigences de trésorerie, certains grossistes jouent le rôle de « banquiers » pour les officines, acceptant d’octroyer des délais de paiement longs ou des facilités commerciales. Si cela préserve ponctuellement l’approvisionnement local, cela transfère le risque financier vers les EPGR et accentue les déséquilibres commerciaux du circuit.

Officines, une densité qui fragilise plus qu’elle ne protège

En aval, l’analyse du maillon officinal révèle une expansion spectaculaire du nombre de pharmacies : 9.185 officines en 2015 pour 14.134 en 2024, soit une hausse d’environ 54% en neuf ans. Cette croissance rapide a produit une fragmentation forte du chiffre d’affaires moyen par officine et une polarisation du tissu professionnel. Aujourd’hui, près de 70% des officines réalisent moins de 1,2 million de dirhams de chiffre d’affaires annuel... - Lire cet article


Médicaments et vaccins : le Niger sollicite l’expertise pharmaceutique algérienne - 17/03/2026 - Algérie 360° - Algérie

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique algérienne, Wassim Kouidri, a tenu mardi une réunion de travail à distance avec le ministre de la Santé de la République du Niger, Gouera Hakimi. Cette rencontre a marqué un pas important dans le renforcement des liens entre les deux pays dans le domaine de la santé et de l’industrie pharmaceutique.

Selon un communiqué du ministère algérien, plusieurs hauts responsables ont participé à la réunion. Parmi eux, l’ambassadeur d’Algérie au Niger, le directeur général de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques et le directeur général du groupe public Saidal. Leur présence a permis de discuter concrètement des besoins et des opportunités de coopération entre Alger et Niamey. Une demande claire du Niger

Lors de la réunion, le côté nigérien a formulé une demande précise : recevoir des médicaments et des vaccins fabriqués en Algérie. Le Niger souhaite également être accompagné dans la création d’une industrie pharmaceutique locale capable de produire certains médicaments sur place. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large visant à renforcer l’autonomie pharmaceutique des pays africains... - Lire cet article


Marché de la distribution des médicaments : le Conseil de la concurrence pour une révision du système des prix - 16/03/2026 - Agence Maghreb Arabe Presse - Maroc

Rabat – Le Conseil de la concurrence préconise une révision en profondeur du système de fixation et de rémunération des prix des médicaments au Maroc, dans le cadre d’un avis sur l’état de la concurrence dans les marchés de la distribution des médicaments.

Le dispositif en vigueur, bien qu’il ait introduit davantage de visibilité et de transparence, pèse aujourd’hui sur la viabilité des acteurs de la distribution des médicaments et sur la compétitivité de la production locale, indique le Conseil dans son avis n° A/6/25, estimant qu’une révision s’impose pour rendre le système plus équitable et mieux adapté aux réalités économiques, en prenant en considération la soutenabilité des marges, la disponibilité des médicaments et la nécessité de soutenir l’industrie nationale.

À cet effet, le conseil préconise de revoir le mode de rémunération des Etablissements Pharmaceutiques Grossistes Répartiteurs (EPGR) en instaurant un modèle hybride associant une marge proportionnelle au Prix Fabricant Hors Taxe (PFHT) et un forfait fixe par unité distribuée, garantissant ainsi une rémunération minimale indépendamment du prix du médicament tout en assurant la pérennité de ce maillon essentiel de la chaîne de distribution et la continuité de l’approvisionnement en médicaments.

En parallèle, le conseil recommande d’introduire un mode de rémunération mixte, pour les pharmacies d’officine, combinant une marge commerciale et des honoraires de dispensation permettant de valoriser l’acte pharmaceutique et de répondre aux objectifs de santé publique.

En outre, le conseil appelle à une revalorisation des marges applicables aux médicaments onéreux relevant des tranches 3 et 4 pour garantir leur disponibilité dans le circuit grossiste, sécuriser leur distribution sur tout le territoire et prévenir les distorsions concurrentielles... - Lire cet article


Santé : l’anticancéreux Tazverik retiré du marché pour des raisons de sécurité - 16/03/2026 - Gabon Media Time - Gabon

Le laboratoire pharmaceutique français Ipsen a annoncé le retrait immédiat de son médicament anticancéreux Tazverik (tazémétostat). L’information a été rendue publique dans un communiqué publié le 9 mars 2026. Cette décision fait suite à l’apparition d’effets indésirables graves observés chez certains patients lors de l’administration du traitement, notamment des cas de tumeurs malignes hématologiques secondaires, c’est-à-dire de nouveaux cancers du sang apparus pendant le traitement.

