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Plateforme d'informations pour les acteurs du médicament en Afrique

Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


Sothema finalise l’acquisition de Soludia Maghreb - 17/12/2025 - La vie Eco - Maroc

Le groupe pharmaceutique Sothema a finalisé l’acquisition de 99,99 % du capital de Soludia Maghreb, acteur majeur de l’hémodialyse au Maroc, consolidant ainsi sa position sur le marché marocain et en Afrique.

Le groupe pharmaceutique Sothema a finalisé l’acquisition de 99,99 % du capital de Soludia Maghreb, spécialiste marocain de l’hémodialyse.

L’opération combine l’acquisition d’actions détenues par Abdellaziz Razkaoui, Cap Mezzanine III et la famille Zine, ainsi qu’une augmentation de capital de 630,4 MDH, prime d’apport incluse. Le prospectus a reçu le visa de l’AMMC le 9 décembre 2025.

Pour rappel, Sothema, fondé en 1976, produit et commercialise des médicaments, compléments alimentaires et dispositifs médicaux au Maroc, en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient. Soludia, créée en 1996, propose des produits pour l’hémodialyse et détient 40 % du capital de Hidropura Maroc, spécialisée dans les systèmes de traitement de l’eau pour les centres d’hémodialyse.

CDG Invest Growth (CIG), filiale de CDG Invest, a participé à l’opération et investit dans des entreprises marocaines à fort potentiel de croissance. - Lire cet article


Burkina : saisie de 100 millions F CFA de médicaments illicites - 17/12/2025 - Agence de presse africaine - Burkina Faso

L’Unité Mobile d’Intervention (UMI) des Douanes burkinabè a démantelé, dans la nuit du 12 décembre 2025, un réseau structuré de trafic de médicaments prohibés. L’opération, menée en deux temps, a permis la saisie de 216 cartons de produits pharmaceutiques clandestins dans la capitale.

La lutte contre la criminalité pharmaceutique vient de marquer un point décisif au Burkina. Selon une note de l’administration douanière consultée par APA ce mercredi, une intervention majeure de l’Unité Mobile d’Intervention (UMI) a abouti à la saisie de produits de contrebande d’une valeur marchande estimée à plus de 100 millions de francs CFA.

L’opération s’est déroulée en deux phases distinctes. Dans un premier temps, les agents ont intercepté un camion transportant des marchandises diverses. Une fouille minutieuse a permis de découvrir 136 cartons de médicaments prohibés soigneusement dissimulés sous le chargement légal.

L’exploitation des indices recueillis sur place a ensuite conduit les équipes de l’UMI vers une concession située dans la banlieue Est de Ouagadougou. Cette seconde étape de l’intervention a permis de mettre la main sur 80 cartons supplémentaires appartenant au même réseau criminel.

Le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a salué le « professionnalisme » et la « vigilance » de ses hommes. Pour le patron des douanes, cette saisie d’envergure illustre le caractère tentaculaire des réseaux de fraude qui menacent gravement la santé publique et l’équilibre de l’économie nationale... - Lire cet article


Bayer précise ses orientations dans l’industrie pharmaceutique après vingt ans d’activité au Maroc - 17/12/2025 - Le matin - Maroc

La filiale marocaine du groupe pharmaceutique Bayer a célébré ses vingt ans de présence industrielle au Maroc sur son site de production implanté à Nouaceur, unique site du groupe en Afrique. L’événement, organisé mardi 16 décembre, a été marqué par une conférence de presse suivie d’une visite guidée de l’usine, permettant de retracer les principales étapes de son développement, de présenter son organisation industrielle et d’exposer les projets envisagés pour les prochaines années.

Implanté à Nouaceur depuis 2005, le site Bayer de Casablanca constitue aujourd’hui le seul site de production du groupe allemand sur le continent africain. Intégré à un réseau mondial de douze usines relevant de la division Santé grand public, il alimente à la fois le marché marocain et un portefeuille d’exportations couvrant 42 pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique. C’est sur ce site que Bayer a célébré, mardi, ses vingt ans de présence industrielle au Maroc, en présence de responsables diplomatiques allemands, de représentants institutionnels marocains, des équipes industrielles et des médias, venus prendre connaissance du fonctionnement de l’usine et des projets en cours.

