Face à la progression des pathologies cancéreuses, l’Algérie se trouve aujourd’hui à un tournant stratégique en matière de santé publique. L’accès à des traitements innovants et référents en oncologie devient une priorité nationale, tant pour améliorer la prise en charge des patients que pour réduire la dépendance aux importations coûteuses. C’est dans ce contexte qu’une rencontre scientifique s’est tenue, ce 03 avril à Alger, réunissant d’éminents professeurs oncologues, spécialistes hospitalo-universitaires et praticiens engagés dans la lutte contre le cancer.
Leur présence témoigne de l’importance accordée à la diffusion du savoir médical et à l’intégration des dernières avancées thérapeutiques. Les cancers différenciés de la thyroïde, de l’endomètre ou encore le cancer hépatocellulaire bénéficient désormais de traitements ciblés issus de progrès scientifiques majeurs. Ces thérapies offrent des perspectives encourageantes en termes d’efficacité et de qualité de vie pour les patients.
Au-delà de l’innovation médicale, la question de la disponibilité de ces traitements sur le territoire national demeure centrale. Les patients expriment, de plus en plus, leurs préoccupations quant à l’accès rapide et équitable aux soins les plus performants. Répondre à ces attentes implique, non seulement une mise à niveau continue des compétences médicales, mais aussi une stratégie industrielle ambitieuse. Le développement de la production pharmaceutique locale apparaît, ainsi, comme une solution durable... - Lire cet article
Dans une note d’information, l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé met en garde contre une pratique en expansion, encouragée notamment sur les réseaux sociaux, et aux conséquences potentiellement graves pour la santé.
Selon l’agence, ce phénomène est particulièrement répandu au Maroc, notamment chez certaines femmes qui recourent à ces médicaments pour augmenter leur appétit ou provoquer une rétention d’eau, afin de correspondre à certains standards de beauté. Cette pratique est amplifiée par la diffusion de contenus trompeurs sur les réseaux sociaux, vantant des résultats rapides et présentés comme sans danger. Or, l’AMMPS souligne que l’utilisation prolongée de corticoïdes sans suivi médical peut entraîner de graves conséquences sur la santé. Parmi les complications évoquées figurent le diabète, l’hypertension artérielle, la fragilisation des os, des troubles hormonaux importants ainsi que des troubles psychiatriques, notamment la dépression.
L’agence met également en garde contre les risques liés à l’achat de ces médicaments en dehors des circuits réglementés. Les corticoïdes vendus hors des pharmacies d’officine sont souvent contrefaits et peuvent contenir des substances toxiques, telles que le mercure ou l’arsenic, exposant ainsi les utilisateurs à des dangers supplémentaires... - Lire cet article
Cette semaine, l'Autorité sud-africaine de réglementation des produits de santé accueille à Pretoria des inspecteurs de l'Organisation mondiale de la santé dans le cadre de son évaluation très attendue du niveau de maturité 3 (ML3) pour les produits pharmaceutiques. Chaque évaluation, qui aide un pays africain à progresser vers un niveau de maturité supérieur, renforce les fondements techniques de l'Agence africaine des médicaments. La semaine dernière, une autre autorité nationale de réglementation (ANR) africaine a accueilli les inspecteurs de l'OMS dans le cadre de son parcours vers la certification ML4. Ces activités constituent les fondements d’un système réglementaire africain plus coordonné, qui sous-tend la vision de l’Agence africaine des médicaments.
L’Afrique du Sud détient déjà le statut ML3 pour les vaccins, une reconnaissance de la supervision rigoureuse et performante exercée par le pays sur la production de vaccins. L’extension de cette désignation aux produits pharmaceutiques placerait l’Afrique du Sud parmi un groupe restreint de leaders mondiaux dotés de capacités réglementaires avancées dans ces deux domaines. La direction de la SAHPRA a clairement exprimé cette ambition. La directrice générale, le Dr Boitumelo Semete-Makokotlela, a souligné que l'obtention de la certification ML3 pour les produits pharmaceutiques reflète un engagement plus large à renforcer les systèmes conformément aux normes internationales. Elle a précisé que l'objectif n'est pas seulement de respecter les normes techniques, mais de veiller à ce que les décisions réglementaires protègent systématiquement les patients tout en favorisant un accès rapide à des produits dont la qualité est garantie... - Lire cet article
Le Maroc s’impose de plus en plus comme une alternative stratégique pour l’Europe dans le domaine pharmaceutique.