Bien que le médicament n’ait pas été commercialisé en France ni dans le reste de l’Europe, certains patients atteints de cancers rares ou difficiles à traiter ont pu en bénéficier dans le cadre d’essais cliniques ou de dispositifs d’accès précoce. Selon le laboratoire, ces nouvelles données de sécurité montrent que le rapport bénéfice-risque du médicament est désormais défavorable. Face à cette situation, Ipsen a donc choisi de procéder à un retrait volontaire du médicament et d’interrompre son utilisation afin de protéger les patients susceptibles d’y être exposés.

Un médicament utilisé dans des cas de cancers rares

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) précise que depuis le 31 août 2023, le médicament n’est plus mis à disposition dans le cadre des accès compassionnels. Depuis cette date, seuls les patients déjà sous traitement peuvent poursuivre leur prise, à condition que leur médecin estime que le bénéfice reste suffisant. En revanche, Tazverik était commercialisé aux États-Unis depuis 2020 pour le traitement de certains lymphomes folliculaires et du sarcome épithélioïde avancé ou métastatique... - Lire cet article


Médicaments : Comment sont fixés les prix au Maroc selon le Conseil de la concurrence - 16/03/2026 - SNRTnews - Maroc

L’avis du Conseil de la concurrence, publié ce lundi 16 mars 2026, apporte un éclairage crucial sur les mécanismes de détermination des prix des médicaments sur le marché national. Le rapport dévoile une structure réglementaire complexe qui encadre la tarification tout au long de la chaîne de valeur, depuis le fabricant jusqu'au patient, en passant par le grossiste et l'officine. Ce dispositif repose sur des fondements législatifs stricts et des révisions périodiques programmées tous les cinq ans.

Selon le contenu de cet avis, qui a suscité d’importants débats au sein de la profession pharmaceutique, notamment en raison de recommandations sur l'ouverture du capital des officines, le médicament au Maroc est soumis à un cadre légal spécifique. En vertu de l'article 17 de la loi n° 17.04, l’Administration fixe les prix de vente des produits, qu’ils soient fabriqués localement ou importés, selon des modalités définies par le décret n° 2.13.852 de 2013. Ce texte demeure la référence réglementaire centrale pour le calcul du Prix de Vente au Public (PVP).

Le calcul du prix final repose sur une équation précise définie à l’article 2 du décret. Le PVP est établi à partir du Prix Fabricant Hors Taxe (PFHT), auquel s'ajoutent les marges bénéficiaires réglementées des grossistes-répartiteurs et des pharmaciens, ainsi que la TVA le cas échéant. Pour un médicament princeps, le PFHT est déterminé en s'alignant sur le prix le plus bas pratiqué dans un panel de pays de référence, incluant l'Arabie Saoudite, la Belgique, l'Espagne, la France, la Turquie et le Portugal. Concernant le médicament générique, son prix est fixé à un niveau inférieur au princeps, avec une décote pouvant atteindre 50 %... - Lire cet article


Médicaments. Six groupes contrôlent 84% du marché marocain de la distribution - 16/03/2026 - Medias24 - Maroc

En 2024, 66 établissements assurent la distribution en gros des médicaments au Maroc. 6 grands groupes captent 84% des parts de marché.

Publié en fin de journée ce lundi 16 mars 2026, l’avis du Conseil de la concurrence sur l’état de la concurrence dans les marchés de la distribution du médicament au Maroc dresse un panorama détaillé du fonctionnement de cette chaîne stratégique et formule plusieurs recommandations visant à améliorer son efficacité et à renforcer la concurrence.

Si, dans plusieurs articles, Médias24 s’est largement penché sur la situation des pharmacies d’officine, les difficultés auxquelles elles font face, ainsi que sur la recommandation du Conseil de la concurrence relative à l’ouverture de leur capital afin d’alléger leur situation économique, un autre maillon essentiel de cette chaîne mérite également une attention particulière. C'est celui des grossistes-répartiteurs, acteurs clés de l’approvisionnement du marché pharmaceutique national.

