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Plateforme d'informations pour les acteurs du médicament en Afrique

Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


Souveraineté pharmaceutique : Le marché du médicament franchit les 5 milliards de dollars - 01/02/2026 - Le jeune indépendant - Algérie

Le marché national du médicament a dépassé la barre des 5 milliards de dollars en 2025, confirmant la montée en puissance de l’industrie pharmaceutique, portée par une stratégie axée sur la production locale, la réduction des importations et le renforcement de la souveraineté sanitaire. C’est ce qu’a affirmé, ce dimanche, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, lors d’une séance d’audition à l’Assemblée populaire nationale (APN).

Lors de cette séance devant la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle à l’APN, M. Kouidri a souligné que le secteur a connu une transformation structurelle profonde, couronnée par des résultats concrets traduisant l’efficacité de l’orientation stratégique adoptée par l’Etat. Le nombre d’établissements pharmaceutiques agréés pour la fabrication dépasse actuellement 233 unités, dont 138 établissements spécialisés, tandis que le développement du tissu industriel national a permis de couvrir plus de 83 % des besoins nationaux en médicaments.

La production locale s’est également renforcée avec l’enregistrement de plus de 4 180 produits pharmaceutiques fabriqués en Algérie, sur un total de 5 557 médicaments inscrits au niveau de la nomenclature nationale. Cette dynamique englobe des médicaments stratégiques et sensibles, notamment ceux destinés aux maladies chroniques et complexes, à l’image des anticancéreux, des médicaments biologiques similaires (biosimilaires) et des stylos d’insuline, généralement caractérisés par des coûts élevés.

Selon le même responsable, ces avancées ont eu un impact direct sur la facture d’importation des médicaments, qui est passée de 1,25 milliard de dollars en 2022 à 718 millions de dollars en 2023, puis à 515 millions de dollars en 2024. La poursuite de cette tendance baissière est attendue en 2025, permettant une réduction globale de la facture d’importation d’environ 482 millions de dollars.

En parallèle, le marché national du médicament a enregistré une croissance structurelle notable, sa valeur évoluant de 4,8 milliards de dollars à plus de 5,5 milliards de dollars, dépassant ainsi le seuil des 5 milliards de dollars en 2025. Cette évolution confirme que la localisation de l’industrie pharmaceutique constitue un levier de stabilité économique et un facteur de croissance durable... - Lire cet article


Gôh-Mon, un modèle pour gérer le stock de médicaments - 01/02/2026 - Agence de presse africaine - Côte d'Ivoire

Le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, avec le soutien de l’UNFPA et de WomenX Collective, a officiellement lancé le 29 janvier 2026 à Duékoué (Ouest) un projet pilote visant à révolutionner la gestion des médicaments.

Baptisé « Modèle Gôh-Mon », le dispositif mis en place par le ministère de la Santé vise à optimiser l’utilisation du logiciel mSupply pour garantir une disponibilité totale des produits de santé dans les régions du Gôh et du Guémon, situées dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

Vers une Côte d’Ivoire avec « zéro rupture de stock » de médicaments, c’est l’ambition affichée par les autorités sanitaires lors de la cérémonie de lancement du projet de renforcement de la performance de mSupply.

Ce logiciel, adopté comme outil unique de gestion logistique, est au cœur de la stratégie de digitalisation de la pyramide sanitaire ivoirienne. Si la région du Gôh affiche des résultats satisfaisants dans l’utilisation de l’outil, celle du Guémon nécessite un appui renforcé.

Le « Modèle Gôh-Mon » a été conçu sur deux axes : Gôh-Mon vert visant à stabiliser et consolider les acquis dans la région du Gôh, tandis que Gôh-Mon rouge, lui, a pour objectif de mettre à niveau de manière accélérée les sites du Guémon pour assurer une visibilité totale des stocks.

L’objectif est clair : réduire les ruptures de médicaments essentiels, particulièrement ceux liés à la santé sexuelle et reproductive, et moderniser le système d’information logistique. Cela est d’ailleurs un engagement fort de l’UNFPA.

