Créés en 2011, les dépôts de médicaments jouent un rôle essentiel dans l’accès aux traitements de base dans les zones rurales et enclavées, où l’absence de pharmaciens d’officine se fait cruellement sentir. Leur offre reste toutefois limitée, alors que la demande des populations ne cesse de croître.
C’est dans ce contexte que le Groupement Professionnel des Dépositaires de Médicaments de Madagascar (GproDMM) a réclamé l’élargissement de la liste des produits autorisés à la vente. « La dernière révision date de 2016 et ne couvre que 103 articles. Même les ACT, traitements contre le paludisme, ne sont pas disponibles, alors que cette maladie demeure l’une des plus meurtrières », a souligné Nandrianina Razafimanantsoa, président du groupement, lors de l’ouverture de leur assemblée générale à Ankazomanga.
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Le GproDMM plaide également pour un renforcement de la formation continue des dépositaires en région. Un manuel de formation comprenant cinq modules existe déjà, combinant théorie et pratique en pharmacie d’officine, avec certification à la clé... - Lire cet article
Madagascar peine à s’imposer dans l’industrie pharmaceutique. Les laboratoires locaux font face à de multiples difficultés.
Les produits pharmaceutiques fabriqués localement restent rares dans les officines. « Seuls trois ou quatre médicaments vendus sont produits localement, la grande majorité provient de l’étranger », confie un responsable d’une pharmacie à Ambohimangakely, hier.
Le pays demeure fortement dépendant des importations, la production nationale étant très limitée. « À ce jour, l’industrie pharmaceutique n’est pas en bonne santé », a déploré Hortense Randrianaivo, présidente de l’Association des pharmaciens de Madagascar (APM), lors d’une conférence de presse tenue hier, en prélude au 31e congrès de la Fédération des pharmaciens de l’océan Indien, prévu les 9 et 10 avril au CCI Ivato.
Cette pharmacienne spécialisée en industrie pharmaceutique illustre les difficultés du secteur à travers le cas d’un laboratoire de référence dans les années 1970-1980. « Dans les années 1980, il représentait 40 % du marché malgache. L’entreprise fabriquait alors jusqu’à 150 médicaments et produits cosmétiques. Aujourd’hui, elle n’en produit plus qu’une quinzaine », indique-t-elle. Une source au sein de cette entreprise, jointe par téléphone, confirme qu’elle « ne produit plus grand-chose »... - Lire cet article
« J’ai recherché un médicament en urgence, mais il était introuvable dans les pharmacies. On m’a conseillé de me rendre à Ambohipo, car là-bas, il y en aurait toujours», témoigne le proche d’un malade en quête de traitement urgent.
Dans plusieurs quartiers d’Antananarivo, notamment à Isotry et Ambohipo, des circuits informels de vente de médicaments se développent. Sur place, différents produits sont proposés à bas prix, allant des vitamines aux protéines, en passant par d’autres compléments. « Venez voir, j’ai une boîte de vitamines, vous en voulez ? », peut-on entendre de la part de certains vendeurs, illustrant une commercialisation quasi libre de ces produits. Dans plusieurs épiceries de la capitale, des médicaments se vendent également comme des produits de première nécessité.
Selon le Dr Hoby Sitraka Ravelomampianina, directeur de l’Agence du médicament de Madagascar (AMM), ces circuits non autorisés présentent toutefois de sérieux risques. « Il est vrai que l’on peut parfois trouver des médicaments à des prix inférieurs à ceux pratiqués en pharmacie, notamment auprès de vendeurs illicites. Cependant, ces circuits ne sont pas autorisés. Les conditions de conservation des produits ne sont pas connues et leur qualité n’est pas garantie. La prudence est donc de mise, car un médicament censé soigner peut s’avérer inefficace, voire dangereux», a-t-il indiqué lors du 31e Congrès de la Fédération Pharmaceutique de l’océan Indien, tenu au Centre de conférences internationale (CCI) d’Ivato... - Lire cet article
Les médicaments génériques de l’usine Pharmalagasy ne sont pas encore disponibles sur le marché. En ce mois d’août, ils n’apparaissent toujours pas sur les étals des pharmacies d’Antananarivo. « Nous n’en disposons pas », indiquent des responsables de vente auprès de plusieurs pharmacies, hier.
