La filiale marocaine du groupe pharmaceutique Bayer a célébré ses vingt ans de présence industrielle au Maroc sur son site de production implanté à Nouaceur, unique site du groupe en Afrique. L’événement, organisé mardi 16 décembre, a été marqué par une conférence de presse suivie d’une visite guidée de l’usine, permettant de retracer les principales étapes de son développement, de présenter son organisation industrielle et d’exposer les projets envisagés pour les prochaines années.
Implanté à Nouaceur depuis 2005, le site Bayer de Casablanca constitue aujourd’hui le seul site de production du groupe allemand sur le continent africain. Intégré à un réseau mondial de douze usines relevant de la division Santé grand public, il alimente à la fois le marché marocain et un portefeuille d’exportations couvrant 42 pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique. C’est sur ce site que Bayer a célébré, mardi, ses vingt ans de présence industrielle au Maroc, en présence de responsables diplomatiques allemands, de représentants institutionnels marocains, des équipes industrielles et des médias, venus prendre connaissance du fonctionnement de l’usine et des projets en cours.
S’exprimant à cette occasion, la directrice générale de Bayer Maroc, Amina L’Kima, est revenue sur le parcours du site depuis son implantation. « Depuis vingt ans, notre usine de Casablanca incarne l’engagement de Bayer envers le Maroc et la région. Elle ne se limite pas à produire des médicaments, elle ouvre l’accès à des solutions de santé de qualité et contribue au développement économique local », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que « ce jalon illustre deux décennies d’innovation, de confiance et de partenariat », indiquant que le groupe entend « renforcer son rôle de hub régional grâce à la durabilité et à l’excellence industrielle ».
Sur le plan opérationnel, les données économiques du site font état d’un chiffre d’affaires annuel de 340 millions de dirhams, dont près de 250 millions issus des exportations. La production concerne des médicaments de santé familiale et des compléments alimentaires, notamment des vitamines comme Supradyn et Berocca, ainsi que des références telles que l’Aspirine ou Rennie. Aujourd’hui, environ 60 % de l’activité est orientée vers l’export, une part appelée à atteindre près de 80 % à moyen terme. Cette configuration a suscité des interrogations sur les retombées économiques pour le Maroc.
Sur ce point, le directeur de l’usine Bayer de Casablanca, Ahmed Mellal, a apporté des éléments d’explication. « Sur la question de l’export, l’orientation internationale du site résulte d’un arbitrage industriel opéré au niveau du groupe », a-t-il indiqué. Bayer compare systématiquement plusieurs sites avant d’attribuer des volumes de production, en tenant compte de la capacité, de la qualité et du coût de revient. « Lorsque Bayer a besoin de produire des volumes, l’entreprise consulte généralement trois à cinq sites potentiels », a-t-il précisé. Dans ce cadre, le site marocain se distingue par des coûts inférieurs à ceux des sites européens, à standards équivalents. « Les prix de revient, départ usine ou livrés en Europe, sont de 10 à 15 % inférieurs à ceux des sites européens », a-t-il expliqué. Selon lui, cette compétitivité permet au site de Casablanca de se voir confier des productions destinées principalement aux marchés extérieurs, tout en générant « des recettes en devises pour le Maroc » et en renforçant « la place du Royaume dans les chaînes industrielles euro-africaines de la santé ». Côté effectifs, le site compte actuellement 104 collaborateurs et dispose de plusieurs certifications nationales et internationales, notamment GMP, HACCP, ONSSA, HALAL, Tanzania GMP et EU GMP, avec une certification IFS Food en cours de préparation, selon le directeur de l'usine...
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Le secteur du médicament au Maroc ne se limite plus à une mission de santé publique. Il est devenu, au fil des années, un espace de concentration de capital, où la valeur se crée, se consolide et se transmet à travers des opérations financières de grande ampleur, souvent à l’abri du débat public. L’acquisition de 99,99% de Soludia Maghreb par Sothema, valorisant l’entreprise à près d’un milliard de dirhams, en est une illustration emblématique.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Soludia, spécialisée dans des produits essentiels à l’hémodialyse, anticipe pour 2025 un chiffre d’affaires de 360 millions de dirhams et un EBITDA ajusté de 90 millions de dirhams, hors synergies. Autrement dit, un segment directement lié à une pathologie chronique vitale génère des marges suffisamment élevées pour justifier une valorisation quasi milliardaire.
