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Plateforme d'informations pour les acteurs du médicament en Afrique

Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


Concentration et gouvernance financière : les dessous du rachat de Soludia - 17/12/2025 - La relève - Maroc

Le secteur du médicament au Maroc ne se limite plus à une mission de santé publique. Il est devenu, au fil des années, un espace de concentration de capital, où la valeur se crée, se consolide et se transmet à travers des opérations financières de grande ampleur, souvent à l’abri du débat public. L’acquisition de 99,99% de Soludia Maghreb par Sothema, valorisant l’entreprise à près d’un milliard de dirhams, en est une illustration emblématique.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Soludia, spécialisée dans des produits essentiels à l’hémodialyse, anticipe pour 2025 un chiffre d’affaires de 360 millions de dirhams et un EBITDA ajusté de 90 millions de dirhams, hors synergies. Autrement dit, un segment directement lié à une pathologie chronique vitale génère des marges suffisamment élevées pour justifier une valorisation quasi milliardaire.

À cela s’ajoute une augmentation de capital de 630,4 millions de dirhams chez Sothema, validée par l’AMMC, ainsi qu’un complément de prix de 95 millions de dirhams conditionné à la performance future. Le médicament, ici, n’est pas seulement un traitement, c’est un actif financier.

Cette opération met aussi en lumière qui détient quoi dans ce marché. Avant l’acquisition, Soludia était contrôlée par Abdelaziz Razkaoui, le fonds Cap Mezzanine III géré par CDG Invest Growth et la famille Zine. Après l’opération, la quasi-totalité du capital passe sous le contrôle de Sothema, groupe dirigé par Lamia Tazi, acteur majeur de l’industrie pharmaceutique nationale, fondé en 1976 et présent à l’international. Le schéma est clair, concentration, intégration verticale, sécurisation des marges.

Ce mouvement n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de domination du marché du médicament par un nombre restreint de groupes, capables d’absorber des acteurs spécialisés, de verrouiller des segments thérapeutiques stratégiques et de transformer des besoins médicaux essentiels en centres de profit durables.

L’hémodialyse, par exemple, n’est pas un marché cyclique, c’est une demande captive, structurelle, croissante, financée en grande partie par des mécanismes publics ou para-publics. Les flux de revenus y sont prévisibles, les risques commerciaux limités, et la rentabilité élevée.

La question qui se pose alors n’est pas celle de la légalité de ces opérations, elles sont encadrées, validées par les autorités compétentes et soumises au Conseil de la concurrence, mais celle de leur légitimité sociale et économique. Peut-on continuer à accepter que des secteurs aussi sensibles que les traitements vitaux deviennent des terrains privilégiés de constitution de fortunes, sans débat transparent sur les prix, les marges, l’accès équitable aux soins et la soutenabilité pour les finances publiques?

Le maintien du dirigeant historique de Soludia à la tête de l’entreprise pour au moins cinq ans après la cession, assorti d’un mécanisme d’earn-out, illustre une autre réalité, la financiarisation de la gouvernance, où la performance financière conditionne la rémunération finale de la transaction. Le soin devient ainsi indissociable d’objectifs de rentabilité mesurables, contractualisés et monétisés... - Lire cet article


Sothema finalise l’acquisition de Soludia Maghreb - 17/12/2025 - La vie Eco - Maroc

Le groupe pharmaceutique Sothema a finalisé l’acquisition de 99,99 % du capital de Soludia Maghreb, acteur majeur de l’hémodialyse au Maroc, consolidant ainsi sa position sur le marché marocain et en Afrique.

Le groupe pharmaceutique Sothema a finalisé l’acquisition de 99,99 % du capital de Soludia Maghreb, spécialiste marocain de l’hémodialyse.

L’opération combine l’acquisition d’actions détenues par Abdellaziz Razkaoui, Cap Mezzanine III et la famille Zine, ainsi qu’une augmentation de capital de 630,4 MDH, prime d’apport incluse. Le prospectus a reçu le visa de l’AMMC le 9 décembre 2025.