Dans ce sens, Pharma Deutschland souligne que le Royaume constitue une option crédible de nearshoring, capable de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement européennes.
Selon l’organisation allemande, le Maroc offre un environnement favorable couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur : production, investissement, distribution et accès au marché.
Le pays bénéficie notamment d’un cadre réglementaire structuré, pris en compte dans les stratégies d’implantation des industriels, ainsi que de capacités croissantes dans la fabrication des principes actifs (API), un levier essentiel pour sécuriser les approvisionnements.
L’analyse met également en avant les atouts économiques du Royaume, incluant les incitations à l’investissement, la compétitivité des coûts et un tissu industriel en développement, soutenu par des infrastructures modernes et un savoir-faire reconnu.
Dans cette perspective, le Maroc renforce son rôle de plateforme stratégique reliant l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, consolidant ainsi sa place dans les chaînes de valeur pharmaceutiques internationales.
Cette dynamique intervient dans un contexte global marqué par la recherche de partenaires fiables face aux perturbations des chaînes logistiques mondiales. À cet égard, Pharma Deutschland a annoncé l’organisation, en mai prochain, d’une conférence en ligne consacrée au thème: «Chaînes d’approvisionnement pharmaceutiques résilientes : Le Maroc comme option de nearshoring pour l’Europe». - Lire cet article
À l’heure où les systèmes de santé à travers l’Afrique sont confrontés à des menaces complexes et en constante évolution, une crise continue de sévir dans l’ombre, mettant discrètement des vies en danger et sapant la confiance dans les soins. Les médicaments dangereux. Des antipaludiques contrefaits aux antibiotiques de qualité inférieure en passant par les traitements oncologiques non homologués, l’ampleur et les conséquences de ce défi exigent bien plus qu’une simple prise de conscience. Elles nécessitent une action décisive sur le terrain et la mobilisation des communautés.
C'est dans ce contexte que Medicines For Africa | mfa lance sa série de webinaires « Frontline Defences Against Unsafe Medicines » (Défenses de première ligne contre les médicaments dangereux), en commençant par une voix qui incarne à la fois l'urgence et l'expérience, celle du Dr Martins Iluyomade, Dr FSI, qui dirige le département des enquêtes et de l'application de la loi de l'Agence nationale pour l'administration et le contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC).
En tant que directeur des enquêtes et de l’application de la loi à la NAFDAC et président du groupe de travail fédéral sur les médicaments contrefaits et falsifiés et les aliments transformés de mauvaise qualité, le Dr Iluyomade a passé plus de deux décennies en première ligne de l’application de la réglementation. Son travail ne se limite pas aux salles de réunion ou aux cadres politiques. Il se déroule sur les marchés, dans les entrepôts, les ports et aux postes-frontières, là où la lutte contre les médicaments dangereux est la plus immédiate et la plus cruciale... - Lire cet article
Lancé en 2024, le programme de transfert de technologie ARN messager au Sénégal, soutenu par l’OMS et Medicines Patent Pool (MPP, une organisation internationale de santé publique soutenue par l’ONU), vise à renforcer la souveraineté vaccinale en Afrique de l’Ouest.
Introduisant le contexte de la rencontre de Diamniadio du 14 avril, le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé, Dr Michel Yao, explique: «Il s’agit d’une réunion qui intervient dans le cadre de la mission du comité technique pour le transfert des technologies de l’ARN messager. Cette technologie est essentielle, non seulement pour la production de vaccins, mais également pour le développement de traitements innovants contre certaines maladies. Elle s’inscrit dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19, qui a révélé la forte dépendance de l’Afrique vis-à-vis des dons en vaccins. Face à ce constat, l’OMS et certains partenaires, comme le MPP, se sont engagés à promouvoir le transfert de technologies vers le continent africain.»
