Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a reçu le 12 février une délégation de la SNAPO (Syndicat National des Pharmaciens d’Officine), présidée par Dr Sami Tirache, dans une tentative de dialogue après des semaines de polémique autour d’un projet de décret contesté.
Cette rencontre survient dans le prolongement de l’annonce du projet le 15 janvier à l’APN. Le gouvernement veut accélérer les ouvertures d’officines privées (12 938 existantes) via une plateforme numérique transparente, pour mieux approvisionner les citoyens en médicaments.
Front syndical uni contre la « libéralisation anarchique »
Des réunions internes au CNOP (Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens) les 2-3 février ont scellé un front commun contre la mouture gouvernementale de ce projet de décret destiné à réguler la profession de pharmacien.
Le SNAPO qualifie le texte d' »acte de décès de la pharmacie de ville », en supprimant la norme « 1 officine pour 5000 habitants ». Il craint la saturation des zones urbaines et l’aggravation des faillites (une par jour déjà signalée). Le CNOP a rendu public un communiqué commun avec le SNAPO en date du 8 février, où ils rejettent le projet dans sa mouture initiale et réclament plus de temps pour consultation. Quant au SNPAA (Syndicat National des Pharmaciens Agréés), il dénonce « un mépris du dialogue tripartite ». L’ADPHA a de son côté salué la démarche commune du CNOP et du SNAPO et apporté son « soutien total et sans réserve pour un encadrement réglementaire équilibré de la pratique pharmaceutique »... - Lire cet article
L’Algérie et les États-Unis renforcent leur coopération stratégique dans le domaine de l’industrie pharmaceutique. Lors d’un forum de haut niveau organisé ce lundi à Alger par la Chambre de commerce américaine (AmCham), plusieurs géants pharmaceutiques ont réitéré leur volonté de soutenir l’innovation locale. Cet événement marque une étape décisive pour la souveraineté sanitaire du pays.
Le secteur de la santé en Algérie a franchi un cap historique ces dernières années. En effet, la production pharmaceutique nationale a connu un saut significatif, couvrant désormais 82 % des besoins nationaux. Cette performance témoigne de la montée en puissance du tissu industriel local.
Désormais, les producteurs algériens ne se contentent plus de satisfaire le marché intérieur. Ils se tournent de plus en plus vers l’exportation, affirmant ainsi leur compétitivité à l’échelle régionale, notamment vers les pays voisins et le continent africain.
L’innovation au cœur des échanges
Le forum a réuni des acteurs institutionnels et économiques majeurs. Ryan Palsrok, chargé d’affaires à l’ambassade américaine, a souligné la capacité des firmes US à transférer des technologies de pointe. L’objectif dépasse la simple fourniture de produits. Les partenaires visent l’intégration de l’intelligence artificielle et de la santé numérique pour moderniser le système de soins algérien.
Des partenariats déjà bien ancrés
Cette dynamique repose sur des collaborations solides déjà établies entre les deux pays. L’alliance entre le groupe public Saidal et le géant américain AbbVie illustre parfaitement cet engagement : un protocole d’accord récent porte sur le transfert de savoir-faire et le développement de la recherche clinique... - Lire cet article
L’Algérie renforce résolument son autonomie pharmaceutique. La fabrication locale de médicaments couvre, désormais, environ 80% des besoins nationaux, une performance majeure à l’échelle africaine.
Cette dynamique s’appuie sur un atout stratégique, à savoir la transformation sur place des matières premières, plutôt que leur exportation à l’état brut. Cependant, atteindre une souveraineté complète ne signifie pas tout produire localement. Pour certains traitements de pointe, notamment en oncologie et destinés à de petits groupes de patients, une production nationale n’est pas économiquement viable.
Dans ces cas, la mutualisation mondiale des productions et des savoir-faire se révèle souvent plus efficace, pour garantir un accès durable aux thérapies les plus avancées. La clé réside donc dans un équilibre subtil. D’un côté, l’Algérie poursuit le développement de son pôle pharmaceutique national, structuré autour d’un ministère dédié et de la règle d’investissement 51/49. Le secteur fonctionne avec une transparence accrue, illustrée par la publication de tableaux de bord et la consultation publique sur les projets de textes. De l’autre, le pays a tout intérêt à renforcer sa coopération internationale en matière de santé et de stratégie pharmaceutique. L’innovation est au cœur de cette démarche. Elle ne se limite pas à la création de nouveaux médicaments, mais englobe l’ensemble du parcours de soin et l’intégration de technologies de rupture, comme l’intelligence artificielle... - Lire cet article
Le groupe pharmaceutique Saidal poursuit sa réorganisation stratégique. Ce mardi 10 février 2026, le groupe public a officialisé l’installation de Dr Sihem Aouabdi à la direction du Centre de Recherche, de Développement et d’Innovation (CRDI). Une nomination qui s’inscrit, selon la même source, dans une volonté assumée de miser sur les compétences scientifiques de la diaspora algérienne.
