L’Agence nationale du médicament et des autres produits de santé (ANMAPS) a officiellement reçu, mercredi à l’hôtel Radisson Blu, son certificat ISO 9001:2015, qui consacre son alignement sur les standards internationaux de management de la qualité. La cérémonie s’est déroulée en présence du Vice-président du gouvernement Hermane Immongault , du ministre d’État chargé de la défense nationale Brigitte onkanowa , du ministre de la Santé Pr Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou, ainsi que de plusieurs directeurs généraux et responsables d’institutions publiques.
Cette certification marque une étape importante pour l’État gabonais et pour le secteur de la santé. Elle atteste que l’ANMAPS fonctionne désormais selon un référentiel international axé sur la qualité des processus, la satisfaction des usagers et l’amélioration continue. Un signal fort dans un contexte où la sécurité sanitaire, la lutte contre les médicaments de qualité inférieure ou falsifiés et la confiance des populations sont devenues des enjeux majeurs.
« Aujourd’hui, parler de certification, c’est se mettre aux normes internationales et c’est aujourd’hui donner de la valeur à notre système de santé » a indiqué la Ministre de la Santé, Pr Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou.
Elle a rappelé que cette dynamique ne se limite pas aux médicaments mais devra s’étendre jusqu’à la qualité de soins tout en incitant l’ensemble des structures sanitaires à suivre l’exemple de l’ANMAPS.
Pour le Directeur général de l’Agence, le Dr Ange Mibindzou Mouelet, la certification ISO 9001:2015 constitue avant tout une garantie de conformité et de crédibilité. Une démarche qui place le patient au centre.
« Les procédures qui sont mises en œuvre visent à pouvoir satisfaire de manière efficiente tous les usagers » a t-il indiqué.
Saluant cette étape jugée majeur pour le système sanitaire qui épouse la vison du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a replacé cette certification dans la dynamique globale de refondation de l’État et à rappelé que cette reconnaissance « ne saurait être perçue comme un point d’aboutissement » mais comme « une responsabilité accrue », tout en appelant à maintenir durablement un haut niveau d’exigence... - Lire cet article
Les échecs les plus révélateurs dans le domaine des soins de santé modernes sont rarement spectaculaires. Ils sont discrets. Ils sont cumulatifs. Souvent, ils sont invisibles pour ceux qui ne les subissent pas directement. Dans le contexte africain, c'est exactement ainsi que se manifestent les dommages causés par les médicaments de qualité inférieure et contrefaits. Des antibiotiques dilués qui favorisent la résistance. Des antipaludiques falsifiés qui transforment des maladies traitables en décès, et des posologies incohérentes qui entraînent des doubles ou triples doses pendant le traitement du cancer, sans effet thérapeutique. Ces médicaments suscitent rarement une alerte immédiate. Au contraire, ils prolongent la maladie. Ils augmentent la mortalité. Ils épuisent les revenus des ménages et sapent discrètement les progrès en matière de santé publique, nuisant de manière disproportionnée aux communautés les plus pauvres, les moins à même de les détecter ou d'y échapper. En substance, ces échecs érodent la confiance dans les systèmes de santé.
Cette analyse s'inspire directement du blog « The Safety Gap Must Be Closed » (Il faut combler le fossé en matière de sécurité) de la professeure Henrietta Hughes, première commissaire à la sécurité des patients en Angleterre, dont les réflexions explorent comment les défaillances systémiques de conception mettent en danger les patients souffrant de déficiences sensorielles. Vous pouvez lire ce blog ici. L'une de ces défaillances réside dans la manière dont les systèmes de santé prennent en charge les personnes souffrant de déficiences sensorielles. Bien qu'elle mette en évidence les défaillances dans le contexte britannique, cette difficulté est tout aussi aiguë en Afrique qu'ailleurs. À mesure que l'Afrique progresse et que les soins de santé deviennent plus technologiques et plus complexes sur le plan administratif, on suppose de plus en plus que les patients peuvent voir, entendre, lire et naviguer facilement dans les systèmes. Pour des millions de personnes, cette hypothèse est à la fois inexacte et dangereuse.
