La mesure antidumping appliquée aux importations d’insuline danoise a pris fin. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a clos l’enquête de réexamen après le retrait de la requête de Sothema, à l’origine de la procédure un an plus tôt.
Depuis le mercredi 1er octobre 2025, la mesure antidumping qui s’appliquait depuis 2023 aux importations en provenance du Danemark est arrivée à son terme, sans reconduction. Le Ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé la clôture de l’enquête de réexamen, à la suite d’une décision actée le 24 septembre par la Commission de Surveillance des Importations (CoSI).
Ce dénouement s’explique par le retrait de la requête introduite par la société Sothema, à l’origine même du processus de réexamen. En application de l’article 28 de la loi n° 15-09 relative aux mesures de défense commerciale, un tel retrait entraîne automatiquement la clôture de l’enquête et l’absence de toute prorogation de la mesure.
Dès lors, les importations d’insuline originaires du Danemark entrent désormais au Maroc sans droit antidumping supplémentaire. Une évolution qui concerne directement un médicament vital pour des milliers de patients diabétiques, tout en touchant un secteur pharmaceutique où l’équilibre entre protection de la production locale et accès à la concurrence internationale reste particulièrement sensible.
Cette issue marque un contraste frappant avec la situation d’il y a un an. Le 21 octobre 2024, le ministère ouvrait une enquête de réexamen (avis public n° DDC/10/2024) sur la base d’une requête jugée recevable déposée par Sothema, seul fabricant d’insuline au Maroc et représentant de la branche de production nationale. L’entreprise affirmait alors que la fin de la mesure antidumping risquait d’entraîner une reprise des importations danoises en dumping à des niveaux élevés, avec un dommage sérieux pour la filière locale... - Lire cet article
Le Sénégal a affiché sa volonté de tendre vers la souveraineté pharmaceutique. Dans un premier temps, l’objectif est d’arriver à produire localement 50 % des besoins du pays d’ici 2050.
Le coordonnateur de la cellule partenariats de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) a confirmé cette ambition des autorités lors de l’installation de la plateforme réglementaire de la chaîne d’approvisionnement en médicaments et autres produits de santé à Tivaouane, ce jeudi 2 octobre.
Actuellement, 95 % des médicaments consommés au Sénégal sont importés. La volonté affichée des nouvelles autorités, inscrite dans l’agenda national de transformation et le master plan avec le projet de relance pharmaceutique coordonné par l’Unité de gestion et de projets, est de produire localement 50 % des besoins en médicaments d’ici 2050.
Ces propos ont été tenus par le coordonnateur de la cellule partenariats de l’ARP, Doudou Sonko, en marge du Comité départemental de développement (CDD) lors du lancement de la plateforme réglementaire de la chaîne d’approvisionnement en médicaments et autres produits de santé, présidé par le préfet du département, Mamadou Guèye.
Selon Doudou Sonko, le Sénégal dispose des moyens nécessaires pour produire des médicaments localement, puisque l’ARP, créée en 2022, est compétente sur tout ce qui concerne les médicaments, la pharmacie et les autres produits de santé.
D’après lui, l’ARP a atteint le niveau de maturité 3 et est ainsi définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une agence fiable, capable de produire et de mettre sur le marché mondial des produits pharmaceutiques et de santé. Elle est compétente dans plusieurs fonctions réglementaires, notamment l’homologation, l’inspection, la pharmacovigilance et le contrôle qualité... - Lire cet article
Tivaouane, 2 oct (APS) – Le préfet de Tivaouane a présidé, jeudi, un Comité départemental de développement (CDD) consacré à la mise en place des plateformes réglementaires de la chaîne d’approvisionnement des médicaments et autres produits de santé, a constaté l’APS.
Cette rencontre marque le démarrage officiel du processus de création d’une plateforme réglementaire du médicament, un dispositif destiné à renforcer la régulation du secteur pharmaceutique et à accompagner la territorialisation des politiques publiques de santé, a précisé Mamadou Guèye lors de cette rencontre.
Le préfet de Tivaouane a souligné l’importance de ce dispositif pour la consolidation de la chaîne d’approvisionnement en médicaments, tout en rappelant la nécessité d’une coopération étroite entre l’administration, les collectivités locales et les professionnels de la santé.
Selon les autorités sanitaires, cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement sanitaire et social (PNDSS 2019-2028), dont l’un des objectifs majeurs est de progresser vers une souveraineté pharmaceutique.
Actuellement, le Sénégal demeure fortement dépendant des importations, avec près de 95 % des médicaments consommés provenant de l’étranger.