Présent à la cérémonie aux côtés du préfet de région et de la directrice de l’Activité pharmaceutique (DAP), Saidou Kaboré, représentant résident de l’UNFPA Côte d’Ivoire, a rappelé que la chaîne d’approvisionnement est un pilier central du système de santé.

« Ce projet se veut catalytique, innovant et audacieux. Il s’inscrit dans la Politique pharmaceutique nationale pour sécuriser les produits essentiels au service de la couverture sanitaire universelle », a-t-il déclaré... - Lire cet article


Lait pour nourrissons : les pharmacies, seul circuit contrôlé - 01/02/2026 - African manager - Tunisie

Le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) a souligné, dans un communiqué publié ce samedi, que le lait infantile commercialisé dans les pharmacies emprunte obligatoirement les circuits légaux et officiels soumis au contrôle, ce qui confirme sa sécurité et sa qualité.

« Suite aux informations relayées concernant le retrait de certains lots de lait pour nourrissons dans plusieurs pays, et après le communiqué publié par le distributeur officiel de l’une des marques en Tunisie, qui a démenti tout lien entre ces lots et les produits disponibles dans les pharmacies tunisiennes, le SPOT réaffirme que tous les produits pharmaceutiques sont placés sous le contrôle direct du ministère de la Santé », indique le communiqué.

Le SPOT précise que tout produit pharmaceutique, y compris le lait infantile, les compléments alimentaires et les dispositifs médicaux, est soumis aux procédures d’autorisation et à un contrôle préalable et à posteriori par l’Agence du médicament et des produits de santé et ce, conformément à la législation en vigueur.

En revanche, le syndicat a renouvelé sa mise en garde contre l’achat de lait infantile, de compléments alimentaires, de dispositifs médicaux ou de médicaments vétérinaires via les circuits parallèles ou à travers les réseaux sociaux non soumis au contrôle, en raison des risques graves que ces pratiques font peser sur la santé des nourrissons et des consommateurs, en l’absence de toute garantie quant à la qualité, la sécurité ou les conditions de stockage et de distribution.

Par ailleurs, le syndicat affirme que les pharmacies demeurent la seule structure entièrement soumise au contrôle à toutes les étapes de la distribution et opérant sous la supervision directe du ministère de la Santé, garantissant ainsi la sécurité et la qualité des produits de santé, dans un souci de protection de la santé publique et de préservation des droits des citoyens. - Lire cet article


Subvention sur les médicaments : Le dispositif entre en vigueur aujourd’hui - 01/02/2026 - lexpress.mu - Maurice

Dans de nombreuses familles, une part importante du budget est consacrée aux médicaments, dont les prix ne cessent d’augmenter. Face à cette situation, le Price Stabilisation Fund (PSF) prend effet aujourd’hui, 1ᵉʳ février, après avoir été reporté du 15 janvier pour permettre aux pharmacies d’adapter leurs systèmes informatiques.

Cette mesure intervient dans un contexte préoccupant. Selon les données nationales, les maladies non transmissibles (MNT) représentent près de 85 % des décès prématurés à Maurice et touchent une large partie de la population : le diabète affecte près d’un adulte sur cinq, l’hypertension 27,2 %, le surpoids 36 % et l’obésité 36,2 %. De 2010 à 2020, la mortalité liée aux principales MNT – maladies cardiaques, AVC, diabète, cancers et maladies respiratoires chroniques – a tendance à augmenter.

Le PSF prévoit une aide de Rs 50 par boîte sur certains médicaments vendus à Rs 100 ou plus. Sont concernés : les traitements pour le diabète, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires, ainsi que huit autres catégories, portant le total à onze, incluant antiacides, analgésiques, anticancéreux, produits biologiques, inhalateurs, vaccins, anthelminthiques et antifongiques.

Au total, 22 importateurs et près de 400 pharmacies participent au dispositif, couvrant environ 900 médicaments. L’objectif du gouvernement est d’alléger la charge financière des consommateurs tout en garantissant la sécurité des produits... - Lire cet article


Industrie pharmaceutique : vers une numérisation globale du secteur en 2026 - 01/02/2026 - Algérie patriotique - Algérie

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a mis en avant, dimanche à Alger, la priorité accordée par son département ministériel à la réalisation d’une numérisation globale du secteur en 2026, notamment en matière de services administratifs, de dossiers d’enregistrement des produits pharmaceutiques et d’intégration du système de sérialisation des médicaments.