Les patients atteints de troubles de la vue ou de l'audition sont régulièrement confrontés à des médicaments et à des dispositifs médicaux qui n'ont jamais été conçus pour eux. Les instructions sont imprimées dans des formats inaccessibles, les avertissements ne sont pas lus. Les informations essentielles sont communiquées d'une manière qui exclut ceux qui en ont le plus besoin. Dans de nombreux systèmes de santé africains, où le temps de consultation est limité et les ressources sont insuffisantes, ces lacunes sont amplifiées. Un patient incapable de lire une notice ou d'utiliser un dispositif peut avoir peu d'occasions de poser des questions. Il a encore moins de chances d'être suivi. Ce qui commence par une négligence dans la conception peut rapidement devenir un risque pour la sécurité des patients... - Lire cet article
L'Agence africaine des médicaments vient de tenir sa première réunion virtuelle avec les responsables des autorités réglementaires nationales et les coordinateurs des communautés économiques régionales, faisant ainsi passer l'agence du stade de la vision à celui de la mise en œuvre. Cet événement historique a réuni 79 responsables réglementaires de tout le continent, unis par un engagement commun à mettre en place des systèmes de réglementation des médicaments solides, fiables et harmonisés pour l'Afrique.
Des systèmes de santé résilients reposent sur une réglementation solide. Pendant des décennies, des approches réglementaires fragmentées ont ralenti l'accès à des produits médicaux sûrs et de qualité garantie, augmenté les coûts pour les patients, les gouvernements et les fabricants, et exposé les patients à des risques inutiles. La création de l'Agence africaine des médicaments est une décision collective des États membres de l'Union africaine visant à changer cette trajectoire. La première réunion continentale virtuelle des régulateurs organisée par l'agence démontre que celle-ci traduit désormais ses engagements conventionnels en actions coordonnées.
Le directeur général de l'AMA, S.E. Dr Delese Mimi Darko, a toujours souligné le rôle central des autorités réglementaires nationales en tant que bras exécutif de l'Agence. Cela est important car le succès de l'AMA ne sera pas déterminé uniquement par les cadres réglementaires, mais aussi par l'efficacité avec laquelle les institutions nationales seront habilitées, alignées et soutenues pour assurer l'excellence réglementaire sur le terrain. Cela met en évidence une approche typiquement africaine, qui valorise le partenariat, le partage des responsabilités et les résultats concrets... - Lire cet article
Alors que l'Afrique s'efforce d'atteindre la souveraineté pharmaceutique et une sécurité sanitaire renforcée, la question n'est plus de savoir si des normes réglementaires élevées sont réalisables. Il s'agit plutôt de déterminer si elles peuvent être maintenues et étendues au service de la sécurité des patients.
L'Afrique aborde l'année 2026 confrontée à un ensemble de réalités familières mais de plus en plus intolérables. Des chaînes d'approvisionnement fragiles mises à mal par des urgences sanitaires successives, des pénuries persistantes de médicaments essentiels, une qualité inégale sur les marchés et une forte prévalence de médicaments de qualité inférieure et contrefaits, et surtout, une prise de conscience croissante que la souveraineté pharmaceutique est indissociable de la sécurité des patients. Dans ce contexte, la maturité réglementaire n'est plus une aspiration institutionnelle abstraite. Elle est devenue un facteur déterminant de premier plan pour que les patients africains reçoivent des médicaments sûrs, efficaces et disponibles lorsqu'ils en ont besoin. Dans ce contexte, la déclaration de l'Autorité de contrôle des médicaments du Zimbabwe selon laquelle elle a atteint le niveau de maturité 4 de l'Organisation mondiale de la santé n'est pas une étape symbolique, mais le signe d'un changement plus profond en cours sur le continent.