Pour rappel, Sothema, fondé en 1976, produit et commercialise des médicaments, compléments alimentaires et dispositifs médicaux au Maroc, en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient. Soludia, créée en 1996, propose des produits pour l’hémodialyse et détient 40 % du capital de Hidropura Maroc, spécialisée dans les systèmes de traitement de l’eau pour les centres d’hémodialyse.

CDG Invest Growth (CIG), filiale de CDG Invest, a participé à l’opération et investit dans des entreprises marocaines à fort potentiel de croissance. - Lire cet article


Bayer précise ses orientations dans l’industrie pharmaceutique après vingt ans d’activité au Maroc - 17/12/2025 - Le matin - Maroc

La filiale marocaine du groupe pharmaceutique Bayer a célébré ses vingt ans de présence industrielle au Maroc sur son site de production implanté à Nouaceur, unique site du groupe en Afrique. L’événement, organisé mardi 16 décembre, a été marqué par une conférence de presse suivie d’une visite guidée de l’usine, permettant de retracer les principales étapes de son développement, de présenter son organisation industrielle et d’exposer les projets envisagés pour les prochaines années.

Implanté à Nouaceur depuis 2005, le site Bayer de Casablanca constitue aujourd’hui le seul site de production du groupe allemand sur le continent africain. Intégré à un réseau mondial de douze usines relevant de la division Santé grand public, il alimente à la fois le marché marocain et un portefeuille d’exportations couvrant 42 pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique. C’est sur ce site que Bayer a célébré, mardi, ses vingt ans de présence industrielle au Maroc, en présence de responsables diplomatiques allemands, de représentants institutionnels marocains, des équipes industrielles et des médias, venus prendre connaissance du fonctionnement de l’usine et des projets en cours.

S’exprimant à cette occasion, la directrice générale de Bayer Maroc, Amina L’Kima, est revenue sur le parcours du site depuis son implantation. « Depuis vingt ans, notre usine de Casablanca incarne l’engagement de Bayer envers le Maroc et la région. Elle ne se limite pas à produire des médicaments, elle ouvre l’accès à des solutions de santé de qualité et contribue au développement économique local », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que « ce jalon illustre deux décennies d’innovation, de confiance et de partenariat », indiquant que le groupe entend « renforcer son rôle de hub régional grâce à la durabilité et à l’excellence industrielle »... - Lire cet article


L’Agence marocaine des médicaments se lance dans une réforme ambitieuse - 17/12/2025 - La vie Eco - Maroc

Entre digitalisation, réorganisation des ressources humaines et mise en place d’outils stratégiques, les prochains mois seront déterminants pour consolider la réforme ambitieuse de l’agence.

Le Conseil d’administration de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé s’est réuni ce 17 décembre à Rabat. À cette occasion, le ministre de la Santé et de la Protection sociale a dressé un bilan de la première année de mise en place de l’institution, et présenté les grandes orientations pour les mois à venir.

La création de l’Agence s’inscrit dans un vaste chantier institutionnel, visant à corriger les dysfonctionnements hérités de l’ancienne direction, touchant à l’organisation, aux outils de travail et aux modes de fonctionnement, indique un communiqué de l’agence. Malgré un contexte complexe, l’équipe précédente a assuré un niveau minimal d’activité, garantissant la continuité du service public du médicament, même si les ambitions d’une institution à vocation souveraine n’ont pas encore été atteintes, précise la même source.

Et d’ajouter, Malgré ce contexte complexe, l’équipe en place avant la création de l’Agence a permis de maintenir un niveau minimal d’activité, contribuant à préserver la continuité du service public du médicament. Ce niveau est toutefois demeuré en deçà des ambitions attendues d’une institution à vocation souveraine.

Le choix stratégique de transformer cette direction en une agence autonome et indépendante vise à corriger ces dysfonctionnements structurels et à poser les bases d’un nouveau mode de gouvernance. Le passage au statut d’agence ne constitue cependant pas, en soi, une garantie automatique de performance, ce qui explique la nature exigeante de la phase transitoire actuellement en cours, détaille le communiqué.