Lors d’une audition devant la Commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’APN, Kouidri a indiqué que le secteur de l’industrie pharmaceutique mettra en place un système numérique dédié au dépôt des dossiers des programmes d’importation et des demandes d’agrément à distance, afin de «garantir la transparence et la célérité dans le traitement».

Le ministère compte, en outre, numériser intégralement l’enregistrement des produits pharmaceutiques au niveau de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) et intégrer le système de sérialisation dans le cahier des charges afin d’assurer la traçabilité des médicaments et de protéger ainsi les consommateurs contre les produits contrefaits.

Mettant en avant les étapes franchies par l’Algérie en matière de renforcement de la production pharmaceutique locale, le ministre a rappelé que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué les résultats qualitatifs réalisés par l’Algérie dans ce domaine vital, la considérant comme «un pôle régional qualifié pour l’approvisionnement du continent africain en médicaments et dispositifs médicaux répondant aux normes internationales de qualité et de sécurité».

Il a souligné, dans le même contexte, que la Foire commerciale intra-africaine (IATF), organisée en septembre dernier en Algérie, a «constitué une plateforme stratégique pour faire connaître le produit pharmaceutique algérien, montrer sa compétitivité et explorer les opportunités de partenariat industriel et commercial avec les opérateurs africains»... - Lire cet article


Les hôpitaux publics interdits aux représentants de lait infantile - Les pédiatres sont choqués par les directives du ministère de la Santé - 31/01/2026 - lexpress.mu - Maurice

L’allaitement maternel est en nette stagnation : moins de 20 % des nourrissons en bénéficient exclusivement pendant les six premiers mois de leur vie aujourd’hui. Le 16 septembre dernier, le ministère de la Santé a envoyé, sans consultation avec les parties prenantes – la Société de Pédiatrie et les distributeurs de lait infantile –, une circulaire à tous les administrateurs d’hôpitaux pour qu’ils interdisent, entre autres, l’accès de leur établissement aux représentants de lait infantile et empêchent les médecins et le personnel infirmier d’assister aux formations soutenues par les compagnies de lait infantile. Des interdictions qui se font au détriment des bébés, selon des professionnels de santé.

Pour la Dre Radhika Jagatsingh Beehuspoteea, il ne fait pas de doute que le lait maternel soit meilleur pour les bébés. «Il est extraordinaire. Il évolue dans l’organisme de la femme en fonction du bébé. Par exemple, le lait maternel d’un bébé prématuré n’est pas le même que celui d’un bébé né à terme. Il contient tous les nutriments nécessaires à l’enfant. Mais malheureusement, pour différentes raisons et circonstances variées, toutes les femmes ne peuvent allaiter exclusivement pendant six mois.»

Elle souligne qu’une étude sur l’allaitement maternel a été menée par Motee et Coll. et deux études par le Mauritius Institute of Health (MIH), dont la dernière date de 2025. Les trois études parviennent à la même conclusion: les Mauriciennes connaissent l’importance et les bienfaits de l’allaitement maternel mais ne pouvant allaiter leurs bébés exclusivement pendant six mois, elles font du mixed feeding, c’est-à-dire qu’elles allaitent mais donnent aussi du lait infantile.