La maturité réglementaire n'est plus une aspiration institutionnelle abstraite, mais un facteur déterminant de premier plan pour que les patients africains puissent bénéficier de médicaments sûrs et efficaces.
L'évaluation de la MCAZ ne repose pas sur des discours, mais sur la pratique réglementaire quotidienne. Sur la base d'auto-évaluations internes alignées sur son objectif stratégique pour 2025, l'Autorité a déterminé qu'elle opère désormais au niveau de maturité 4, et une évaluation prochaine de l'OMS devrait confirmer ce statut. Le niveau de maturité réglementaire 4 de l'OMS signifie qu'une autorité de réglementation des médicaments opère à un niveau avancé, comparable au niveau international, et protège de manière cohérente la sécurité des patients grâce à des systèmes réglementaires solides, scientifiquement fondés et fiables. Il est essentiel de noter que cette affirmation repose sur des preuves issues de la prise de décision, de la surveillance et de l'application quotidiennes, plutôt que sur des réformes isolées ou des performances ponctuelles. L'accent mis sur la pratique durable plutôt que sur la conformité performative reflète ce que la maturité réglementaire doit signifier pour l'Afrique à l'heure actuelle. Des systèmes qui fonctionnent de manière fiable sous pression et protègent les patients de manière cohérente, et pas seulement lorsque la surveillance est la plus stricte... - Lire cet article
Dans un contexte où l’accès équitable aux soins de santé demeure l’un des défis structurels majeurs en Afrique, iYara s’impose comme une réponse technologique ambitieuse, concrète et structurante. Conçue par Kamari Martial Pascal Batcho, ingénieur en génie électrique et entrepreneur visionnaire, la plateforme e-santé, basée au Bénin, en Afrique de l’Ouest, ambitionne de transformer durablement le parcours de soins. Alliant téléconsultation médicale, e-prescription sécurisée, livraison pharmaceutique et intelligence artificielle, iYara fluidifie l’accès aux services de santé, réduit les délais de prise en charge et rapproche les patients des professionnels de santé, y compris dans les zones les plus éloignées. Présentée à la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) 2025 à Paris, iYara a retenu l’attention des acteurs institutionnels, des professionnels de la santé et des investisseurs, illustrant avec force le potentiel des innovations africaines à fort impact social et technologique, capables de répondre à des enjeux globaux à partir de solutions locales. Dans un entretien exclusif qu’il a bien voulu accorder à notre média, Kamari Martial Pascal Batcho revient sur la genèse de iYara, les défis qu’elle adresse, sa vision d’une e-santé inclusive et intelligente, ainsi que les perspectives de déploiement régional et international de cette solution conçue en Afrique, pour l’Afrique et au-delà.
Quel problème fondamental iYara cherche-t-elle à résoudre ?
iYara s’attaque à la difficulté persistante d’accès aux soins de santé fiables et rapides, notamment pour les populations éloignées des centres médicaux, confrontées aux longues files d’attente, au manque de médecins et aux coûts élevés.
Quelles sont les causes profondes de cette situation ?
Le problème résulte d’une combinaison de facteurs : sous-équipement des infrastructures, faible densité médicale, absence de coordination numérique entre acteurs de santé et retard dans l’adoption des solutions digitales adaptées aux réalités locales.
Quelle solution concrète propose iYara ?
iYara offre une plateforme e-santé tout-en-un qui permet aux patients d’accéder à des consultations médicales à distance, d’obtenir des ordonnances numériques sécurisées et de recevoir leurs médicaments sans déplacement inutile.
Comment fonctionne iYara sur le plan technologique ?
La plateforme intègre des algorithmes d’intelligence artificielle capables d’assister le pré-diagnostic, d’orienter les patients vers les professionnels adaptés et d’optimiser le suivi médical, tout en respectant la confidentialité des données.
Comment un utilisateur peut-il concrètement utiliser iYara ?
