Au Sénégal, l’épidémie du VIH/SIDA reste à prévalence globalement faible, mais elle demeure concentrée dans certaines régions et au sein de groupes de population particulièrement exposés, notamment les jeunes et les populations clés.
Les progrès enregistrés au Sénégal masquent encore des vulnérabilités importantes qui exigent un renforcement des stratégies de prévention, de dépistage précoce, de traitement et surtout de protection des nouvelles générations.
Pour rappel, le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) est un virus qui attaque progressivement le système immunitaire et affaiblit les défenses naturelles de l’organisme.
Le SIDA (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) représente le stade avancé de l’infection par le VIH, lorsque le système immunitaire est gravement affaibli et que surviennent des infections opportunistes ou certains cancers.
I. Contexte épidémiologique actuel
Les estimations les plus récentes indiquent qu’environ 43 000 à 46 000 personnes vivent avec le VIH au Sénégal, pour une prévalence nationale de l’ordre de 0,3 à 0,5 % chez l’adulte, en nette diminution par rapport aux décennies précédentes.
Cette baisse de la prévalence globale s’accompagne toutefois de plusieurs milliers de nouvelles infections chaque année et de près d’un millier de décès liés au SIDA, ce qui montre que la transmission se poursuit.
Le VIH-1 demeure le type viral largement prédominant au Sénégal, comme dans l’ensemble de la région Afrique de l’Ouest et du Centre, tandis que le VIH-2 reste présent mais minoritaire, avec une distribution plus marquée dans certaines zones sud et frontalières historiquement exposées aux flux migratoires et commerciaux.
Cette co-circulation des deux types viraux impose des capacités diagnostiques capables de distinguer VIH-1 et VIH-2, et des protocoles thérapeutiques adaptés, car la sensibilité aux antirétroviraux diffère partiellement entre ces deux types... - Lire cet article
Le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet de développement de l’industrie pharmaceutique (UGP Pharma), Yérim Mbagnick Diop, a réaffirmé, vendredi, à Dakar, l’ambition du Sénégal de couvrir 50% de ses besoins en médicaments à l’horizon 2035, pour réduire sa dépendance aux importations évaluées cette année à 300 milliards de francs CFA dans ce domaine.
“L’ambition est claire, c’est [de] couvrir 50% de nos besoins à l’horizon 2035 au moins et équilibrer la balance commerciale […] qui est plutôt déficitaire, parce qu’on importe plus de 95% de nos besoins en médicaments”, a-t-il dit.
Le Sénégal a importé cette année pour 300 milliards de médicaments, a signalé M. Diop lors d’un atelier d’information et d’orientation des journalistes portant sur “l’état de mise en œuvre de la relance de l’industrie pharmaceutique locale”.
Il a souligné qu’à travers l’UGP Pharma, le pays “a fait le choix d’accompagner, de façon structurée et coordonnée, l’ensemble des projets destinés à renforcer et moderniser l’industrie pharmaceutique nationale”.
L’Unité de gestion du projet de développement de l’industrie pharmaceutique a été mise en place en réponse à la dépendance du pays aux importations de médicaments, a-t-il expliqué.
Selon Yérim Mbagnick Diop, professeur en pharmacie, la réussite de ce programme “repose sur des facteurs clés, au premier rang desquels figurent la bonne gouvernance, la transparence, la coordination et l’intégration”.
Aussi de nombreuses initiatives ont-elles été prises par l’UGP Pharma pour mener à bien sa mission, de l’alignement réglementaire aux standards internationaux à la formation de ressources humaines qualifiées, matérialisée par le lancement de sept modules de formation liés à l’industrie pharmaceutique.
Il s’y ajoute des réformes engagées relativement à la gouvernance, la régulation du marché, la pharmacopée et la fiscalité... - Lire cet article
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a tenu, ce matin, la troisième réunion du Comité de pilotage (Copil) de l’Unité de gestion du projet de développement de l’industrie pharmaceutique locale (UGP/Pharma). Cette rencontre, placée sous la présidence du Coordonnateur de l’UGP/Pharma, a réuni divers acteurs institutionnels et partenaires techniques et financiers, dans le but de faire avancer les réformes stratégiques pour la relance de l’industrie pharmaceutique sénégalaise.