L’année écoulée a constitué une année charnière, marquée par le maintien de la continuité du service public, mais également par des difficultés de mise en place observées lors des premières étapes du lancement, dans un contexte de transformation institutionnelle profonde. La situation a été progressivement rétablie, sans pour autant atteindre à ce stade le niveau de structuration recherché.

Les prochains mois sont considérés comme déterminants pour finaliser le lancement effectif de l’Agence, achever la mise en place de ses mécanismes internes et engager une phase de structuration durable.

La question des ressources humaines constitue l’un des axes centraux de cette transition. Le retour d’une partie du personnel vers le ministère s’inscrit dans les droits garantis par la loi aux fonctionnaires. Cette situation suscite des interrogations légitimes, mais ne traduit pas, à ce stade, une perte critique de compétences. Elle peut également être appréhendée comme une opportunité de renouveler et de renforcer le capital humain de l’Agence, notamment par l’intégration de nouvelles compétences. Des mécanismes de mise à disposition temporaire peuvent accompagner cette phase afin de garantir la continuité de l’activité... - Lire cet article


Médicaments contre le cancer : la CNOPS et l’Agence de l’assurance maladie sous le feu roulant des critiques - 16/12/2025 - Le360 - Maroc

Entre coûts prohibitifs, lourdeurs administratives et absence de mécanismes d’urgence, le système de remboursement est accusé de ne pas suivre le rythme des avancées médicales, au détriment de patients pour lesquels les délais d’administration des soins sont vitaux. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le refus de prise en charge de certains médicaments innovants contre le cancer a déclenché une vague de critiques visant la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) et l’Agence nationale de l’assurance maladie. En cause, indique le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 17 décembre, des situations humaines douloureuses révélées au grand jour, où des patients se retrouvent confrontés à des coûts de traitement exorbitants, à la lenteur des procédures administratives et à l’absence de mécanismes d’urgence tenant compte de la gravité de la maladie et de l’impératif du temps thérapeutique.

Selon Al Akhbar, un patient résidant à Rabat, diagnostiqué en novembre 2024 d’un cancer de stade avancé, avait entamé un protocole de chimiothérapie classique comprenant trois séances. Face à l’évolution de son état, l’équipe médicale a décidé de modifier la stratégie thérapeutique en prescrivant un traitement ciblé considéré comme indispensable dans ce type de pathologies à un stade critique. Cette décision médicale s’est toutefois heurtée au refus de la CNOPS de prendre en charge le coût du médicament, dont le prix de la boîte avoisine les 57.000 dirhams.

Ce refus a plongé la famille du patient dans une impasse financière insoutenable, largement au-delà de ses capacités. Un dossier médical complet a pourtant été déposé auprès des instances concernées, appuyé par des rapports détaillés soulignant le caractère urgent du traitement et l’absence d’alternative thérapeutique équivalente. Malgré cela, la procédure est restée bloquée, sans décision claire ni réaction à la hauteur de la gravité de la situation.

Au fil des semaines, l’état de santé du patient s’est fortement dégradé. Il est décédé le 10 octobre, sans que son dossier de remboursement n’ait été tranché, et avant d’avoir pu bénéficier d’un accès régulier au traitement prescrit. Ce cas, loin d’être isolé selon plusieurs acteurs du secteur, a ravivé un débat ancien sur la liste des médicaments remboursables et sur sa capacité à suivre le rythme rapide des avancées thérapeutiques en oncologie, notamment en ce qui concerne les traitements innovants à coût élevé, qui représentent souvent le dernier espoir pour de nombreux malades... - Lire cet article


Les pharmaciens marocains dénoncent le passage de certains produits à la vente en parapharmacie - 14/12/2025 - Hespress - Maroc

La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM), a exprimé sa contestation suite au passage d’une pommade du circuit pharmaceutique à celui de la vente libre en parapharmacies. Les pharmaciens estiment que la marque allemande productrice de la pommade menacerait la relations entre les professionnels du secteur et les fabricants de médicaments.