Après une inscription sécurisée, l’utilisateur décrit ses symptômes, accède à une téléconsultation avec un professionnel de santé, reçoit une e-prescription et peut choisir la livraison pharmaceutique à domicile ou en point relais.
En quoi iYara se distingue-t-elle des autres solutions e-santé ?
... - Lire cet article
L’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS) publiera lundi 12 janvier 2026 sur son site officiel, le projet du répertoire marocain des médicaments génériques.
L’Agence précise dans une note d’information que dans le cadre du renforcement du système national de régulation pharmaceutique et en application du droit à l’information relatif au médicament, l’Agence partagera, à titre de version de projet, ce répertoire en vue de recueillir toute observation ou remarque utile relative à son contenu ou à sa présentation , de la part des parties concernées. L’AMMPS fait savoir que la rubrique relative aux excipients à effet notoire est actuellement en cours de finalisation. Elle sera intégrée dans une prochaine version du répertoire, qui fera l’objet d’une mise à disposition pour consultation.
A noter que ce répertoire recense exclusivement les médicaments génériques effectivement commercialisés sur le marché national. Ce répertoire sera régulièrement actualisé afin de tenir compte de toute nouvelle introduction ou suspension de médicaments génériques, conformément aux données validées par l’Agence. Celle-ci signale que cette démarche s’inscrit dans une logique de transparence, de bonne gouvernance et de renforcement de l’information sanitaire, au service des professionnels de santé, des opérateurs du secteur pharmaceutique et du public. Ainsi, le répertoire des médicaments génériques facilitera la pratique des médecins et des pharmaciens.
L’inscription d’un médicament générique au sein de ce répertoire garantit le fait qu’il peut se substituer au médicament princeps du groupe. Les excipients à effet notoire utilisés sont toujours mentionnés afin de permettre au pharmacien d’en tenir compte lors de la substitution, aussi bien pour le médicament princeps que le médicament générique. - Lire cet article
Les médicaments contrefaits révèlent une fracture sociale que la réglementation seule ne peut combler. Ces derniers mois, des mesures coercitives radicales prises au Nigeria et au Kenya ont mis la question des médicaments contrefaits sous les feux de l'actualité, révélant des tensions bien plus profondes que la simple violation de la loi. Les autorités de réglementation des deux pays ont pris des mesures énergiques pour confisquer les produits nocifs et fermer les commerces illégaux au nom de la sécurité publique, mais les commerçants ont riposté, affirmant que les produits qu'ils vendent ne sont pas contrefaits, mais simplement périmés, non enregistrés ou provenant de sources informelles.
Ce conflit a révélé un fossé profond entre les définitions officielles et les réalités vécues sur les marchés ouverts, où les médicaments font partie du commerce quotidien, des moyens de subsistance et des croyances en matière de santé et de survie. Loin d'opérer uniquement dans l'ombre, les médicaments contrefaits persistent au grand jour, soutenus par des malentendus, des pressions économiques et des notions controversées de nocivité. C'est cet écart de perception, tout autant que la faiblesse des mesures coercitives, qui explique pourquoi les médicaments contrefaits continuent de circuler malgré des années de répression et d'avertissements publics.
Sur de nombreux marchés ouverts, le commerce des médicaments contrefaits n'est pas simplement une activité criminelle opérant dans l'ombre ; il est intimement lié au commerce quotidien, aux moyens de subsistance et aux croyances en matière de santé et de survie. Lorsque les autorités réglementaires interviennent pour saisir des produits, les réactions du public révèlent souvent un fossé frappant entre les définitions officielles de la contrefaçon et la façon dont les commerçants et les consommateurs eux-mêmes appréhendent la question. Cet écart de perception est au cœur de la raison pour laquelle les médicaments contrefaits continuent de circuler malgré des années de mesures coercitives et d'avertissements publics.