Dans son discours d’ouverture, le directeur de cabinet du ministre de la Sante et de l’Hygiène publique, Docteur Samba Cor, a souligné que l’industrie pharmaceutique est au cœur de la souveraineté sanitaire du Sénégal. « L’industrie pharmaceutique sénégalaise occupe une place stratégique dans la concrétisation de notre souveraineté sanitaire, dans la promotion de l’accès équitable aux soins, et dans le renforcement de la résilience de notre système de santé face aux crises et tensions internationales », a-t-il déclaré.
Cette déclaration s’inscrit dans la continuité des engagements du gouvernement sénégalais, à l’instar des récentes affirmations du président de la République lors du Forum Galien 2025, selon lesquelles la souveraineté sanitaire est non seulement une exigence de santé publique, mais également un enjeu économique, stratégique et porteur de création d’emplois. Il a ainsi rappelé l’alignement de ce projet avec la Stratégie nationale de développement 2025-2029, qui prévoit l’objectif 2.3 : « mettre en place un système de santé performant et accessible à tous ».
Dr Cor a également mis en avant les progrès réalisés grâce à l’accompagnement de partenaires internationaux, notamment l’Union Européenne, qui soutient la modernisation du secteur à travers des projets comme SUNU MAV+. Cette initiative vise à renforcer la gouvernance, à moderniser les outils de production et à encourager le transfert de technologies, dans le but d’améliorer la compétitivité de l’industrie pharmaceutique locale.
Une vision claire pour 2035
Un des moments forts de la réunion a été la présentation de la liste souveraine des médicaments à produire localement d’ici 2035, une initiative saluée par les autorités comme un tournant décisif pour l’autosuffisance pharmaceutique. Cette liste, élaborée à partir de concertations avec les parties prenantes, servira de plan de référence pour orienter les investissements et structurer les filières industrielles... - Lire cet article
Au Sénégal comme dans le reste du monde, la résistance aux antimicrobiens (RAM) s’impose comme une crise sanitaire majeure. Elle met en péril des décennies de progrès médicaux. Entre abus d’antibiotiques, diagnostics insuffisants et vulnérabilité des systèmes de santé, les experts tirent la sonnette d’alarme.
Médecin commandant et microbiologiste à l’Hôpital Principal de Dakar, docteur Maguette Ndoye rappelle que l’antibiorésistance n’est pas nouvelle. Les micro-organismes, en compétition permanent pour survivre, développent naturellement des mécanismes de résistance qu’ils peuvent partager entre eux. Mais dit-elle : « ce phénomène s’est considérablement aggravé avec l’usage massif et parfois inapproprié des antibiotiques. « Les antibiotiques ont réduit la mortalité liée aux infections bactériennes. Mais leur succès même a favorisé l’émergence de résistances », explique-t-elle. Elle insiste : « prendre un antibiotique pour une infection virale comme la grippe peut être dangereux, car cela élimine les bactéries protectrices et prépare le terrain à des infections plus sévères. Ceci fait que « des bactéries autrefois faciles à traiter deviennent de véritables menaces ».
Un danger mondial : jusqu’à 10 millions de morts par an d’ici 2050
Selon le Pr Khadidiatou Ba Fall, infectiologue, la RAM est déjà responsable de 1,2 million de décès en 2019, un chiffre supérieur à ceux du VIH/Sida et du paludisme. Sans action urgente, elle pourrait causer 10 millions de morts par an d’ici 2050, soit un décès toutes les trois secondes. Les causes sont multiples. Il s’agit entre autres des prescriptions inutiles en médecine humaine, usage massif d’antibiotiques en élevage, contamination environnementale, absence de tests diagnostiques rapides et circulation de faux médicaments. « La médecine moderne est en danger : greffes, chimiothérapie, soins néonataux, traitements de la tuberculose ou de la pneumonie deviendront extrêmement risqués sans antimicrobiens efficaces », avertit Pr Ba.