Dans la même dynamique, les autorités sénégalaises soulignent l’ancrage de ce projet dans les priorités nationales. Dr Mor Diagne, conseiller technique du ministre de la Santé, précise: «Au Sénégal, cette dynamique s’aligne parfaitement avec l’ambition de souveraineté pharmaceutique, considérée comme un pilier majeur de la vision Sénégal 2050, mais aussi inscrite dans la lettre de politique sectorielle du ministère de la Santé. Pour atteindre cet objectif, plusieurs leviers sont nécessaires, notamment la mise en place d’une stratégie globale. Parmi ces axes, le développement du capital humain apparaît comme un élément central. À cet égard, le transfert de technologie de l’ARN messager constitue un levier déterminant, à la fois pour la formation des acteurs et pour le renforcement de leurs capacités techniques.» ... - Lire cet article
La crise du Covid-19 a brutalement rappelé au Maroc l’importance d’une industrie pharmaceutique souveraine. Mais produire localement ne suffit pas. Encore faut-il disposer de techniciens, de cadres et d’opérateurs qualifiés aux normes internationales. L’IFMIP, nouvel Institut de formation aux métiers de l’industrie pharmaceutique, ambitionne de répondre à ce défi. Porté par l’État, la CGEM, la fédération professionnelle FMIIP, et financé par l’Agence française de développement avec l’appui d’Expertise France, ce projet incarne le modèle des Instituts à gestion déléguée. Un pari stratégique.
Le Maroc a tiré les leçons de la pandémie. Sa dépendance aux importations de médicaments, vaccins et dispositifs médicaux est apparue comme une vulnérabilité majeure. En réponse, le Royaume a accéléré sa stratégie de souveraineté sanitaire, articulée autour des trois piliers que sont la production locale, la régulation et la formation des ressources humaines. C’est dans cette continuité que l’État, les entreprises et l’Agence française de développement (AFD) ont lancé le projet d’Institut de formation aux métiers des industries pharmaceutiques (IFMIP), un institut à gestion déléguée (IGD) qui doit former des milliers de techniciens et cadres.
En effet, en avril 2021, le Département de la Formation professionnelle (DFP), le ministère de l’Industrie et du Commerce, la CGEM et la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP) signaient une convention-cadre pour développer la formation dans ce secteur. L’idée phare : créer un institut dédié, sur le modèle des IGD – ces établissements publics gérés par des acteurs privés, censés allier réactivité économique et exigence pédagogique.
Fin 2023, l’AFD accorde un crédit pour financer l’IFMIP, et Expertise France est mobilisée pour l’assistance technique. Le projet est structuré en quatre composantes : pilotage, construction et équipement, démarrage et opérationnalisation et renforcement du dispositif IGD. L’ambition est de former des techniciens et des cadres capables de travailler dans les usines pharmaceutiques, les laboratoires de contrôle, la logistique du médicament, etc. ... - Lire cet article
Le Zimbabwe continue de faire preuve d’une forte dynamique dans l’amélioration des performances et de la crédibilité de son système de réglementation des médicaments, alors que l’Autorité de contrôle des médicaments du Zimbabwe (MCAZ) franchit une étape cruciale vers l’obtention du niveau de maturité 4 (ML4) de l’outil mondial d’évaluation comparative (GBT) de l’OMS. Le ML4 désigne un système de réglementation fonctionnant à un niveau de performance avancé, caractérisé par une stabilité bien établie, des mécanismes d’amélioration continue et la capacité d’être reconnu et considéré comme fiable au niveau international. La MCAZ a accueilli des experts de l'Organisation mondiale de la santé pour un audit d'observation de l'inspection des bonnes pratiques de fabrication (BPF) du 7 au 10 avril 2026. Il s'agit d'une étape préalable importante à la prochaine évaluation ML4 du pays par l'OMS, prévue du 27 avril au 1er mai 2026.
Cet audit observé représente une étape stratégique importante dans le processus de renforcement réglementaire du Zimbabwe. Cet exercice fournit une évaluation objective de la capacité de l’Autorité à mener des inspections BPF conformément aux normes internationalement reconnues, en évaluant directement les performances, la compétence et la cohérence des inspecteurs de la MCAZ.