Pharmalagasy avait annoncé la production de ces médicaments génériques en mai. À l’époque, elle précisait que sept produits seraient d’abord mis en phase de test commercial pour le marché local. Il s’agit du Paracétamol 500 mg, de l’Ibuprofène 200 mg et 400 mg, de la Prednisolone 5 mg, de Furosémide 40 mg, de l’Allopurinol 100 mg et de la Chlorphéniramine 4 mg. Ces médicaments comptent parmi les plus utilisés dans les établissements de santé du pays.
« S’ils ne sont pas encore visibles dans les pharmacies, c’est qu’ils se trouvent encore chez les grossistes. C’est le circuit normal de distribution de ces médicaments », explique une source auprès de Pharmalagasy, hier.
La mise à disposition de ces produits locaux, qui devraient être vendus à des prix plus abordables, est très attendue, notamment par les personnes ayant des moyens limités pour se soigner. - Lire cet article
Une politique pharmaceutique forte est la colonne vertébrale d’un système pharmaceutique qui fonctionne bien, car elle garantit une harmonisation tout au long de la chaîne de valeur, depuis la sélection et l’approvisionnement jusqu’à la réglementation, la distribution, l’utilisation rationnelle, la prescription et la surveillance.
C’est ce qu’a déclaré Anne Marie Ancia, représentante de l’OMS à Maurice, lors du lancement d’un atelier de trois jours organisé par le ministère de la Santé et bienêtre et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la National Medicines Policy, la semaine dernière. Sarwansingh Purmessur, Senior Chief Executive du ministère de la Santé et du Bien-être, a également assisté à cet événement.
Sarwansingh Purmessur a souligné l’importance cruciale d’une politique nationale globale en matière de médicaments qui servira de cadre tant pour le secteur public que pour le secteur privé. «L’absence d’une politique nationale bien définie pourrait entraîner des méthodes disparates en matière d’approvisionnement, de distribution et d’utilisation rationnelle des médicaments, ce qui explique pourquoi la politique nationale en matière de médicaments a été mise en place», a-t-il déclaré... - Lire cet article
Madagascar fait face à une pénurie de spécialités pharmaceutiques. Pour y remédier, une proposition de loi a été présentée concernant la vente de ces médicaments.
Madagascar est confrontée à une grave pénurie de spécialités pharmaceutiques. Pour y remédier, une révision de la loi n° 2011-002 sur la Santé publique a été adoptée. Avant-hier, les députés ont voté la proposition de loi n° 004-2025/Sénat/PPL, modifiant partiellement ce texte.
Cette réforme vise notamment à renforcer le cadre légal de la vente des spécialités pharmaceutiques et à élargir l’offre de médicaments légalement disponibles dans le pays. Le nombre de médicaments enregistrés devrait ainsi passer de 2 500 à 4 000, selon les objectifs fixés. À titre de comparaison, les pays ayant un niveau de développement similaire à celui de Madagascar en recensent entre 4 000 et 8 000.
Le professeur Odilon Dinaraly Tiandaza, sénateur, explique : « Nous faisons face à des difficultés en matière de soins et d’accès aux médicaments. » ... - Lire cet article
Un patient venu consulter un médecin dans un centre de santé de base (CSB) à Antananarivo est reparti les mains vides après s’être rendu à la pharmacie de l’établissement avec son ordonnance, hier. « Ces médicaments ne sont pas disponibles ici », lui a répondu un responsable de la pharmacie. Ces structures, censées offrir des soins de proximité et de première intention, se heurtent à une offre restreinte en médicaments. /strong>
« De nombreux médicaments ne figurent pas dans notre stock. En général, nous ne disposons que de médicaments essentiels comme le paracétamol, la vitamine C, le cotrimoxazole, entre autres », explique une source.