Dans un communiqué publié ce mardi 10 février 2026, Saidal annonce « l’installation officielle de Madame Sihem AOUABDI en tant que Directrice du Centre de Recherche, de Développement et d’Innovation (CRDI) ».
La cérémonie s’est tenue en présence des cadres du groupe. Le Directeur général, Dr Mourad Belkhelfa, a lui-même procédé à cette installation, marquant une étape importante dans la feuille de route scientifique du groupe public.
Selon le communiqué, cette décision « s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à renforcer les compétences scientifiques et techniques locales, en attirant des talents algériens issus de la diaspora ». Un message clair, à un moment où Saidal cherche à repositionner la recherche au cœur de son développement... - Lire cet article
La priorité accordée par l’Algérie, «sous l’impulsion du président de la République» a été salué par le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un post publié sur la plate-forme X via son compte officiel. Le patron de l’OMS a mis en exergue les «travaux menés dans des domaines essentiels à la protection et à la promotion de la santé des Algériens».
Cette reconnaissance de la plus haute autorité sanitaire mondiale couronne les efforts déployés par l’Algérie dans le domaine de l’infrastructure, la qualité des soins apportés aux citoyens, la gratuité des médicaments et la politique suivie dans le développement de l’industrie pharmaceutique.
L’Algérie produit 80% de ses médicaments et héberge plus de 30% des unités de production de médicaments en Afrique. Ceci place l’Algérie en leader du continent et lui confère la responsabilité de fournisseur majeur dans un avenir proche. Le tweet du DG de l’OMS vient résumer une entrevue qu’il a eue avec le Professeur Kamel Sanhadji, président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anss). Les deux hommes ont ainsi convenu de renforcer la solide collaboration entre l’Algérie et l’OMS. Les systèmes d’alerte précoce et la fabrication locale de médicaments feront l’objet d’attention de l’Anss et l’OMS... - Lire cet article
La pharmacie algérienne est appelée à jouer un rôle de plus en plus central dans la prévention, le suivi thérapeutique et l’amélioration de la qualité des soins. C’est dans cette perspective que s’est ouverte, hier au Palais des expositions d’Alger, la 20ᵉ édition du Salon international de la pharmacie et de la parapharmacie (SIPHAL 2026), un rendez-vous majeur qui marque deux décennies d’évolution du secteur pharmaceutique national.
Placée sous le parrainage du ministre de la Santé, cette édition anniversaire, qui se tient du 4 au 7 février, réunit plus de 150 exposants couvrant l’ensemble de la chaîne pharmaceutique. Responsables institutionnels, pharmaciens d’officine et hospitaliers, industriels, experts de la santé et étudiants prennent part à cet événement devenu une plateforme stratégique d’échange et de réflexion.
Un salon au service de la santé publique
Dans une déclaration en marge de la cérémonie d’inauguration, Yacine Louber, directeur du SIPHAL, a rappelé que le salon, lancé en 2008, avait pour vocation première de créer un espace de rencontre, de débat scientifique et de formation continue au service de l’écosystème pharmaceutique algérien... - Lire cet article
Le laboratoire danois a nommé un nouveau directeur général pour sa filiale algérienne. Endocrinologue de formation, il succède à Hamza Benharkat, dont le départ avait été annoncé la veille par Maghreb Émergent.
Le Dr Amine Dahaouiest le nouveau directeur général de Novo Nordisk Algérie. Spécialiste en endocrinologie et diabétologie, formé aux universités de Tlemcen et d’Oran, il prend la tête d’une filiale présente dans le pays depuis plus de trente ans.
Son prédécesseur, Hamza Benharkat, quitte ses fonctions après plusieurs années à la direction de l’entité algérienne du géant danois, spécialisé dans le traitement du diabète et de l’obésité.
Un parcours international au sein du groupe
Le nouveau patron de Novo Nordisk Algérie connaît bien la maison. Après une dizaine d’années de pratique clinique, il avait rejoint le laboratoire pour y occuper des postes à responsabilité croissante : directeur médical pour l’Afrique du Nord, puis pour l’ensemble du continent africain, avant de prendre la direction médicale, clinique et réglementaire en Corée du Sud... - Lire cet article
L’Algérie et la Tunisie franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de coopération dans le domaine de la santé. Le ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudane, a reçu ce mardi, au siège du ministère, son homologue tunisien, le docteur Mustapha Ferjani, dans le cadre d’entretiens bilatéraux élargis.