S’exprimant à cette occasion, la directrice générale de Bayer Maroc, Amina L’Kima, est revenue sur le parcours du site depuis son implantation. « Depuis vingt ans, notre usine de Casablanca incarne l’engagement de Bayer envers le Maroc et la région. Elle ne se limite pas à produire des médicaments, elle ouvre l’accès à des solutions de santé de qualité et contribue au développement économique local », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que « ce jalon illustre deux décennies d’innovation, de confiance et de partenariat », indiquant que le groupe entend « renforcer son rôle de hub régional grâce à la durabilité et à l’excellence industrielle »... - Lire cet article


Médicaments contre le cancer : la CNOPS et l’Agence de l’assurance maladie sous le feu roulant des critiques - 16/12/2025 - Le360 - Maroc

Entre coûts prohibitifs, lourdeurs administratives et absence de mécanismes d’urgence, le système de remboursement est accusé de ne pas suivre le rythme des avancées médicales, au détriment de patients pour lesquels les délais d’administration des soins sont vitaux. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le refus de prise en charge de certains médicaments innovants contre le cancer a déclenché une vague de critiques visant la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) et l’Agence nationale de l’assurance maladie. En cause, indique le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 17 décembre, des situations humaines douloureuses révélées au grand jour, où des patients se retrouvent confrontés à des coûts de traitement exorbitants, à la lenteur des procédures administratives et à l’absence de mécanismes d’urgence tenant compte de la gravité de la maladie et de l’impératif du temps thérapeutique.

Selon Al Akhbar, un patient résidant à Rabat, diagnostiqué en novembre 2024 d’un cancer de stade avancé, avait entamé un protocole de chimiothérapie classique comprenant trois séances. Face à l’évolution de son état, l’équipe médicale a décidé de modifier la stratégie thérapeutique en prescrivant un traitement ciblé considéré comme indispensable dans ce type de pathologies à un stade critique. Cette décision médicale s’est toutefois heurtée au refus de la CNOPS de prendre en charge le coût du médicament, dont le prix de la boîte avoisine les 57.000 dirhams.

Ce refus a plongé la famille du patient dans une impasse financière insoutenable, largement au-delà de ses capacités. Un dossier médical complet a pourtant été déposé auprès des instances concernées, appuyé par des rapports détaillés soulignant le caractère urgent du traitement et l’absence d’alternative thérapeutique équivalente. Malgré cela, la procédure est restée bloquée, sans décision claire ni réaction à la hauteur de la gravité de la situation.

Au fil des semaines, l’état de santé du patient s’est fortement dégradé. Il est décédé le 10 octobre, sans que son dossier de remboursement n’ait été tranché, et avant d’avoir pu bénéficier d’un accès régulier au traitement prescrit. Ce cas, loin d’être isolé selon plusieurs acteurs du secteur, a ravivé un débat ancien sur la liste des médicaments remboursables et sur sa capacité à suivre le rythme rapide des avancées thérapeutiques en oncologie, notamment en ce qui concerne les traitements innovants à coût élevé, qui représentent souvent le dernier espoir pour de nombreux malades... - Lire cet article


Dounia Bouderbal à « L’Invité du jour » : l’Algérie s’impose comme acteur régional de la production de médicaments - 15/12/2025 - Radio Algérienne - Algérie

La chargée de la sous-direction de la promotion et de la production pharmaceutique au ministère de l’Industrie pharmaceutique, Dounia Bouderbal, est revenue, ce lundi, sur les avancées enregistrées par l’Algérie dans le domaine pharmaceutique et sur les résultats de la conférence ministérielle africaine sur la production pharmaceutique organisée récemment à Alger.