À cela s’ajoute une augmentation de capital de 630,4 millions de dirhams chez Sothema, validée par l’AMMC, ainsi qu’un complément de prix de 95 millions de dirhams conditionné à la performance future. Le médicament, ici, n’est pas seulement un traitement, c’est un actif financier.
Cette opération met aussi en lumière qui détient quoi dans ce marché. Avant l’acquisition, Soludia était contrôlée par Abdelaziz Razkaoui, le fonds Cap Mezzanine III géré par CDG Invest Growth et la famille Zine. Après l’opération, la quasi-totalité du capital passe sous le contrôle de Sothema, groupe dirigé par Lamia Tazi, acteur majeur de l’industrie pharmaceutique nationale, fondé en 1976 et présent à l’international. Le schéma est clair, concentration, intégration verticale, sécurisation des marges.
Ce mouvement n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de domination du marché du médicament par un nombre restreint de groupes, capables d’absorber des acteurs spécialisés, de verrouiller des segments thérapeutiques stratégiques et de transformer des besoins médicaux essentiels en centres de profit durables.
L’hémodialyse, par exemple, n’est pas un marché cyclique, c’est une demande captive, structurelle, croissante, financée en grande partie par des mécanismes publics ou para-publics. Les flux de revenus y sont prévisibles, les risques commerciaux limités, et la rentabilité élevée.
La question qui se pose alors n’est pas celle de la légalité de ces opérations, elles sont encadrées, validées par les autorités compétentes et soumises au Conseil de la concurrence, mais celle de leur légitimité sociale et économique. Peut-on continuer à accepter que des secteurs aussi sensibles que les traitements vitaux deviennent des terrains privilégiés de constitution de fortunes, sans débat transparent sur les prix, les marges, l’accès équitable aux soins et la soutenabilité pour les finances publiques?
Le maintien du dirigeant historique de Soludia à la tête de l’entreprise pour au moins cinq ans après la cession, assorti d’un mécanisme d’earn-out, illustre une autre réalité, la financiarisation de la gouvernance, où la performance financière conditionne la rémunération finale de la transaction. Le soin devient ainsi indissociable d’objectifs de rentabilité mesurables, contractualisés et monétisés... - Lire cet article
Alerte : L’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS) recommande aux professionnels de santé de renforcer les mesures de prévention afin d’éviter toute confusion entre l’acide tranexamique injectable et d’autres médicaments injectables.
L’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS) a émis une information de sécurité afin de mettre en garde les professionnels de santé impliqués dans la préparation et l’administration de l’acide tranexamique injectable. Le comité de pharmacovigilance et d’évaluation des risques des médicaments (PRAC) de l’Agence européenne des médicaments a analysé des cas d’erreurs médicamenteuses, rapportés au niveau de l’Union européenne, dans lesquels l’acide tranexamique injectable a été administré par erreur par voie intrathécale ou épidurale au lieu de la voie intraveineuse, notamment en raison de confusions avec d’autres médicaments injectables, principalement des anesthésiques locaux.
Des erreurs similaires ont été rapportées par l’Institute for Safe Medication Practices aux Etats-Unis et au Canada. L’administration par voie intrathécale a entraîné des effets indésirables graves, incluent des douleurs intenses au niveau du dos, des fesses et des jambes, des convulsions, des arythmies cardiaques et dans certains cas un décès. L’Agence recommande aux professionnels de santé de renforcer les mesures de prévention afin d’éviter toute confusion entre l’acide tranexamique injectable et d’autres médicaments injectables, en particulier ceux destinés à une administration par voie intrathécale pouvant être utilisés au cours des mêmes procédures. Ces mesures de prévention de risque d’erreur consistent notamment à assurer la séparation stricte des ampoules injectables de l’acide tranexamique et des médicaments destinés à une administration intrathécale à toutes les étapes du circuit du médicament ; à éviter leur présence simultanée sur le même champ opératoire.