Les échanges ont débuté par une rencontre entre les deux ministres, avant d’être élargis aux délégations des deux pays. Cette réunion s’inscrit dans une dynamique visant à consolider les mécanismes de coopération sanitaire et à explorer de nouvelles pistes de partenariat, notamment dans les domaines d’intérêt commun.
La santé, un pilier de la coopération algéro-tunisienne
Dans son allocution de bienvenue, le ministre algérien a souligné que cette visite traduit la profondeur des relations fraternelles historiques entre l’Algérie et la Tunisie, ainsi que la solidité des liens de coopération qui unissent les deux pays. Il a insisté sur l’importance accordée par les autorités des deux États aux secteurs à forte dimension humaine, en particulier le secteur de la santé... - Lire cet article
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a mis en avant, dimanche à Alger, la priorité accordée par son département ministériel à la réalisation d’une numérisation globale du secteur en 2026, notamment en matière de services administratifs, de dossiers d’enregistrement des produits pharmaceutiques et d’intégration du système de sérialisation des médicaments.
Lors d’une audition devant la Commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’APN, Kouidri a indiqué que le secteur de l’industrie pharmaceutique mettra en place un système numérique dédié au dépôt des dossiers des programmes d’importation et des demandes d’agrément à distance, afin de «garantir la transparence et la célérité dans le traitement».
Le ministère compte, en outre, numériser intégralement l’enregistrement des produits pharmaceutiques au niveau de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) et intégrer le système de sérialisation dans le cahier des charges afin d’assurer la traçabilité des médicaments et de protéger ainsi les consommateurs contre les produits contrefaits.
Mettant en avant les étapes franchies par l’Algérie en matière de renforcement de la production pharmaceutique locale, le ministre a rappelé que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué les résultats qualitatifs réalisés par l’Algérie dans ce domaine vital, la considérant comme «un pôle régional qualifié pour l’approvisionnement du continent africain en médicaments et dispositifs médicaux répondant aux normes internationales de qualité et de sécurité».
Il a souligné, dans le même contexte, que la Foire commerciale intra-africaine (IATF), organisée en septembre dernier en Algérie, a «constitué une plateforme stratégique pour faire connaître le produit pharmaceutique algérien, montrer sa compétitivité et explorer les opportunités de partenariat industriel et commercial avec les opérateurs africains»... - Lire cet article
Le marché national du médicament a dépassé la barre des 5 milliards de dollars en 2025, confirmant la montée en puissance de l’industrie pharmaceutique, portée par une stratégie axée sur la production locale, la réduction des importations et le renforcement de la souveraineté sanitaire. C’est ce qu’a affirmé, ce dimanche, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, lors d’une séance d’audition à l’Assemblée populaire nationale (APN).
Lors de cette séance devant la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle à l’APN, M. Kouidri a souligné que le secteur a connu une transformation structurelle profonde, couronnée par des résultats concrets traduisant l’efficacité de l’orientation stratégique adoptée par l’Etat. Le nombre d’établissements pharmaceutiques agréés pour la fabrication dépasse actuellement 233 unités, dont 138 établissements spécialisés, tandis que le développement du tissu industriel national a permis de couvrir plus de 83 % des besoins nationaux en médicaments.
La production locale s’est également renforcée avec l’enregistrement de plus de 4 180 produits pharmaceutiques fabriqués en Algérie, sur un total de 5 557 médicaments inscrits au niveau de la nomenclature nationale. Cette dynamique englobe des médicaments stratégiques et sensibles, notamment ceux destinés aux maladies chroniques et complexes, à l’image des anticancéreux, des médicaments biologiques similaires (biosimilaires) et des stylos d’insuline, généralement caractérisés par des coûts élevés.
Selon le même responsable, ces avancées ont eu un impact direct sur la facture d’importation des médicaments, qui est passée de 1,25 milliard de dollars en 2022 à 718 millions de dollars en 2023, puis à 515 millions de dollars en 2024. La poursuite de cette tendance baissière est attendue en 2025, permettant une réduction globale de la facture d’importation d’environ 482 millions de dollars.
En parallèle, le marché national du médicament a enregistré une croissance structurelle notable, sa valeur évoluant de 4,8 milliards de dollars à plus de 5,5 milliards de dollars, dépassant ainsi le seuil des 5 milliards de dollars en 2025. Cette évolution confirme que la localisation de l’industrie pharmaceutique constitue un levier de stabilité économique et un facteur de croissance durable... - Lire cet article
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