Les patients sont alors contraints de se tourner vers les pharmacies privées pour obtenir les traitements prescrits qui ne sont pas disponibles au sein des CSB. En milieu urbain, cela ne pose pas de difficulté majeure, en raison du grand nombre de pharmacies. En revanche, en zone rurale, la situation devient problématique. Certaines communes ne disposent ni de pharmacie, ni même d’un dépôt de médicaments. « Nous sommes obligés d’aller en ville pour acheter les médicaments prescrits par le médecin du village », témoigne un habitant d’une commune située à 20 kilomètres du centre-ville... - Lire cet article
Pharmalagasy reprend ses activités. Après une période de silence qui a suivi le succès du CVO+, cette usine pharmaceutique se relance en se tournant vers la commercialisation de médicaments génériques.
Après une période de silence consécutive à la commercialisation du CVO+, Pharmalagasy relance sa production. L’usine pharmaceutique nationale a annoncé le lancement, en phase de test commercial, de sept médicaments génériques, destinés au marché local.
Parmi les molécules concernées figurent le Paracétamol 500 mg, l’Ibuprofène 200 mg et 400 mg, la Prednisolone 5 mg, le Furosémide 40 mg, l’Allopurinol 100 mg et la Chlorphéniramine 4 mg. Ces médicaments, parmi les plus couramment utilisés dans les établissements de santé du pays, seraient proposés à des prix inférieurs de 20 % à ceux actuellement pratiqués.
Ce lancement s’inscrit dans le cadre d’un projet présidentiel, présenté comme structurant, avec pour objectif de renforcer l’accès aux médicaments essentiels. À moyen terme, certaines molécules de base pourraient être distribuées gratuitement aux populations vulnérables, notamment aux enfants scolarisés.
Les sept médicaments ont obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM). Pharmalagasy prévoit de commercialiser une trentaine de références dans les prochaines semaines, avec l’ambition d’en produire une centaine d’ici un an... - Lire cet article
Le commerce illégal de médicaments ne cesse de s’étendre à Madagascar. En plus d’envahir l’espace public, cette activité prolifère désormais sur les réseaux sociaux, exposant la population à de graves risques sanitaires.
Depuis plusieurs semaines, des publications circulant sur Facebook proposent des médicaments à bas prix, avec une livraison assurée sur l’ensemble du territoire. « Le White Max Medicare est destiné aux enfants ainsi qu’aux adultes», vante l’un des vendeurs en ligne. D’autres annonces incitent même à la revente, en partageant des listes de médicaments assorties de leurs tarifs.
Cette activité illicite constitue une menace sérieuse. L’achat de médicaments auprès de vendeurs non agréés expose les consommateurs à des produits périmés, falsifiés ou inadaptés. « Les effets néfastes de ces médicaments non réglementés ne se manifestent pas toujours immédiatement », alerte le Dr Hyacinthe Andrianantenaina, pharmacien à Antananarivo... - Lire cet article
La Société malgache de dermatologie invite les responsables concernés à prendre les mesures nécessaires face à la vente illicite du dipropionate de bétaméthasone et du clobetasol sur « Facebook ». Un appel à la vigilance a été lancé par les dermatologues suite aux effets toxiques de ces médicaments sur la peau et les autres organes.
La Société malgache de dermatologie (SOMADER) alerte sur la vente incontrôlée de produits dermatologiques qui prolifèrent sur le réseau social Facebook. Cette mise en garde concerne particulièrement le dipropionate de bétaméthasone et le clobétasol, des médicaments qui peuvent représenter un réel danger pour la peau et d’autres organes du corps humain... - Lire cet article
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