L’Agence recommande également d’étiqueter clairement les seringues contenant de l’acide tranexamique injectable avec la mention « voie intraveineuse uniquement » et de mettre en place une double vérification indépendante du médicament et de la voie d’administration avant toute administration d’un médicament destiné à une administration par voie intrathécale. - Lire cet article
L’Unité Mobile d’Intervention (UMI) des Douanes burkinabè a démantelé, dans la nuit du 12 décembre 2025, un réseau structuré de trafic de médicaments prohibés. L’opération, menée en deux temps, a permis la saisie de 216 cartons de produits pharmaceutiques clandestins dans la capitale.
La lutte contre la criminalité pharmaceutique vient de marquer un point décisif au Burkina. Selon une note de l’administration douanière consultée par APA ce mercredi, une intervention majeure de l’Unité Mobile d’Intervention (UMI) a abouti à la saisie de produits de contrebande d’une valeur marchande estimée à plus de 100 millions de francs CFA.
L’opération s’est déroulée en deux phases distinctes. Dans un premier temps, les agents ont intercepté un camion transportant des marchandises diverses. Une fouille minutieuse a permis de découvrir 136 cartons de médicaments prohibés soigneusement dissimulés sous le chargement légal.
L’exploitation des indices recueillis sur place a ensuite conduit les équipes de l’UMI vers une concession située dans la banlieue Est de Ouagadougou. Cette seconde étape de l’intervention a permis de mettre la main sur 80 cartons supplémentaires appartenant au même réseau criminel.
Le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a salué le « professionnalisme » et la « vigilance » de ses hommes. Pour le patron des douanes, cette saisie d’envergure illustre le caractère tentaculaire des réseaux de fraude qui menacent gravement la santé publique et l’équilibre de l’économie nationale... - Lire cet article
Le groupe pharmaceutique Sothema a finalisé l’acquisition de 99,99 % du capital de Soludia Maghreb, acteur majeur de l’hémodialyse au Maroc, consolidant ainsi sa position sur le marché marocain et en Afrique.
Le groupe pharmaceutique Sothema a finalisé l’acquisition de 99,99 % du capital de Soludia Maghreb, spécialiste marocain de l’hémodialyse.
L’opération combine l’acquisition d’actions détenues par Abdellaziz Razkaoui, Cap Mezzanine III et la famille Zine, ainsi qu’une augmentation de capital de 630,4 MDH, prime d’apport incluse. Le prospectus a reçu le visa de l’AMMC le 9 décembre 2025.
Pour rappel, Sothema, fondé en 1976, produit et commercialise des médicaments, compléments alimentaires et dispositifs médicaux au Maroc, en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient. Soludia, créée en 1996, propose des produits pour l’hémodialyse et détient 40 % du capital de Hidropura Maroc, spécialisée dans les systèmes de traitement de l’eau pour les centres d’hémodialyse.
CDG Invest Growth (CIG), filiale de CDG Invest, a participé à l’opération et investit dans des entreprises marocaines à fort potentiel de croissance. - Lire cet article
Entre coûts prohibitifs, lourdeurs administratives et absence de mécanismes d’urgence, le système de remboursement est accusé de ne pas suivre le rythme des avancées médicales, au détriment de patients pour lesquels les délais d’administration des soins sont vitaux. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.
Le refus de prise en charge de certains médicaments innovants contre le cancer a déclenché une vague de critiques visant la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) et l’Agence nationale de l’assurance maladie. En cause, indique le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 17 décembre, des situations humaines douloureuses révélées au grand jour, où des patients se retrouvent confrontés à des coûts de traitement exorbitants, à la lenteur des procédures administratives et à l’absence de mécanismes d’urgence tenant compte de la gravité de la maladie et de l’impératif du temps thérapeutique.
Selon Al Akhbar, un patient résidant à Rabat, diagnostiqué en novembre 2024 d’un cancer de stade avancé, avait entamé un protocole de chimiothérapie classique comprenant trois séances. Face à l’évolution de son état, l’équipe médicale a décidé de modifier la stratégie thérapeutique en prescrivant un traitement ciblé considéré comme indispensable dans ce type de pathologies à un stade critique. Cette décision médicale s’est toutefois heurtée au refus de la CNOPS de prendre en charge le coût du médicament, dont le prix de la boîte avoisine les 57.000 dirhams.
