Le groupe pharmaceutique public algérien Saïdal a signé, ce dimanche, un protocole d’accord avec la société libyenne « Al Lou’loua Al Oula » pour l’importation de médicaments et de produits médicaux, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations économiques et industrielles entre l’Algérie et la Libye.
La cérémonie s’est tenue au siège de la direction générale du groupe Saïdal à Alger, en présence de la présidente-directrice générale du groupe, Nabila Benyagzer Ouarath, et du directeur général de la société libyenne, Akram Ali Ahmed Essaïd, accompagnés de plusieurs responsables des deux parties. Cet accord vise à élargir la coopération dans le domaine pharmaceutique et à stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays voisins.
Saïdal va exporter ses médicaments en Libye
Le protocole signé prévoit notamment la relance des exportations de Saïdal vers le marché libyen, une étape importante après plusieurs années de ralentissement des échanges dans ce secteur. Il inclut également le transfert d’expertise, de savoir-faire et de technologies en matière de production pharmaceutique.
L’objectif est de renforcer la capacité de production locale des deux pays et de favoriser un meilleur accès aux médicaments de qualité, tout en stimulant la complémentarité industrielle entre Alger et Tripoli... - Lire cet article
Le Cameroun engage un virage stratégique en matière de santé et d’industrie. À Meyo, le premier ministre Joseph Dion Ngute a procédé à la pose de la première pierre du chantier du complexe pharmaceutique. L’infrastructure devrait permettre de répondre aux besoins nationaux et renforcer la souveraineté sanitaire du pays.
Le Cameroun amorce un tournant majeur dans sa politique sanitaire. Pour réduire les décès liés au paludisme, estimés à 11 602 en 2023 selon l’Organisation mondiale de la santé, et alléger une facture d’importation de médicaments dépassant les 166 000 milliards de francs CFA, le gouvernement mise sur la production locale. Actuellement, celle-ci ne couvre que 5 % des besoins nationaux, obligeant le pays à importer plus de 90 % de ses produits pharmaceutiques. C’est dans cette optique que le Premier ministre, représentant du chef de l’État, a procédé le 3 octobre 2025 à la pose de la première pierre d’un complexe industriel pharmaceutique à Meyo, dans l’arrondissement de Yaoundé 4ème.
Porté par l’homme d’affaires Mbe Idriss Confiance, en partenariat avec la société chinoise Yincheng, ce projet d’envergure vise à transformer durablement le secteur pharmaceutique camerounais. À travers la production locale de médicaments et de dispositifs médicaux, il entend améliorer l’accessibilité aux soins, réduire la dépendance extérieure, et dynamiser l’économie nationale par la création d’emplois et le développement d’un tissu industriel robuste... - Lire cet article
La mesure antidumping appliquée aux importations d’insuline danoise a pris fin. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a clos l’enquête de réexamen après le retrait de la requête de Sothema, à l’origine de la procédure un an plus tôt.
Depuis le mercredi 1er octobre 2025, la mesure antidumping qui s’appliquait depuis 2023 aux importations en provenance du Danemark est arrivée à son terme, sans reconduction. Le Ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé la clôture de l’enquête de réexamen, à la suite d’une décision actée le 24 septembre par la Commission de Surveillance des Importations (CoSI).
Ce dénouement s’explique par le retrait de la requête introduite par la société Sothema, à l’origine même du processus de réexamen. En application de l’article 28 de la loi n° 15-09 relative aux mesures de défense commerciale, un tel retrait entraîne automatiquement la clôture de l’enquête et l’absence de toute prorogation de la mesure.
Dès lors, les importations d’insuline originaires du Danemark entrent désormais au Maroc sans droit antidumping supplémentaire. Une évolution qui concerne directement un médicament vital pour des milliers de patients diabétiques, tout en touchant un secteur pharmaceutique où l’équilibre entre protection de la production locale et accès à la concurrence internationale reste particulièrement sensible.
Cette issue marque un contraste frappant avec la situation d’il y a un an. Le 21 octobre 2024, le ministère ouvrait une enquête de réexamen (avis public n° DDC/10/2024) sur la base d’une requête jugée recevable déposée par Sothema, seul fabricant d’insuline au Maroc et représentant de la branche de production nationale. L’entreprise affirmait alors que la fin de la mesure antidumping risquait d’entraîner une reprise des importations danoises en dumping à des niveaux élevés, avec un dommage sérieux pour la filière locale... - Lire cet article
Le Sénégal a affiché sa volonté de tendre vers la souveraineté pharmaceutique. Dans un premier temps, l’objectif est d’arriver à produire localement 50 % des besoins du pays d’ici 2050.