Un tournant critique pour l’Afrique
La Pr Ndèye Marie Dia Badiane, souligne que l’Afrique fait face à une double menace : Les maladies infectieuses persistent tandis que les maladies non transmissibles progressent. Dans ce contexte, la RAM complique encore davantage la prise en charge et multiplie les décès évitables. Elle rappelle que le congrès offre une occasion cruciale de mobiliser chercheurs, cliniciens et décideurs autour de la recherche, de la formation et de l’amélioration des soins. A noter qu’au Sénégal, 40 % des prescriptions médicales contiennent un antibiotique. « Au Sénégal, la situation est particulièrement préoccupante » selon l’infectiologue Dr Sadikh Badiane, quatre prescriptions médicales sur dix incluent un antibiotique, souvent de manière injustifiée. L’automédication, la vente libre, la prolifération de faux médicaments et l’usage vétérinaire non contrôlé aggravent encore la résistance.
« Beaucoup de patients arrivent déjà à l’hôpital avec une résistance installée », déplore-t-il.Les conséquences sont lourdes ; infections difficiles à traiter, décès évitables, allongement des hospitalisations, augmentation des coûts, pression accrue sur un système de santé fragile... - Lire cet article
Le Sénégal veut augmenter la part de la production locale de médicaments, mais les industriels couvrent aujourd’hui moins de 10 % des besoins nationaux, loin des objectifs de 30 % en 2030 et 50 % en 2035.
Pour comprendre les blocages et améliorer l’accès des producteurs nationaux à la commande publique, un atelier a réuni, ce mercredi, les industriels, les acheteurs publics et les régulateurs. Les capacités de production existent, mais les entreprises locales peinent à accéder au marché public, qui représente environ 20 % du marché du médicament. Le reste, soit 80 %, est dominé par les grossistes privés.
Le professeur Yerim Mbagnick Diop souligne que l’industrie locale pourrait faire plus : « Si nous consommons tout ce qu’elle produit aujourd’hui, nous dépasserons les 30 %. Le problème vient surtout des difficultés d’accès au marché public. »
Il cite la complexité des procédures, les exigences techniques et financières ainsi que la concurrence des importations comme obstacles majeurs. Dans le secteur privé, la part de l’industrie nationale reste faible, autour de 3 %. Dans le public, elle atteint environ 18 %, encore loin des cibles fixées pour 2025.
Pour changer la donne, l’État a engagé plusieurs réformes : une corrélation passive pour favoriser la production locale lorsque les industriels en font la demande, une corrélation active, à travers une liste de médicaments souverains que le Sénégal prévoit de produire localement et de ne plus importer, d’ici 2035, une dérogation du Code des marchés destinée à faciliter l’achat de médicaments issus de l’industrie locale, un manuel de procédures de la SEN-PNA attendu pour clarifier les modalités d’accès à la commande publique... - Lire cet article
Un générique de l’hydroxyurée, le Drepaf, est désormais disponible au Sénégal et constitue une avancée majeure pour la prise en charge de la drépanocytose. Conditionné par Teranga Pharma, ce traitement devient pour la première fois accessible localement, à moindre coût et utilisable chez les enfants dès l’âge de neuf mois.
Cette innovation intervient dans un contexte où environ 10 % de la population est porteuse du gène drépanocytaire, une réalité qui rend essentielle une prise en charge précoce et continue. Les spécialistes, dont la professeure Zeynabou Fall, rappellent que la maladie demeure l’une des premières causes de mortalité pédiatrique en Afrique de l’Ouest et qu’elle nécessite une réponse sanitaire plus structurée.
Teranga Pharma a déjà distribué 16 000 boîtes et prévoit d’accroître la production dès janvier 2026 afin d’assurer un approvisionnement régulier. L’entreprise envisage également d’étendre la distribution aux pays voisins, ce qui renforcerait la disponibilité du médicament dans une région particulièrement touchée. Cette montée en cadence pourrait contribuer à réduire les ruptures de stock fréquentes et à promouvoir une prise en charge plus équitable.
