Dans la mise en œuvre opérationnelle du Plan de relance de l’industrie pharmaceutique locale, Ugp/pharma tient depuis hier, lundi 23 février 2026, un atelier de restitution des missions de benchmark réalisées en Indonésie, en Inde et au Burkina Faso, afin de mieux structurer la recherche scientifique des phyto-médicaments au Sénégal. Des missions soutenues par Enabel.
La filière phyto-médicament au Sénégal n’est plus au stade informel ou expérimental. Selon le conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique en Pharmacie, le dynamique scientifique structurée est déjà engagée et des pathologies prioritaires à forte morbidité nationale ont été identifiées dont dix-sept (17) projets de recherche validés, des équipes mixtes associant chercheurs universitaires, cliniciens et industriels ont été constituées, et des enquêtes ethnobotaniques encadrées ont été lancées.
Dans ce cadre, Mor Diagne estime que la collaboration avec les tradipraticiens ne relève plus d’une simple reconnaissance symbolique ; elle s’inscrit désormais dans une démarche méthodologique rigoureuse fondée sur la traçabilité des espèces, l’identification botanique certifiée, la caractérisation phytochimique des extraits, la standardisation des principes actifs et, à terme, la validation préclinique et clinique des formulations.
«Les missions de benchmark menées en Indonésie, en Inde et au Burkina Faso ont confirmé que le succès d’une industrie phytopharmaceutique repose sur une structuration cohérente et intégrée. Dans ces pays, la pharmacopée nationale a été sécurisée, les procédures d’enregistrement adaptées ont été clairement définies, des plateformes technologiques de standardisation ont été mises en place et la collaboration avec les praticiens traditionnels a été institutionnalisée. Ces expériences montrent que la réussite ne tient pas uniquement à la richesse de la biodiversité, mais à la capacité de transformer cette richesse en stratégie scientifique, réglementaire et industrielle», a déclaré M. Diagne.
Et d’ajouter : «cet atelier doit marquer une étape décisive. Il ne s’agit pas uniquement de partager les enseignements des missions de benchmark, mais d’aligner les institutions, de consolider les priorités d’investissement, de préciser la feuille de route opérationnelle 2026–2028 et de structurer la mobilisation des partenaires techniques et financiers autour d’objectifs mesurables»... - Lire cet article
Dakar, 23 fév (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a validé 17 projets de recherche en matière de phyto-médicaments, à l’issue de missions de benchmarking conduites en Indonésie, en Inde et au Burkina Faso, dans le cadre de la relance de l’industrie pharmaceutique, a-t-on appris lundi de l’équipe de pilotage desdites missions.
Des équipes mixtes associant chercheurs universitaires, cliniciens et industriels ont été constituées pour les besoins de ces missions, et des enquêtes ethnobotaniques encadrées ont été également lancées dans ce cadre.
“Des pathologies prioritaires à forte morbidité nationale ont été identifiées, 17 projets de recherche ont été validés, des équipes mixtes associant chercheurs universitaires, cliniciens et industriels ont été constituées, et des enquêtes ethnobotaniques encadrées ont été lancées”, a expliqué docteur Mor Diagne, conseiller technique en pharmacie du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique.
Il prenait part à l’atelier de restitution de ce benchmark effectué la Task Force RDIF (Recherche, développement, innovation et formation) au Burkina Faso, en Indonésie et en Inde.
Selon lui, le choix de ces pays s’explique par le fait que la pharmacopée traditionnelle y a été sécurisée, les procédures d’enregistrement adaptées clairement définies, des plateformes technologiques de standardisation mises en place et la collaboration avec les praticiens traditionnels institutionnalisée.
Soulignant que cette transformation est en marche au Sénégal, il indique que les 17 projets validés ciblent des pathologies prioritaires et mobilisent des équipes multidisciplinaires... - Lire cet article
Dakar, 23 fév (APS) – Le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (SPPS) a déclaré, lundi 23 février, avoir obtenu des autorités sénégalaises la levée de la taxe de 1 % sur les transactions en espèces effectuées pour l’acquisition de produits pharmaceutiques.