Le coordonnateur de la cellule partenariats de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) a confirmé cette ambition des autorités lors de l’installation de la plateforme réglementaire de la chaîne d’approvisionnement en médicaments et autres produits de santé à Tivaouane, ce jeudi 2 octobre.
Actuellement, 95 % des médicaments consommés au Sénégal sont importés. La volonté affichée des nouvelles autorités, inscrite dans l’agenda national de transformation et le master plan avec le projet de relance pharmaceutique coordonné par l’Unité de gestion et de projets, est de produire localement 50 % des besoins en médicaments d’ici 2050.
Ces propos ont été tenus par le coordonnateur de la cellule partenariats de l’ARP, Doudou Sonko, en marge du Comité départemental de développement (CDD) lors du lancement de la plateforme réglementaire de la chaîne d’approvisionnement en médicaments et autres produits de santé, présidé par le préfet du département, Mamadou Guèye.
Selon Doudou Sonko, le Sénégal dispose des moyens nécessaires pour produire des médicaments localement, puisque l’ARP, créée en 2022, est compétente sur tout ce qui concerne les médicaments, la pharmacie et les autres produits de santé.
D’après lui, l’ARP a atteint le niveau de maturité 3 et est ainsi définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une agence fiable, capable de produire et de mettre sur le marché mondial des produits pharmaceutiques et de santé. Elle est compétente dans plusieurs fonctions réglementaires, notamment l’homologation, l’inspection, la pharmacovigilance et le contrôle qualité... - Lire cet article
Le 30 septembre 2025, l'Autorité éthiopienne des aliments et des médicaments (EFDA) est devenue le neuvième pays africain à atteindre le niveau de maturité 3 (ML3) dans le cadre de l'outil d'étalonnage mondial des systèmes réglementaires de l'Organisation mondiale de la santé. Cela signifie que l'Éthiopie dispose désormais d'une autorité réglementaire stable et fonctionnelle, capable de garantir la sécurité, la qualité et l'efficacité des produits médicaux pour sa population. Voici comment cela transforme l'environnement réglementaire de l'Afrique.
Il s'agit d'un moment décisif pour le continent. La réussite de l'Afrique en matière de réglementation dépend de la maturité de ses ARN, de son leadership politique, de l'alignement de ses régulateurs - et de la volonté des institutions continentales de respecter le rôle de l'AMA. medicines for africa (mfa) appelle les ARN qui travaillent à la réalisation du niveau ML3 et celles qui sont en passe d'atteindre la norme la plus élevée du niveau ML4 à continuer. Grâce à votre leadership, l'Afrique a une chance de changer l'image des médicaments dangereux... - Lire cet article
Le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie a appelé aujourd’hui, jeudi, les autorités concernées à prendre des mesures urgentes en réponse aux demandes légitimes soumises par les différentes parties prenantes du secteur pharmaceutique. Ces mesures visent à garantir la continuité de ce secteur vital et à préserver le droit du citoyen à l’accès au médicament dans les meilleures conditions.
Cette prise de position fait suite à une séance de travail extraordinaire tenue par l’Ordre, hier mercredi. La réunion, qui a eu lieu en présence du Syndicat Tunisien des Propriétaires de Pharmacies Privées et de la Chambre Syndicale Nationale des Pharmaciens Grossistes-Répartiteurs, était consacrée à l’examen des développements actuels du secteur et de leurs répercussions directes.
La session a abordé l’aggravation des difficultés pratiques et financières que connaît le secteur. Elle a souligné en particulier la persistance du retard dans le règlement des créances des pharmacies privées auprès de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), et les répercussions négatives qui en découlent sur l’activité des grossistes-répartiteurs. Cette situation menace sérieusement la stabilité et la pérennité de l’ensemble du système d’approvisionnement en médicaments... - Lire cet article
Tivaouane, 2 oct (APS) – Le préfet de Tivaouane a présidé, jeudi, un Comité départemental de développement (CDD) consacré à la mise en place des plateformes réglementaires de la chaîne d’approvisionnement des médicaments et autres produits de santé, a constaté l’APS.
Cette rencontre marque le démarrage officiel du processus de création d’une plateforme réglementaire du médicament, un dispositif destiné à renforcer la régulation du secteur pharmaceutique et à accompagner la territorialisation des politiques publiques de santé, a précisé Mamadou Guèye lors de cette rencontre.
Le préfet de Tivaouane a souligné l’importance de ce dispositif pour la consolidation de la chaîne d’approvisionnement en médicaments, tout en rappelant la nécessité d’une coopération étroite entre l’administration, les collectivités locales et les professionnels de la santé.