Pour de nombreux commerçants, la vente de médicaments n'est pas considérée comme une tromperie, mais comme une réponse à la demande dans des environnements où l'accès aux pharmacies agréées est limité, les prix sont élevés et la confiance dans les systèmes officiels est fragile. Les commerçants peuvent insister sur le fait que ce qu'ils vendent est « la même chose », mais à un prix inférieur, ou affirmer que les produits périmés ou mal conservés ne sont pas vraiment contrefaits s'ils proviennent d'une source légitime. Certains croient sincèrement que les effets visibles, tels que le soulagement des symptômes, prouvent l'authenticité du produit. D'autres reconnaissent les différences de qualité, mais les considèrent comme un compromis acceptable dans un contexte où les clients privilégient l'accessibilité financière et l'immédiateté plutôt que des garanties qui leur semblent abstraites ou lointaines.
Cet état d'esprit reflète une réalité sociale plus large dans laquelle la contrefaçon est moins considérée comme une menace pour la santé que comme une solution économique. Les médicaments deviennent des marchandises comme les autres, appréciées principalement pour leur disponibilité et leur prix plutôt que pour leur qualité vérifiée. Dans un tel contexte, le concept de risque invisible, tel que la réduction de la puissance, la contamination ou la présence d'ingrédients incorrects, peine à rivaliser avec la pression visible de la survie quotidienne. Lorsque les régulateurs décrivent ces produits comme dangereux, les commerçants peuvent interpréter ce message comme une attaque contre leurs moyens de subsistance plutôt que comme un avertissement sur les dangers, ce qui renforce la méfiance et la résistance... - Lire cet article
Si certains coûts connexes subsistent, cette avancée constitue néanmoins un levier majeur d’équité sanitaire, en limitant les abandons de traitement liés aux contraintes financières accessoires.
Le Cameroun poursuit ses efforts dans l’amélioration de la santé de sa population. Les malades souffrants d’insuffisance rénale peuvent toucher du doigt cette amélioration, tant le coût de leur traitement a connu un baisse drastique. Selon le ministère de la Santé publique, la dialyse se pratique désormais à 15 000 FCFA par an, au lieu de 600 000 FCFA il y a quelques années.
En effet, pouvant évoluer longtemps sans symptômes apparents, l’insuffisance rénale chronique constitue aujourd’hui une urgence silencieuse de santé publique au Cameroun. Selon les estimations, près de 10 à 13 % de la population adulte serait touchée par une forme de maladie rénale, souvent diagnostiquée tardivement, lorsque le recours à la dialyse devient vital.
Cette pathologie est étroitement liée à la progression des maladies non transmissibles, notamment l’hypertension artérielle et le diabète, dont la prévalence ne cesse d’augmenter. À l’échelle nationale, plus d’un millier de patients vivent sous dialyse, soit un taux de couverture de 10%, dépendant de séances régulières pour survivre... - Lire cet article
La préqualification en novembre 2025 par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) d’une formulation de la primaquine destinée à traiter le paludisme chez les nouveau-nés pourrait apporter d’importants changements positifs dans la lutte contre cette maladie en Afrique subsaharienne.
Le colonel Aïssata Koné, présidente du Programme national de lutte contre le paludisme au Mali affirme par exemple que « la primaquine pour bébés va entrainer une véritable révolution dans l’arsenal thérapeutique pour les enfants dans les régions avec présence des plasmodiums vivax et ovale ».
Notamment « en assurant une prise en charge efficace des enfants dans l’atteinte des objectifs de réduction de la morbidité et de la mortalité néonatale et infantile », précise-t-elle dans un entretien qu’elle a accordé à SciDev.Net.
A l’en croire, « l’absence de primaquine adaptée aux bébés était une faille dans la prise en charge du paludisme chez les enfants qui constituent une cible très vulnérable au paludisme ».
Pour sa part, Romaric Nzoumbou-Boko, responsable du laboratoire de parasitologie à l’Institut Pasteur de Bangui en République centrafricaine, trouve que cette primaquine pour enfants « sera une approche de plus qui permettra de diminuer le gap de la transmission résiduelle ».