Dans une correspondance officielle, signée de son Président Dr. Mohamed Lahbabi, la CSPM, a dénoncé le changement de circuit de vente de la pommade, Bepanthen, vers les parapharmacies, estimant que ce sont les pharmaciens qui ont contribué à la notoriété de ce produit et que cette décision nuit à la relation de confiance entre les partenaires.

Le produit en question est utilisé par plusieurs mamans pour le change des bébés, et contribue à alléger les irritations et rougeurs provoquées par l’érythème fessier. Le site de la marque le présente comme un « médicament » mais plusieurs parapharmacies commencent à le vendre. A noter que des produits similaires et concurrents sont également vendus par les parapharmacies.

Pour l’Instance, « cette pratique rompt avec les usages professionnels encadrant la commercialisation de produits similaires sur le marché national », selon elle.

« Le repositionnement soudain de Bepanthen vers d’autres circuits constitue une rupture manifeste de confiance, contraire aux usages professionnels et à l’éthique qui doivent encadrer la relation entre un laboratoire pharmaceutique et les pharmaciens d’officine », estime-t-elle, notant que « cette décision crée une confusion sur le marché, déstabilise les équilibres existants et remet en cause les efforts consentis depuis des années par les officines ».

Par conséquent, la Confédération menace, en cas de non réponse favorable, d’étudier les mesures légitimes pour défendre les intérêts des pharmaciens, d’autant plus que

Parmi ces mesures, figurent la réduction des produits de la marque dans les pharmacies, « tout en privilégiant dans nos recommandations les laboratoires pharmaceutiques responsables, qui non seulement utilisent le circuit officinal, mais respectent également l’engagement des pharmaciens dans la réussite du lancement, de la promotion et de la distribution de leurs produits ».

Les professionnels estiment qu’ils ont été pendant de nombreuses années, un partenaire essentiel dans la promotion de la pommade, dans la présence et sa notoriété auprès des consommateurs... - Lire cet article


Maroc : réduction importante des droits de douane sur 112 produits pharmaceutiques dès 2026 - 09/12/2025 - H24 - Maroc

Le Maroc prépare une refonte majeure de la fiscalité appliquée aux produits pharmaceutiques. Objectif: rendre les traitements plus accessibles et à consolider la souveraineté sanitaire du Royaume.

Lors de la présentation du projet de loi de finances et du rapport de performance du ministère de la Santé et la Protection sociale, Fouzi Lekjaa a expliqué que la mesure centrale repose sur une réduction des droits de douane concernant 112 catégories de médicaments et de matières premières dès 2026. Les tarifs appliqués passeront de 30 % à 2,5 %, un niveau exceptionnellement bas pour des molécules essentielles.

Selon le ministre délégué en charge du Budget, cette révision tarifaire a pour ambition d’alléger la charge financière des patients, de soutenir la couverture sanitaire, de sécuriser l’approvisionnement en médicaments et de protéger l’industrie pharmaceutique nationale face à la concurrence internationale. Le gouvernement cherche ainsi à trouver un équilibre entre baisse des prix pour les citoyens et préservation d’un écosystème industriel local compétitif.

Le dispositif de 2026 élargit également le champ des produits concernés, notamment ceux dont la demande est en forte progression. Parmi les 308 dénominations communes internationales réévaluées, 112 bénéficieront d’une réduction marquée, 10 d’un ajustement partiel, tandis que 34 verront leurs droits augmenter afin de renforcer la production nationale.