La plateforme réglementaire aura pour missions principales d’assurer la disponibilité continue des médicaments, de garantir leur sécurité et leur accessibilité, ainsi que de fournir des informations fiables aux acteurs de la santé... - Lire cet article
Le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie a appelé aujourd’hui, jeudi, les autorités concernées à prendre des mesures urgentes en réponse aux demandes légitimes soumises par les différentes parties prenantes du secteur pharmaceutique. Ces mesures visent à garantir la continuité de ce secteur vital et à préserver le droit du citoyen à l’accès au médicament dans les meilleures conditions.
Cette prise de position fait suite à une séance de travail extraordinaire tenue par l’Ordre, hier mercredi. La réunion, qui a eu lieu en présence du Syndicat Tunisien des Propriétaires de Pharmacies Privées et de la Chambre Syndicale Nationale des Pharmaciens Grossistes-Répartiteurs, était consacrée à l’examen des développements actuels du secteur et de leurs répercussions directes.
La session a abordé l’aggravation des difficultés pratiques et financières que connaît le secteur. Elle a souligné en particulier la persistance du retard dans le règlement des créances des pharmacies privées auprès de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), et les répercussions négatives qui en découlent sur l’activité des grossistes-répartiteurs. Cette situation menace sérieusement la stabilité et la pérennité de l’ensemble du système d’approvisionnement en médicaments... - Lire cet article
La Tunisie couvre aujourd’hui près de 75 % de ses besoins en médicaments grâce à un secteur pharmaceutique en pleine expansion. Comptant plus de 40 unités de fabrication et générant plus de 8 000 emplois, cette industrie a exporté pour 340 millions de dinars en 2024, selon Afef Chachi Tayari, cheffe de cabinet du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.
S’exprimant lors du forum sur les médicaments biologiques à Sidi Thabet, elle a souligné l’ambition du pays de développer les biosimilaires — des alternatives biologiques à moindre coût — afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer les exportations vers l’Afrique et l’Europe.
Organisé par le BiotechPole de Sidi Thabet, en partenariat avec les ministères de l’Industrie et de la Santé, la GIZ, l’ATMG et la CNIP, le forum a réuni experts, industriels et autorités sanitaires. Ensemble, ils travaillent à l’élaboration d’une feuille de route stratégique et d’un guide d’enregistrement des biosimilaires, en coordination avec l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANMPS)... - Lire cet article
Les professionnels du secteur pharmaceutique tunisien appellent les autorités à lancer sans plus tarder la production locale de médicaments biologiques similaires (biosimilaires), soulignant l’urgence de rattraper le retard accumulé face à des pays comme l’Indonésie, l’Inde, l’Égypte ou encore l’Arabie Saoudite.
Ce plaidoyer a été formulé lors du forum national sur l’industrie des médicaments biologiques, organisé aujourd’hui à Tunis par le pôle biotechnologique de Sidi Thabet en partenariat avec l’agence allemande de coopération internationale (GIZ).
Selon Kamel Idir, président de l’Association tunisienne des médicaments génériques et expert auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Tunisie dispose des compétences scientifiques et techniques nécessaires pour se lancer dans ce secteur stratégique, qui représente une alternative efficace et bien moins coûteuse aux médicaments chimiques. La fabrication locale de ces traitements pourrait permettre de réduire jusqu’à 80 % le coût des soins, tout en soulageant les caisses sociales.
Il a également insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre réglementaire adapté, avec des autorisations de mise sur le marché délivrées dans des délais raisonnables, et des mécanismes stricts de contrôle de qualité pour garantir la sécurité des patients... - Lire cet article
La 13ᵉ édition de la CGECI Academy, grand rendez-vous annuel du secteur privé ivoirien, s’est ouverte le 29 septembre 2025 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Un panel de haut niveau, animé par le Dr Joachim LUBIBA, Directeur-Pays Clinton Health Access Initiative (CHAI) a réuni plusieurs personnalités du secteur de la santé autour du thème « Souveraineté sanitaire : un enjeu vital pour le continent ».
Y ont pris part le Dr Assane Coulibaly, Directeur Général de l’Autorité Ivoirienne de Régulation Pharmaceutique (AIRP), Dr Edith Kouassy, Directrice Générale de la Couverture Maladie Universelle (CMU), Professeur Yoboué-Kouamé Brou Yves, Directeur de la Prévention et de la Promotion de la Santé et Sécurité au Travail (SST), Dr Boris PAUL-EMILE, Directeur Général de NOVAMED Les échanges ont mis en lumière l’urgence de réduire la forte dépendance de l’Afrique aux importations de médicaments, d’équipements et de vaccins, en bâtissant une véritable souveraineté sanitaire adossée à une industrie pharmaceutique et biomédicale locale.