Ces établissements assurent l’achat, la détention et la distribution en gros des médicaments vers les pharmacies d’officine et les réserves de médicaments des cliniques. Ils peuvent également exporter des médicaments, sous réserve d’obtenir l’autorisation de l’établissement pharmaceutique industriel titulaire de l’autorisation de mise sur le marché (AMM).

En 2024, le Maroc comptait 66 établissements pharmaceutiques grossistes-répartiteurs (EPGR) en activité. Ensemble, ils ont réalisé un chiffre d’affaires d’environ 16,26 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 11,3% par rapport à 2023, où le marché s’établissait à 14,61 MMDH. Un marché dominé par six groupes qui captent 84% des parts de marché

Malgré la présence de ces 66 opérateurs, le secteur de la grossisterie-répartition reste fortement concentré. Selon les données du Conseil de la concurrence, six grands groupes concentrent à eux seuls plus de 60% des acteurs du marché et plus de 84% des parts de marché, tandis que le reste du secteur est constitué d’opérateurs indépendants... - Lire cet article


Le taux national d’utilisation des antimicrobiens s’élève à 56,3% contre 33% au niveau mondial - 16/03/2026 - Agence de Presse Sénégalaise - International

Dakar, 16 mars (APS) – Le taux d’utilisation d’antimicrobiens au Sénégal s’élève à 56,3% contre 33% au niveau mondial, a-t-on appris, lundi, de la directrice de la qualité, de la sécurité et de l’hygiène hospitalière au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

”Les résultats de septembre 2025 de l’enquête nationale de prévalence ponctuelle de l’utilisation d’antimicrobiens montre une prévalence nationale de l’utilisation des antimicrobiens de 56,3% contre 33% au niveau mondial’’, a notamment déclaré Mame Awa Ndoye citant une étude menée dans le cadre de la deuxième phase du Fleming Fund.

La directrice de la qualité, de la sécurité et de l’hygiène hospitalière s’exprimait ainsi, à Dakar, au cours de la réunion de clôture de la deuxième phase de ce projet au Sénégal.

Fleming Fund est un programme d’aide du gouvernement britannique qui soutient près de 25 pays d’Afrique et d’Asie dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM).

Les antimicrobiens sont des médicaments (antibiotiques, antiviraux, antifongiques, antiparasitaires) utilisés pour tuer ou inhiber la croissance de micro-organismes, essentiels à la santé humaine et animale. L’usage excessif entraîne une résistance, rendant les infections difficiles à traiter et causant plus d’un million de décès annuels, selon l’OMS.

Evoquant le projet Fleming Fund, Mame Awa Ndoye a rappelé que cette initiative du gouvernement britannique visant à soutenir les pays à faible revenu est mise en œuvre durant la période juillet 2024 et mars 2026 sur cinq sites prioritaires dans les régions de Saint Louis, Thiès et Dakar, où six laboratoires sont intégrés dans le processus... - Lire cet article


Industrie pharmaceutique : nouvelles règles pour l’agrément des usines de médicaments en Algérie - 15/03/2026 - Algérie 360° - Algérie

Le ministère de l’Industrie pharmaceutique a publié une nouvelle décision réglementaire qui fixe les modalités d’agrément des établissements pharmaceutiques de fabrication. Le texte précise les documents nécessaires pour créer une usine de médicaments ou de dispositifs médicaux, ainsi que les procédures d’étude des dossiers et les modifications nécessitant une autorisation préalable.

Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’application du décret exécutif n°21-82 relatif aux établissements pharmaceutiques et aux conditions de leur agrément. Elle vise à mieux encadrer la création des unités de production en Algérie et à renforcer les normes de qualité ainsi que les bonnes pratiques de fabrication.

Deux étapes pour obtenir l’agrément

Selon le texte publié dans le dernier numéro du Journal officiel, l’ouverture d’un établissement pharmaceutique de fabrication passe désormais par deux étapes principales.

La première consiste à obtenir un agrément préalable de réalisation. Cette autorisation permet à l’investisseur de lancer concrètement le projet, notamment en achetant les équipements et les matières nécessaires à la production... - Lire cet article




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