Fouzi Lekjaa souligne toutefois qu’une baisse des droits de douane n’aura d’effet réel que si elle s’accompagne d’un encadrement strict. L’État veillera donc à contrôler les prix de vente au public pour garantir que les réductions tarifaires profitent effectivement aux citoyens et pour éviter toute augmentation injustifiée des marges dans la chaîne de distribution... - Lire cet article


Appel à positionner le secteur pharmaceutique comme « Métier mondial du Maroc » - 03/12/2025 - Le matin - Maroc

L'Union européenne s'apprête à dévoiler son Pacte pour la Méditerranée, une initiative visant à harmoniser les réglementations et à renforcer les chaînes de valeur régionales pour réduire la dépendance stratégique de l'Europe. Simultanément, l'industrie pharmaceutique mondiale est secouée par la menace de surtaxes de 15% entre l'UE et les États-Unis, poussant les acteurs à tirer la sonnette d'alarme sur la sécurisation des approvisionnements. Dans ce contexte de reconfiguration accélérée, le Maroc, fort de son statut avancé avec l'UE, dispose d'une fenêtre d'opportunité pour s'imposer comme un hub de fabrication pharmaceutique euro-africain. Mais comment transformer cette conjoncture favorable en réalité industrielle durable ? Taoufik Boudchiche, économiste et ancien diplomate, apporte des éléments de réponse.

Le Matin : L'actualité internationale est marquée par l'accord-cadre Union européenne/États-Unis qui pourrait imposer des droits de douane de 15% sur les produits pharmaceutiques. Quelle est la portée réelle de cette décision pour l'industrie ?

Taoufik Boudchiche : C’est un véritable séisme. Cette décision rompt un engagement vieux de 30 ans qui sanctuarisait les médicaments innovants et leurs composants en les exemptant de droits de douane. L'EFPIA (Fédération européenne des industries pharmaceutiques) a très clairement exprimé son inquiétude. Comme l'a souligné sa directrice générale, Nathalie Moll, ces taxes ne sont pas seulement un coût supplémentaire, mais représentent une réelle menace de déséquilibre sur toute la chaîne de valeur, car les chaînes d'approvisionnement pharmaceutiques sont complexes, interdépendantes et hautement fonctionnelles.

Y ajouter des barrières tarifaires ne renforce pas la résilience, bien au contraire. Cela menace directement l'accès des patients par un risque accru de pénuries, en plus de détourner des milliards d'euros de la Recherche & Développement (R&D) vers la gestion de la complexité tarifaire. De nombreuses analyses démontrent que toute perturbation dans les échanges globaux fragilise l'ensemble de l'écosystème. Par conséquent, un changement de paradigme s’impose désormais : la recherche de partenaires fiables, proches et compétitifs devient la priorité absolue des états-majors pharmaceutiques mondiaux. C’est dans ce contexte que s'inscrit le futur Pacte pour la Méditerranée promu par Bruxelles. La Méditerranée peut-elle devenir la nouvelle frontière de la fabrication pharmaceutique européenne ?

Exactement. Du point de vue européen, la diversification des échanges est un axe central de la politique européenne face aux incertitudes transatlantiques et aux rivalités de puissance. Le Pacte pour la Méditerranée constitue l’une des réponses en ciblant une intégration commerciale et une convergence réglementaire approfondies. Pour l'industrie pharmaceutique, qui est hautement régulée, l’harmonisation réglementaire est cruciale.

Aussi, l’Europe cherche-t-elle activement des partenaires fiables à ses portes pour sécuriser sa chaîne de valeur. Le Maroc, grâce à sa stabilité politique, sa proximité géographique et son statut avancé avec l'Union européenne (UE), est idéalement positionné pour capter une part significative de cette «relocalisation de proximité» (nearshoring). Le Royaume doit se positionner comme une évidence dans ce nouvel espace euro-méditerranéen en instaurant une stratégie intelligente de partenariat qui serve la consolidation du secteur au niveau national et la montée en gamme industrielle... - Lire cet article


Secteur médical : une dynamique d’investissements sans précédent - 24/11/2025 - InfoMédiaire - Maroc

Le secteur médical et pharmaceutique marocain connaît aujourd’hui une effervescence inédite, portée par une vague d’investissements, l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux et une accélération stratégique des groupes nationaux. Avec 18,2 milliards de dirhams de chiffre d’affaires et 31 entreprises classées parmi les 500 champions, l’écosystème s’impose comme l’un des moteurs clés de la souveraineté sanitaire du Royaume.