Ce refus a plongé la famille du patient dans une impasse financière insoutenable, largement au-delà de ses capacités. Un dossier médical complet a pourtant été déposé auprès des instances concernées, appuyé par des rapports détaillés soulignant le caractère urgent du traitement et l’absence d’alternative thérapeutique équivalente. Malgré cela, la procédure est restée bloquée, sans décision claire ni réaction à la hauteur de la gravité de la situation.
Au fil des semaines, l’état de santé du patient s’est fortement dégradé. Il est décédé le 10 octobre, sans que son dossier de remboursement n’ait été tranché, et avant d’avoir pu bénéficier d’un accès régulier au traitement prescrit. Ce cas, loin d’être isolé selon plusieurs acteurs du secteur, a ravivé un débat ancien sur la liste des médicaments remboursables et sur sa capacité à suivre le rythme rapide des avancées thérapeutiques en oncologie, notamment en ce qui concerne les traitements innovants à coût élevé, qui représentent souvent le dernier espoir pour de nombreux malades... - Lire cet article
Le Cameroun s’est une nouvelle fois illustré sur la scène internationale de l’innovation. Seka Jean Blaise, jeune entrepreneur camerounais et fondateur de DeWise Energy, a remporté le prix Raise Africa du Jeune Talent de l’Année 2025 à Milan, en Italie.
Ce prix récompense de jeunes innovateurs africains exceptionnels qui utilisent des solutions énergétiques durables pour relever les défis socio-économiques les plus urgents.
Seka a été récompensé pour WiseCool, une solution de refroidissement révolutionnaire alimentée par l’énergie, conçue pour transformer l’accès aux soins de santé dans les communautés isolées et mal desservies, en préservant les médicaments thermosensibles pendant de longues périodes.
Une innovation vitale pour les soins de santé en zones isolées
WiseCool répond à l’un des défis les plus critiques auxquels sont confrontés les systèmes de santé dans les zones rurales et touchées par les conflits : le manque de solutions fiables de stockage frigorifique pour les médicaments essentiels tels que les vaccins, l’insuline et autres médicaments thermosensibles.
« WiseCool vise à combler une lacune critique dans le système de santé camerounais en prolongeant la durée de conservation des médicaments thermosensibles d’un seul jour à plus de 365 jours », a expliqué Seka. « Cela garantit un accès continu aux médicaments essentiels pour les communautés isolées. » ... - Lire cet article
La chargée de la sous-direction de la promotion et de la production pharmaceutique au ministère de l’Industrie pharmaceutique, Dounia Bouderbal, est revenue, ce lundi, sur les avancées enregistrées par l’Algérie dans le domaine pharmaceutique et sur les résultats de la conférence ministérielle africaine sur la production pharmaceutique organisée récemment à Alger.
La convive de l’émission « L’Invité du jour » de la chaîne 3 de la Radio algérienne, a, d’emblée abordé cette rencontre continentale, soulignant que « la conférence ministérielle africaine sur la production pharmaceutique, tenue du 27 au 29 novembre 2025, a été pensée comme un événement stratégique de haut niveau, organisé en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé ». Elle a précisé que cette rencontre a réuni « 29 pays africains, plus de 700 participants ainsi que plusieurs organisations internationales telles que l’OMS, l’UNICEF, l’ONUDI et l’Africa CDC », ajoutant que cette mobilisation témoigne de « l’importance accordée à la question de l’accès aux médicaments sur le continent africain ».
Selon la responsable, cette conférence a permis de poser un diagnostic partagé des défis communs aux pays africains. « Les échanges ont porté essentiellement sur l’autosuffisance sanitaire, la fabrication locale des médicaments et le renforcement des capacités industrielles africaines », a-t-elle expliqué, soulignant que l’Algérie a pu, à cette occasion, mettre en avant son expérience en matière de production pharmaceutique.