La convive de l’émission « L’Invité du jour » de la chaîne 3 de la Radio algérienne, a, d’emblée abordé cette rencontre continentale, soulignant que « la conférence ministérielle africaine sur la production pharmaceutique, tenue du 27 au 29 novembre 2025, a été pensée comme un événement stratégique de haut niveau, organisé en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé ». Elle a précisé que cette rencontre a réuni « 29 pays africains, plus de 700 participants ainsi que plusieurs organisations internationales telles que l’OMS, l’UNICEF, l’ONUDI et l’Africa CDC », ajoutant que cette mobilisation témoigne de « l’importance accordée à la question de l’accès aux médicaments sur le continent africain ».

Selon la responsable, cette conférence a permis de poser un diagnostic partagé des défis communs aux pays africains. « Les échanges ont porté essentiellement sur l’autosuffisance sanitaire, la fabrication locale des médicaments et le renforcement des capacités industrielles africaines », a-t-elle expliqué, soulignant que l’Algérie a pu, à cette occasion, mettre en avant son expérience en matière de production pharmaceutique.

En marge de la conférence, une exposition organisée à la Safex a servi de vitrine au savoir-faire national. « Cette foire a permis à plusieurs industriels algériens de présenter leurs produits de fabrication locale et de démontrer leurs capacités industrielles », a indiqué Dounia Bouderbal, ; ajoutant que cette dynamique s’est traduite par « la signature de cinq contrats d’exportation, d’une valeur globale de 10 millions de dollars, avec plusieurs pays africains, notamment la Mauritanie, la Libye et le Sénégal ».

Ces accords concernent aussi bien les médicaments que les dispositifs médicaux. « Il s’agit de contrats commerciaux liés à des opérations d’exportation de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux », a-t-elle précisé. Concernant la demande africaine, elle a affirmé que « l’Algérie est aujourd’hui capable de proposer une large gamme de médicaments répondant aux besoins du continent, notamment dans les domaines de l’infectiologie et des antibiotiques ». Elle a également relevé « un engouement croissant pour des technologies de santé plus avancées, comme l’insuline ».

Évoquant les exportations hors du continent africain, Dounia Bouderbal a indiqué que « l’Algérie a également exporté des produits pharmaceutiques vers le Sultanat d’Oman, ainsi que vers d’autres pays du Moyen-Orient, dont l’Arabie saoudite, notamment pour l’insuline ». Selon elle, ces performances confirment que « la production nationale est aujourd’hui suffisante pour couvrir les besoins du marché local et s’orienter vers l’exportation »... - Lire cet article


Tchad, Logone Occidental : Passation de service à la tête de la Pharmacie Provinciale d’Approvisionnement - 15/12/2025 - Alwihda Info - Tchad

Le Dr Alkali Laokissam, inspecteur chargé de la pharmacie et des laboratoires, a procédé ce 15 décembre 2025 à l'installation du nouveau directeur de la Pharmacie Provinciale d’Approvisionnement (PPA) du Logone Occidental, le Dr Abdelhak Mahamat Hissein. Il remplace le Dr Djeka Djeka Clément.

Le Dr Alkali Laokissam a remercié le directeur sortant, notamment pour sa gestion des médicaments, l’approvisionnement des formations sanitaires et sa collaboration avec les autorités provinciales de la santé.
Il a ensuite félicité le nouveau directeur et l’a exhorté à faire preuve de rigueur, de transparence et de professionnalisme dans la gestion de la PPA.
L'Inspecteur a insisté sur les orientations clés suivantes pour la gestion de l'institution... - Lire cet article


Innovation : Seka Jean Blaise décroche à Milan le prix africain du Jeune Talent 2025 grâce à WiseCool - 15/12/2025 - Cameroun actuel - Cameroun

Le Cameroun s’est une nouvelle fois illustré sur la scène internationale de l’innovation. Seka Jean Blaise, jeune entrepreneur camerounais et fondateur de DeWise Energy, a remporté le prix Raise Africa du Jeune Talent de l’Année 2025 à Milan, en Italie.

Ce prix récompense de jeunes innovateurs africains exceptionnels qui utilisent des solutions énergétiques durables pour relever les défis socio-économiques les plus urgents.