Selon un communiqué de son président, Serigne Bamba Ndour, des délégués du SPPS ont rencontré le directeur général des impôts et des domaines, Jean Koné, qui leur a annoncé que ‘’les produits pharmaceutiques sont totalement exonérés de la taxe de 1 % sur les transactions en espèces’’.
Le gouvernement a instauré une taxe de 1 % sur les paiements en espèces des produits pharmaceutiques, à la suite de l’adoption, en septembre dernier, d’une modification du Code général des impôts.
L’État dit vouloir mobiliser davantage de ‘’ressources endogènes’’, par cette modification, en explorant de nouvelles niches fiscales, pour financer le Plan de redressement économique et social.
Ainsi, un droit de timbre de 1 % devait être ‘’répercuté’’ sur les transactions en espèces effectuées par les usagers des produits pharmaceutiques.
Le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal affirme avoir ‘’développé un argumentaire détaillé en faveur de l’exonération du médicament du champ d’application de cette taxe, en mettant en avant la spécificité du produit pharmaceutique, ainsi que les risques de déséquilibre et de déstructuration des prix au détriment des populations’’.
À la suite de deux correspondances reçues du SPPS, le directeur général des impôts et des domaines a informé la Primature et le ministère des Finances et du Budget des doléances des pharmaciens privés, selon Serigne Bamba Ndour... - Lire cet article
Les éléments de la Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) de Kédougou ont procédé, dans la nuit du mercredi 17 février 2026 aux environs de 22 heures, à l’interpellation d’un individu impliqué dans un réseau présumé de trafic de produits psychotropes à Bantaco.
L’opération fait suite à un renseignement opérationnel signalant l’existence d’un circuit de distribution clandestine de comprimés de Tramadol dans cette localité. Les enquêteurs ont ainsi arrêté Boubacar Barry, âgé de 32 ans, de nationalité sénégalaise, mécanicien de motos et propriétaire d’un magasin de vente de pièces détachées.
Un système de vente bien organisé
Selon les investigations menées par les agents, le suspect utilisait son commerce comme point de contact avec les clients. Après réception des commandes, il se rendait dans un autre local situé à environ 100 mètres du magasin, servant de dépôt, pour récupérer les quantités demandées avant d’effectuer la livraison.
Afin de confirmer les renseignements reçus, les éléments de la BRS ont mis en place un dispositif d’infiltration consistant en un achat contrôlé. Des agents se sont fait passer pour des clients et ont commandé un demi-carton, soit 50 comprimés de Tramadol.
Au moment où le suspect se rendait à son dépôt pour récupérer la marchandise, il a été discrètement suivi par les enquêteurs, permettant ainsi de localiser le stock.
Plus de 6 400 comprimés saisis
L’intervention a conduit à l’arrestation du mis en cause en possession de 64 cartons contenant chacun 100 comprimés de Tramadol, soit un total de 6 400 comprimés... - Lire cet article
Dakar, 18 fév (APS) – Le portefeuille Global Gateway, soutenu par différents acteurs financiers et banques d’investissement, des agences bilatérales des États membres de l’Union européenne et même la Banque africaine de développement, s’élève à 852,7 milliards de FCFA (1,3 milliard d’euros) au Sénégal, a déclaré le directeur Afrique de l’UE pour les partenariats internationaux, Stefano Signore.
Global Gateway désigne la stratégie européenne visant à développer des liens intelligents, propres et sûrs en soutien aux intérêts stratégiques des pays partenaires de l’UE, via des investissements durables et de haute qualité.
“Avec ce portefeuille nous sommes très actifs dans les secteurs du transport et de la mobilité urbaine, par exemple, sur la route du sud, la trans-gambienne, mais aussi sur le pont de Rosso et sur d’autres infrastructures importantes”, a-t-il souligné lors d’un entretien avec l’APS.