L’introduction du Drepaf relance aussi le débat sur la nécessité d’une stratégie nationale dédiée à la drépanocytose. Les professionnels de santé insistent sur le dépistage néonatal, la formation du personnel et l’accès aux médicaments essentiels afin de mieux répondre à un fardeau qui représente près de 66 % des cas mondiaux sur le continent. L’arrivée de ce générique ouvre ainsi une nouvelle étape pour la politique de santé publique et pour les familles confrontées à une maladie longtemps négligée. - Lire cet article
Les pouvoirs publics sénégalais doivent “créer les conditions d’un dialogue franc” entre industriels et acheteurs publics pour que l’industrie pharmaceutique locale puisse atteindre l’objectif de couvrir 30% des besoins du pays d’ici 2030, a indiqué docteur Mor Diagne, conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Il présidait un atelier de facilitation et de co-construction pour accroitre l’accès des industries pharmaceutiques du Sénégal à la commande publique, une rencontre organisée par l’Unité de gestion du Projet de développement de l’industrie pharmaceutique locale.
“Cette rencontre vise précisément à créer les conditions d’un dialogue franc, constructif et opérationnel entre industriels et acheteurs publics, afin de mieux comprendre les contraintes et les opportunités de part et d’autre, bâtir une feuille de route commune avec des actions concrètes à court, moyen et long terme”, a-t-il déclaré.
Les objectifs assignés à l’industrie pharmaceutique locale ne pourront être atteints que “si nous parvenons à lever ensemble les obstacles qui freinent l’accès des industriels sénégalais au marché public”, a souligné docteur Diagne.
Il fait observer que ces industriels couvrent actuellement “moins de 10% des besoins du pays alors que l’objectif décliné est de 30% d’ici 2030, donc d’ici 4 à 5 ans”.
“On ne parle plus maintenant de développement de l’industrie mais plutôt de relance, afin qu’on puisse couvrir 50% des besoins nationaux d’ici 2035”, a ajouté le conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
”La commande publique, en plus des institutions fiscales, représente aujourd’hui un levier stratégique puissant pour stimuler notre industrie pharmaceutique locale en orientant une partie significative des achats vers les produits +made in Sénégal+”, a-t-il expliqué... - Lire cet article
Arriver à industrialiser le secteur de la pharmacie, c’est ce à quoi s’emploient les professionnels du secteur en Afrique de l’Ouest. Des enseignants chercheurs, des chercheurs et des professionnels se sont donné rendez-vous à Dakar pour engager la réflexion à travers le 4ème Congrès de la Société ouest-africaine galénique et industrielle (Soapgi). Ouverte hier à la Faculté de médecine, la rencontre se tient pour trois jours.
Dakar accueille, depuis hier, et pour trois jours, le 4ème Congrès de la Société ouest-africaine galénique et industrielle (Soapgi). Des enseignants-chercheurs et des professionnels de la pharmacie venant de l’Afrique de l’Ouest se sont donné rendez-vous dans la capitale sénégalaise, plus précisément à la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), pour plancher sur la pharmacie. Celle-ci avait montré ses limites en termes d’approvisionnement en médicaments lors de la pandémie du Covid-19. «Le thème du 4ème congrès porte sur l’opportunité et le défi du développement de l’industrie pharmaceutique en Afrique.
C’est un thème très intéressant. Si on retourne un peu en arrière, en 2019-2020, le monde entier a été confronté à une pandémie qu’on appelle le Covid-19. A ce moment, nous avons tous constaté que dans nos pays en Afrique, nous avons des problèmes d’approvisionnement en médicaments. Ce qui montre vraiment la fragilité de notre système pharmaceutique, tout l’intérêt du développement de l’industrie pharmaceutique en Afrique qui permettra de régler un certain nombre de problèmes», souligne Pr Gora Mbaye, président du comité d’organisation du 4ème Congrès de la Soagip.
Il s’exprime sur le cas du Sénégal qui cherche à jeter les bases de l’industrialisation de sa pharmacie qui fait face à des difficultés sur le plan financier. «Les difficultés sont nombreuses, notamment le financement. Et c’est d’ailleurs ce qui justifie que récemment, au niveau du Sénégal, les études ont pris une bonne initiative qu’on appelle la corrélation, qui vise à permettre à l’industrie pharmaceutique locale de se développer, d’obtenir un certain nombre de parts de marché. Et donc, ces parts de marché vont être attribuées ou bien données aux industries locales telles que Teranga Pharma, West Africa Pharma et Socafi. Et on espère qu’elles vont être en mesure d’utiliser cela», avance le président du comité d’organisation de cette rencontre à laquelle prennent part des participants venant de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso, du Cameroun, du Bénin... - Lire cet article
Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la construction de sa souveraineté pharmaceutique.