Selon les dernières analyses sectorielles, le marché marocain se transforme rapidement, stimulé par une demande locale en hausse, un marché international de plus en plus présent, et une capacité industrielle qui couvre désormais près de 80% des besoins nationaux en médicaments.

Cooper Pharma – Jemincare : un partenariat structurant

L’un des tournants majeurs de l’année est sans doute l’accord conclu entre Cooper Pharma et le groupe chinois Jemincare Pharmaceutical. Un partenariat décrit comme « un levier d’innovation et de montée en capacité, destiné à renforcer la compétitivité industrielle nationale », selon les responsables marocains du secteur.

Ce partenariat vise notamment l’installation de nouvelles lignes de production à Casablanca, afin de répondre aux besoins croissants des marchés marocain, africain et moyen-oriental.

« Ce projet contribuera à enrichir l’offre en traitements innovants et à renforcer la souveraineté sanitaire du Royaume », souligne un cadre du groupe.

Les champions du secteur en 2025

Le classement des leaders confirme la montée en puissance des acteurs locaux. En tête, Sothema affiche une progression remarquable de 13%, suivie par Maphar (+26,4%), L’Oréal Maroc, Sanofi-Aventis Maroc ou encore Promopharm, qui consolident leur position.

D’autres entreprises poursuivent leur expansion : ... - Lire cet article


Diabète : ITPC-MENA alerte sur un traitement révolutionnaire mais "hors de portée" au Maroc - 20/11/2025 - Le matin - Maroc

L’autorisation récente au Maroc d’Ozempic®, traitement innovant à base de sémaglutide pour le diabète de type 2, constitue une avancée majeure les patients. Mais pour ITPC-MENA, association spécialisée dans l’accès aux traitements et la défense des patients, cette mise sur le marché révèle un problème structurel dans la politique du médicament : l’exclusivité des données cliniques, appliquée de manière rigide, pourrait transformer Ozempic en « médicament de riches » et priver le pays de versions génériques plus abordables.

L’autorisation d’Ozempic® au Maroc, traitement injectable à base de sémaglutide pour le diabète de type 2, marque une étape importante sur le plan thérapeutique. Mais pour ITPC-MENA, association marocaine active dans l’accès aux traitements essentiels et les questions de propriété intellectuelle, cette arrivée s’accompagne d’un risque majeur : celui de voir ce médicament devenir, selon l’expression de l’organisation, un « médicament de riches », inaccessible pour la majorité des patients diabétiques.

Derrière l’innovation médicale, l’association pointe en effet un problème structurel : la clause d’exclusivité des données cliniques, appliquée « de manière rigide », pourrait bloquer l’arrivée de génériques plus abordables et créer une fracture dans l’accès aux soins au Maroc.

Une exclusivité des données jugée « mal conçue »

Selon le décret marocain relatif à l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), tout médicament innovant bénéficie de cinq ans d’exclusivité sur les données cliniques fournies par le laboratoire d’origine. Durant cette période, aucun fabricant de génériques ne peut s’appuyer sur ces données pour obtenir une AMM, même si le produit est déjà autorisé ailleurs.

Pour ITPC-MENA, cette disposition est « mal conçue » et va « au-delà des exigences internationales ». Elle réduit les marges de manœuvre prévues par les règles de l’OMC permettant aux pays de favoriser l’accès à des médicaments essentiels, notamment lorsqu’ils sont déjà commercialisés à l’étranger depuis plusieurs années. Selon l’association, cette exclusivité risque de devenir « un outil de verrouillage du marché » au bénéfice exclusif du laboratoire titulaire de l’AMM.

Des différences de prix qui interrogent

ITPC-MENA illustre cet enjeu à travers des écarts de prix frappants notamment en France où un stylo d’Ozempic 0,5 mg coûte environ 76,58 €, soit plus de 300 € par mois, ou encore au Bangladesh où un générique équivalent est vendu autour de 5 € par stylo, soit moins de 20 € par mois... - Lire cet article




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