La Dre Jagatsingh Beehuspoteea précise que la dernière étude incrimine d’abord les accouchements par césarienne dans les services de santé. «Si l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dit qu’il faut allaiter le bébé une heure après sa naissance, la majorité des naissances dans le pays (Ndlr: 61,4%) sont par césariennes. Les femmes qui sortent d’une césarienne souffrent de la procédure, sont fatiguées, sédatées et dans le secteur public, aucun membre du personnel hospitalier ne leur amènera leur bébé afin qu’elles l’allaitent. Et aucun membre de leur famille ne sera autorisé à rester pour le faire. Il n’y a pas suffisamment de conseiller formé en lactation dans les hôpitaux. De ce fait, pour cette majorité de femmes, leur bébé doit boire le lait infantile.» Donc, le lait infantile est nécessaire dans le secteur public, d’où le fait que le ministère de la Santé lance des appels d’offres annuels pour s’en procurer... - Lire cet article


Paludisme : une avancée majeure portée par la recherche gabonaise - 30/01/2026 - Gabonews - Gabon

Des chercheurs du Centre de recherche médicale de Lambaréné (CERMEL) ont mis au point un traitement antipaludique administré en une seule prise, ouvrant une nouvelle perspective dans la lutte contre la maladie.

Testé sur plus de 1 000 patients, ce protocole innovant affiche un taux d’efficacité de 93 %, supérieur aux traitements classiques sur trois jours.

Associant une artémisinine à trois molécules existantes, cette approche réduit les risques de résistance du parasite et améliore considérablement l’observance des patients.

Dans un pays qui a enregistré 154 000 cas de paludisme en 2024, cette innovation pourrait transformer durablement la prise en charge de la maladie et positionne la recherche gabonaise au cœur de l’innovation médicale en Afrique centrale. - Lire cet article


Amina Tahiri : “Par sa présence quotidienne, le pharmacien est souvent le premier professionnel de santé à percevoir un mal-être” - 30/01/2026 - Maroc Hebdo - Maroc

À l’occasion de la 23ème édition d’Officine Expo-Pharma Africa Meeting, qui se tient ces 30 et 31 janvier 2026 à Marrakech, Amina Tahiri, pharmacienne titulaire et membre du comité scientifique du salon, revient sur le rôle stratégique de ce rendez-vous dans les échanges pharmaceutiques africains.

Quelle place Officine Expo occupe-t-il aujourd’hui dans les échanges pharmaceutiques entre le Maroc et le reste du continent africain?

Officine Expo occupe aujourd’hui une place de véritable catalyseur de transformation pour la pharmacie au Maroc et en Afrique. L’événement favorise à la fois la mise en réseau et la coopération internationale, la valorisation des innovations technologiques, et surtout l’extension du rôle du pharmacien vers des missions élargies de prévention, d’éducation sanitaire, d’accompagnement du patient et d’intégration des outils technologiques dans les parcours de soins.

Cette année, vous mettez en avant la santé des femmes, la santé mentale et la substitution. Quelle priorité se dégage, et que peut réellement faire l’officine sur ces sujets?

À travers les thématiques de la santé des femmes, de la santé mentale et de la substitution, une priorité claire se dégage: replacer le patient au cœur du parcours de soins du quotidien, là où l’officine joue un rôle de proximité irremplaçable.
Concrètement, en matière de santé des femmes, le pharmacien peut intervenir à toutes les étapes de la vie: information sur la contraception, accompagnement de la grossesse, suivi de la ménopause, prévention des carences, mais aussi repérage de violences ou de troubles hormonaux souvent banalisés. L’officine s’impose ainsi comme un point d’entrée accessible, sans rendez-vous, pour une santé féminine encore trop fragmentée.
Sur la santé mentale, l’enjeu est majeur. Stress, anxiété, dépression ou burn-out touchent une part croissante de la population. Par sa présence quotidienne, le pharmacien est souvent le premier professionnel de santé à percevoir un mal-être. Son rôle consiste à identifier les signaux faibles, à sécuriser les traitements, à lutter contre l’automédication inappropriée et à orienter vers les professionnels compétents, dans une logique de prévention et de déstigmatisation.
Enfin, la substitution illustre l’évolution la plus concrète du métier. Qu’il s’agisse de traitements de substitution aux opiacés ou d’alternatives thérapeutiques mieux adaptées, l’officine est aujourd’hui un acteur clé de l’observance, de la continuité des soins et de la réduction des risques. C’est un rôle exigeant mais essentiel, qui suppose formation, coordination et confiance... - Lire cet article


La Tanzanie veut être le hub pharmaceutique de l'Afrique de l'Est - 30/01/2026 - Africanews - Panafricain

La Tanzanie a lancé un programme ambitieux visant à développer son industrie pharmaceutique locale, avec pour objectif de réduire sa dépendance aux médicaments importés et de se positionner comme un pôle de fabrication pour l’Afrique de l’Est.