Dans les secteurs de la mobilité urbaine, a-t-il dit, l’UE, à travers ce portefeuille, est engagé dans le projet de Bus à haut niveau de service (BRT) à Dakar, en finançant des matériaux roulants, dont 121 bus, pour un investissement de 85 milliards 274 millions 410 mille FCFA (130 millions d’euros).
“On est aussi actif sur les bus à gaz dont l’appel d’offres est en cours, et on regarde de près le Train Express Régional (TER), dont nous avons participé à financer les première et deuxième phases et participerons pour la troisième phase”, a fait savoir M. Signore.
Il a indiqué que l’UE est également active sans “la modernisation du réseau, l’électrification rurale et d’autres activités”.
De même, le secteur pharmaceutique, à travers la coopération avec l’Institut Pasteur de Dakar, est aussi dans le viseur de l’UE, pour faire en sorte que le Sénégal puisse renforcer son rôle dans le cadre de l’activité pharmaceutique, a souligné M. Signore.
L’assainissement, avec la dépollution de la baie de Hann, et l’agriculture et le numérique vont également bénéficier du portefeuille global Gateway au Sénégal, a-t-il indiqué, précisant que l’UE entend mobiliser l’investissement pour contribuer à atteindre les objectifs économiques du pays... - Lire cet article
Ziguinchor, 16 fév (APS) –Les unités des Douanes sénégalaises déployées dans les régions du Centre et du Sud-est ont réalisé d’importantes saisies de médicaments frauduleux, de produits aphrodisiaques et de chanvre indien, dans le cadre de leurs missions de protection des populations contre les produits nuisibles à la santé et au bien-être, a appris l’APS de source officielle.
Selon un communiqué de la Division de la communication et des relations publiques de la Direction générale des Douanes, les agents du Poste des Douanes de Keur-Moussa, relevant de la subdivision de Kaolack, ont saisi un important lot de médicaments d’une contrevaleur estimée à près de 58 millions de francs CFA.
La saisie a été opérée dans la nuit du vendredi 13 février 2026, vers 1 heure du matin, à Colobane (Gossas), dans la région de Fatick, sur un véhicule faisant l’objet d’un signalement pour des déplacements suspects entre la frontière et certaines grandes villes du centre du pays.
Le dispositif d’observation et de filature mis en place par les agents a permis d’intercepter une cargaison composée essentiellement d’aphrodisiaques, d’antihistaminiques, d’antalgiques, d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires.
Des produits vétérinaires figuraient également dans le lot saisi.
Dans la même dynamique, les agents de la Brigade commerciale des Douanes de Keur-Ayib, toujours dans la subdivision de Kaolack, ont interpellé, le vendredi 6 février 2026 vers 21 heures, dans le village de Ndiba-Ndiayène (département de Nioro), deux individus de nationalité sénégalaise âgés respectivement de 60 et 62 ans, en possession de 15 kilogrammes de chanvre indien... - Lire cet article
La Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca) appelle l’État à engager une coopération plus étroite avec le secteur privé afin de faire face aux ruptures récurrentes de médicaments anticancéreux, qui compromettent la continuité des soins et fragilisent la prise en charge des patients. Une alerte lancée à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le cancer, commémorée mercredi dernier au Sénégal.
Dans un contexte marqué par près de 12 000 nouveaux cas de cancer et environ 8 000 décès par an, la Lisca, par la voix de son secrétaire général Mansour Niang, a pointé les dysfonctionnements persistants dans l’approvisionnement en molécules essentielles. « Nous rencontrons depuis un bon bout de temps des problèmes liés à des ruptures de médicaments anticancéreux. C’est surtout lié à la continuité des soins, que ce soit au niveau des médicaments ou la disponibilité de la radiothérapie », a-t-il déclaré, soulignant que ces défaillances affectent directement l’efficacité des traitements. « Je pense qu’il y a des efforts importants qui doivent être faits sur les ruptures de médicaments sur tous les anticancéreux, car ce n’est pas qu’une question de soin, mais d’accompagnement », a-t-il ajouté.