Ces inspections sont fondamentales pour garantir que les fabricants de produits pharmaceutiques se conforment à des pratiques rigoureuses d’assurance qualité, préservant ainsi la santé publique et la sécurité des patients. Outre le fait qu'elles constituent un indicateur de la maturité institutionnelle, elles renforcent directement les systèmes de sécurité des patients au Zimbabwe. En améliorant la rigueur, la cohérence et la fiabilité de la surveillance réglementaire, l'Autorité veille à ce que chaque étape du cycle de vie des médicaments soit ancrée dans la protection des patients. Ces progrès renforcent la confiance du public dans le fait que seuls des médicaments dont la qualité est garantie, sûrs et efficaces parviennent sur le marché... - Lire cet article
Le médicament, ce «princeps» de la souveraineté sanitaire
L’OMS a salué les résultats qualitatifs réalisés, dans ce domaine vital, par notre pays qu’elle considère comme «un pôle régional qualifié pour l’approvisionnement du continent africain en médicaments et dispositifs médicaux répondant aux normes internationales de qualité et de sécurité».
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît les efforts consentis par l'Algérie pour le développement de son industrie pharmaceutique. L'OMS a salué, en effet, les résultats qualitatifs réalisés, dans ce domaine vital, par notre pays qu'elle considère comme «un pôle régional qualifié pour l'approvisionnement du continent africain en médicaments et dispositifs médicaux répondant aux normes internationales de qualité et de sécurité».
Sur les 600 usines pharmaceutiques en Afrique, 218 sont implantées en Algérie, soit 30% de l'industrie pharmaceutique africaine, a précisé le ministre de l'Industrie pharmaceutique, Ouassim Kouidri, lors de l'une de ses sorties médiatiques. L'Algérie est le seul pays en Afrique et dans le monde arabe à produire des stylos à insuline à 100% algériens, rappelle-t-il. Sur 200 anticancéreux enregistrés dans la nomenclature dédiée à la lutte contre cette maladie, 54 sont fabriqués localement.
Ceci a suscité un grand soulagement au sein des malades de cancer. L'objectif stratégique reste toutefois l'obtention du Niveau de Maturité 3 (ML3) de l'OMS. Après une évaluation approfondie par des experts de l'Organisation onusienne, plus de 78% des recommandations ont déjà été mises en oeuvre. En tout cas, l'Algérie est sur le point de décrocher ce label qui permettra aux médicaments d'occuper des places de choix sur les marchés internationaux... - Lire cet article
Dans cet entretien, l’ancien ministre délégué, chargé de la production pharmaceutique, salue, entre autres, l’avancée historique réalisée par la production nationale qui arrive à répondre à plus de 80% à la demande nationale. C’est, selon lui, le «fruit d’une vision stratégique claire et d’un engagement constant de l’État». Toutefois, nuancera-t-il, il est primordial, conformément au programme présidentiel, de «passer d’une industrie d’assemblage à une industrie intégrée, maîtrisant toute la chaîne de valeur, y compris les intrants, la recherche et l’innovation».
L’Expression : Le dispositif de veille et de suivi de la disponibilité des produits pharmaceutiques vient de constater une pénurie ou une rupture de 52 médicaments à Dénomination commune internationale (DCI) sur le marché national. Quelles sont selon vous les raisons à l’origine de cette rupture ?
Dr Fouad Hadji : Cette situation, bien que préoccupante, doit être analysée avec lucidité et responsabilité. Les ruptures de médicaments à DCI résultent de plusieurs facteurs structurels. D’abord, notre dépendance persistante aux matières premières importées, notamment les principes actifs pharmaceutiques, nous expose directement aux tensions internationales sur les chaînes d’approvisionnement. Ensuite, il existe encore des lenteurs administratives dans certains segments de la chaîne, notamment en matière d’enregistrement, d’importation d’intrants ou de libération des lots.
À cela, s’ajoutent des comportements spéculatifs ou des défauts d’anticipation de certains opérateurs. Mais je tiens à souligner que cette situation s’inscrit précisément dans le diagnostic posé par les plus hautes autorités de l’État. Sous l’impulsion du président de la République Abdelmadjid Tebboune, la souveraineté sanitaire est devenue un axe stratégique. Cela signifie que ces ruptures ne sont pas une fatalité, mais un signal fort pour accélérer les réformes, notamment la production locale de matières premières et la modernisation des mécanismes de régulation... - Lire cet article
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