En marge de la conférence, une exposition organisée à la Safex a servi de vitrine au savoir-faire national. « Cette foire a permis à plusieurs industriels algériens de présenter leurs produits de fabrication locale et de démontrer leurs capacités industrielles », a indiqué Dounia Bouderbal, ; ajoutant que cette dynamique s’est traduite par « la signature de cinq contrats d’exportation, d’une valeur globale de 10 millions de dollars, avec plusieurs pays africains, notamment la Mauritanie, la Libye et le Sénégal ».
Ces accords concernent aussi bien les médicaments que les dispositifs médicaux. « Il s’agit de contrats commerciaux liés à des opérations d’exportation de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux », a-t-elle précisé. Concernant la demande africaine, elle a affirmé que « l’Algérie est aujourd’hui capable de proposer une large gamme de médicaments répondant aux besoins du continent, notamment dans les domaines de l’infectiologie et des antibiotiques ». Elle a également relevé « un engouement croissant pour des technologies de santé plus avancées, comme l’insuline ».
Évoquant les exportations hors du continent africain, Dounia Bouderbal a indiqué que « l’Algérie a également exporté des produits pharmaceutiques vers le Sultanat d’Oman, ainsi que vers d’autres pays du Moyen-Orient, dont l’Arabie saoudite, notamment pour l’insuline ». Selon elle, ces performances confirment que « la production nationale est aujourd’hui suffisante pour couvrir les besoins du marché local et s’orienter vers l’exportation »... - Lire cet article
Au Sénégal, l’épidémie du VIH/SIDA reste à prévalence globalement faible, mais elle demeure concentrée dans certaines régions et au sein de groupes de population particulièrement exposés, notamment les jeunes et les populations clés.
Les progrès enregistrés au Sénégal masquent encore des vulnérabilités importantes qui exigent un renforcement des stratégies de prévention, de dépistage précoce, de traitement et surtout de protection des nouvelles générations.
Pour rappel, le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) est un virus qui attaque progressivement le système immunitaire et affaiblit les défenses naturelles de l’organisme.
Le SIDA (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) représente le stade avancé de l’infection par le VIH, lorsque le système immunitaire est gravement affaibli et que surviennent des infections opportunistes ou certains cancers.
I. Contexte épidémiologique actuel
Les estimations les plus récentes indiquent qu’environ 43 000 à 46 000 personnes vivent avec le VIH au Sénégal, pour une prévalence nationale de l’ordre de 0,3 à 0,5 % chez l’adulte, en nette diminution par rapport aux décennies précédentes.
Cette baisse de la prévalence globale s’accompagne toutefois de plusieurs milliers de nouvelles infections chaque année et de près d’un millier de décès liés au SIDA, ce qui montre que la transmission se poursuit.
Le VIH-1 demeure le type viral largement prédominant au Sénégal, comme dans l’ensemble de la région Afrique de l’Ouest et du Centre, tandis que le VIH-2 reste présent mais minoritaire, avec une distribution plus marquée dans certaines zones sud et frontalières historiquement exposées aux flux migratoires et commerciaux.
Cette co-circulation des deux types viraux impose des capacités diagnostiques capables de distinguer VIH-1 et VIH-2, et des protocoles thérapeutiques adaptés, car la sensibilité aux antirétroviraux diffère partiellement entre ces deux types... - Lire cet article
Le Dr Alkali Laokissam, inspecteur chargé de la pharmacie et des laboratoires, a procédé ce 15 décembre 2025 à l'installation du nouveau directeur de la Pharmacie Provinciale d’Approvisionnement (PPA) du Logone Occidental, le Dr Abdelhak Mahamat Hissein. Il remplace le Dr Djeka Djeka Clément.
Le Dr Alkali Laokissam a remercié le directeur sortant, notamment pour sa gestion des médicaments, l’approvisionnement des formations sanitaires et sa collaboration avec les autorités provinciales de la santé.
Il a ensuite félicité le nouveau directeur et l’a exhorté à faire preuve de rigueur, de transparence et de professionnalisme dans la gestion de la PPA.
L'Inspecteur a insisté sur les orientations clés suivantes pour la gestion de l'institution... - Lire cet article
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