Le Rapport mondial sur le paludisme 2024 indique qu’en 2023, environ 263 millions de nouveaux cas de paludisme ont été signalés dans 83 pays à travers le monde, avec 597 000 décès au total, dont 246 millions de cas et 569 000 décès en Afrique.
Plus de 76 % de ces décès sur le continent concernant des enfants de moins de cinq ans. D’où la nécessité de disposer de formulations pédiatriques fiables de médicaments antipaludiques.
Selon un communiqué de presse de Medecines for Malria Venture (MMV), cette formulation de la Primaquine pour enfants a été développée en association avec la firme pharmaceutique indienne Fosun Pharma dans le cadre du Partenariat pour l’élimination du Vivax (PAVE) et grâce au financement d’Unitaid, une organisation internationale d’achat de médicaments.
Contacté par SciDev.Net, Fosun Pharma, à travers son service de presse, rappelle que la primaquine est depuis longtemps recommandée par l’OMS pour une utilisation chez les enfants, de sorte qu’aucun essai clinique supplémentaire n’a été nécessaire.
« Le problème, poursuit-il, était que, jusqu’à présent, il n’existait aucune formulation pédiatrique dont la qualité était garantie. Les professionnels de santé devaient donc souvent couper les comprimés pelliculés en deux, une pratique déconseillée, et composer avec le goût amer du médicament, ce qui rendait le traitement difficile à accepter pour de nombreux enfants »... - Lire cet article
En devenant le premier pays africain à produire de la matière première, l’Algérie sera en phase avec son ambition d’être la locomotive de la production pharmaceutique en Afrique.
Après les antidiabétiques oraux et les stylos d’insuline, place désormais aux cartouches d’insuline ! L’industrie des médicaments pour soigner le diabète amorce, depuis lundi, un virage très important avec l’entrée en service d’une ligne de production de cartouches d’insuline à l’unité de production du groupe Saidal à Boufarik, en partenariat avec Aldaph, filiale algérienne de Novo Nordisk, géant mondial de l’insuline. Il s’agit d’un pas important non seulement sur le chemin de la souveraineté sanitaire, mais aussi dans la perspective de conquérir les marchés extérieurs, en tête desquels le marché africain.
Enoncer cette nouvelle peut paraître naturel et évident, mais, au vu des péripéties qu’a connues le long processus de mise en place d’une industrie pharmaceutique en Algérie, notamment la production de l’insuline, c’est une prouesse au bout de plus d’un quart de siècle de combat pour la mise en service d’une usine locale. C’est que le projet de lancer une unité de production de produits pharmaceutiques contre le diabète remonte à la fin du siècle passé. Il était, alors, question d’une usine d’insuline lancée par Saidal en partenariat avec Novo Nordisk afin de satisfaire au moins une partie des besoins nationaux et, par là-même, réduire la facture d’importation de ce médicament très demandé, vu le nombre élevé de personnes atteintes de diabète... - Lire cet article
La responsabilité du Leem ne saurait être engagée au titre d'un site tiers auquel l'Utilisateur aurait accès via un lien hypertexte présent sur le Site. Le Leem ne dispose d'aucun moyen de contrôle du contenu de ces sites tiers. En tout état de cause, le Leem n'est pas responsable de l'indisponibilité des sites tiers, de leur contenu, publicité ou autres éléments disponibles sur ces sites tiers. Plus d'informations
Ce site utilise des Cookies collectant des données pour optimiser votre navigation. Plus d'informations.
Les Entreprises du médicament (LEEM) ont pour missions de représenter et défendre l'industrie du médicament, conduire la politique conventionnelle avec l'Etat, négocier avec les partenaires sociaux, promouvoir et défendre l'éthique.
LEEM, Direction des Affaires publiques
58 bd Gouvion Saint Cyr
75858 Paris CEDEX 17