Selon les autorités sanitaires, cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement sanitaire et social (PNDSS 2019-2028), dont l’un des objectifs majeurs est de progresser vers une souveraineté pharmaceutique.
Actuellement, le Sénégal demeure fortement dépendant des importations, avec près de 95 % des médicaments consommés provenant de l’étranger.
La plateforme réglementaire aura pour missions principales d’assurer la disponibilité continue des médicaments, de garantir leur sécurité et leur accessibilité, ainsi que de fournir des informations fiables aux acteurs de la santé... - Lire cet article
La Tunisie couvre aujourd’hui près de 75 % de ses besoins en médicaments grâce à un secteur pharmaceutique en pleine expansion. Comptant plus de 40 unités de fabrication et générant plus de 8 000 emplois, cette industrie a exporté pour 340 millions de dinars en 2024, selon Afef Chachi Tayari, cheffe de cabinet du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.
S’exprimant lors du forum sur les médicaments biologiques à Sidi Thabet, elle a souligné l’ambition du pays de développer les biosimilaires — des alternatives biologiques à moindre coût — afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer les exportations vers l’Afrique et l’Europe.
Organisé par le BiotechPole de Sidi Thabet, en partenariat avec les ministères de l’Industrie et de la Santé, la GIZ, l’ATMG et la CNIP, le forum a réuni experts, industriels et autorités sanitaires. Ensemble, ils travaillent à l’élaboration d’une feuille de route stratégique et d’un guide d’enregistrement des biosimilaires, en coordination avec l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANMPS)... - Lire cet article
L’ancien président du Syndicat national des pharmaciens d’officine et consultant en affaires pharmaceutiques, Messaoud Belambri, ainsi que le président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Zaki Hariz, saluent le lancement d’un nouveau projet d’investissement de Saidal destiné à la production des vaccins inscrits dans le programme national de vaccination.
Supervisant le lancement du nouveau projet, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a rappelé lundi qu’il s’agissait d’une étape stratégique pour renforcer la souveraineté nationale en matière de santé et réduire la dépendance aux importations.
Produire les vaccins localement est hautement stratégique
Pour Messaoud Belambri, la politique vaccinale est un pilier essentiel de santé publique. « Elle a permis d’améliorer le cadre de vie des citoyens et d’éviter de nombreuses maladies contagieuses comme la diphtérie, le tétanos ou la rougeole », souligne-t-il. Chaque année, l’Algérie enregistre entre 950 000 et 1 million de naissances, nécessitant des calendriers de vaccination de qualité et réguliers. Selon lui, la production locale s’inscrit pleinement dans la politique de prévention. Elle doit contribuer à augmenter l’espérance de vie, déjà l’une des plus élevées du continent avec 75 ans en moyenne, et qui devrait atteindre 78 ans dans les prochaines années... - Lire cet article
Le projet Vaccipha, à mi-parcours, est jugé satisfaisant. En témoignent les chiffres présentés par les responsables d’Enovpharm le mardi 30 septembre 2025, à Abidjan.
« Plus de 400 structures privées ont été formées et plus de 28 000 actes de vaccination réalisés au bénéfice de plus de 12 000 personnes », a expliqué le Dr Yvan Agbassi, directeur d’Enovpharm, structure initiatrice du projet. C’était à l’occasion de la réunion-bilan de la mise en œuvre de l’initiative Vaccipha pour la période de juillet 2023 à juillet 2025.
À l’en croire, le projet Vaccipha a permis d’intégrer les pharmacies et cliniques privées dans le dispositif national, en les dotant d’une solution numérique conçue pour coordonner la vaccination gratuite, organiser les rendez-vous et assurer le suivi des données.
Ce projet, qui se veut un système de santé inclusif et innovant, a permis de rapprocher la vaccination des communautés, d’augmenter la couverture vaccinale et de protéger les enfants contre les maladies évitables par la vaccination.
Présent à ladite rencontre, le professeur Mamadou Samba, directeur général de la Santé au ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a félicité les initiateurs pour avoir maintenu le projet malgré l’absence de financement à un moment donné.
Il a cependant rassuré que la vaccination se poursuivra et qu’il sera question de couvrir entièrement la ville d’Abidjan, puis celles de l’intérieur du pays. « La vaccination dans les cliniques privées et les pharmacies est gratuite... C’est le ministère de la Santé qui met à disposition les vaccins et qui forme le personnel dédié », a-t-il souligné... - Lire cet article
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