La Sen-Pna et l’Apix-Zes ont procédé ce vendredi à la signature d’un contrat de bail de 25 ans portant sur une parcelle de 9 hectares au sein de la Zone économique spéciale intégrée de Diass (Zesid). Cette assiette foncière accueillera le premier complexe pharmaceutique national, un projet structurant dédié à la production locale de médicaments essentiels et à la modernisation des services médicaux.
Selon le directeur général de la Sen-Pna, Dr Seydou Diallo, cet accord constitue « un acte historique pour l’avenir sanitaire et industriel du Sénégal ». Il souligne que cette initiative « marque une étape décisive dans la construction de la souveraineté pharmaceutique nationale et s’inscrit pleinement dans la vision “Sénégal 2050 : Agenda National de Transformation”, portée par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko ».
Depuis plus d’un an, la SEN-PNA mène une transformation profonde, articulée autour de la rigueur, de la transparence, de la performance et d’une ambition industrielle renouvelée. « Notre objectif est clair : passer du rôle de distributeur à celui de catalyseur industriel, au service de la souveraineté sanitaire du pays et du continent », a déclaré Dr Diallo... - Lire cet article
Le secteur de la pharmacie, notamment celle hospitalière, fait face à de nombreux défis comme l’innovation et la souveraineté pharmaceutique. Lors du 2ème Congrès de la pharmacie hospitalière de l’Afrique, il a été surtout question de maîtriser toute la chaîne de distribution des médicaments.
La deuxième édition du Congrès de la pharmacie hospitalière de l’Afrique, tenue ce week-end à Mbour, a étalé des enjeux cruciaux pour la santé publique, notamment l’amélioration de la disponibilité des médicaments, la gestion optimisée des produits anticancéreux et le rôle capital du pharmacien hospitalier.
Cette rencontre, parrainée par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), a réuni des professionnels de neuf pays africains francophones, ainsi que des experts européens. Au cœur des discussions, l’engagement de la Pna à soutenir les hôpitaux a été souligné. Dr Seydou Diallo, Directeur général de la Pna, a insisté sur la mission régalienne de sa structure : «Il s’agit de l’approvisionnement, du stockage et de la distribution de médicaments à travers tout le pays. Là où le besoin se fait sentir, on a l’obligation de rendre les médicaments disponibles et accessibles.» Il a précisé que la Pna considère les hôpitaux comme son «client premier».
Dr Diallo a réitéré la volonté de garantir qu’un malade entrant à l’hôpital rencontre une «zéro prescription» non satisfaite, mettant fin au marathon des ordonnances. «A travers les pharmaciens hospitaliers, on veut rendre disponibles tous les médicaments d’urgence, tous les médicaments essentiels pour le bien-être de nos patients», a-t-il souligné.
Une innovation majeure présentée lors du congrès concerne la gestion des médicaments anticancéreux, souvent subventionnés par l’Etat. Dr Mor Fall, président des pharmaciens hospitaliers du Sénégal, a mis en évidence le problème des pertes importantes, estimées entre 12 et 15%, dues aux méthodes de préparation traditionnelles. Pour y remédier, l’accent est mis sur la mise en place des Unités de reconstitution des cytotoxiques (Urc). Ces unités permettraient à l’Etat du Sénégal d’économiser au minimum 15% sur la facture de ces traitements vitaux.
Dr Mor Fall a expliqué l’impact : «Cet aspect pharmaco-économique, c’est vraiment pour accompagner l’Etat, soit pour recruter beaucoup plus de malades, soit diminuer sa facture.»
Ces Urc, ainsi que la pharmacovigilance et la stérilisation hospitalière, constituaient les principaux sous-thèmes du congrès... - Lire cet article
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