À l’heure actuelle, plus de 80 % des médicaments et équipements médicaux utilisés dans le pays sont importés, ce qui coûte à la Tanzanie environ un milliard de dollars par an. Notre correspondant Isaac Lukando explique comment le gouvernement entend changer cette situation.

Pour analyser les opportunités et les défis liés à cette initiative, nous avons rencontré le Dr Francis Mallya, médecin et spécialiste de la chaîne d’approvisionnement médicale. Il a abordé trois questions clés :

- les principaux obstacles que la Tanzanie doit surmonter pour rendre la production locale de médicaments viable
- la capacité du Groupe de travail pour l’accélération des investissements à transformer les politiques en projets concrets et bancables, ainsi que les éléments auxquels les investisseurs doivent être attentifs
- et la manière dont la production pharmaceutique locale pourrait remodeler les prix et les chaînes d’approvisionnement en Afrique de l’Est... - Lire cet article


La découverte de médicaments par l'IA déclenche un supercycle de fusions-acquisitions dans le secteur des biotechnologies - 29/01/2026 - securities.io - International

L'IA transforme la biologie en un problème calculable, permettant à l'industrie pharmaceutique d'explorer les mécanismes des maladies et d'optimiser les molécules. in silico avant même d'entamer des travaux coûteux en laboratoire. En 2026, cette évolution – alimentée par les données multiomiques, les laboratoires automatisés et les modèles fondamentaux – accélère les partenariats et les acquisitions, les grands groupes pharmaceutiques s'efforçant de reconstituer leurs portefeuilles de produits avant l'expiration imminente des principaux brevets.

vLa nouvelle ère des biotechnologies pilotées par l'IA

L'industrie pharmaceutique s'est initialement construite sur le savoir-faire de l'industrie chimique, qui a commencé à créer des produits toujours plus utiles, y compris à usage médical. Au départ, il s'agissait surtout d'isoler et de purifier des composés chimiques naturels comme l'aspirine extraite de l'écorce de saule et la quinine extraite d'un arbre tropical.

On a ensuite commencé à créer des composés entièrement nouveaux, inexistants dans la nature, et à les transformer en médicaments. Cette approche a cependant commencé à montrer ses limites au cours des dernières décennies.

Les substances chimiques les plus faciles à produire ou à découvrir ont déjà été trouvées, et les autres molécules sont souvent insuffisantes : trop instables, trop toxiques, trop difficiles à fabriquer, etc.

De ce fait, l'industrie pharmaceutique s'est tournée vers les biotechnologies, qui consistent à réutiliser des molécules biologiques comme les hormones, les protéines ou l'ADN et l'ARN pour créer des médicaments. Ceci a permis le développement de l'insuline artificielle, des thérapies monoclonales, des thérapies géniques et de nombreuses autres avancées remarquables.

Cependant, là aussi, les progrès ont commencé à stagner, car les solutions les plus faciles ont déjà été trouvées : la plupart des agents biologiques actifs sont déjà identifiés et connus, laissant aux mécanismes biologiques plus complexes et difficiles à comprendre le soin de guérir les maladies encore résistantes au traitement.

C’est un problème majeur pour les grandes entreprises pharmaceutiques. Non seulement nombre de leurs traitements chimiques ne sont plus protégés par brevet ou le seront bientôt, mais la stratégie consistant à racheter des start-ups de biotechnologie ou à nouer des partenariats avec elles ne suffit plus.

Ces entreprises doivent investir rapidement dans l'innovation, et ce qui fonctionnait auparavant ne suffit plus.

Cela s'explique en grande partie par le fait qu'une représentation fidèle d'une seule cellule humaine serait d'une complexité presque incompréhensible pour une seule personne, comme l'illustre une image générée par ordinateur de tous les composants d'une seule cellule humaine qui est devenue virale il y a quelques années... - Lire cet article




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