Selon lui, ces difficultés ne concernent pas uniquement les produits anticancéreux, mais s’inscrivent dans un problème plus large touchant plusieurs classes thérapeutiques. « Il y a globalement des ruptures de médicaments sur plusieurs types de pathologies », a-t-il indiqué, invitant l’État et la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) à revoir les mécanismes de prévision et de gestion des stocks. « Il faut qu’aujourd’hui, que ce soit l’État, la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), qu’ils puissent s’organiser et trouver des solutions. Certes, il y a des médicaments qui sont gratuits du fait de cette subvention de la chimiothérapie mais qui ne sont pas toujours disponible. Il faut pouvoir discuter avec les privés pour que lorsque ces médicaments sont à un seuil critique, qu’on puisse faire en sorte qu’ils soient disponibles dans le privé et qu’on puisse les acheter ».
Pour la Lisca, une ouverture structurée au secteur privé constitue une piste crédible. Mansour Niang estime qu’« il faut pouvoir discuter avec les privés pour que, lorsque ces médicaments sont à un seuil critique, on puisse faire en sorte qu’ils soient disponibles dans le privé et qu’on puisse les acheter ». Il relève toutefois que, dans le contexte actuel de gratuité ou de subvention, « un privé ne prendrait pas le risque d’en acheter sauf si l’État organise une plateforme »... - Lire cet article
La question de la disponibilité des médicaments essentiels continue de susciter de vives inquiétudes au Sénégal. Dans une question écrite adressée au ministre de la Santé, le député Guy Marius Sagna alerte sur la rupture prolongée du Largactil, un neuroleptique clé dans la prise en charge des pathologies mentales. Selon le parlementaire, ce médicament est introuvable dans les officines depuis un certain temps, plongeant de nombreux patients et leurs familles dans le désarroi. Face à cette situation, il demande au ministre des éclaircissements précis sur les causes de cette indisponibilité, la date prévue pour un retour à la normale et, surtout, les mesures structurelles envisagées pour éviter que de telles pénuries ne se reproduisent.
Cette situation ne serait malheureusement pas un cas isolé. Le député souligne qu’il s’agit de sa troisième interpellation en moins d’un mois concernant des produits de santé vitaux. Avant le Largactil, des alertes avaient déjà été lancées sur le Ténofovir, un antirétroviral essentiel pour les patients vivant avec le VIH, ainsi que sur le vaccin Hexavalent, indispensable au programme de vaccination des nourrissons.
Face à la répétition de ces épisodes, Guy Marius Sagna exprime une inquiétude globale sur la fiabilité du circuit d’approvisionnement national. Il interpelle directement les autorités sanitaires sur la réalité des stocks à l'échelle du territoire et demande des explications transparentes pour les populations impactées. La récurrence de ces ruptures pose la question cruciale de la souveraineté pharmaceutique et de la gestion de la Pharmacie Nationale d'Approvisionnement (PNA), alors que l'accès aux soins de base demeure une priorité sociale majeure. - Lire cet article
Le trafic de produits médicamenteux et sanitaires falsifiés ou de qualité inférieure s’impose aujourd’hui comme l’une des menaces les plus graves pesant sur la santé publique et la sécurité en Afrique. Longtemps cantonné au rang de commerce illicite, il est désormais reconnu comme une forme de criminalité transnationale organisée aux conséquences humaines, économiques et institutionnelles majeures. Selon les Nations unies, près de 500 000 décès sont imputables chaque année en Afrique subsaharienne à l’utilisation de médicaments falsifiés, dont 267 000 liés aux antipaludéens contrefaits. Cette situation alarmante a été au cœur du webinaire international organisé le 2 février 2026 par le Campus UPEACE/Afrique-Dakar et le Centre africain d’intelligence stratégique pour la Paix (CIS-PAIX).