Seka a été récompensé pour WiseCool, une solution de refroidissement révolutionnaire alimentée par l’énergie, conçue pour transformer l’accès aux soins de santé dans les communautés isolées et mal desservies, en préservant les médicaments thermosensibles pendant de longues périodes.

Une innovation vitale pour les soins de santé en zones isolées

WiseCool répond à l’un des défis les plus critiques auxquels sont confrontés les systèmes de santé dans les zones rurales et touchées par les conflits : le manque de solutions fiables de stockage frigorifique pour les médicaments essentiels tels que les vaccins, l’insuline et autres médicaments thermosensibles.

« WiseCool vise à combler une lacune critique dans le système de santé camerounais en prolongeant la durée de conservation des médicaments thermosensibles d’un seul jour à plus de 365 jours », a expliqué Seka. « Cela garantit un accès continu aux médicaments essentiels pour les communautés isolées. » ... - Lire cet article


Côte d'Ivoire : CMU, les mesures dérogatoires portent leurs fruits, plus d'1 milliard de factures prises en charge par l'Etat dans le mois d'octobre - 15/12/2025 - Koaci - Côte d'Ivoire

Depuis avril 2025, la Couverture maladie universelle connaît une montée en puissance sans précédent. Hausse spectaculaire des consultations, extension de la prise en charge à des maladies chroniques majeures et élargissement du réseau de prestataires : le Directeur des Prestations de la CNAM, Dr Brou Christian, dresse un bilan largement positif des mesures dérogatoires mises en œuvre.

Mises en œuvre le 2 avril 2025, les mesures dérogatoires adoptées dans le cadre de la Couverture maladie universelle (CMU) affichent des résultats jugés « très satisfaisants » par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).

Selon Dr Brou Christian, Directeur des Prestations, les consultations médicales ont été multipliées par sept de manière générale. Dans le secteur informel, cible prioritaire de ces mesures, la progression est encore plus marquée : le nombre de consultations a été multiplié par treize, voire quatorze.

L’accès aux médicaments a suivi la même dynamique, traduisant une amélioration réelle de l’accès aux soins pour des populations longtemps éloignées du système de protection sociale.

Autre avancée majeure, la prise en charge effective de l’hypertension artérielle et du diabète, deux pathologies chroniques à forte prévalence. Lancée durant la période des mesures dérogatoires, cette initiative enregistre, depuis le mois de septembre, une hausse significative du nombre de patients pris en charge.

« Ces résultats montrent que les populations adhèrent désormais pleinement à la CMU, qui devient un partenaire incontournable dans la prise en charge de leurs soins de santé », souligne Dr Bourou Christian.

À ce jour, environ un million de personnes ont déjà bénéficié de soins dans le cadre des mesures dérogatoires. La CNAM espère voir ce chiffre augmenter d’ici au 31 décembre, afin de permettre aux populations de mieux s’approprier la CMU.

L’objectif final reste clair : amener les bénéficiaires à s’acquitter durablement de la cotisation, une fois convaincus de l’intérêt concret de la CMU pour leur santé et celle de leurs familles.

Concernant les prochaines étapes, la CNAM adopte une approche progressive et rigoureuse. L’ensemble des pathologies est actuellement à l’étude, en tenant compte à la fois de leur prise en charge sur l’ensemble du territoire national de leur impact financier sur le système.

Des études actuarielles sont ensuite réalisées afin d’évaluer la faisabilité de leur intégration dans le panier de soins, au regard du niveau actuel des cotisations. Les pathologies qui ne pourraient être couvertes immédiatement seront soumises à l’appréciation du gouvernement.

Pour l’heure, la CMU repose essentiellement sur les cotisations des assurés, dans l’attente d’éventuelles subventions de l’État... - Lire cet article


Le SIDA au Sénégal : état des lieux, populations à risque et urgences d’action face au VIH-1 et du VIH-2 (Par Mandjaye Diouf) - 15/12/2025 - Sene.news - Sénégal

Au Sénégal, l’épidémie du VIH/SIDA reste à prévalence globalement faible, mais elle demeure concentrée dans certaines régions et au sein de groupes de population particulièrement exposés, notamment les jeunes et les populations clés.