Dr Assane Coulibaly a souligné que la régulation pharmaceutique constitue un levier central de cette souveraineté. L’AIRP assure en Côte d’Ivoire la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments et dispositifs médicaux, de leur conception jusqu’à leur mise à disposition des patients. Huit piliers structurent son action : délivrance des licences, inspections, pharmacovigilance, enregistrement rigoureux des produits, lutte contre les médicaments falsifiés, régulation des prix, contrôle qualité post-marché et coopération internationale, en lien avec l’OMS et l’initiative africaine d’harmonisation de la régulation des médicaments (AMRH).
Présentant la vision de l’AIRP, il a rappelé l’objectif national d’atteindre 30 % de couverture par la production pharmaceutique locale d’ici 2030, contre 7 % aujourd’hui, grâce à un cadre réglementaire robuste, au développement des compétences, au soutien aux zones industrielles et à la recherche, à la garantie de marché via la CMU, à la promotion des partenariats public-privé et à la relocalisation des centrales de distribution en Afrique...
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L’ancien président du Syndicat national des pharmaciens d’officine et consultant en affaires pharmaceutiques, Messaoud Belambri, ainsi que le président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Zaki Hariz, saluent le lancement d’un nouveau projet d’investissement de Saidal destiné à la production des vaccins inscrits dans le programme national de vaccination.
Supervisant le lancement du nouveau projet, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a rappelé lundi qu’il s’agissait d’une étape stratégique pour renforcer la souveraineté nationale en matière de santé et réduire la dépendance aux importations.
Produire les vaccins localement est hautement stratégique
Pour Messaoud Belambri, la politique vaccinale est un pilier essentiel de santé publique. « Elle a permis d’améliorer le cadre de vie des citoyens et d’éviter de nombreuses maladies contagieuses comme la diphtérie, le tétanos ou la rougeole », souligne-t-il. Chaque année, l’Algérie enregistre entre 950 000 et 1 million de naissances, nécessitant des calendriers de vaccination de qualité et réguliers. Selon lui, la production locale s’inscrit pleinement dans la politique de prévention. Elle doit contribuer à augmenter l’espérance de vie, déjà l’une des plus élevées du continent avec 75 ans en moyenne, et qui devrait atteindre 78 ans dans les prochaines années... - Lire cet article
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a présidé le lancement d’un nouveau projet d’investissement majeur pour le groupe public Saidal dans la zone industrielle d’El Bouni, wilaya de Annaba. Ce projet stratégique est dédié à la production de vaccins inclus dans le programme national de vaccination.
Dans son allocution, le Ministre a insisté sur la nécessité de respecter les délais de réalisation et de garantir la conformité de la nouvelle unité aux normes de qualité les plus élevées.
Il a souligné que ce projet représente une étape stratégique pour renforcer la souveraineté sanitaire nationale et réduire drastiquement la facture d’importation.
Vers une Algérie autosuffisante en vaccins : Saidal concrétise un nouveau projet à El Bouni
Il a précisé que cette unité, conjointement avec d’autres projets en cours, permettra de réduire les importations de vaccins d’au moins 150 millions de dollars par an, avec la possibilité d’atteindre 200 millions de dollars grâce à l’expansion progressive de la production... - Lire cet article
Bayer confirme son ancrage au Maroc, plaçant le Royaume au cœur de sa stratégie régionale. Avec son usine de Casablanca, qui exporte vers 35 pays, et une nouvelle ligne de production en cours d’installation, la multinationale allemande entend renforcer le rôle du pays en tant que hub stratégique pour l’Afrique tout en consolidant son engagement en faveur de l’innovation, de l’accès aux soins et du développement des compétences médicales.
L’accès équitable aux médicaments reste un défi majeur dans plusieurs domaines thérapeutiques prioritaires. Quelles sont les actions concrètes que Bayer mène ou prévoit de mener pour améliorer cet accès au Maroc et dans la région MENA ?
L’accès aux traitements est au cœur de notre mission chez Bayer. Nous collaborons étroitement avec le ministère de la Santé et les professionnels concernés pour garantir que les patients marocains puissent bénéficier des thérapies dont ils ont besoin, en particulier dans des domaines prioritaires tels que l’oncologie, la santé cardiovasculaire et la santé des femmes.
En 2024, nous avons lancé une campagne ciblée sur le cancer de la prostate, avec pour objectif de réduire les inégalités d’accès aux soins. Dans le domaine du diabète, nous facilitons l’accès aux traitements innovants contre l’œdème maculaire diabétique, une complication qui touche plus de 130.000 patients au Maroc. Nous travaillons également avec les autorités pour accélérer les procédures de remboursement, afin que les patients puissent bénéficier plus rapidement des thérapies recommandées.
Par ailleurs, notre entrepôt local nous permet d’assurer une distribution fiable et continue des médicaments. Nous poursuivons nos efforts pour rendre les traitements innovants plus accessibles et abordables, tant au Maroc que dans l’ensemble de la région MENA... - Lire cet article
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