Une crise silencieuse aux effets meurtriers
Mballo Dia Thiam, secrétaire général national du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS), a déclaré lors de son intervention que le trafic de médicaments n’est pas un simple problème de santé publique, mais une crise systémique menaçant à la fois la vie des populations, la sécurité des États et la crédibilité des institutions. Les médicaments falsifiés, souvent inefficaces, sous-dosés ou contaminés, entraînent des échecs thérapeutiques et favorisent l’émergence de résistances médicamenteuses. Les enfants, les femmes et les personnes âgées demeurent les principales victimes de ce commerce illicite.
Un enjeu sécuritaire et de gouvernance
Estimé à près de 200 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale, ce trafic est alimenté par des réseaux criminels transnationaux, parfois liés aux trafics de drogues, d’armes ou d’êtres humains. En Afrique de l’Ouest, il prospère sur la porosité des frontières, les disparités réglementaires et la corruption. Mballo Dia Thiam avertit que laisser prospérer ces réseaux revient à accepter que des logiques criminelles remplacent l’autorité de l’État, affaiblissant ainsi durablement la gouvernance sanitaire et la confiance des citoyens.
Le Sénégal : un exemple de réponse intégrée
Au Sénégal, les autorités ont engagé une réponse multisectorielle combinant régulation pharmaceutique, actions sécuritaires et poursuites judiciaires. Des missions conjointes menées par l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), la police, la gendarmerie et les douanes ont permis, au cours de l’année 2025, la saisie de quantités importantes de médicaments contrefaits et la fermeture de dépôts illégaux à Pikine, Diyabougou, Kaolack et Thiaroye... - Lire cet article
Médecin, pharmacien et dirigeant de Teranga Pharma, le Dr Mouhamadou Sow est à l’origine de Drepaf, un médicament générique contre la drépanocytose produit localement à Dakar. Son ambition dépasse la seule innovation thérapeutique : il vise à renforcer la souveraineté pharmaceutique africaine et à rendre les traitements essentiels accessibles à tous.
Dans un entrepôt de Teranga Pharma, en périphérie de Dakar, des cartons de Drepaf s’empilent, prêts à être distribués dans les pharmacies sénégalaises. À côté, le Dr Mouhamadou Sow, directeur général de l’entreprise, raconte le chemin parcouru pour en arriver là : produire localement un médicament qui était jusqu’ici presque absent du continent africain.
Une vie consacrée à la santé publique
Pharmacien de formation, le Dr Sow a consacré sa carrière à la santé publique et à l’industrie pharmaceutique sénégalaise. Avant Teranga Pharma, il a suivi un parcours académique rigoureux qui l’a mené à se spécialiser dans la formulation de médicaments génériques adaptés aux besoins locaux. À la tête d’un laboratoire détenu majoritairement par des pharmaciens, médecins et investisseurs sénégalais, il défend une vision claire : une souveraineté pharmaceutique africaine qui passe par la production locale de médicaments essentiels.
La drépanocytose — une maladie génétique du sang qui provoque des douleurs sévères, des complications multiples et une mortalité élevée chez les enfants — est l’une des priorités de sa démarche. Sans traitement adapté, plus de la moitié des patients meurent avant l’âge de 10 ans, et 10 % de la population sénégalaise est porteuse du gène de la maladie.
« Le produit peut être utilisé à partir de neuf mois, ce qui permettra aux enfants de ne pas avoir de crise, de ne pas souffrir de douleurs et d’aller à l’école, leur donnant les mêmes chances de réussite que ceux qui n’ont pas la maladie », déclarait le Dr Sow à l’annonce du lancement de Drepaf, générique de l’hydroxyurée, en novembre 2025.
Cette formulation locale du médicament, homologuée en avril 2025 après un partenariat entre Teranga Pharma, l’ONG Drep.Afrique et un fabricant indien, marque une étape majeure pour l’Afrique. Sorti en version pédiatrique (100 mg) et adulte (500 mg), Drepaf se distingue par un prix accessible — environ 1 500 FCFA (environ 2,3 €) par mois pour les plus jeunes — soit deux fois moins cher que le traitement original importé... - Lire cet article
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