Les progrès enregistrés au Sénégal masquent encore des vulnérabilités importantes qui exigent un renforcement des stratégies de prévention, de dépistage précoce, de traitement et surtout de protection des nouvelles générations.

Pour rappel, le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) est un virus qui attaque progressivement le système immunitaire et affaiblit les défenses naturelles de l’organisme.

Le SIDA (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) représente le stade avancé de l’infection par le VIH, lorsque le système immunitaire est gravement affaibli et que surviennent des infections opportunistes ou certains cancers.

I. Contexte épidémiologique actuel

Les estimations les plus récentes indiquent qu’environ 43 000 à 46 000 personnes vivent avec le VIH au Sénégal, pour une prévalence nationale de l’ordre de 0,3 à 0,5 % chez l’adulte, en nette diminution par rapport aux décennies précédentes.

Cette baisse de la prévalence globale s’accompagne toutefois de plusieurs milliers de nouvelles infections chaque année et de près d’un millier de décès liés au SIDA, ce qui montre que la transmission se poursuit.

Le VIH-1 demeure le type viral largement prédominant au Sénégal, comme dans l’ensemble de la région Afrique de l’Ouest et du Centre, tandis que le VIH-2 reste présent mais minoritaire, avec une distribution plus marquée dans certaines zones sud et frontalières historiquement exposées aux flux migratoires et commerciaux.

Cette co-circulation des deux types viraux impose des capacités diagnostiques capables de distinguer VIH-1 et VIH-2, et des protocoles thérapeutiques adaptés, car la sensibilité aux antirétroviraux diffère partiellement entre ces deux types... - Lire cet article


Les pharmaciens marocains dénoncent le passage de certains produits à la vente en parapharmacie - 14/12/2025 - Hespress - Maroc

La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM), a exprimé sa contestation suite au passage d’une pommade du circuit pharmaceutique à celui de la vente libre en parapharmacies. Les pharmaciens estiment que la marque allemande productrice de la pommade menacerait la relations entre les professionnels du secteur et les fabricants de médicaments.

Dans une correspondance officielle, signée de son Président Dr. Mohamed Lahbabi, la CSPM, a dénoncé le changement de circuit de vente de la pommade, Bepanthen, vers les parapharmacies, estimant que ce sont les pharmaciens qui ont contribué à la notoriété de ce produit et que cette décision nuit à la relation de confiance entre les partenaires.

Le produit en question est utilisé par plusieurs mamans pour le change des bébés, et contribue à alléger les irritations et rougeurs provoquées par l’érythème fessier. Le site de la marque le présente comme un « médicament » mais plusieurs parapharmacies commencent à le vendre. A noter que des produits similaires et concurrents sont également vendus par les parapharmacies.

Pour l’Instance, « cette pratique rompt avec les usages professionnels encadrant la commercialisation de produits similaires sur le marché national », selon elle.

« Le repositionnement soudain de Bepanthen vers d’autres circuits constitue une rupture manifeste de confiance, contraire aux usages professionnels et à l’éthique qui doivent encadrer la relation entre un laboratoire pharmaceutique et les pharmaciens d’officine », estime-t-elle, notant que « cette décision crée une confusion sur le marché, déstabilise les équilibres existants et remet en cause les efforts consentis depuis des années par les officines ».

Par conséquent, la Confédération menace, en cas de non réponse favorable, d’étudier les mesures légitimes pour défendre les intérêts des pharmaciens, d’autant plus que

Parmi ces mesures, figurent la réduction des produits de la marque dans les pharmacies, « tout en privilégiant dans nos recommandations les laboratoires pharmaceutiques responsables, qui non seulement utilisent le circuit officinal, mais respectent également l’engagement des pharmaciens dans la réussite du lancement, de la promotion et de la distribution de leurs produits ».

Les professionnels estiment qu’ils ont été pendant de nombreuses années, un partenaire essentiel dans la promotion de la pommade, dans la présence et sa notoriété auprès des consommateurs... - Lire cet article




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